[CLIP] Pauline Croze, ou la grâce incarnée

Pauline Croze a un don : celui de manier à la perfection les mots.

Découverte avec T’es beau il y a quelques années déjà mais d’autant plus appréciée lorsqu’elle a sorti l’album Bossa Nova en 2016, j’ai le plaisir de t’annoncer que Pauline Croze est de retour avec un nouveau titre.

C’est alors vêtu de sa grâce et de sa subtilité habituelle que Solution est né.

Solution : nom féminin, singulier : réponse à un problème, à une question.

Pauline est de retour plus vraie que jamais avec Solution, le dernier extrait d’un album à paraitre bientôt. Avec cette chanson entêtante et engagée accompagnée de son clip animé (B. Evens, Y. Kebbi et J. Bosh), elle réussit une nouvelle fois à faire danser les mots et la musique ensemble, créant alors un morceau pop, presque urbain, spontané et surtout très moderne, qui se pose un tas de questions sans réponses, ni solutions.

En collaboration avec Alexandra – Tomboy lab

[CLIP] Dans l’appartement de Yoa

Avec son premier clip, Yoa signe le début d’une grande aventure.

C’est sur une prod simple mais efficace et entrainante que Yoa nous laisse pénétrer dans ses carnets de poésie. Appartement est une chanson écrite d’une traite il y a deux ans, et c’est depuis ce jour qu’on peut se vanter du fait qu’elle nous appartient désormais.

Dans cet appartement, Yoa danse, elle s’ennuie, attend que le temps passe et entend la vie des gens. Elle espère puis désespère, un coup elle pleure, un coup elle rit. C’est une chanson triste et amusante, à écouter en solitaire ou alors bien entouré.e, pour se sentir chez soi ou alors rechercher justement un endroit où se sentir réellement chez soi.

Ce clip fait d’une succession d’images est signé Florence Logan, et il montre un quotidien parfaitement banal.
Rien de mieux pour s’identifier complètement à la chanson et l’apprécier d’autant plus.

[CLIP] Asphalt, ou la première pépite de l’année

Il a 23 ans et fait encore partie de ces artistes dont tu n’as peut-être jamais encore entendu parler. Et tant mieux.

Asphalt est influencé par le grunge et le garage, mais aussi par le r’n’b et la folk ; le tout pour créer quelque-chose de nouveau, ambivalent et cohérent.
Pour marquer la fin de 2020, Asphalt a décidé de nous offrir deux singles et son premier clip, qui viennent donc poser les bases pour 2021. Toi qui voulais une pépite pour commencer l’année du bon pied, en voilà une.

The Cabin est son premier clip.

C’est une balade nocturne, dans laquelle on plonge les yeux fermés, sans se soucier de notre itinéraire. Ce titre peut faire office de thème pour le cinéma, mélangeant de la guitare dans les refrains, des batteries acoustiques et aussi mais surtout, une voix assez intime qui n’a pas peur d’être entendue. Alors, il est facile de se perdre dans cette grande forêt sombre, accompagné.e par l’artiste qui semble lui-même ne pas trop savoir où il va.

Le deuxième single quant à lui, sorti au milieu de mois de décembre, s’impose plus dans le style garage, avec des guitares plus électriques et plus « grasses », ainsi que des batteries plus puissantes. Alligator est un titre influencé par les plus grands groupe de garage de l’époque, tout en étant évidemment mis au gout du jour. C’est un titre sec et brut, mais également mélodieux.

Une preuve que 2021 vaut le détour ? J’en suis persuadée.

En collaboration avec Alexandra – tomboy lab

[CLIP] 54 et son clip viennent clore ton année

C’est l’histoire d’une rencontre entre un rappeur (5) et une chanteuse-pianiste-trompettiste (4) qui décident de s’allier à un batteur et beatmaker connu sous le pseudo de Cocodrums.

Il y a deux ans, le duo 54 voit le jour, pour le bonheur de nos oreilles.

À l’aube de l’année 2018, 54 sort son premier album éponyme et entièrement fait maison, alors composé de quatorze titres.
Il peut s’avérer être difficile de classer le duo dans un seul et unique genre musical. En effet, à travers ce premier disque, 5 et 4 touchaient à tout et nous montraient plusieurs de leurs facettes : un mélange entre rap et jazz, en ajoutant une pincée de trap et de cloud, le tout pour faire un arrêt dans le temps et créer 48 minutes de légèreté.

Deux ans plus tard, le duo revient avec deux clips : Respire premièrement, suivi de killu sorti récemment.

Ce dernier single et clip à tout pour plaire : doté d’une prod aux multiples influences comme d’habitude, killu vient apaiser les cœurs en cette fin d’année. C’est un titre léger et aérien à écouter sans modération. L’arrivée de ce nouveau clip qui vient clore ton année est-elle un message pour dire « 2021, on est là » ?

