[CLIP] Lollie Dextrose sortent le clip fait maison de « I Play It Cool »

Ces mecs là n’ont vraiment peur de rien.
Lollie Dextrose, c’est l’histoire d’un duo venu d’ailleurs, composé de Bastien et d’Alex. Ils sont opposés, décalés et décalqués, mais une chose les unis depuis leur longue amitié : la musique.

Ensemble, Bastien et Alex créent une musique qui leur est propre et qui leur ressemble, bien que souvent tout droit sortie des années 80. Mêlant guitares et claviers afin d’harmoniser une musique psyché / groove aux riffs entêtants, Lollie Dextrose est probablement un des duos qui commence tout juste à faire entendre parler de lui (et le meilleur reste à venir).

À la mi-décembre sortait le clip d’I Play It Cool, près de cinq mois après avoir sorti le single sur les plateformes. Mais si le temps d’attente fut aussi long, c’était pour une raison que nous jugeons tout à fait acceptable.

Lollie Dextrose est un duo qui aime se challenger, tant musicalement parlant que pour tout ce qui entoure la musique.
C’est alors munis de leurs plus beaux costumes de brigands, de leurs lunettes de rock stars, d’une caméra en position noir et blanc et d’un brin de créativité, que les Lollie ont décidé de faire ce clip eux-mêmes, « home made » comme on dit dans le jargon, en arpentant les rues de Paris.

Et puisque c’est si bien fait, c’est à contempler sans modération.

[CLIP] JOE ajoute une touche jazzy à « Miroir » d’Ichon

Si le label parisien Cookie Records pouvait jusqu’aujourd’hui se vanter d’avoir une partie de la crème des artistes français de signés chez eux, il peut désormais se féliciter de commencer l’année en beauté avec une toute nouvelle signature (et pas des moindres).

JOE, artiste montpelliéraine oscillant entre jazz et pop vient d’arriver dans la team Cookie, en nous offrant une reprise du titre mythique d’Ichon, Miroir, issu de son album Pour de Vrai.

JOE fait partie des artistes aux voix magnifiquement abîmées voire déchirées, sensibles et d’une authenticité hors pairs. Après s’être construite une fanbase sur les réseaux sociaux et avoir été repérée par son nouveau label, JOE qui compte Ichon parmi ses artistes de référence, se devait de lui rendre « hommage » en réinterprétant son titre.

C’est alors en collaboration avec Théo Pace et Noah Poisson (tous les deux membres du groupe LATER. également signé chez Cookie) que JOE décide de sortir une bonne fois pour toute sa version groovy, jazzy et sensuelle de Miroir, validée par Ichon en personne.

Puisqu’une bonne année ne se souhaite jamais sans musique, JOE sera sur le devant de la scène le 18 février à La Marbrerie et nous chantera peut-être (on l’espère), d’autres titres de Morphée, son premier projet disponible le 11 février.

[ALBUM] Periods agit désormais en solo, et sort l’EP « Ruptures »

Periods, c’est à l’origine un trio de trois sœurs qui ont débarqué sur le devant de la scène en 2019 avec un premier disque, Vocodeur 3000. Désormais, Periods ne représente plus que Dana Colin, accompagnée de ses synthés et de ses boîtes à rythme ; constituant un nouveau cycle, une « rupture » avec un temps révolu.

Ruptures, c’est le titre du désormais projet solo de Periods. Ruptures, c’est sept titres tantôt pop, tantôt rock ; un EP féministe qui prône la liberté dans sa généralité.

Dans cet EP, Dana Colin se donne la liberté de passer d’un trio à un solo, la liberté de crier à l’égalité, la liberté de chanter à gorge déployée, la liberté de parler d’amour et de désamour. En même temps, là est tout le principe de la « rupture » : il faut que ça touche, que ça bouscule, que ça marque.
C’est un disque qui ose du début à la fin, tant dans les influences musicales que dans les textes parfois un peu soudains. D’ailleurs, « son texte est vénère mais tu vas finir par la vénérer ». Periods est passé d’un premier EP festif à un EP plus sombre, à l’image de son autrice-compositrice-interprète.

Periods est devenu un espace créatif où les idées fusent, où on s’autorise tout. Ruptures est un EP qui place Dana Colin en tant qu’artiste et non qu’en tant que « femme dans l’industrie musicale » seulement.
La nouvelle vie de Periods peut commencer.

