[ALBUM] Joysad nous invite à nous engouffrer dans son « Espace Temps »

À seulement vingt ans, Joysad est probablement l’un des rappeurs les plus talentueux de sa génération. Repéré dans un premier temps par 1 minute de Rap puis par Because Music, c’est un artiste aux multiples talents et déterminé, dont on entendra parler pendant (très) longtemps.

En 2020, il sort un premier EP Fernandez, titre qui n’est autre que son propre nom de famille. En 2021, il en sort un second, Palindrome, plus intime et acclamé par la foule, notamment grâce au titre Ciel et Terre qu’il dédie à son frère.

Cette fois-ci, Joysad est de retour avec un projet encore plus grand, plus fort. En ce vendredi 10 septembre, l’artiste périgourdin nous offre son premier album qui fait office de réel tournant dans sa musique. Ce nouveau disque est très certainement son projet le plus ambitieux à ce jour, celui qui montre qui est réellement Joysad : un jeune artiste à deux entités, un peu comme l’espace et le temps.

Espace Temps : n.m.singulier. Représentation mathématique qui considère l’espace et le temps comme deux notions inséparables et qui s’influent l’une et l’autre, comme la joie et la tristesse.

Si on connait Joysad en tant que rappeur, on peut aussi relever son talent d’acteur à travers ses clips. Pour accompagner la sortie de son album Espace Temps, le rappeur a voulu viser plus loin en écrivant un court-métrage surréaliste et métaphorique de vingt-quatre minutes, réalisé par les jeunes EXIT VOID. Après l’avoir diffusé dans une salle de cinéma à Bordeaux, puis dans une salle à Paris, Trou Noir nous appartient désormais.

Mais pour en revenir à Espace Temps, je pense que cet album si magnifiquement construit ne peut laisser personne de marbre. Avec ses seize titres, Joysad s’aventure sur de nouveaux terrains en adoptant un style d’écriture qui nous plonge entièrement dans cet univers si intime et sincère qu’il a accepté de partager avec nous, auditeurs, mais aussi avec les invités qui figurent sur ce disque, à savoir Tsew The Kid (Tout Quitter), Sofiane (Tous les Coups sont Permis) et Heuss L’Enfoiré (Vie D’malade).

Comme à son habitude, Joysad n’hésite pas à mélanger des mélodies au piano à des bangers, faisant de lui un poète rappeur des temps modernes.

Espace Temps, album disponible partout.

[ALBUM] Ucyll & Ryo sont de retour avec un troisième EP, « Cahier de vacances »

Photos : Simon Stewart

Ucyll & Ryo, c’est un duo de jeunes rappeurs tout droit venus du 93 et du 18ème arrondissement. Jeune duo oui, mais qui arrive déjà à retourner les scènes parisiennes, telles que Le Gibus, Le Gambetta Club ou encore plus récemment La Boule Noire.

Après avoir déjà sorti deux EPs (Chroma et Amour Hotel) ainsi qu’un mini-EP (Le Jour D’après) il y a seulement quelques mois, Ucyll & Ryo sont de retour avec Cahier de Vacances, un tout nouveau disque de six titres, annoncé fin août avec le clip de BENJI, produit par Ucyll et Lenoir, et réalisé par Simon Stewart.

Si Ucyll & Ryo s’inscrivent dans le monde du rap français depuis un moment déjà, de part leur univers digital et futuriste, ce n’est pas pour autant qu’ils ne continuent pas de nous surprendre avec Cahier de Vacances. Ce dernier, composé donc de six titres presque auto-produits, sauf C PARTY!, nous invite à venir (re)découvrir leur plug-music, une trap aux percussions discrètes, mêlant bangers et sensibilité, où l’on peut d’ailleurs retrouver Kodgy et Prince K.

Cahier de Vacances, maintenant disponible sur toutes les plateformes.