[CLIP] Plongés dans les rêves d’Oracle Sisters

Si Oracle Sisters ne sont pas des sœurs, le trio reste quand-même lié à sa manière.

Premièrement, par leur amour pour la musique. À travers leurs titres, Oracle Sisters recréent une folk à la française, mélangeant inspirations des 60’s et de notre époque. Deuxièmement, les trois artistes ont une passion commune pour Paris qui, comme nous le verrons plus bas se reflète extrêmement bien dans leur musique. Pour finir, Lewis Lazar, Christopher Willatt et Julia Johansen qui nous viennent tout droit d’Irlande, du Danemark et de Finlande, sont extrêmement talentueux. Preuve à l’appui.

Un tout premier EP est sorti cet été sous le nom de Paris I, et il vaut le détour. Tu pourras reconnaitre la nonchalance de Papooz, le côté solaire de Mac Demarco et la légèreté de Whitney ; le tout rassemblé en un disque de six titres qui nous ont bercé tout l’été.

Pour terminer cette année en beauté, car OUI c’est possible, Oracle Sisters a sorti il y a quelques semaines The Dandelion. C’est une invitation au voyage, ou plutôt le grand plongeon dans un rêve qui se répète et duquel on n’arrive pas à s’extirper.

Si tu cherchais encore le titre qui pouvait apaiser tes repas de Noël et te permettre de commencer du bon pied 2021, cesse tes recherches : tu l’as sous le nez. Et peut-être bien qu’un deuxième EP pour t’accompagner toute l’année est en route, who knows ?

[ALBUM] Marc Rebillet n’est pas un artiste, c’est un performeur

Si tu es féru.e de découvertes musicales et que tu es tout le temps en quête de LA pépite à faire écouter à tout ton entourage, sache que tu es tombé.e sur la bonne page.

Je te présente Marc Rebillet.

Marc, c’est un artiste et youtubeur franco-américain qui s’est lancé dans la musique. C’est un artiste ou, que dis-je, un performeur doté d’un pouvoir incroyable pour improviser et composer des titres sous tes yeux en plein set, ou pour apporter un peu de good vibes sur Instagram.

En octobre, il a sorti Loop Daddy III, soit un album de 19 titres et je t’en parle aujourd’hui car, après avoir fait mon bilan musical annuel, je me suis rendue compte que ce disque était probablement ma découverte de l’année.

Marc Rebillet est un génie. Ou un extraterrestre. Ou peut-être bien un mélange des deux.

Il fait partie de ces artistes qui peuvent te chanter une chanson type gospel, suivie d’une chanson très funky et finir par se lâcher complètement pendant son set en créant un titre contre Trump avec l’aide de son public.
C’est un artiste qui peut te sortir un titre de 43 secondes pour ne t’envoyer que des good vibes, mais qui deux semaines plus tard peut faire un live de trois heures afin de se féliciter d’avoir le million d’abonnés sur sa chaine YouTube.

Marc Rebillet est le maître de la « non prise de tête », un interprète incroyable et bien sur un professionnel pour ajouter de l’humour dans sa musique. Il est à la fois touchant et épatant quand tu le vois sur scène, mais également quand tu te poses pendant 43 minutes en écoutant Loop Daddy III. Tu passes un peu par toutes les émotions grâce à ce disque, ce qui est en parfaite cohérence avec l’année que nous venons de vivre.

Ne serait-ce d’ailleurs pas ce que nous recherchons, nous auditeurs, lorsque nous découvrons un artiste, un album ?

Aujourd’hui, Marc Rebillet est le musicien mélomane et touche-à-tout qu’il faudra surveiller d’extrêmement près en 2021. Cet énergumène est là dans le simple but de nous en mettre plein la vue, et je pense sincèrement que nous ne sommes pas au bout de nos surprises.

Ci-dessous, l’album à écouter dans son intégralité. Attention les oreilles, tu n’es pas prêt.e pour ce qui va suivre.

[ALBUM] Oh… La Belle Vie

La relève de la french pop nous vient tout droit de Saint-Étienne.

Sur Musicaléomentvotre, on a déjà parlé de Terrenoire ou encore de Fils Cara, mais également si tu te souviens bien d’un super groupe nommé La Belle Vie. Et ce dernier vient de sortir son premier EP, Bluettes.

Alors que la french pop se fait de plus en plus entendre aux quatre coins de la France (mais pas que), La Belle Vie revient avec six titres tantôt solaires, tantôt plus sombres. Car oui, c’est de ça qu’est faite la belle vie : de hauts et de bas.