[ALBUM] Fulvio se lance en solo et sort son premier EP, « 200 »

Alors que 2021 arrive à sa fin et que nous discutons tous de nos « tops albums de l’année » entre deux repas copieux, certains artistes arrivent toujours à attirer notre attention.
C’est le cas de Fulvio, membre du trio La Place qui vient de sortir son premier EP solo, 200.

Dans un monde qui ne s’arrête jamais, ce projet porte son nom avec brio et légitimité.

200 parle de vitesse, puisque nous vivons dans un monde où tout va toujours trop vite, où les relations passent et s’épuisent, où tout peut filer à vitesse grand V, sans qu’on ne l’aperçoit ne serait-ce qu’une seule seconde. C’est d’ailleurs un projet de dix minutes et cinquante secondes précisément : pourquoi faire long quand on peut faire simple, efficace, concis, et pour autant tout aussi impactant ?

Muni d’une sensibilité et d’une authenticité mises à toutes épreuves, de prods concoctées par Tonio Beats, NAKAWA, 7INK, Lucien Balland et Fulvio lui-même, 200 n’a besoin que de sept titres pour que ce dernier puisse nous rapper ses histoires. Ces dernières, parfois mises en images (Shiloh, Boucle et Jeu de Comédien), nous montrent un visage, une silhouette parfois troubles, un homme comme un autre mis face à un artiste en quête de réponses face à un tas d’infos perçues par minute, et qui se servent tous les deux de la musique pour vider leur trop plein d’émotions.

Enfin, 200 c’est la carte de visite musicale de Fulvio. Si certains morceaux peuvent être qualifiés d’ébauches voire même de canevas d’un deuxième projet, Fulvio n’est qu’au début de sa carrière : et il est clair que nous, on veut qu’il continue de nous chanter qui il est.

[CLIP] Dani Terreur nous chante ses peines de cœur, sur un air de Bossa Nova

Bad boy blessé et crooner déchu, Dani Terreur est de retour avec un nouveau clip, réalisé par Lucie Bourdeu.

Muni de son blues et de sa poésie habituels, le poète maudit dont on raffole des paroles et des solos de guitare vient aujourd’hui nous chanter ses peines de cœur dans Il Pleut, Elle M’en Veut.

Dani Terreur, c’est notre mec cool (triste) préféré. Celui qui sait manier les mots avec subtilité pour parler d’amour, pour parler d’évènements tristes ou plus joyeux ; pour parler de la vie tout simplement.

Il Pleut, Elle M’en Veut, c’est une chanson qui dresse un autoportrait mélancolique du chanteur, néanmoins porté par une musique reprenant les règles de la Bossa Nova, afin de rajouter un brin de gaité dans cette musique brumeuse, qui dépeint la vraie vie.

Étant un artiste à suivre (de très près), nous nous donnons rendez-vous en 2022 pour découvrir le tout nouveau projet de Dani Terreur (et on a très hâte de le re-entendre se livrer en musique).

[ALBUM] La Malka Family nous invite à kiffer la teuf avec son nouvel album, « SuperLune »

Les maîtres du funk français sont bel et bien de retour, avec un nouvel album ainsi qu’une première date parisienne ; et on ne les présente plus.

Ils font danser le monde entier depuis la toute fin des 80’s, accompagnés par leur P-Funk cosmique à la manière de George Clinton. Malka Family vient de sortir quatorze nouveaux titres au sein de SuperLune, un disque qui met du baume au coeur.

Si Malka Family a commencé à diffuser sa musique synonyme d’anti-dépresseur et à l’énergie communicative lors de grosses teufs organisées à une époque antérieure, notamment avec DJ Dee Nasty « Grandmaster » de la Zulu Nation, les quelques douze membres du groupe sont loin d’être prêts à passer le flambeau.

Dans ce nouvel opus, le groupe nous invite à kiffer encore plus la teuf et la funk. Vêtus de paillettes et de frous-frous jusqu’au bout des pieds, Malka Family cite : « Notre musique communique de l’amour ; notre force, c’est de rire pour combattre la tristesse de la planète » ; et c’est un challenge réussi haut la main.

Alors que le monde se reconfine petit à petit et qu’il est désormais interdit de danser jusqu’à l’aube, la Family nous fait cependant garder le sourire grâce à des riffs endiablés, des rythmes décalqués, un son chaud et un funk venu d’une autre dimension, probablement aux mille couleurs.

La Malka Family était de retour en physique et en digital ce vendredi 10 décembre avec SuperLune, mais également sur le devant de la scène le lendemain, en venant performer pendant près de deux heures à L’Elysée Montmartre.

Et quel SuperConcert !

