[ALBUM] Romane, nouvelle prodige de la soul, vient de sortir « I Know », son premier EP

Romane a grandit à Lyon en écoutant la musique de ses parents, passant de Bob Marley à Césaria Evora, puis du hip-hop au r’n’b grâce à ses frères et soeurs. Grâce à ces diverses influences, Romane a su rassembler des voix telles que celles d’Otis Redding ou de Tracy Chapman, pour ensuite se mettre elle-même et seule à la musique.

Portée par la soul depuis toujours, Romane en est peut-être la nouvelle voix, que nous découvrons dès aujourd’hui dans son premier EP, I Know. C‘est un disque de quatre titres portés par une voix singulière, suave et d’une très grande sobriété. C’est sûr, nous venons de découvrir un talent-né, et Dan Black qui a produit cet EP s’en est rendu compte rapidement.

Que ce soit en écrivant des chansons rétro et intenses, ou des chansons plus feel-good et pop, Romane sait mettre tout le monde d’accord pendant les treize minutes d’écoutes de I Know. S’il y a bien un talent à suivre pendant les prochains mois, c’est elle.

[CLIP] Praa annonce son premier album avec le clip de « Cry In Public »

Deux ans après avoir sorti son premier EP et des singles tantôt alternatifs tantôt plus pop, Praa est de retour avec un nouveau single. Ce dernier, Cry In Public, est accompagné par un clip, et est la parfaite occasion pour annoncer la sortie de son tout premier album, prévu pour 2022.

Cry In Public marque un nouveau départ pour Praa, qui avait retenu notre attention en 2018 avec Do It All Again. Avec ce nouveau titre, la chanteuse qui écrit des chansons indie pop portées par une guitare électronique décide de se mettre à nu et de renoncer à la peur du regard extérieur.
Elle l’explique : « J’ai perdu trop de temps à me perdre et à ne pas me faire confiance. Besoin de s’émanciper du regard des autres, écouter son moi et se faire confiance ».

À travers ce clip réalisé par Quentin Tavernier, Praa lâche prise sur un son mouvant et électronique, faisant de ce single le premier d’une longue série dédiée aux sentiments assumés.

[ALBUM] Bernhoft, le crooner norvégien est de retour avec un nouvel album, « Dancing On My Knees »

S’il y a bien un disque dont il fallait absolument parler en ce début de semaine, c’est très probablement celui de Bernhoft, crooner qu’on ne présente plus de retour avec un nouvel album, Dancing On My Knees.

Découvert en 2012 avec le disque Solidarity Breaks qui est un essentiel dans ma collection, Bernhoft avait su marquer les esprits, accompagné par sa célèbre pédale de loop. Cette année, l’artiste emblématique de la scène musicale norvégienne revient avec un album de neuf titres des plus personnels, à travers lesquels il se met complètement à nu devant son public.

Dancing On My Knees, c’est un mélange parfaitement bien calibré entre soul et pop, entre ballades et chansons plus dansantes, de titres qui mettent en avant ses doutes et d’autres qui sont de vrais porteurs d’espoir.

Bernhoft est certainement l’un des artistes les plus accomplis de nos jours : multi-instrumentaliste, auteur et compositeur qui depuis près d’une dizaine d’années reste toujours aussi fidèle à lui-même.
Après avoir fait moult concerts à guichets fermés, Bernhoft revient à Paris sur la scène du Café de la Danse ce 2 novembre, pour nous présenter ce nouveau opus très éclectique (qu’on écoute déjà en boucle depuis sa sortie).

[ALBUM] Joysad nous invite à nous engouffrer dans son « Espace Temps »

À seulement vingt ans, Joysad est probablement l’un des rappeurs les plus talentueux de sa génération. Repéré dans un premier temps par 1 minute de Rap puis par Because Music, c’est un artiste aux multiples talents et déterminé, dont on entendra parler pendant (très) longtemps.

En 2020, il sort un premier EP Fernandez, titre qui n’est autre que son propre nom de famille. En 2021, il en sort un second, Palindrome, plus intime et acclamé par la foule, notamment grâce au titre Ciel et Terre qu’il dédie à son frère.

Cette fois-ci, Joysad est de retour avec un projet encore plus grand, plus fort. En ce vendredi 10 septembre, l’artiste périgourdin nous offre son premier album qui fait office de réel tournant dans sa musique. Ce nouveau disque est très certainement son projet le plus ambitieux à ce jour, celui qui montre qui est réellement Joysad : un jeune artiste à deux entités, un peu comme l’espace et le temps.

Espace Temps : n.m.singulier. Représentation mathématique qui considère l’espace et le temps comme deux notions inséparables et qui s’influent l’une et l’autre, comme la joie et la tristesse.

Si on connait Joysad en tant que rappeur, on peut aussi relever son talent d’acteur à travers ses clips. Pour accompagner la sortie de son album Espace Temps, le rappeur a voulu viser plus loin en écrivant un court-métrage surréaliste et métaphorique de vingt-quatre minutes, réalisé par les jeunes EXIT VOID. Après l’avoir diffusé dans une salle de cinéma à Bordeaux, puis dans une salle à Paris, Trou Noir nous appartient désormais.