Le quatuor stéphanois explore aussi bien la chanson que le rap, les balades et hits dansants et propose alors un EP à leur image, c’est-à-dire aux multiples facettes et influences. La Belle Vie sait comment nous faire danser, notamment avec Ma Piscine dont on parlait cet été, mais sait également nous faire verser quelques larmes avec le dernier titre du disque, Promesse.

C’est un EP sans-faute et qui nous fait du bien que vient de nous livrer La Belle Vie, partageant alors six titres légers et chantés sans prétention. La scène stéphanoise est à surveiller de très près…

En collaboration avec Marie Mougin

[ALBUM] Ucyll & Ryo, rois des bangers

Bienvenus au sein de l’Amour Hotel.

On ne présente plus Ucyll & Ryo, les rois des bangers, les dieux du pogo, les maîtres de l’ambiance nocturne. Les jeunes rappeurs issus de la nouvelle vague musicale du rap français comptent à leur actif un EP sorti en 2019 sous le nom de Chroma, ainsi que les clips de Ce soir et de 318.

Aujourd’hui ils reviennent avec Amour Hotel, un EP dont le titre fait directement référence aux Love Hotels du Japon. Ils en veulent autant qu’ils nous en donnent en nous livrant ces 11 titres aux multiples influences, en respectant bien évidemment leur propre univers.

À travers ce nouvel EP écrit et composé lors d’un voyage au Japon, Ucyll et Ryo ont réussis à créer une parfaite et unique cohérence musicale avec des prods à leur image ainsi qu’une écriture empruntée à leurs diverses expériences de la nuit parisienne.

En effet, c’est à leur manière que le duo évoque leurs rapports à la nuit, aux autres et à ses amours sans lendemain ; à l’art ainsi que leurs visions de la surconsommation émotionnelle et matérielle qu’ils vivent en tant que jeunes adultes.

En collaboration avec Roman Tayakout – Jeune à Jamais

[ALBUM] Théo Goude, ou l’artiste à surveiller en 2021

« Nous sommes tous comme des poissons dans un bocal« .
Telle est la phrase qui résumera Fishes in a Tank.

S’il y a bien un artiste que tu vas devoir surveiller de (très) près en 2021, c’est Théo Goude. Naviguant entre Paris et New York, Théo a déjà travaillé avec plusieurs nouveaux talents sur lesquels il faudra également garder un œil : Pab The Kid, Alexia Jain, James the Prophet ou encore Olga Kiav pour ne citer qu’eux.

C’est, la majorité du temps entouré par ses proches et ses amis que Théo Goude nous livre son sixième projet, j’ai nommé Fishes in a Tank.

Sorti sur toutes les plateformes le 8 décembre, c’est avec 15 artistes venus des quatre coins du monde et aux diverses influences que Théo a décidé de créer son projet. Parmi eux : des chanteurs, rappeurs, beatmakers.

Fishes in a Tank nous propose donc une mixture entre chanson et rap, entre sensibilité et beaucoup de puissance, et nous rappelle que le bon et le mauvais peuvent être mélangés dans le seul but de créer quelque-chose de beau, de fort et d’authentique.
Alors, si tu avais un doute sur le fait que même les jeunes artistes indépendants ne peuvent pas épater la galerie, je suis honorée de t’annoncer que : tu t’es trompé.e.

Selon Théo Goude lui-même, cet album sort « la beauté de la médiocrité », et propose alors 16 titres qui ont chacun un petit quelque-chose qui pourra plaire à quiconque écoutera ce CD.
Bien que ce dernier ait plusieurs chansons qui mentionnent la peur ou encore l’anxiété, Fishes in a Tank est un album qui insiste sur le fait que toi comme moi vivons les mêmes émotions, mais de manière différente.

Ce disque est porteur d’espoir(s).

Fishes in a Tank marque la fin d’une ère et le début d’une nouvelle : celle d’une jeunesse qui décide de se soulever et de s’unir pour apporter une once de positivité dans ce monde de fou.

À ces artistes talentueux et à qui appartient l’avenir : NEMO, Savage the Prophet, A.C.F, Sarah Sey, Xavier Jaeger, Yann N, Laetitia Hugues, Olga Kiav, SkinnyMarley, Paulo Goude, Jasmine Rose, Clédor, Nalla, Naomi CHVLN, Alexia Jain et bien évidemment Théo Goude.

[ALBUM] Place à la réouverture des clubs artificiels avec Tour-Maubourg

Il est inutile de préciser que les artistes, intermittents du spectacle, techniciens et tous autres corps de métier liés à la culture et à l’évènementiel sont complètement mis à part durant cette crise que nous nommons « coronavirus ». Il est également inutile d’évoquer le fait que les mondes de la nuit et de la fête ne voient plus que du noir, sans jeux de lumières stroboscopiques.