[ALBUM] ADB erre entre deux mondes dans son deuxième projet

Il erre entre morceaux en solo et à plusieurs, entre déferlante émotionnelle et déchaînement d’une folle énergie puisée au fond de ses tripes.

ADB est artiste mais avant tout un enfant de son époque, qui ne sait pas toujours bien comment exprimer ses émotions au quotidien. Avec Entre Deux Mondes, son deuxième EP, il fait de ses pensées et de ses maux tout un projet qui s’efforce d’être plus personnel que le premier.

Écrits, composés, produits et mixés seuls pour la plupart des titres, ces tracks sont à écouter avec grande attention.

Pour lui, la musique se vit, se partage ; et pour preuve ! Dans ce disque de cinq titres, ADB a décidé d’être accompagné une nouvelle fois par certains de ses bras droits : Téo sans H, Pab The Kid, Ben Molinaro et Roy Markson, permettant alors à ce projet d’osciller entre bangers et pianos voix, pop et rap de façon très linéaire.

Entre Deux Mondes est à écouter d’une traite jusqu’à épuisement.

[ALBUM] Marty de Lutece est un Goodboy (et il nous le prouve)

Dans la catégorie artiste en devenir, je demande Marty de Lutece.

Certains le connaissent déjà depuis quelques années alors qu’il était au sein du groupe Lutece, d’autres ne l’écoutent que depuis quelques-mois et quelque-uns d’entre nous le découvrent seulement maintenant. Marty de Lutece est de ces artistes qui font se rencontrer deux genres de musique : le rap et la pop. En mélangeant ces deux univers, l’artiste s’affranchis des codes que l’on peu donner à l’un ou un l’autre, pour créer une musique qui le représente à la perfection.

Aujourd’hui, le lyonnais montre une nouvelle fois de quoi il est capable avec une nouvelle mixtape, Goodboy, composée de huit titres avec la plume si singulière de l’artiste.

Dans ce disque, on retrouve des titres pop, des featurings (avec Mazoo et Bolides), des prods et des textes authentiques à deux cent pour-cent. Autrement dit : tout ce qu’on aime retrouver dans un EP. Marty de Lutece manie les mots de manière à ce qu’ils nous touchent jusqu’aux tripes, et n’hésite pas à faire marcher le pouvoir de la mélancolie sur ses chansons.

Si Goodboy s’écoute d’une traite, c’est également un disque qui s’écoute en boucle, et ce jusqu’au prochain…

[CLIP] 54 et son clip viennent clore ton année

C’est l’histoire d’une rencontre entre un rappeur (5) et une chanteuse-pianiste-trompettiste (4) qui décident de s’allier à un batteur et beatmaker connu sous le pseudo de Cocodrums.

Il y a deux ans, le duo 54 voit le jour, pour le bonheur de nos oreilles.

À l’aube de l’année 2018, 54 sort son premier album éponyme et entièrement fait maison, alors composé de quatorze titres.
Il peut s’avérer être difficile de classer le duo dans un seul et unique genre musical. En effet, à travers ce premier disque, 5 et 4 touchaient à tout et nous montraient plusieurs de leurs facettes : un mélange entre rap et jazz, en ajoutant une pincée de trap et de cloud, le tout pour faire un arrêt dans le temps et créer 48 minutes de légèreté.

Deux ans plus tard, le duo revient avec deux clips : Respire premièrement, suivi de killu sorti récemment.

Ce dernier single et clip à tout pour plaire : doté d’une prod aux multiples influences comme d’habitude, killu vient apaiser les cœurs en cette fin d’année. C’est un titre léger et aérien à écouter sans modération. L’arrivée de ce nouveau clip qui vient clore ton année est-elle un message pour dire « 2021, on est là » ?

[ALBUM] Ucyll & Ryo, rois des bangers

Bienvenus au sein de l’Amour Hotel.