Jeunes et plus âgés ce sont donnés rendez-vous ce samedi 11 décembre, rappelant alors que non, le funk n’est pas mort, et qu’il continue de se transmettre de générations en générations.

SuperLune est disponible sur toutes les plateformes, et à (re)découvrir sans plus attendre.

[CLIP] Miel de Montagne est de retour avec le clip de « Tomber sur Toi »

Ah… qu’il est bon de constater que Miel de Montagne est de retour.

S’il sortait en 2019 son premier album éponyme avec les titres qui lui ont valu son succès, à savoir Pourquoi Pas et Permis B Bébé, Milan de son vrai prénom officialise son retour avec un tout nouveau single, Tomber sur Toi, mis en images par Guillaume Nicloux et Christophe Offenstein.

C’est dans une mise en scène très simple et authentique que Miel de Montagne nous invite à le suivre dans son quotidien, jonglant entre road trip en skate et sessions studio.

Tomber sur Toi est une chanson encore une fois introspective, qui garde l’allure pop et colorée dont nous avons été habitué(e)s mais parsemée cette fois d’une haute dose de mélancolie, donnant à ce titre une impression d’ascenseur émotionnel au sein duquel Miel de Montagne serait contraint de rester.

[CLIP] L’opéra rock de BOPS mis à l’honneur dans le clip de « R.A.V.A.C.H.O.L »

Si les trois personnages ci-dessous semblent avoir des gueules d’anges, ils représentent pourtant bien les enfants terribles de la scène rock actuelle. Le trio vient de Rennes, ils font du rock ou plutôt de l’opéra rock, et sont fins prêts à faire parler d’eux dans la France entière (et plus si affinités).

Après un premier album en 2017, un clip d’une quarantaine de minutes pour présenter les titres de ce dernier et leur dernier single Bouncer, BOPS est de retour avec le clip décalé et rock de R.A.V.A.C.H.O.L.

Ce titre, mis en images par Baptiste Hennequin, sonne comme un hommage au défunt militant et anarchiste François Koënigstein dit Ravachol. La notion d’opéra rock s’est donc installée telle une évidence pour ces rock stars rennais (car en effet, l’opéra rock apparu dans les 60’s use de la musique pour raconter le drama d’une histoire, soit celle de notre cher François). A travers ce clip, le groupe se met dans la peau du célèbre dissident afin de lui donner la parole.

Si ce titre peut nous faire penser à Foxygen ou puise d’influences tout droit venues des années 70, BOPS arrive tout de même à se démarquer de ce qu’on peut entendre de nos jours. En mêlant rythmes tantôt dansants tantôt plus déchaînés, le trio nous offre sa propre perception de la pop-rock contemporaine. Ce mélange de genres sera à découvrir plus amplement dès février 2022, puisque le groupe prépare son second disque, qui portera le nom de Sound of Parade.

[ALBUM] Vitalic fête ses 20 ans avec « Dissidænce épisode 1 »

2005 : Trahison. 2009 : Poison Lips. 2012 : Stamina.

Trois titres parlants, tu me diras. Si c’est derniers ont fait de lui une des figure emblématiques de la French Touch depuis les années 2000, lointaine est l’idée de s’arrêter en cours de route. Après son dernier album Voyager sorti en 2017, le producteur caméléon Vitalic signe son grand retour avec huit nouveaux titres extraits d’un double album, DISSIDÆNCE.

Au cours de cette année, trois singles annonçaient déjà la sortie de cette première partie d’album : Carbonized, un premier extrait qui présageait un retour très attendu, 14AM, un titre plus vaporeux et enfin, Rave Against The System en duo avec Kiddy Smile qui nous rappelait l’énergie inimitable que l’on retrouve en rave. C’est clair, net et précis, Vitalic est bel et bien de retour pour faire danser nos corps et nos âmes.

Au sein de Dissidænce épisode 1, on peut retrouver de la pop, du rock, de la techno et parfois même une once de punk si l’on tend bien l’oreille. Vitalic est un artiste touche-à-touche, et c’est bien pour cela que ce nouvel opus est divisé en deux parties :

En le composant je me suis rendu compte que huit titres me semblaient trop peu pour un album et seize vraiment trop et du coup j’ai décidé de couper le tout en deux ! – Vitalic

Ces premiers huit titres font figure de très belle introduction à ce qui arrive par la suite, à savoir un disque encore plus hardcore, signant un retour aux sources et un condensé de ce que le producteur sait faire de mieux. Entre titres électro-disco, punk-électro, beats martiaux et gimmicks électroniques, on ne peut s’empêcher de penser que la suite nous impressionnera encore, encore et encore plus.