Cependant, il reste important de rappeler que même si beaucoup de choses nous ont été enlevées pendant ces douze derniers mois, rien ni personne ne pourra nous supprimer la liberté de danser.

Tour-Maubourg en est la preuve en personne.

Alors que la pandémie bat son plein, le DJ revient battre la mesure avec son premier album sorti sur le mythique label parisien Pont Neuf Records. Paradis Artificiels, titre qui fait directement référence à un poème de Baudelaire, est composé de huit titres qui te remémoreront le bien-être que peuvent te procurer les clubs, la chaleur humaine et la musique lorsqu’elle est jouée très forte.

Baudelaire disait : « Le bon sens nous dit que les choses de la terre n’existent que bien peu, et que la vraie réalité n’est que dans les rêves ».

L’amour est au centre de cet album (La révolte du cœur et Ode to Love), et le DJ quant à lui flirt également de son côté, avec des sonorités jazz et house.
Paradis Artificiels te donne envie de danser (Diffraction rythmique, L’invitation au voyage et Le vol. du corbeau), mais aussi l’envie de refaire le monde (Saint thé à la menthe et Inaptitude).
L’album se termine sur Les mots et une note downtempo rêveuse aux sonorités dub, qui te donneront envie de voyager vers un paradis artificiel.

Alors comme le disait Christine & The Queens : « Si tu ne peux pas aller en club, sois le club ».
À bon entendeur.

En collaboration avec Thomas Prunier – Pont Neuf Records

[ALBUM] Viens dans le Paradis rouge de Panache!

Adieu les nuages gris, place à un Paradis ensoleillé.

Panache!, c’est aussi fougueux que pop, aussi modernes que vintage et qui arrivent à mêler mélancolie et amour à outrance.

En 2019, le quatuor a sorti un premier EP qui nous montrait de quoi ces quatre amis étaient capables. En clair, ils nous annonçaient en jouant avant panache qu’ils n’avaient pas dit leur dernier mot.

Aujourd’hui ils nous dévoilent Paradis, un EP de cinq titres qui nous invite à imaginer des paradis communs à travers leur pop solaire et groovy, faite d’amour, de pinède et de festivités ; soit tout ce dont on a besoin afin de boucler une bonne fois pour toute cette étrange année.

Puisqu’une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, Panache! ont organisé une live session de leur titre phare Paradis quand les jours étaient encore long. Et honnêtement, comment ne pas danser et souhaiter rejoindre leur univers ?

[ALBUM] Vers des contrées argentines avec Mandy Lerouge

Samedi gris, je t’emmène faire un voyage de 52 minutes dans les contrées d’Argentine.

C’est une artiste autodidacte et marseillaise qui mêle jazz, musique classique et trip-hop. En 2014, Mandy Lerouge décide de s’envoler vers le nord de l’Argentine, seule. Quoi de mieux pour s’imprégner d’une nouvelle culture musicale ?

Aujourd’hui, Mandy Lerouge nous dévoile son premier album, La Madrugada (l’Aurore en espagnol).

Entourée de Vincent Ségal et de Melingo pour ne citer qu’eux, ce premier disque est une ode à la culture argentine et à sa musique traditionnelle. À travers celui-ci, c’est les yeux fermés que nous sommes à notre tour transporté.es vers des contrées peut-être inconnues, vers la chaleur et le soleil de l’Amérique Latine.

Alors, tu ne pensais pas que les vingt kilomètres autorisés allaient pouvoir t’emporter si loin, si ?

En collaboration avec Jérémy Richet

[ALBUM] Penny Shears, baladin discret

Qui a dit que la folk-rock ne pouvait pas être modernisée convenablement ?

Alors qu’il a sorti ses deux premiers singles Guilty et Tracy Ruth entre cet été et cet automne, Seth aka Penny Shears et ses acoolytes nous dévoilent maintenant leur tout premier album.

C’est un croisé entre des influences d’ici et d’ailleurs (Neil Young, Marc Bolan), et une musique à la fois moderne et rétro.

À travers les neuf titres de cet album, Penny Shears nous rappelle qu’un musicien est à la fois un artisan, un conteur d’histoires et un baladin discret. Enfin, même si tout cela est plus simplement la description de ce qu’est un bon songwriter.

Bien que l’album ait été écrit entre New-York et Genève, tu verras bien en l’écoutant que Seth et n’a pas omis de rajouter une touche de soleil et de groove… ça fait chaud au cœur.

En collaboration avec Sarah Deliege

[INTERVIEW] « J’ai commencé à prendre goût à la scène et à dépasser l’appréhension ». Rencontre avec Chloé Breit

Chloé Breit a 26 ans, est musicienne et chanteuse.

Alors qu’elle n’est pas encore lancée dans la musique à proprement parlé, elle décide de faire un voyage de l’autre côté de la Manche, qui finalement signifiera beaucoup pour elle. À son retour, elle plaque tout pour se retrouver, et surtout pour se consacrer à la musique.