On ne présente plus Ucyll & Ryo, les rois des bangers, les dieux du pogo, les maîtres de l’ambiance nocturne. Les jeunes rappeurs issus de la nouvelle vague musicale du rap français comptent à leur actif un EP sorti en 2019 sous le nom de Chroma, ainsi que les clips de Ce soir et de 318.

Aujourd’hui ils reviennent avec Amour Hotel, un EP dont le titre fait directement référence aux Love Hotels du Japon. Ils en veulent autant qu’ils nous en donnent en nous livrant ces 11 titres aux multiples influences, en respectant bien évidemment leur propre univers.

À travers ce nouvel EP écrit et composé lors d’un voyage au Japon, Ucyll et Ryo ont réussis à créer une parfaite et unique cohérence musicale avec des prods à leur image ainsi qu’une écriture empruntée à leurs diverses expériences de la nuit parisienne.

En effet, c’est à leur manière que le duo évoque leurs rapports à la nuit, aux autres et à ses amours sans lendemain ; à l’art ainsi que leurs visions de la surconsommation émotionnelle et matérielle qu’ils vivent en tant que jeunes adultes.

En collaboration avec Roman Tayakout – Jeune à Jamais

[ALBUM] Théo Goude, ou l’artiste à surveiller en 2021

« Nous sommes tous comme des poissons dans un bocal« .
Telle est la phrase qui résumera Fishes in a Tank.

S’il y a bien un artiste que tu vas devoir surveiller de (très) près en 2021, c’est Théo Goude. Naviguant entre Paris et New York, Théo a déjà travaillé avec plusieurs nouveaux talents sur lesquels il faudra également garder un œil : Pab The Kid, Alexia Jain, James the Prophet ou encore Olga Kiav pour ne citer qu’eux.

C’est, la majorité du temps entouré par ses proches et ses amis que Théo Goude nous livre son sixième projet, j’ai nommé Fishes in a Tank.

Sorti sur toutes les plateformes le 8 décembre, c’est avec 15 artistes venus des quatre coins du monde et aux diverses influences que Théo a décidé de créer son projet. Parmi eux : des chanteurs, rappeurs, beatmakers.

Fishes in a Tank nous propose donc une mixture entre chanson et rap, entre sensibilité et beaucoup de puissance, et nous rappelle que le bon et le mauvais peuvent être mélangés dans le seul but de créer quelque-chose de beau, de fort et d’authentique.
Alors, si tu avais un doute sur le fait que même les jeunes artistes indépendants ne peuvent pas épater la galerie, je suis honorée de t’annoncer que : tu t’es trompé.e.

Selon Théo Goude lui-même, cet album sort « la beauté de la médiocrité », et propose alors 16 titres qui ont chacun un petit quelque-chose qui pourra plaire à quiconque écoutera ce CD.
Bien que ce dernier ait plusieurs chansons qui mentionnent la peur ou encore l’anxiété, Fishes in a Tank est un album qui insiste sur le fait que toi comme moi vivons les mêmes émotions, mais de manière différente.

Ce disque est porteur d’espoir(s).

Fishes in a Tank marque la fin d’une ère et le début d’une nouvelle : celle d’une jeunesse qui décide de se soulever et de s’unir pour apporter une once de positivité dans ce monde de fou.

À ces artistes talentueux et à qui appartient l’avenir : NEMO, Savage the Prophet, A.C.F, Sarah Sey, Xavier Jaeger, Yann N, Laetitia Hugues, Olga Kiav, SkinnyMarley, Paulo Goude, Jasmine Rose, Clédor, Nalla, Naomi CHVLN, Alexia Jain et bien évidemment Théo Goude.

[ALBUM] Des nuages dans la tête avec La Place

C’est l’histoire de trois potes qui ont décidé de faire de la musique ensemble.

La Place, c’est un groupe dont tu as déjà peut-être entendu parler depuis l’année dernière si tu es féru de découvertes musicales. Léo, Samuel et Joseph ont sorti en juillet 2019 leur tout premier EP, Café Gourmand alors composé de six titres qui nous montraient de quoi le trio était capable.