Mais pour en revenir à Espace Temps, je pense que cet album si magnifiquement construit ne peut laisser personne de marbre. Avec ses seize titres, Joysad s’aventure sur de nouveaux terrains en adoptant un style d’écriture qui nous plonge entièrement dans cet univers si intime et sincère qu’il a accepté de partager avec nous, auditeurs, mais aussi avec les invités qui figurent sur ce disque, à savoir Tsew The Kid (Tout Quitter), Sofiane (Tous les Coups sont Permis) et Heuss L’Enfoiré (Vie D’malade).

Comme à son habitude, Joysad n’hésite pas à mélanger des mélodies au piano à des bangers, faisant de lui un poète rappeur des temps modernes.

Espace Temps, album disponible partout.

[ALBUM] Ucyll & Ryo sont de retour avec un troisième EP, « Cahier de vacances »

Photos : Simon Stewart

Ucyll & Ryo, c’est un duo de jeunes rappeurs tout droit venus du 93 et du 18ème arrondissement. Jeune duo oui, mais qui arrive déjà à retourner les scènes parisiennes, telles que Le Gibus, Le Gambetta Club ou encore plus récemment La Boule Noire.

Après avoir déjà sorti deux EPs (Chroma et Amour Hotel) ainsi qu’un mini-EP (Le Jour D’après) il y a seulement quelques mois, Ucyll & Ryo sont de retour avec Cahier de Vacances, un tout nouveau disque de six titres, annoncé fin août avec le clip de BENJI, produit par Ucyll et Lenoir, et réalisé par Simon Stewart.

Si Ucyll & Ryo s’inscrivent dans le monde du rap français depuis un moment déjà, de part leur univers digital et futuriste, ce n’est pas pour autant qu’ils ne continuent pas de nous surprendre avec Cahier de Vacances. Ce dernier, composé donc de six titres presque auto-produits, sauf C PARTY!, nous invite à venir (re)découvrir leur plug-music, une trap aux percussions discrètes, mêlant bangers et sensibilité, où l’on peut d’ailleurs retrouver Kodgy et Prince K.

Cahier de Vacances, maintenant disponible sur toutes les plateformes.

[CLIP] Trop Nice est de retour en s’abandonnant sur la piste de danse

Trop Nice, c’est une jeune femme en plein dans le bel âge, la vingtaine, qui raconte des histoires d’amour, parfois confrontées au temps d’avant, au temps présent et au temps qui passe.

Après avoir collaboré avec le talentueux Moussa (qu’on ne présente plus) sur le titre Bleu Ciel, Trop Nice revient en solo avec un nouveau clip.

Vêtue de paillettes et illuminée par des lights qui peuvent rappeler celles que l’on retrouve dans les clubs, Trop Nice s’abandonne sur la piste de danse dans la vidéo de Oh.

Mise en images par Laurent Saint Gaudens, cette chanson est (complètement) inspirée d’une rupture amoureuse, datant de l’été 2020. Munie de sa musique qu’elle qualifie elle-même d' »hybride », Trop Nice fait de son passé une histoire musicale planante et nostalgique, sur un beat électronique, qui évidemment nous fait aussi danser.

[CLIP] Nina Kraviz est de retour avec le clip home made de « Skyscrapers »

Elle nous vient tout droit de Russie, est Dj, productrice et surtout incroyable derrière ses platines (on le remarque notamment dans ce live de 2018 pour Cercle, en direct de la Tour Eiffek. Mi-juillet, Nina Kraviz revenait avec un nouveau single pour notre plus grand plaisir. Oscillant entre techno et house, Skyscrapers est le titre qui te fera danser pendant toute la période estivale, même si tu n’as pas forcément accès aux clubs de ton quartier.

C’est une chanson qui parle d’amour, celui qui est tellement fort qu’il peut parfois te toucher en plein cœur ; celui qui te fait te sentir vivant. Le clip quant à lui est sorti trois petites semaines plus tard, et a été fait sur un coup de tête, en dernière minute. Devant être initialement tourné à Moscou, Nina Kraviz a finalement réalisé que capturer le paysage de Dubaï, ses gratte-ciel et ses déserts n’était pas une si mauvaise idée. La preuve en images.

[CLIP] (Re)découvrir Eugenie dans un plan séquence en pleine « Blue » hour

Certains la connaissent déjà, d’autres pensent en avoir déjà entendu parler ; et puis ils y a ceux qui font la découvrent aujourd’hui. Bien qu’absente musicalement parlant depuis 2018, Eugenie continue pourtant de faire parler d’elle sur les réseaux sociaux notamment grâce à son concept, 1min2génies. Ce dernier permet aux producteurs de lui envoyer des instrus, sur lesquelles elle posera sa voix.

De ce concept est né Blue, un tout nouveau titre mis en images par Meïr Salah.

Eugenie avait des choses à dire depuis son EP éponyme en 2018, et c’est dans ce plan séquence filmé en pleine « Blue hour » qu’elle fait son grand retour, plus imposante que jamais. Blue est une chanson pleine d’émotions, réponse au silence de ces trois dernières années. Sur un beat de David Spinelli, la chanteuse de 25 ans alterne entre phases douces et plus percutantes, qui dépeignent d’une longue période de questionnement et de doutes.