En 2016, elle sort un premier EP, Hazy Line. Depuis, elle a fait près d’une cinquantaine de concerts, et a notamment pu faire les premières parties de grands artistes actuels, tels que Clara Luciani ou Ben L’oncle Soul.

Rencontre avec Chloé Breit.

Salut Chloé, peux-tu te présenter à nous ?

Hello ! Moi c’est Chloé Breit, j’ai 26 ans, et je suis auteure, compositrice, interprète. Originaire des Vosges, j’ai d’abord grandi en Seine et Marne, et je suis désormais sur Paris. J’ai commencé la musique en chantant et ensuite j’ai appris la guitare et le piano en autodidacte au début du lycée.


Quel est ton rapport à la musique ? On dit que nos goûts musicaux sont souvent issus de ce qu’on a pu écouter étant jeune. Quelles sont alors tes influences ?

La musique est pour moi quelque chose de vital. Il ne se passe pas un jour sans que j’en écoute, que je chante ou que je joue. 
Les styles qui m’influencent sont assez variés je dirais. J’ai eu une période où j’ai écouté énormément de jazz et de blues, allant de Nat King Cole à Frank Sinatra, Melody Gardot, Etta James, Bill Withers. J’ai aussi eu une période assez pop : j’ai dévoré tous les albums de Mika, que je suis allée voir en concert plusieurs fois d’ailleurs. Plus récemment, j’écoute à fond Lianne La Havas, Tom Misch, FKJ et Two Feet. Mes influences sont donc assez diverses, et vont aussi bien de la soul à la pop, au jazz, en passant par le blues et par le r’n’b.


Comment as-tu compris que toi aussi, tu voulais te lancer dans la musique ?

J’ai toujours voulu monter sur scène car c’est pour moi un lieu particulier où tout peut arriver, mais j’en avais en même temps assez peur.
L’idée de lancer un projet musical est arrivée à Birmingham durant l’été 2016. Je suis partie plusieurs mois en Angleterre, seule avec ma guitare acoustique, et c’est là que j’ai commencé à prendre goût à la scène et à dépasser l’appréhension. Plusieurs fois par semaine je participais à des open mics, avec des reprises au début, puis petit à petit des compositions sont nées. La magie a opéré.


Et justement, comment est-ce que tu procèdes pour écrire ta musique ?

Cela dépend. Quand je suis en création, je peux passer des journées entières à composer des morceaux sur mon ordinateur. Parfois je joue du piano et je vois ce qui sort spontanément. Pour les paroles, elles arrivent parfois après la musique, parfois avant. J’ai plein de mémos vocaux dans mon téléphone, des notes et des poèmes aussi. Je dirais alors que je prends le temps qu’il faut pour trouver l’alchimie entre paroles et musique, dans ma bulle. Et ensuite, quand je suis à peu près satisfaite de cette base, je travaille avec des artistes D.A, arrangeurs, ingénieurs du son… pour affiner le morceau, apporter un nouveau regard et le pousser plus loin jusqu’au moment de la sortie.


En 2017, tu as sorti un premier EP Hazy Line. Peux-tu nous en parler ?

J’ai en effet sorti l’EP en septembre 2017, qui est le fruit de mon voyage à Birmingham. Je l’ai écris là-bas, avec ce qui m’inspirait dans cette ville à ce moment précis. C’est donc tout naturellement que je l’ai écris en anglais. « Hazy Line », qui signifie limite flou, est un disque dans lequel j’aborde la thématique de l’entre-deux. Aussi bien conjugué aux relations amoureuses, qu’aux lieux et pays que l’on nomme le « chez soi », c’est une véritable quête de réponses et d’identité.


Tu as sorti début octobre ton single Addictions. Pourquoi avoir attendu tout ce temps avant de sortir quelque-chose de nouveau ?

J’ai attendu longtemps car ma vie a été quelque peu chamboulée ces deux dernières années. J’ai énormément changé physiquement, et cela a aussi été un raz de marrée dans ma vie. J’ai remis beaucoup de choses en question et c’était donc pour moi le moment d’expérimenter, de chercher qui je suis, à travers la musique mais aussi de manière générale.
J’ai composé différents morceaux en anglais puis en français, et j’ai appris à créer de la musique sur ordinateur, ce que je ne faisais pas avant. Cela m’a permis d’explorer des choses, notamment à travers le live car j’ai eu l’occasion de jouer sur de nombreuses scènes très différentes.


Est-ce que toi aussi tu as des addictions ?