Si Vitalic est connu pour ses titres énergiques et pour ses remixes effrénés pour le grand Etienne Daho ou pour la DJette Louisahhh, n’oublions pas de préciser ses live shows sont tout aussi remarquables.

Et, tu t’en doutais peut-être, mais livrer un album sans scène à la clé n’était pas envisageable. Rendez-vous donc le 12 mars 2022 à l’Accor Hotel Arena (Paris) pour fêter les 20 ans du producteur, tout en laissant nos corps être habités par la musique de ce maestro de la musique électronique.

[CLIP] Kevin Heartbeats signe une ballade pop avec « Overnighto », son second single

Kevin Heartbeats, signature du nouveau label S76, nous livre Overnighto, la chanson idéale pour accompagner tes soirées, tes nuits fraiches ou fiévreuses.
Mis en images par Laurent Ségretier, ce clip nous plonge dans l’univers poétique et novateur de cet artiste à l’esthétique « clair-obscur ».

Overnighto est sorti le 12 novembre, soit en plein milieu de cette période de grand froid que nous traversons. Coïncidence ? Je ne le pense guère.
Cette ballade au son groovy, pop et mélancolique à la fois nous a été livrée sur un plateau d’argent, sous forme d’interlude parfaite pour nous accompagner lors de marches « dehors dans la night » comme le dirait Laylow. C’est avec légèreté et cette habituelle singularité que Kevin Heartbeats aborde ce titre, introspectif et aérien, nous faisant chaud au coeur à chaque écoute, nous faisant giguer à chaque visualisation du clip.

Si Kevin se lance tout juste dans sa carrière, il est à suivre de très près. L’avant-gardisme nous rattrape toujours, et ce serait absurde de le frôler de si peu.

[SINGLE] Thomas Guerlet, le crooner frenchy est de retour avec « Nobody Knows »

Nul besoin de représenter le crooner du moment. Thomas Guerlet, le français exilé un temps en Angleterre, est de retour avec un nouveau titre, Nobody Knows.

Après trois premiers singles dont une reprise de l’iconique Barbara, Thomas Guerlet nous (re)-fait le plaisir de poser une nouvelle fois sa voix sur quelques notes de guitare. Si certains ont pu avoir le privilège de le voir en octobre sur la scène mythique du Pop Up! du Label, il nous tardait de retrouver ce chanteur de charme dans une balade brute, qui passe désormais sans arrêt dans nos écouteurs.

Thomas Guerlet a ce don de croiser avec aisance la pop et la folk, un brin de Gainsbourg et de King Krule, tout en restant authentique à lui-même, en nous offrant à chaque fois de nouvelles notes de beauté, un soupçon de douceur pour expliquer des choses pas si simples, sans passer par quatre chemins.

Pour les plus fans du chanteur, ce dernier offrira ce jeudi 18 novembre un concert en piano-voix au Consulat, cette salle intimiste qui lui va si bien (et Musicaléomentvotre recommande grandement de passer y jeter un coup d’oeil, une oreille, car ça ne peut qu’être magnifique).

[ET QU’EST-CE QUE ÇA DONNE EN LIVE ?] Ojûn nous présente son carnet de voyage sonore sur la scène du Hasard Ludique

À l’occasion de la sortie de son premier album BAT KARÉ en février 2021, Ojûn nous invitait ce jeudi 4 novembre à vivre un véritable road movie sur la scène mythique du Hasard Ludique (Paris 18). Originaire de l’ouest de la France et plus précisément de Bretagne, Guillaume Chartin de son vrai nom nous a épaté lors de ce concert. Le public tout entier a chanté, dansé et voyagé grâce à ces sonorités d’ici et d’ailleurs, portées par une musique ethno électronique.

Ojûn, ça veut dire « chamane » en Yakoute, et chamane signifie intermédiaire entre les humains et les esprits de la nature. Guillaume porte donc bien son nom, nous proposant alors un album de dix titres planants et envoutants, pouvant nous faire penser à « l’électro chill » de Fakear ou encore à Thylacine.

Sur scène, l’artiste multi-instrumentaliste a une énergie contagieuse. S’il ne joue pas sur des machines, il passe d’un titre porté par une clarinette et ses envolées spirituelles à un morceau plus grave accompagné par des riffs de guitare très rock ; c’est un artiste touche-à-touche, et il nous l’a prouvé tout au long de cette première date parisienne.