Eugenie nous a dit ce qu’elle avait sur le cœur, et elle l’a fait de la plus simple et efficace des façons : en musique.

[CLIP] Kids Return nous plonge dans la nostalgie des années 70, avec « Melody » et « Our Love »

Le son de Kids Return se situe entre une pop californienne des Mamas and The Papas, des orchestrations de Vladimir Cosma et des bandes sons de Joe Hisaishi.

Mais Kids Return c’est aussi et avant tout, l’histoire d’une rencontre entre deux potes encore tout jeunes, passionnés de musique et de cinéma. D’où ce choix de nom de scène, une référence directe au sixième film de Takeshi Kitano, sorti en 1996.
Adrien et Clément font une musique pleine de mélodies et d’émotions, romantique et mélancolique, portée par des instruments très organiques, allant de la guitare acoustique aux synthés analogiques. C’est entre leur studio parisien et une maison des Pyrénées que sont nés deux premiers titres : Melody et Our Love.

Kids Return nous emmène en balade, en passant de sonorités modernes à sonorités nous rappelant les années 70.

À travers Melody et Our Love, Clément et Adrien démontrent la profondeur que contient la fausse naïveté de l’enfance, et la puissance évocatrice de la nostalgie. Melody est une sorte de musique de film romantique et mélancolique, qui puise dans l’influence de la French Touch, aussi énergique que Blur et harmonique que MGMT. Our Love est quant à lui plus dansant, sans pour autant perdre les racines musicales du premier titre : il est élégant, vivant, groovy et funky, tout en gardant cet air mélancolique qu’étrangement, nous adorons.

(C’est un duo à surveiller de [très] près).

[CLIP] Alewya, en pleine rave dans son nouveau clip

Alors qu’il nous est actuellement impossible de bouger nos corps dans une danse effrontée, Alewya vient mélanger styles et genres musicaux, nous rappelant que malgré tout, nos corps peuvent toujours être en mouvement.

Son nouveau clip, Spirit_X nous plonge dans le monde de la rave.

Alewya se faufile entre les sonorités drum & bass tout en se frayant un chemin à travers des tunnels désaffectés, menant vers un dancefloor caché. Autrement dit, une rave illégale à une époque où danser sans fin est chose impensable. L’artiste londonienne transcende une nouvelle fois les genres en osant mélanger la soul / rnb à des sonorités plus mystiques, nous prouvant une nouvelle qu’elle n’est qu’au début de son ascension.

[ALBUM] « Volcans », le premier EP explosif d’Ojos

C’est un duo en orange et noir, mêlant enfant sage et enfant sauvage, sonorités pop et urbaines. C’est une part d’Élodie et une part d’Hadrien. C’est Ojos, et le duo vient de sortir son premier EP, Volcans.

La musique d’Ojos est reconnaissable parmi tant d’autres tant leur univers est si singulier. Cet EP est composé de cinq titres tous aussi bien les uns que les autres (et s’il le fallait, il serait difficile de définir quel est celui que l’on préfère). Ils flottent entre amour et haine, douceur et violence, folie et raison, sur fond de voix hispaniques et francophones.

D’apparence calmes et silencieuses, les chansons issues de ce premier disque sont telles des volcans qui grondent de l’intérieur, insaisissables et imprévisibles.

Après l’avoir joué en version alternative / acoustique au Bar Gallia le 23 juillet, Ojos sera de retour le 26 août pour présenter Volcans dans toute sa splendeur, sur la scène du Pop-Up du Label.

[ALBUM] ADB erre entre deux mondes dans son deuxième projet

Il erre entre morceaux en solo et à plusieurs, entre déferlante émotionnelle et déchaînement d’une folle énergie puisée au fond de ses tripes.

ADB est artiste mais avant tout un enfant de son époque, qui ne sait pas toujours bien comment exprimer ses émotions au quotidien. Avec Entre Deux Mondes, son deuxième EP, il fait de ses pensées et de ses maux tout un projet qui s’efforce d’être plus personnel que le premier.

Écrits, composés, produits et mixés seuls pour la plupart des titres, ces tracks sont à écouter avec grande attention.

Pour lui, la musique se vit, se partage ; et pour preuve ! Dans ce disque de cinq titres, ADB a décidé d’être accompagné une nouvelle fois par certains de ses bras droits : Téo sans H, Pab The Kid, Ben Molinaro et Roy Markson, permettant alors à ce projet d’osciller entre bangers et pianos voix, pop et rap de façon très linéaire.

Entre Deux Mondes est à écouter d’une traite jusqu’à épuisement.

[CLIP] Thomas Guerlet et Miki Duplay reprennent Barbara (et c’est beau)

Si Thomas Guerlet sortait il y a quelques semaines son single The Derailer, il revient aujourd’hui aux côtés de l’artiste franco-coréenne Miki Duplay pour s’attaquer à un monument de la musique.