Je pense qu’à plus ou moins grande échelle, nous avons tous des addictions.
La première est celle aux réseaux sociaux. Je passe beaucoup de temps dessus, j’ai même installé une application pour limiter l’utilisation de certaines applis (mais cela ne suffit pas). Il m’arrive parfois de rester 1h sur mon téléphone avant de me lever le matin par exemple.
La deuxième était mon addiction à la cigarette. Je n’ai jamais été une grosse fumeuse, mais j’ai toujours eu du mal à arrêter. Depuis la sortie de « Addictions », j’ai d’ailleurs totalement arrêté et pour de bon je pense !
Et enfin, j’entretiens une histoire d’amour passionnelle avec la nourriture. Parfois j’ai du mal à m’arrêter quand je mange du chocolat par exemple, où à ne pas faire un crochet par la boulangerie…


Quel est le message que tu souhaites faire passer à travers ce titre ?

A travers Addictions, j’avais envie dans un premier temps de parler de ce qui arrive quand on est dans ce mode de consommation compulsive, car je pense que c’est un sentiment traversé par beaucoup de personnes. C’est vraiment un besoin viscéral de se jeter sur du plaisir immédiat pour se faire du bien, mais sans qu’il ne nous apporte réellement de bonheur à long terme. C’est ça qui est en soit paradoxal, car après avoir cédé, le sentiment de regret peut apparaitre et donc le plaisir ressenti déjà disparaitre.
L’aborder dans une chanson, avec une certaine autodérision, est selon moi quelque chose de libérateur car il permet de prendre conscience de ses failles, et de les regarder sans chercher à les cacher. On est dans un monde où tout va de plus en plus vite et la recherche de plaisir, qui peut être confondue avec la recherche de bonheur, est encore plus rapide. Mais tous ces plaisirs immédiats ne remplacent pas le bonheur à long terme, celui qui est le fruit de tous les effets cumulés de petites actions en apparence anodines.
J’essaie d’avoir pour mentra cette phrase que j’aime beaucoup (je commence à citer Bouddha en interview *rires*) : « Le plaisir se ramasse, la joie se cueille et le bonheur se cultive ».


Ce single marque une sorte de renouveau dans ta carrière artistique : trois ans se sont écoulés et tu t’es mise à chanter en français. Pourquoi être retournée à ta langue maternelle ?

Ce choix s’est imposé progressivement. J’aime toujours chanter en anglais, mais mes morceaux ont pris une tournure encore plus personnelle et intime, et ils sont naturellement sortis en français. J’aime aussi la sonorité de cette langue, qui est plus mélodieuse qu’elle n’y paraissait avant pour moi, et permet un son plus tranché (avec le son de la lettre R par exemple, qui est différent en anglais), ce qui va dans ma démarche d’affirmation de soi à travers l’art.
Je sens aussi une différence en live car le public comprend plus facilement l’histoire proposée et où je souhaite les emmener. C’est une manière pour moi d’assumer encore plus mes propos, et d’être plus connectée avec les personnes qui m’écoutent.


Que constates-tu comme évolution ? Quelles sont tes perspectives d’avenir ?

Je constate des changements dans ma manière d’aborder la musique et de pourquoi je veux en faire mon métier. Je vois aussi que plus je me détache de mes attentes, plus les choses se produisent naturellement. 
Pour l’avenir, j’ai pour projet de sortir un deuxième EP, cette fois en français, et de jouer en live avec un batteur. J’ai également d’autres projets : celui de me former à la danse et au théâtre, ainsi que de mettre un pied dans le monde du doublage.

Tu as repris Ben L’Oncle Soul et très récemment Stromae. Ces artistes ont-ils beaucoup d’influence sur toi ?

Je choisis les artistes et les morceaux que je reprends au coup de cœur. Il faut que le morceau me parle, aussi bien les paroles que la musique. C’est donc un choix assez spontané.
Les artistes que je choisi ont une influence sur moi car ils me touchent, et je me reconnais dans ce qu’ils font. Pas dans le sens où je compare mon travail au leur, mais plutôt en tant que simple auditrice : ce que la musique et le texte me provoquent. C’est inspirant de voir des textes comme « Carmen » de Stromae qui dénonce le côté autodestructeur des réseaux sociaux par les faux semblants qu’ils entretiennent, où encore de voir un artiste français comme Ben défendre la musique soul en France, et au delà de nos frontières.


Si on te suit sur Instagram, on peut voir que tu sors régulièrement des « Instantanés ». Qu’est-ce donc ? 

Les instantanés, c’est des vidéos courtes de compositions du moment. Elles sont inspirées de ce qui se passe à l’instant T, tel un Polaroid qui capture un instant de vie.
J’essaie au maximum de ne pas me prendre la tête sur ce à quoi cela ressemble ou à essayer que tout soit parfait, mais de seulement laisser libre court à ma créativité, que ce soit dans le texte, en image ou en musique.