Il faut savoir que depuis ce jour, plus rien ne peut les arrêter.

Et pour preuve ! Un confinement et quelques mois plus tard, La Place sort un double EP, soit de quoi nous permettre de faire un Aller-Retour vers un Nouveau Monde.
Alors que le premier EP nous a montré toutes les facettes du groupe, ce nouvel opus marque un renouveau pour le groupe.

Sur une totalité de six titres, les ambiances et les instrumentales varient, permettant alors au trio d’avancer dans une quête vers un certain réconfort.

Entre 2-step, trap et drill, textes introspectifs et pleins d’espoir, ce nouveau disque ne peut que te plaire, que tu sois fin connaisseur ou simple auditeur de l’univers rap / hip-hop.

[CLIP] Théo Goude revient avec un sixième projet

Quand la machine est lancée, on ne l’arrête plus.

Alors qu’il compte déjà cinq beaux projets dans la musique à son tableau en seulement trois ans, Théo Goude n’a pas dit son dernier mot.

Il oscille entre Paris et New York, mais également entre chanson et rap. La preuve en musique avec son nouveau clip Angelic, extrait de son prochain album à paraitre début décembre.

Angelic est une chanson écrite à Montréal, après quelques verres et un élan de nostalgie. Elle traite des démons que chacun renferme, et nous montre que la jalousie peut être considérée comme étant un sentiment positif dans certaines relations.

Produit par Pacific, un duo de beatmakers Néerlandais, ce titre ramène des influences d’ailleurs grâce à Yann N qui accompagne Théo, un jeune chanteur et rappeur qui vit entre la France et le Canada.

Théo Goude a toujours su nous combler à travers ses différents projets, et Angelic nous donne d’autant plus envie de découvrir Fishes in a Tank, un album annoncé comme étant basé sur la collaboration avec des artistes venant des quatre coins du monde.

Alors, hâte ?

[ALBUM] Balade entre les flashs de Dajak

Il a commencé au conservatoire en prenant des cours de guitare avant de s’intéresser à l’univers reggae / dancehall.

À 22 ans, le beatmaker et interprète Dajak a su s’imprégner de son propre flow en mélangeant sound system, trap et hip-hop, apportant alors un vent de liberté à l’univers de la musique actuelle.

Dajak a un pied dans le monde de la culture rap et hip-hop depuis bien des années, mais ce n’est pas pour autant qu’il s’empêche de frôler la frontière entre le rap et le chant.

En juin, il a sorti son premier EP Flash, soit 6 titres parsemés de flashs, permettant au temps de se figer et de laisser place à la mélancolie.

Balade entre des flashs…

… Qui parlent de problèmes, de rêves et d’ambitions. Qui permettent de faire le point sur le monde qui évolue : finis les futilités. Dajak nous fait danser, nous fout les poils, en faisant des clins d’oeil à ses influences de toujours et en jouant sur la mélancolie.

Ces six titres où l’artiste se libère nous rappellent que tout est éphémère et que l’avenir nous attend la porte grande ouverte. Alors, qu’est-ce qu’on attend pour foncer ?

En collaboration avec Yoann Tome-Mestre

[CLIP] Le rap français mis au goût du jour avec Ucyll & Ryo

Il est quatre heure sur le boulevard, j’sais pas quelle heure dans ma tête.
C’est la phrase que j’aurais pu dire si en ce vendredi je sortais faire la fête.

En 2018, le duo Ucyll & Ryo a sorti un EP, et entre temps, ils ont pu nous faire « pogoter » dans des salles emblématiques de la découverte de nouveaux talents telles que le Gibus ou le Gambetta Club.

En décembre, les boys sortent Amour Hotel, leur second opus. Et on a le droit à un extrait aujourd’hui avec leur nouveau clip : Ce soir.