Cette chanson, grand classique de la musique française, est maintenant composée d’un fond de musique électronique et de jazz, lui donnant alors ce second souffle que nous attendions tant.
« Il faut être fout pour reprendre du Barbara » pourrait-on penser, mais Thomas et Miki ont décider de relever ce défi. Dis, quand reviendras-tu ? est remise au goût du jour avec un point de vue masculin, où deux êtres esseulés errent, désarmés face à la vie.

[INTERVIEW] La Rue de la Folie, l’importance du partage et de la poésie : le premier EP de Nicolas Ly

Il mélange l’ombre et la lumière, de la pop et de la poésie, la mélancolie et l’espoir. Alors que son EP Rue de la Folie n’était qu’à quelques semaines de sortir, nous nous sommes rencontrés, Nicolas Ly et moi-même à une terrasse de République. Ensemble, on a parlé de musique évidemment, de l’importance du partage et du contact, de ses chansons et de ses clips réalisés par Élisa Baudoin, avec qui la connexion s’est faite immédiatement.

Rencontre avec Nicolas Ly et son premier projet solo.


Musicaléomentvotre : Salut Nicolas, comment tu vas ?

Nicolas Ly : Hello! Ça va très bien, super même.

M : Est-ce que tu pourrais te présenter pour les personnes qui ne te connaissent pas encore ?

N.L : Je m’appelle Nicolas Ly, je suis auteur, compositeur, interprète et j’ai écrit un journal intime que j’ai eu envie de partager.

M : Et, qu’est-ce qui t’a donné envie de faire de la musique, de rendre ce « journal intime » public ?

N.L : C’est difficile de répondre parce que c’est très viscéral. C’est un peu notre condition d’artiste de se lever le matin et de communiquer des choses qui nous tiennent à cœur, qu’on ne peut pas trop dire autrement que par l’art en fait. C’est vraiment ça qui me pousse : une envie de connecter, déjà avec moi-même, pour ensuite connecter avec les autres.

M : Peut-on dire que la musique est pour toi une sorte d’échappatoire ?

N.L : Complètement, dans le sens où dans mon écriture j’essaye de me créer un monde à moi avec ses propres règles, c’est-à-dire : il n’y a aucune règle.

M : Si on revient un peu sur ton parcours, avant d’avoir une carrière solo tu faisais partie d’un groupe, Applause. Est-ce que tu peux nous en parler un petit peu ?

N.L : Applause c’est une expérience hyper intense, où je sortais d’une période très solitaire aux Beaux-Arts, en sculpture, où on est vraiment seul avec soi-même… et j’en souffrais un petit peu. J’ai rencontré des super musiciens belges, par l’intermédiaire d’un pote qui savait que je voulais chanter sans que je ne lui dise. Il m’a dit « vient à ce concert, il y a des super musiciens et ils cherchent un chanteur ». Donc j’y suis allé, c’était les musiciens d’Applause, avec un autre chanteur, ancien des Nonnes Troppo, un groupe des 90’s complètement barré. Ce qu’ils faisaient avec lui, c’était juste sublime. Je suis allé les voir après le concert et une semaine plus tard on partait sur les routes, ça a matché directement, tout était à sa place, on voulait tous ça. On a écrit, on est partis et la motivation c’était ça : partager et connecter.

M : Tu es resté huit ans dans ce groupe, pas loin d’une décennie. Qu’est-ce qui t’a poussé à te lancer en solo et à changer de registre, jusqu’à ne chanter presque plus qu’en français ?

N.L : C’est cette nécessité de s’exprimer. J’avais encore quelque-chose qui me bloquait dans le fonctionnement du groupe. C’était génial, mais il me manquait cette note d’intimité. J’avais beaucoup d’ambitions musicales pour me laisser emporter plus longtemps dans des tournées, ce qui est génial et intense, mais qui bloque un peu la créativité. Au bout d’un moment il faut se poser pour écrire et pour s’exprimer. Le groupe, c’était des gens vraiment bienveillants qui ont compris tout de suite que je devais explorer quelque-chose solo. J’écrivais de mon côté avant et pendant Applause, j’ai fait les premières parties de Spleen qui à l’époque m’a soutenu… jusqu’au grand saut en 2014 où j’étais avec moi-même. On écrit et on avance.

M : Justement en parlant de ton écriture, comment trouves-tu ton inspiration ?

N.L : Ce sont les gens qui m’inspirent en fait. Là, on est dans un café et j’ai d’ailleurs écris pas mal de chansons ici, en regardant les gens et en imaginant leurs vies. C’est très voyeur comme démarche, je suis fasciné par les sentiments et les relations humaines, la magie d’une rencontre amoureuse, le rêve que ça peut convoquer, ces petits moments de vie que j’ai envie de figer. Tout ça m’inspire et j’imagine des choses qui parfois tombent juste, puisque ça résonne dans ceux qui écoutent. C’est là qu’on est bien.
À ça, je garde toujours une note métaphorique car je n’aime pas être dans l’expérience au premier degré, ce qui fait partie de mon caractère réservé. J’aime bien parler des choses sans vraiment en parler, et c’est comme ça pour moi qu’elles deviennent assez universelles. Tu rajoutes à ça une mélodie, une ambiance à des mots, des sons particuliers et des images. C’est vraiment quelque-chose de passionnant et ça ouvre à l’introspection. J’essaye aussi de garder mon côté festif et positif pour mélanger une sorte de mélancolie de l’observation du monde autour de moi, avec cette recherche de la lumière.