Ce jeudi, Ojûn nous a offert non seulement une véritable expérience sonore et musicale, mais également une démonstration visuelle voire même cinématographique. En arrière plan, des images d’archives ainsi que des quotes ethnomusicologiques, nous permettant de réaliser que c’est un projet singulier qu’on ne croise pas tous les jours dans cette grande industrie qu’est celle de la musique. Au premier plan, nous avons un artiste qui donne de sa personne du début à la fin du show en ayant un jeu de lumière des plus variés, colorés et stroboscopiques. Ojûn est souriant, il danse et communique ainsi avec le public, et ce quoi qu’il arrive. Il nous tardait de retrouver cette ambiance sur scène…

Pour résumer, BAT KARÉ est un projet actuel qui dépasse toute sorte de frontière et qui une fois sur scène ne fait plus qu’un avec le public. Ojûn est un artiste qui nous offre un album qui nous vient de l’autre bout du monde et qui mêle sons électroniques et instruments venus d’ailleurs : de La Réunion, du Japon, d’Arménie ou bien d’Afrique. Alors pour conclure, on ne peut que te conseiller de découvrir cet artiste en live ; et ça tombe bien car il prévoit de revenir le 27 janvier pour fêter sa release party, dans cette même salle qui l’accueillait pour la première fois cette semaine, les bras grands ouverts.

[ALBUM] Inner City Basement sort son premier EP, une déclaration au post-punk de nos jours

On dit que le rock est mort, mais tel un phoenix, il renait de ses cendres. En septembre 2021 sortait un premier titre, Colour & Sound, accompagné par un clip réalisé par Louisa Decq et Maxence Robin. À la suite de ce single qui présentait CE groupe dont on va désormais entendre parler à chaque coins de rue, les quatre parisiens ont sorti leur premier EP qui porte le même nom ce 22 octobre, permettant à la scène rock actuelle de bénéficier d’un second souffle.

Inner City Basement est le nouveau groupe à suivre.

Colour & Sound est un disque composé de cinq titres mélangeant dream pop et post-punk, en étant tous singuliers les uns à la suite des autres. C’est une invitation au voyage dans les 80’s, 90’s tout en gardant un pied dans notre époque. Inner City Basement use de ses références pour créer une musique actuelle et déjà intemporelle. On s’autorise à se faufiler entre deux riffs de guitare, à en revouloir après une interlude et à allier l’étrange et la réalité.

Le groupe à l’avenir prometteur s’immisce progressivement dans le paysage de la musique actuelle, et on ose le dire : ça fait du bien d’entendre du bon rock.

[CLIP] Abel, nouvelle signature d’Un Plan Simple, dévoile son premier clip « Comme Jeté à la Mer »

Après des mois de silence, l’annonce est tombée : Abel est la nouvelle signature du label parisien Un Plan Simple (Keep Dancing Inc, Le Noiseur, Pauline Croze, Romane…). L’artiste autodidacte de 19 ans n’est pas méconnu de Musicaléomentvotre et pour cause : enfant d’internet, Abel nous dévoilait auparavant des covers de maitres de la musique (Gainsbourg, Eddy Mitchell…), et d’artistes de la nouvelle génération (Angèle, Juliette Armanet, Vidéo Club, Vendredi sur Mer…).

Alors quel plaisir de voir que les prochains mois ne lui réservent que de belles choses ; à commencer par la sortie de son premier single, Comme Jeté à la Mer.

Dans ce premier single, mis en images par Vittorio Bettini, Abel chante ses désirs et ses peurs sur fond de musique nostalgique et romantique. S’il a pour idole une certaine Lana Del Rey, qui a d’ailleurs été l’élément déclencheur lui donnant envie de faire de la musique, Abel nous dévoile tout de même une musique à la narration plus qu’intime et singulière. Comme Jeté à la Mer est un titre qui mélange la pop et l’indie rock, en y ajoutant un soupçon de poésie.

Ses textes se lisent comme des nouvelles, ses paroles portées par une voix suave s’écoutent en boucle, sa musique est d’ores et déjà indémodable et son image, ses vidéos, ses clips vintages sont d’une magnifique cinématographie. Si Abel a déjà su se frayer un chemin dans les « coups de coeur » de Général Pop et dans la playlist « Exception Française » de Spotify, il n’a pas pour autant fini de nous surprendre : son premier EP sera disponible au printemps 2022…

[ALBUM] Steiner Inc. est de retour avec « Les Abysses », l’EP annexe de son premier album

Le 8 octobre sortait le tout nouveau single de Steiner Inc., La Gagne en duo avec Amad. Le single, notamment playlisté par Apple Music, était annonciateur d’un tout nouvel EP désormais disponible. Steiner Inc. est un Artiste avec un grand A, mêlant avec pincettes auto-tune et basses groovy, une association de styles plutôt plaisante.