Penses-tu qu’à notre époque et plus particulièrement cette année, il est important justement de créer du contenu de manière spontanée, sans filtre ?

Oui, je pense aujourd’hui plus que jamais.
L’image occupe une place proéminente dans notre société, pourtant, ce que l’on voit ne représente souvent pas bien la réalité. Je trouve qu’il est important d’une part, de faire la distinction entre l’image que l’on renvoie, et ce qui se passe réellement à l’intérieur. J’ai commencé à écrire une chanson d’ailleurs à ce sujet, qui s’appelle Tout roule pour moi. L’idée est partie d’un simple commentaire sous un de mes posts où j’avais publié une photo d’un de mes concert. Le commentaire disait « tout a l’air de rouler pour toi« . Ce jour là pourtant, j’avais le moral au plus bas, et j’étais littéralement au fond du lit.
D’autre part, je pense qu’il est important de montrer plus de vrai et de se mettre à nu si on s’en sent capable, ce qui est encore parfois difficile pour moi. J’admire par exemple des artistes comme Pomme ou Alicia Keys qui se montrent sans maquillage ni filtres sur les réseaux sociaux, ou encore des personnes qui montrent et assument leur corps comme Yseult ou Safia Nolin.

Parlons de la situation actuelle. Arrives-tu tout de même à faire de la musique, à être inspirée par ce qui nous entoure ?

Depuis le confinement je ne fais quasiment plus de live. Je suis passée d’une trentaine de dates à trois dates par an en moyenne. J’arrive à faire de la musique car j’ai un home studio dans mon appartement, je travaille aussi avec d’autres artistes à distance, et je me rends en studio pour avancer sur mon prochain EP.
L’inspiration est en effet moins forte en ce moment car je ne sors pas beaucoup, étant confinée seule chez moi. Je cherche un nouveau souffle ailleurs : dans les livres, les podcasts, les réseaux sociaux, la musique, les conversations téléphoniques qui durent des heures avec mes amis…


Que représente la culture pour toi, et que penses-tu des mesures prises depuis quelques mois ?

Pour moi le secteur culturel est très important, car la culture est ce qui rassemble les gens peu importe leur milieu social, leur couleur, leur origine, leur prénom, leur sexe, leur âge.. etc. Pour moi, c’est le vecteur le plus puissant pour rassembler, transmettre et vivre des émotions fortes. C’est d’ailleurs pour sa richesse culturelle que je suis attachée à Paris, malgré le prix du logement *rires*.
Je laisse la politique à ceux dont c’est le métier, mais je trouve quand-même cela dommage de condamner toute l’industrie du spectacle. Je pense qu’en se penchant sur la question il pourrait y avoir des aménagements spécifiques réalisés, comme entre les deux confinements, pour permettre au spectacle d’exister, et à la culture de vivre.
C’est un moment sans précédent dans l’histoire, et rien ne nous a préparé à gérer une situation comme celle-ci. Ce qui est sûr, c’est que tout le monde a hâte que tout ça se termine.


Enfin, malgré la crise du Covid-19, que pouvons-nous te souhaiter pour le futur ?

Malgré ce qui se passe en ce moment, j’ai des projets sur le feu. Je prépare des nouvelles vidéos instantanées. Deux clips dans la continuité de ma reprise de « Carmen » vont également bientôt paraître sur YouTube, et je prépare un nouvel EP.
Pour le futur, je dirais de ne pas perdre de vue ses rêves, et de continuer à toujours prendre des risques pour ce qui en vaut la peine.

[ALBUM] Des nuages dans la tête avec La Place

C’est l’histoire de trois potes qui ont décidé de faire de la musique ensemble.

La Place, c’est un groupe dont tu as déjà peut-être entendu parler depuis l’année dernière si tu es féru de découvertes musicales. Léo, Samuel et Joseph ont sorti en juillet 2019 leur tout premier EP, Café Gourmand alors composé de six titres qui nous montraient de quoi le trio était capable.

Il faut savoir que depuis ce jour, plus rien ne peut les arrêter.

Et pour preuve ! Un confinement et quelques mois plus tard, La Place sort un double EP, soit de quoi nous permettre de faire un Aller-Retour vers un Nouveau Monde.
Alors que le premier EP nous a montré toutes les facettes du groupe, ce nouvel opus marque un renouveau pour le groupe.

Sur une totalité de six titres, les ambiances et les instrumentales varient, permettant alors au trio d’avancer dans une quête vers un certain réconfort.

Entre 2-step, trap et drill, textes introspectifs et pleins d’espoir, ce nouveau disque ne peut que te plaire, que tu sois fin connaisseur ou simple auditeur de l’univers rap / hip-hop.

[CLIP] Une romance signée LaFrange

Les histoires d’amour refont toujours surface en automne.