M : Tu disais à un moment « rajouter une ambiance, des mots, une image ». À l’heure où nous discutons, tu as déjà sorti trois clips réalisés par Élisa Baudoin : Troisième Sous Sol, Elle Souriait et Rue de la Folie. Tu peux nous parler de cette collaboration ?

N.L : C’est vraiment le résultat d’une rencontre avec Élisa et Loumir, son copain qui s’occupe aussi de mon projet au niveau de l’édition et qui avait organisé le dernier concert d’Applause, en 2016. C’est deux têtes pensantes qui sont arrivées dans mon projet et qui maintenant sont indissociables de ce que je fais, dans le sens où tout est résultat d’affinités. Avec Élisa j’ai tout de suite compris qu’on avait la même vision qui dealait vachement avec le surréalisme, tout en apportant une note un peu urbaine, contemporaine. Ce que j’aime chez elle c’est que, comme mes textes sont un peu imagés, elle ne cherche pas à illustrer ça et parfois elle va même aller à leur encontre, comme dans Troisième sous-sol : je dis « je murmure à ton oreille » et là, elle filme un mec qui gueule. Pour moi là, l’association est super intéressante. Les choses ne vont pas se présenter de manière évidente, c’est un esprit sans aucune barrière ni morale, sans se dire qu’il y a une continuité, un raccord lieu-temps. Là, on expose tout en partant de ces textes et on trouve le moyen d’incarner ce que je suis, la persona soit le Nicolas qui est aussi ma création. On essaye tous ensemble de proposer quelque-chose de nouveau, d’incarné et de surréel. Avec Élisa, plus on avance et moins on a besoin de parler : tout ce qu’elle propose raisonne. C’est une rencontre géniale qui n’est pas donnée à tous les artistes, et ça se chérie. C’est sacré.
Loumir quant à lui m’a vu sur scène, et quand il a su que je me lançais dans mon projet, on a commencé à faire des promos ensemble, je lui envoyais quelques textes. Puis au bout d’un moment je lui ai dit « mais tu es mon manager » ; c’était parti pour l’aventure. J’aime savoir que j’ai trouvé des gens qui sont vraiment bienveillants par rapport à ma vision et qui m’aident à mettre du charbon dans la locomotive. Le résultat final est quelque-chose de très collectif ; ça part de quelque-chose d’intime pour arriver à un truc plus universel.

M : À l’heure où nous discutons, ton EP n’est pas encore sorti, mais tu as déjà dévoilé la pochette de ce dernier. À ce moment-là, tu décrivais cette pochette en disant « je puise souvent mon inspiration dans des choses sombres pour les retranscrire en lumière et poésie ». Qu’est-ce que cette pochette représente ?

N.L : Cette pochette est encore un hasard : on a shooté chez moi avec Élisa, vêtu de ce manteau en vinyle. On a trouvé ça assez graphique puis elle m’a renvoyé cette photo de moi, en négatif avec une ombre derrière. Il se trouve que ça correspondait vraiment à mon intention par rapport à mes chansons : partir de quelque-chose de très profond personnellement pour en faire quelque-chose d’intime grâce aux mélodies plus solaires. L’image correspondait parfaitement à mon intention, celle de créer une pop introspective. La pop Nicolas Ly.

M : En ce 21 mai 2021, ton EP Rue de la Folie sort dans un peu moins d’un mois. Comment tu te sens, là ?

N.L : Je me sens fébrile, j’ai envie que ça marche, que cet EP tombe dans des oreilles bienveillantes, que les retours ne soient pas tièdes. C’est une libération d’avoir enfin un objet qui recèle mon âme. Ce n’est pas rien, c’est particulier voire indescriptible. J’ai mis 2-3 ans de ma vie dans ce projet, après avoir écrit une centaine de chansons, on en a gardé assez peu pour cet EP qui sort le 17 juin. Il y en aura d’autres pour l’album et j’ai hâte aussi ! L’EP c’est génial mais l’album qui arrive derrière… c’est encore plus spécial. Là, je livre une boîte avec mon âme dedans et vous en faites ce que vous voulez. C’est hyper excitant.

M : En attendant de pouvoir se le procurer, tu peux nous dire ce qu’on retrouvera dans cet EP ?

N.L : Il y aura un clip le jour de la sortie, avec un décor dingue. Et même si ça sort dans moins d’un mois, il y a toujours du travail dessus. J’aime bien quand c’est comme ça parce que ça reste vraiment très neuf, chaud comme la braise.

M : J’ai hâte ! D’ailleurs, en pleine crise du COVID, tu sors ce disque et il va tout de même falloir le vendre grâce à la scène alors, comment est-ce que tu appréhendes tout ça ?