Si nous avons pu découvrir Steiner Inc. en mai dernier avec son premier album Le Grand Bleu, le caennais à la vingtaine d’années seulement continue de nous présenter son univers dans cet EP « annexe », sorti le 15 octobre. Les Abysses est composé de six titres tous différents les uns des autres, parfois très introspectifs et planants, d’autres fois plus groovy ou très bangers, seul ou accompagné par Amad (également présent sur le premier disque) ou par SIX Moba.

Steiner Inc. fait de la musique éclectique, que ce soit autour des nombreuses collaborations qu’il a fait (NastyIrishGal, Amad & Eleka, Leeno Number$…) ou simplement lorsqu’il sort son propre projet comme c’est le cas aujourd’hui. C’est un artiste touche-à-tout, qui fait partie des prochains phénomènes à suivre de très près, et à l’avenir des plus prometteurs.

Les Abysses est disponible partout (et c’est à écouter immédiatement).

[CLIP] Les Bolides boys sont de retour avec « Dans Le Noir » (et c’est un clip qui parle d’amour)

Il y a parfois des artistes que nous n’avons plus besoin de présenter ; c’est par exemple le cas de Samson et de Jay, aka Bolides. Un an après la sortie de leur premier EP Coeur Vagabond, notre boys band français préféré est de retour avec Dans Le Noir, un tout nouveau clip qui nous rappelle à quel point et malgré tout, on aime les chansons d’amour…

En plus d’être le premier extrait d’un EP à paraitre en 2022, Dans Le Noir n’est autre qu’une ode à une âme-soeur imaginaire, à l’Amour avec un grand A, chantée par les Bolides boys, ou nos poètes des temps modernes. Ce nouveau titre, minimaliste et intemporel, est également mis en image par Coraline Benetti, sous forme de faux plan séquence dans lequel nous voyons Samson, coeur sensible et sensuel, hanté par ses fantasmes d’amour idéal, parfait.

Il nous tarde de retrouver Bolides sur scène, munis de leur pop ultra moderne mêlant rap, chanson et sonorités électroniques, et de découvrir par la même occasion ce futur disque qu’on aimerait pouvoir se procurer dès maintenant pour pouvoir l’écouter fort, très fort.

[ALBUM] Sarah Manesse nous dévoile « The Mirage », son premier EP

Certains la connaissent grâce à sa place dans X Factor, d’autres à travers diverses comédies musicales telles que Sister Act ou Grease. Après avoir parcouru les salles de France, de Belgique et de Londres, l’ancienne demie-finaliste de l’émission de télé à succès revient sur le devant de la scène avec son premier EP, The Mirage.

réalisé par Julie Rohart

Sarah Manesse est une chanteuse et musicienne à l’identité sincère et profonde. Mais ça, nous le découvrons dès les premières notes de ce disque, composé de six titres singuliers. Si elle a pu se faire connaître grâce à des grands rôles sur les scènes du Mogador ou au Friedrichstadt-Palast (l’une des plus grandes salles européennes), ce n’est pas pour autant que l’artiste n’a pas gardé les pieds sur terre. Grâce à son authenticité et son naturel portés par sa voix tantôt pop tantôt plus rock, Sarah Manesse a su conquérir les cœurs des plus grands pour produire ce premier EP : elle est tombée entre de bonnes mains, qu’on se le dise, car ce n’est pas donné à tout le monde de pouvoir travailler avec Doug et Drew Yowell (Joe Jackson, Suzanne Vega…), ainsi que Mark Plati (David Bowie, Prince, Les Rita Mitsouko…) ; le tout pour enregistrer, produire et mixer ce disque qui nous emmène au-delà des cieux.

réalisé par Leïla Macaire

Si Sarah Manesse a su nous envoûter en juin dernier avec le clip de Little Flame réalisé par Leïla Macaire, il en est autant pour les cinq nouvelles chansons qu’elle nous partage en ce 1er octobre. The Mirage parle de l’illusion de l’amour, ce drôle de mirage que nous pouvons tous connaitre à un moment ou un autre. L’amour parfois nous tombe dessus, parfois on l’attend impatiemment et d’autres fois on le frôle tout simplement du bout des doigts. C’est intense ou platonique, court ou pour toute une vie. Et de temps à autre, l’amour n’est que mirage, séduisant et trompeur.
C’est, munie de sa voix de velours, insolite et insolante que Sarah Manesse nous raconte toutes ces histoires ; et alors que la musique lui sert d’échappatoire, elle viendra nous chanter ses chansons sur la scène du Pop Up! du Label ce lundi 4 octobre. À ne pas rater.