C’est un mix entre la banlieue parisienne et le 18ème arrondissement de Paris, entre des voix planantes et autotunées, une image moderne et futuriste. Ils sont jeunes mais ambitieux, et ont su comment s’imposer et trouver leur place dans la nouvelle scène du rap français.

Produit par Nxxxxxs, Ce soir n’est qu’un avant-goût de ce qu’Ucyll & Ryo nous préparent pour leur deuxième EP. On en veut encore, et ça risque d’être plus chaud bouillant que ce qu’on ne croit.

[CLIP] James Baker à fond « Dans la pièce » avec son nouveau clip

Il nous a fait danser tout l’été avec son titre Validé et pour notre plus grand plaisir, il revient pile-poil à la rentrée avec un tout nouveau clip.

James Baker, l’artiste tout droit venu de banlieue parisienne, représente la nouvelle vague de la scène pop urbaine française. Il casse les codes et puise son inspiration directement dans les 80’s, bien qu’il soit trop jeune pour les avoir vécues.

C’est bras dessus bras dessous avec Moka Boka qu’il revient avec un nouveau clip.

Dans la pièce, c’est un titre de variété urbaine, tout en sensualité, sur une prod pop-house qui saura rendre tes journées au bureau (ou en cours ?) beaucoup plus funky. Entre la nonchalance habituelle de James Baker et le flow du belge Moka Boka, on ne peut demander plus pour cet automne.

Attention, ce titre risque de tourner tout l’hivers dans tes soirées à comité réduit.

En collaboration avec Amandine Chicot

[ALBUM] Andy Luidje, enfant d’une époque rythmée

L’artiste n’est pas rentré bredouille du Canada : avec lui, un album dans la tête.

Andy Luidje est le genre d’artiste chez qui le goût et l’amour de la musique qui coule dans les veines. Il a grandit en écoutant son père jouer du gwoka, un genre musical tout droit venu de la Guadeloupe, mais également du zouk, du rap et du r’n’b au fur et à mesure que les années passent.
C’est en arrivant en banlieue, plus exactement à Nanterre, qu’Andy commence à écrire et à chanter.

Un an après la sortie de son premier projet intitulé Le Temps d’un Trajet, l’artiste revient avec son premier album, Vous et Moi
Ce dernier produit par son beatmaker attitré Mr. Hype, nous prouve qu’Andy Luidje est un enfant de son époque : doté d’une finesse exquise, il nous dévoile à travers 10 titres sa facilité à naviguer naturellement de genre en genre, et de style en style. Deux premiers titres sont sorti en amont de l’album, nous laissant comprendre que l’artiste en avait derrière la tête.

Que ce soit en solo ou accompagné par P-dro, Nelick ou encore Tence, Andy Luidje aborde des thèmes actuels en tant que personne lambda tels que la complexité des relations humaines ou l’incertitude de l’amour, mais aussi des thématiques plus personnelles comme la question de la double identité ou la soif de la réussite, dans la vie comme dans le rap game. 

Vous et Moi est au final un cocktail musical, rappelant alors que le rap d’Andy Luidje c’est avant tout ça : des influences d’ici et là-bas.

VOUS ET MOI, premier album d’Andy Luidje ⎟Disponible sur toutes les plateformes
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En collaboration avec Jeune à Jamais et Marie Mougin

[SINGLE] Pitt ou le mélange des flows

1994, Paris, Gaspar.

Plus connu sous le nom de Pitt, le jeune homme a commencé en 2019 à se consacrer entièrement à la musique, car au bout d’un moment, on ne peut plus fuir l’inévitable.

Il a monté son home studio, et a appris de façon autodidacte toutes les facettes de la production musicale. Et c’est pourquoi aujourd’hui, Pitt revient avec un nouveau single : Moony.