N.L : Je pense que je vais sortir mon EP et que les choses vont doucement revenir, même si ça va être très lent. Les gens vont revenir doucement vers le fait de s’enfermer dans une pièce avec une foule. On vit quelque-chose d’un peu biblique, c’est dingue. La vie ne sera jamais la même, on s’en relèvera doucement et je compte bien être là pour cette résilience festive. Ça va être très beau parce que pour le coup, je pense que chaque concert va devenir un peu exceptionnel maintenant.

M : En tout cas moi j’ai vraiment hâte de te voir sur scène…

N.L : Et moi très hâte de te voir dans le public ! *rires*

M : Je serais bien présente ! J’en profite pour te laisser conclure cette interview avec le mot de la fin, avant d’aller écouter ton EP qui est disponible depuis le 17 juin.

Nicolas Ly : partageons.

Merci à Nicolas Ly pour son temps, sa bienveillance et pour sa musique si sincère qu’il nous partage.

[ALBUM] Clara Luciani nous chante l’amour dans « Cœur »

Comme le chantait Françoise Hardy dans les 60’s, c’est « le temps de l’amour », et Clara Luciani nous le chante à la perfection. Auteure, compositrice et interprète, la chanteuse avait déjà réussi à charmer ses auditeurs avec Sainte Victoire en 2018, son premier album. Deux ans plus tard, elle est de retour de plus belle avec les onze chansons qui composent son deuxième disque, Cœur.

Clara Luciani pourrait nous chanter des chansons d’amour pendant des heures qu’on ne s’en lasserait même pas. Sa voix grave et puissante, tantôt rock tantôt plus pop nous emmène dans une love story pendant une quarantaine de minutes, mélangeant chansons dansantes et ballades.

Accompagnée par les talentueux Sage et Breakbot, figures de la scène française de notre époque, ils apportent une touche « disco » qui nous fait voir la vie en rose du début à la fin de l’album. Ouah.

Atteint.e d’une peine de cœur ou d’un coup d’amour, un coup de je t’aime, Cœur est définitivement fait pour toi.

[INTERVIEW] Terrier, le premier chapitre de sa nouvelle vie et le désir de rester ado

Il est de ces artistes dont on ne peut pas décrire le style en seulement quelques mots. Terrier a une voix grave et imposante qui peut parfois te faire penser à celle d’un King Krule à la française. Ses chansons sont tantôt rock, tantôt plus tirées vers le slam voir vers le rap. Il a un parcours qui l’a fait rencontrer les bonnes personnes et aller dans des salles ou des festivals de renommée. Aujourd’hui, il sort Naissance, son premier EP.

Rencontre avec Terrier et sa nouvelle vie.


Musicaléomentvotre : Bonjour Terrier, comment tu vas ? 

Terrier : Ça va bien, je viens de me reveiller, je suis avec mon petit café là. Et toi ? 

M : Ça va bien, merci ! Est-ce que tu pourrais te présenter pour les (quelques) personnes qui ne te connaissent pas encore ?  

T : Je m’appelle Terrier, je suis dans la vingtaine mais j’ai beaucoup de mal à assumer cet âge adulte, parce qu’au fond de moi je suis toujours un gamin. Je fais une sorte de chanson / slam sur de la pop, rock, hip hop et punk sur des sujets tels que l’adolescence, les origines, les potes d’enfances, l’amour…

M : Revenons sur ton parcours : une rencontre avec Rone en 2019, les Inouïs du Printemps de Bourges en 2020, et quatre clips à ton actif… Tu peux nous parler de ton parcours atypique, depuis que tu fais de la musique ? 

T : J’ai commencé la musique très jeune dans l’école de musique de ma commune d’enfance. Puis j’ai eu quelques groupes de rock dans lesquels j’étais guitariste. Je suis monté sur Paris en 2015 pour faire de la musique de film avec mon pote Tim. Puis en 2019 on a changé de studio et on s’est retrouvés à côté de Rone. Moi je montais mes premières chansons en solo sous le nom de Terrier et j’étais dans un cadre de ouf avec un musicien énorme comme voisin… J’ai eu beaucoup de chance, et il m’a beaucoup soutenu. Après, j’ai eu la chance d’avoir de nombreux évènements de développement comme le printemps de Bourges pour faire connaitre mon projet, et surtout le Chantier des Francos qui m’ont beaucoup aidé à me trouver sur la voix. Je ne sais pas si c’est atypique, je pense surtout que c’est un cumule de chance que je prends à bras ouverts héhé.

M : Le 14 mai, tu as sorti ton tout premier disque, Naissance. Comment est-ce que tu te sens ? 

T : Et bien ça va toujours bien, j’ai fini mon café là. Mais sans rire, je suis super content de ce qu’il se passe, il y a plein de relais, beaucoup de presse, j’ai beaucoup de messages de mes potes… Vraiment ça donne envie de continuer et de bosser encore plus fort. 

M : Tu as presque réalisé ce dernier entièrement seul. Pour un premier disque c’est plutôt réussis, non ? 

T : Oula c’est peut être un peu tôt pour savoir haha ! Le souci c’est que j’entends tout ses défauts… alors c’était super de le faire tout seul mais j’aimerais pouvoir prendre plus de plaisir à le réécouter aujourd’hui haha.