La Frange, c’est le projet de Zoé qui lui permet de chanter ses émois et qu’elle a toujours voulu garder caché, à l’ombre de tout public.

« Déjà plus de dix ans que je garde cette chanson enfouie sous ma frange« . Aujourd’hui est un grand jour, puisque Stockholm, le clip de La Frange et réalisé par Horty Piquante nous appartient désormais.

Sur ces images saturées, La Frange jongle entre pop solaire et romance, entre composition acoustique et intimiste pour nous parler d’amour à travers un voyage dans le temps.

C’est d’une légèreté admirablement maitrisée et d’une douceur rare. À écouter sans modération.

[CLIP] Théo Goude revient avec un sixième projet

Quand la machine est lancée, on ne l’arrête plus.

Alors qu’il compte déjà cinq beaux projets dans la musique à son tableau en seulement trois ans, Théo Goude n’a pas dit son dernier mot.

Il oscille entre Paris et New York, mais également entre chanson et rap. La preuve en musique avec son nouveau clip Angelic, extrait de son prochain album à paraitre début décembre.

Angelic est une chanson écrite à Montréal, après quelques verres et un élan de nostalgie. Elle traite des démons que chacun renferme, et nous montre que la jalousie peut être considérée comme étant un sentiment positif dans certaines relations.

Produit par Pacific, un duo de beatmakers Néerlandais, ce titre ramène des influences d’ailleurs grâce à Yann N qui accompagne Théo, un jeune chanteur et rappeur qui vit entre la France et le Canada.

Théo Goude a toujours su nous combler à travers ses différents projets, et Angelic nous donne d’autant plus envie de découvrir Fishes in a Tank, un album annoncé comme étant basé sur la collaboration avec des artistes venant des quatre coins du monde.

Alors, hâte ?

[ALBUM] Le premier EP de James Baker, représentant de la nouvelle vague pop française

Qui doutait sur le fait que l’avenir de la musique était jeune, frais et pop ?

Alors qu’il nous a fait danser tout l’été avec Validé et qu’il a ambiancé nos meilleures soirées en petit comité en faisant des bangers avec Dans la pièce, James Baker nous a dévoilé ce vendredi son premier EP, Éphème.

Côtoyant à la fois le rap aux influences très 80’s et la pop actuelle, mêlant à la fois titres pour « turn up » le samedi soir et d’autres qui parlent à coeur ouvert de son passé, on peut dire que James Baker est un véritable couteau-suisse avec un bon bagage.

Le fait que James Baker écrive et compose ses textes depuis sa chambre, entouré de ses potes fait déjà de lui un artiste touche à tout, multifonctions et talentueux. À travers ce premier EP, il écrit des textes avec sa vision la plus sincère soit celle d’un jeune adulte qui n’a pas encore toutes les réponses à ses questions et qui n’a pas encore vécu.
Comme quoi, le confinement a beaucoup de bon chez certaines personnes.

La machine est lancée, et qui osera dire que l’ascension de James Baker s’arrêtera de sitôt ?

[CLIP] L’ode à la femme d’IsaAc Bonnaz et Habiba Valentina

C’est un mélange d’influences et un mélange d’univers.

Isaac Bonnaz et Habiba Valentina sont deux musiciens qui mélangent blues, soul, variété française et frôlent la ligne de la world musique.
Leur deuxième collaboration sur Encens n’est autre qu’une nouvelle belle chose pour nos oreilles.

À travers ce nouveau titre et le clip qui l’accompagne, le duo compte une ode à la femme en dressant les portraits contemporains de six femmes, suivies dans leurs quotidiens et entrelacées par les mouvements mystiques de la chanteuse.

De quoi s’échapper du contexte chaotique qui règne autour de nous.

[SINGLE] Pépite nous fait rêver encore plus fort

Souviens toi, ils étaient déjà très présents pendant le premier confinement.

Aujourd’hui, ils reviennent nous chanter des mots doux, pour nous faire encore une fois rêver de voyager encore plus loin.

Pépite, c’est Édouard et Thomas.
C’est l’histoire d’une rencontre sur une plage en 2009, d’où leur attrait pour les chansons pop aux couleurs chaudes. Pépite, c’est un mélange entre des envolées lyriques et des harmonies rayonnantes. Soit, tout ce qu’on aime.

Le tout nouveau titre du duo s’appelle Mirage, et il pourra te faire penser tantôt à de la poésie pop, tantôt à Jean-Louis Aubert.

C’est une ode à l’ailleurs. Un morceau tout en crescendo qui te donne envie d’évasion, de liberté (d’être déconfiné.e). Ils ont su captiver la Maroquinerie et la Cigale fut un temps, leur nouvelle mission est de captiver ton cœur.

En collaboration avec Caroline Beaujeu – Microqlima