Entre rap, pop et rock, Pitt a composé, écrit, enregistré et mixé seul ce morceau, laissant alors place à un titre singulier mélangeant les genres comme les langues, et qui lui correspond parfaitement.

C’est avec un titre qui nous parle à tous de part le thème principal qu’est l’Amour en tout genre ; mais également frais, énergique et actuel.

Pitt commence à s’imposer dans le monde de la musique et on ne peut que lui souhaiter d’arriver au sommet.

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En collaboration avec OSOW

[CLIP] C’est l’histoire d’un somnambule

On ne présente plus l’homme au peignoir.

Il dépeint la vie avec un humour narquois à travers ses chansons, fait d’une petite salle un lieu de turn up lors de ses concerts, nous livre des clips à la très belle esthétique et fait toujours preuve de plus de créativité dans ses #Tomaserie(s).

Cet artiste à la pêche d’enfer mêlant « rap fragile » et « chanson musclée » n’est autre que Tomasi, dont on a parlé il y a quelques mois (ici).

Il veut avant tout que les gens se reconnaissent dans ses textes, que ces derniers soient dissociables des autres qu’on peut entendre à la radio ou encore sur YouTube. Tomasi met en musique les mots qu’il et que nous pensons tous tout bas.

Et sa sincérité ainsi que son authenticité lui permettent de relever ce défi et de se démarquer des autres chanteurs, rappeurs et artistes de sa génération.

Aujourd’hui, il sort un nouveau clip, Somnambule. Une quête identitaire, et une multitude de questions où la seule réponse est pas de questions.
La quête a probablement porté ses fruits, car Tomasi le disait lui-même sur ses réseaux sociaux, « C’est la fin de ma période Somnambule ».

Alors, que nous réserve l’artiste pour le futur, vêtu de son peignoir noir ?

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En collaboration avec Mélanie Peyzner

 

[ALBUM] Ta compilation 100% hip-hop signée La Ligne Bleue

La Ligne Bleue Records est une grande famille, regroupant une large gamme de styles et genres musicaux différents. Unis tous ensemble pour la même cause : la musique.

Manast LL’, Rad Cartier, Jeune Faune, Ceddy, DOR, Joss, Astrolable, 528ron.

Tu pourras y retrouver tant de la musique expérimentale qu’électronique, du rap et encore du RnB. Le tout, pour combler tes oreilles.

En cette douce période de confinement, une nouvelle compilation est sortie, sous le nom de Bleue Vol 2.0.
Comme ils le disent eux-même, cette compilation est sous le signe du romantisme, assumé et revendiqué.

Bleue Vol 2.0 explore les facettes et particularités de chaque artiste du label pour avoir une compil’ hip-hop aux multiples influences (notamment la soul, musique électronique ou encore la pop).

Chaque artiste cité plus haut a alors son moment de gloire, pour montrer le temps d’un titre de quoi il est capable.

Un rendu plutôt sympathique, à écouter sans modération.

En collaboration avec La Ligne Bleue Records

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[CLIP] Le vrai Michel, en illimité

Lui, c’est Michel.

Le vrai, l’unique et en personne.
Michel, a tout compris et sait comment charmer son public. C’est un mélange de deep house et de rap français ; autant dire quelque-chose d’assez futuriste, quelque-chose qui lui correspond à merveille.

Michel sait te toucher avec ses mots, sa poésie, et ses reprises des Michel(s) iconiques : Fugain, Berger, Polnareff, Delpech.

Il s’en BLC (ndlr : il s’en bat les cojones), et c’est ça qu’on aime.

Une particularité bien à lui ? Immortaliser un jeudi soir dans un petit club qui porte le nom de Sacré, rue Montmartre.

Ce soir là, on a dansé (et sué) sur les titres de son premier album, Le Vrai Michel. La foule était en délire, et du fond de la salle, on entendait parfois plus le public que l’artiste lui-même. Alors que l’album n’était sorti que trois jours auparavant.