M : Naissance est composé de 7 titres, portés par ta voix grave et reconnaissable. Peux-tu nous en parler ?  

T : C’est un premier chapitre de cette vie Terrier, il est composé de sept titres complètement différents musicalement et en terme de sens, aussi. J’avais envie de rassembler dans un premier disque, mes différents traits de personnalité, même s’il en manque encore pas mal… mais ça sera pour l’album.  

M : Avec tes chansons, on arrive un peu plus à « comprendre » le monde dans lequel on vit. Est-ce que la crise sanitaire a joué sur l’écriture de tes textes ? 

T : Alors malheureusement pour la question… toutes ces chansons ont été composées avant la « période Covid ».. Je pense que c’est l’urgence qui s’y dégage qui peut être comparable, ou le besoin de cloisonnement comme dans le titre Demain. Il prend une autre dimension aujourd’hui, mais ce n’était vraiment pas écrit en rapport avec cette période.

M : D’ailleurs, on se rapproche de la fin du tunnel et il me semble que tu as quelques dates de prévues en 2021. Qu’est-ce que cette idée de remonter sur scène te procure ? 

T : Je suis super super super impatient. J’ai monté ce projet pour faire du live et là ça à fait plouf… Du coup j’ai bien hâte de remonter sur scène, je flippe aussi parce que j’ai perdu le rythme et l’aisance… je risque d’être timide quoi, mais ça va revenir !

M : Et en attendant, à quoi peut-on s’attendre ?

T : Des stories de foot pendant l’Euro 2021 sur mon compte Instagram (@jesuisterrier).

M : Enfin, je te laisse le mot de la fin et te souhaite que des belles choses pour la suite. 

T : Merci beaucoup, j’espère qu’on se rencontrera vite dans la vraie vie.
Que l’adolescence nous reste ! 

Merci à Terrier pour le temps accordé

[ALBUM] Marty de Lutece est un Goodboy (et il nous le prouve)

Dans la catégorie artiste en devenir, je demande Marty de Lutece.

Certains le connaissent déjà depuis quelques années alors qu’il était au sein du groupe Lutece, d’autres ne l’écoutent que depuis quelques-mois et quelque-uns d’entre nous le découvrent seulement maintenant. Marty de Lutece est de ces artistes qui font se rencontrer deux genres de musique : le rap et la pop. En mélangeant ces deux univers, l’artiste s’affranchis des codes que l’on peu donner à l’un ou un l’autre, pour créer une musique qui le représente à la perfection.

Aujourd’hui, le lyonnais montre une nouvelle fois de quoi il est capable avec une nouvelle mixtape, Goodboy, composée de huit titres avec la plume si singulière de l’artiste.

Dans ce disque, on retrouve des titres pop, des featurings (avec Mazoo et Bolides), des prods et des textes authentiques à deux cent pour-cent. Autrement dit : tout ce qu’on aime retrouver dans un EP. Marty de Lutece manie les mots de manière à ce qu’ils nous touchent jusqu’aux tripes, et n’hésite pas à faire marcher le pouvoir de la mélancolie sur ses chansons.

Si Goodboy s’écoute d’une traite, c’est également un disque qui s’écoute en boucle, et ce jusqu’au prochain…

[ALBUM] La pop-r’n’b de Bergmann décryptée dans son premier album

De manière très glamour, très maîtrisée et très intimiste, Bergmann a su s’imposer sur le devant de la scène pop française depuis le début de cette année.

Avec beaucoup de tact et d’authenticité, Bergmann nous offre aujourd’hui son premier long format, No Curfew. À travers les quatorze chansons qui composent ce disque, la jeune artiste incarne avec bienveillance ce que nous vivons, ressentons et traversons. Elle y parle de ruptures et de rencontres, de sororité et d’histoires de love, de colère et de la perte d’un être qu’on aime.

Bergmann nous fait part d’un disque sincère et varié, à écouter d’une traite à fond dans son salon. Avec No Curfew, le monde de la musique n’a qu’à bien se tenir : elle fait partie de ces artistes émergents qui écrivent petit à petit l’avenir de cette industrie.

[INTERVIEW] Météo Mirage, leur nouveau disque et la notion de « désert »

Leur second EP est disponible depuis le 30 avril. Météo Mirage nous dévoile cinq nouveaux titres élégants et poétiques (comme à l’heure habitude). Pendant l’écoute de ce disque, les voix d’Alexis et Max se répondent avec des mots simples, sur fond de musique douce, de musique pop, de musique qui donne parfois des frissons et qui nous font du bien.

Rencontre avec Météo Mirage.


Musicaléomentvotre : Bonjour Météo Mirage, comment allez-vous ?

Météo Mirage : Ça va ! On est très excités par la sortie de notre EP et on réfléchit à plein de nouveaux projets.

M : Est-ce que vous pouvez vous présenter, vous et votre musique ?

M.M : Météo Mirage c’est un groupe qui raconte des histoires ! On s’est tous rencontré en faisant de la musique au cours des années et on a lancé le groupe en 2017. L’envie de départ, c’est d’explorer les textures et de proposer une pop atmosphérique avec le texte au centre. Depuis, on cherche à dessiner des paysages et à embarquer les gens dans nos voyages. 