[EVENT] On a mis un pied à l’Elektric Park pour fêter la réouverture du monde

Tout s’est passé le week-end du 4-5 septembre.

La réouverture du monde a été fêtée par L’Elektric Park sur L’Île des Impressionnistes, à Chatou. C’était le retour de la fête, des rassemblements et de la musique, jouée très forte de sorte à ce que tout ton corps puisse ressentir les sensations que nous avons connu du temps où le Covid-19 ne faisait pas partie de nos vies. C’était le premier festival de Musicaléomentvotre depuis un bon bout de temps, et comme ça fait du bien. On vous raconte ces deux jours de festival.

JOUR 1

C’est, bras dessus bras dessous que nous sommes arrivés sous un cagnard assez inattendu pour un mois de septembre qui a été précédé par une période estivale médiocre. Dès l’entrée pour les contrôles du pass sanitaire, on arrive déjà à ressentir les vibrations dans le sol qui proviennent de la fin du Warner Case B2B Ferdinand Weber. Ça y est, on arrive sur le site et l’après-midi va pouvoir commencer. Il n’y a pas encore énormément de monde quand on arrive devant la grande scène, mais on sent que l’excitation du public monte, monte et monte encore en puissance. Et puis arrivent Vintage Culture et des sortes de bombes de couleurs, qui invitent la foule à se réunir un peu plus. À ce moment là, la pandémie ne fait plus partie de nos vies, le monde se mélange et nos corps ne font plus qu’un avec la musique.

C’est ensuite au tour de Boston Bun de venir faire danser les quelques centaines de personnes qui continuent de se rassembler. Nous sommes en plein après-midi, le temps est bon et, même si le soleil et les bières nous tapent sur la tête, les titres s’enchainent à la perfection. À son tour, la légende de la French House et patron du label Ed Banger monte sur scène : Busy P entame un B2B avec Molécule et tous deux font le show comme il se doit, jusqu’à l’arrivée de Purple Disco Machine. L’allemand n’est plus un inconnu pour Musicaléomentvotre ; depuis des années, Soul So Sweet et l’album Soulmatic dans son intégralité tourne en boucle, matins, midis et soirs. Pour ma part, ce set là était le meilleur de la programmation, mettant tout le monde d’accord : les jeunes comme les plus âgés, voire même les enfants accompagnés par leurs parents.

Pour continuer dans notre bonne lancée, nous avons décidé de nous promener de scène en scène jusqu’à la nuit tombée. On est passés de choses très électroniques à d’autres beaucoup plus techno, on a gouté les food-trucks (soit dit en passant délicieux et aux prix très raisonnables), et nous avons terminé la première journée comme nous l’avons commencé, sur la main stage avec un closing signé Mandragora et dont on se souviendra pendant un bon bout de temps. Quelques heures de sommeil, un café et un jus d’orange plus tard et c’était déjà l’heure de retourner danser.

JOUR 2

On est arrivés motivés comme tu n’as pas idée, même si on venait tout juste de louper Salut C’est Cool. Aucun soucis, aujourd’hui on a décidé de commencer fort en allant découvrir Graviity qui nous a fait entrer dans la danse en un brin de secondes. Il est à peine 14h00, et tout le monde danse déjà au pied de la scène. La journée s’annonce très bonne, le soleil et la musique étant toujours au rendez-vous. Après avoir tapé du pied d’emblée pendant une bonne demie-heure, nous sommes allés voir ce qu’il se passait sur la main stage, devant laquelle on a passé la plupart du temps la veille. Même si on ne le connaissait pas, nous savions que nous n’allions pas être déçus par Upsilone, qui nous a proposé un set de qualité et qui signait réellement le début d’un bel après-midi. Et puis avant de retourner nous ambiancer sur un des DJ qui a le plus la côte en ce moment, nous avons décidé de passer voir le très talentueux Mezerg, qui nous faisait de l’oeil depuis l’annonce de la programmation. Lui, on le connaissait, et encore une fois, il ne nous a pas déçus.