M : En mars 2019, vous avez sorti un premier EP de quatre titres, Pacifique. Que pouvez-vous nous en dire ?

M.M : Cet EP c’était un peu notre baptême. On l’a enregistré à la maison, avec très peu de connaissances et de méthode. C’était hyper formateur car on a tout appris sur le tas et on a fonctionné à l’instinct. La copie est peut être un peu brouillonne, mais on en est très fiers car il nous a ouvert des portes et mis à part le mix. On l’a fait en autonomie totale.

M : Depuis, il s’en est passé des choses et vous ne vous êtes pas arrêtés là. Fin janvier, vous avez sorti le clip de Ton Nom et plus récemment celui de Transforme. Pouvez-vous nous parler de ces deux nouveaux titres ?

M.M : Ces deux titres sont assez évocateurs de ce qu’on a voulu faire avec cet EP.
Ton Nom, ça raconte un « road-trip » sans direction et ça s’inscrit dans notre envie de créer des bandes-son de voyage, une soundtrack pour les longues routes. Transforme, est un titre très intime, qui raconte l’histoire de ma sœur, Eve, qui est transfemme. C’est un titre très épuré, très centré sur le texte. Avec cet EP, on voulait assumer une certaine fragilité pour laisser transparaître l’émotion. 

M : Et justement, quels thèmes souhaitiez-vous aborder ?

M.M : L’EP tourne autour des idées de doute et de renouveau. On s’est beaucoup imaginé le principe de la page blanche : une vaste étendue, où tout est possible, mais aussi compliqué. Qu’on parle de solitude, de rêves d’évasion, de recherche intérieure… on a toujours pour point commun les notions de changement et le renouvellement !

M : Vous pourriez le décrire en seulement quelques mots ?

M.M : Entier, onirique, élégant et viscéral.

M : L’EP s’appelle Météo Mirage et est disponible depuis le 30 avril. Qu’est-ce que cela vous procure ?

M.M : D’abord, on est hyper heureux de pouvoir défendre de nouveaux titres, de pouvoir écrire un nouveau chapitre de notre histoire ; de sortir des morceaux dont on est très fiers aussi, et qu’on a fait avec la plus grande sincérité.
Mais aussi un peu frustrés de ne pas pouvoir partager ça sur scène tout de suite…

M : À ce propos et d’après les thèmes que vous abordez, est-ce que la crise sanitaire a joué dans l’écriture de cet EP ?

M.M : La plupart des titres on été écrit avant la pandémie, donc pas vraiment. Disons que ça a pris une toute autre signification dans la suite du processus, notamment au moment de réfléchir les clips et les visuels.
Et puis Où Êtes-Vous ?, le dernier titre rajouté, est le seul à avoir été écrit après le premier confinement. Il parle de solitude et du besoin d’exister à travers le regard des autres.

M : À travers vos cinq titres on reconnait bien la notion de « désert ». Comment est-ce que cet environnement vous inspire ? 

M.M : On a beaucoup trippé sur le désert pour plein de raisons. D’abord parce que c’est un espace qui nous est inconnu et qui nous attire. Ensuite, parce qu’il nous fait voir plein d’images, notamment à travers des films comme Paris-Texas. Mais aussi, parce que le désert peut être partout : en soi, à travers des relations, etc… Et que c’est donc à la fois un espace de vide, mais aussi de liberté.

M : En attendant de pouvoir se retrouver dans la vraie vie, sur scène, à quoi pouvons-nous maintenant nous attendre ?

M.M : On prépare plusieurs contenus pour essayer de rendre tout ca plus réel, de partager en vrai, ou presque. On en dira plus dès que ça sera prêt… Et puis, on écrit plein de titres, donc ça va enchaîner !

M : Comme à mon habitude, je vous laisse le mot de la fin (et vous souhaite une très bonne continuation, en espérant pouvoir vivre vos chansons très vite).

M.M : Rien n’est grave !

Merci pour le temps accordé par Météo Mirage

[CLIP] Bloqué.e rue de la folie avec Nicolas Ly

Alors que son premier EP s’apprête à sortir au mois de juin, Nicolas Ly revient avec un nouveau clip réalisé par Élisa Baudoin. Pour visionner ce dernier, rendez-vous Rue de la Folie.

En guise de second extrait de son nouveau disque, Nicolas Ly, artiste qui murmure des chansons avec très grande délicatesse, nous chante désormais l’histoire de sa Rue de la Folie, celle qui compte tant pour lui depuis des années. C’est un refuge de création, sa tanière d’artiste, là où il vit, l’endroit où ses textes et ses compositions voient le jour en premier.

À travers ce nouveau clip, Nicolas Ly s’inspire de l’actualité en illustrant la vie sociale que nous menons depuis un an : être coincé.e toujours au même endroit, sans contact particulier. L’ascenseur, symbole d’enfermement, permet à l’artiste de représenter en chanson la situation actuelle (et d’est encore une fois très bien mené).

En collaboration avec Marie Mougin