Retour sur la main stage ; c’était au tour de Kungs qui a connu un grand succès cette année, notamment avec Never Going Home. C’était la toute première fois qu’on le voyait sur scène et, il faut le dire, on a été agréablement surpris par sa prestation : elle mêlait classiques et pépites inter-générationnelles.

Puis vint le temps d’aller découvrir Rakoon dont on avait longtemps entendu parler : « Tu vas voir, ce mec est un génie ». Et oui, on confirme. L’artiste qui était sur la orange stage a fait vibrer tout le public sans trop de difficultés ; nous, on était devant et on a rarement autant adoré un artiste qui nous était encore inconnu cinq secondes avant. Malheureusement, La P’tite Fumée que nous avions prévu de voir, ne pouvait finalement pas assurer le show.

Mais pas de panique, il suffisait de faire seulement quelques mètres pour retourner sur la main stage et arriver à temps, au premier rang devant le set d’Ofenbach, le duo français qui fait entendre parler de lui depuis quelques-années maintenant, notamment avec Be Mine. C’était un set un peu moins « hard » que ceux que nous avions vu plus tôt dans la journée, et ça tombait bien : après presque 24h00 de danse, un peu de repos (tout en musique) était le bienvenu. La fin du festival approchait, et une tête de la musique électronique en France allait arriver sur scène pour faire un closing grandiose : merci d’accueillir Bob Sinclar. Si ses singles ont su faire danser toutes les générations depuis la fin des 80’s, il n’a pas perdu la main et a su faire danser les près de 10 000 festivaliers de l’Elektric Park. C’est donc sur une touche de house et en passant des titres phares que nous avons bouclé cette 11ème édition (très spéciale), à qui on dit volontiers « À l’année prochaine ».

Pour résumer, nous avons passé les premiers jours de septembre au soleil et entourés de supers artistes : Warner Case B2B Ferdinand Weber, Busy P B2B Molécule, Kungs, Purple Disco Machine, Upsilone, Mezerg, Joachim Garraud, Vintage Culture, Bostun Bun, Rakoon et j’en passe. C’était un week-end très peu reposant, certes, mais qui garantissait un monde nouveau et festif, dans lequel masques et distanciations sociales commencent à se faire moindre.

On se retrouve en 2022 ?

📸 : Laurent Lempens / Benjamin Praite / JC Durand / Kelly Linsale / Kevin Costrowa / Romain Segretain / Alexy Montuelle / Emile Rivet / Goledzinowski / S.Camelot (Guettapen) / TV du Net

[ALBUM] Romane, nouvelle prodige de la soul, vient de sortir « I Know », son premier EP

Romane a grandit à Lyon en écoutant la musique de ses parents, passant de Bob Marley à Césaria Evora, puis du hip-hop au r’n’b grâce à ses frères et soeurs. Grâce à ces diverses influences, Romane a su rassembler des voix telles que celles d’Otis Redding ou de Tracy Chapman, pour ensuite se mettre elle-même et seule à la musique.

Portée par la soul depuis toujours, Romane en est peut-être la nouvelle voix, que nous découvrons dès aujourd’hui dans son premier EP, I Know. C‘est un disque de quatre titres portés par une voix singulière, suave et d’une très grande sobriété. C’est sûr, nous venons de découvrir un talent-né, et Dan Black qui a produit cet EP s’en est rendu compte rapidement.

Que ce soit en écrivant des chansons rétro et intenses, ou des chansons plus feel-good et pop, Romane sait mettre tout le monde d’accord pendant les treize minutes d’écoutes de I Know. S’il y a bien un talent à suivre pendant les prochains mois, c’est elle.

[CLIP] Praa annonce son premier album avec le clip de « Cry In Public »

Deux ans après avoir sorti son premier EP et des singles tantôt alternatifs tantôt plus pop, Praa est de retour avec un nouveau single. Ce dernier, Cry In Public, est accompagné par un clip, et est la parfaite occasion pour annoncer la sortie de son tout premier album, prévu pour 2022.

Cry In Public marque un nouveau départ pour Praa, qui avait retenu notre attention en 2018 avec Do It All Again. Avec ce nouveau titre, la chanteuse qui écrit des chansons indie pop portées par une guitare électronique décide de se mettre à nu et de renoncer à la peur du regard extérieur.
Elle l’explique : « J’ai perdu trop de temps à me perdre et à ne pas me faire confiance. Besoin de s’émanciper du regard des autres, écouter son moi et se faire confiance ».

À travers ce clip réalisé par Quentin Tavernier, Praa lâche prise sur un son mouvant et électronique, faisant de ce single le premier d’une longue série dédiée aux sentiments assumés.