Entre portrait d’une génération milléniale, questionnement intimiste et remise en question perpétuelle, Michel parle en son nom mais aussi pour tout le monde.

À l’heure où on n’entend parler que du Covid-19, Michel balance un clip, à écouter en Illimité. De quoi danser sous les premiers rayons de soleil, et de positiver le plus possible pendant cette période de confinement.

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En collaboration avec Scopitone Media

 

[CLIP] Viens faire la fête avec ADB

Son premier EP est sorti le 19 juillet dernier, très précisément, et son dernier titre Spinning Around est disponible sur toutes les plateforme depuis fin octobre.

Ce gars c’est ADB, et son clip FDS, extrait du projet XTRA est (enfin) prêt à être visionné.

Ce clip, on l’aura attendu longtemps… mais au final, ça valait le coup.

C’est l’histoire d’un mec. Ou plutôt l’histoire d’amour avec un S, entre les rêves et les soirées. FDS, c’est l’histoire d’un regard, d’une rencontre, du hasard. C’est l’histoire d’Hugo, de David, de toi, de moi.

C’est nous, la jeunesse mise en image. Un hymne aux copains et à l’ivresse.

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[INTERVIEW] Navy et la vie d’artiste

Navy alterne entre rap très actuel et refrains chantés, plus touchants. Ses textes et l’ambiance touchent l’introspection, décrivant avec sensibilité ses doutes d’artistes émergents.
Son EP TRACE est sorti le 8 novembre et démontre une musicalité très large, entre trap, old school et instruments organiques. De passage à Paris pour un premier concert la veille de la sortie de l’EP, j’ai pu rencontrer Navy, qui est venu me parler de lui, ainsi que son besoin de changement et d’évolution.


MUSICALÉOMENTVOTRE : Peux-tu te présenter à nous ? Comment la musique est arrivée dans ta vie ?

NAVY : J’ai lancé mon projet solo, qui prend une grosse partie de ma vie, sinon je suis serveur pour faire un peu de sous.
J’ai commencé à faire de la musique à 7/8 ans au conservatoire en faisant du jazz, donc saxophone et piano et j’ai découvert le rap par la suite.
J’ai lancé un duo, qui après est devenu un trio… et maintenant je suis tout seul.

M : Comment tu es tombé dans le rap, alors ? Qu’est-ce qui t’attire ?

N : Ça a commencé avec Diam’s *rire*, puis la Section D’assaut qui était ma génération, 1995, et l’Entourage que j’ai beaucoup suivi, et encore maintenant. Je pense que j’ai vraiment grandi dans le rap avec eux quoi.
C’était ma génération, ça me parlait beaucoup. Puis j’ai découvert le rap américain avec des classiques. Maintenant mes influences tournent beaucoup autour de Kendrick Lamar, J-Cole, Anderson Paak., etc…

M : Est-ce que tu peux nous en parler un peu, de ce duo et de ce trio ?

N : Je ne voulais pas commencer le rap tout seul, alors j’ai demandé à mes potes si certains étaient partants pour faire quelque-chose. Y’en a UN qui était chaud et on a commencé à chercher quelqu’un qui faisait des prods. Je suis tombé sur Art beat qui avait déjà un EP. Je l’ai contacté, on a commencé à faire de la musique ensemble pour se faire plaisir. Il faisait aussi du jazz donc musicalement, on s’entendait bien.
Après j’ai voulu gouter à la trap, ce qui nous a fait rencontrer une troisième personne, Rami avec qui le duo s’est transformé en trio. On est devenu MayDay.
On a bossé 2 ans ensemble en ayant plus d’ambition mais sans rien faire de sérieux. Donc je me suis dis que si je voulais vivre de la musique, il fallait que je fasse un truc sérieux. Et pour ça, y’a rien de mieux que de faire un projet perso.
J’ai commencé à travailler chez moi et je me suis dis : il me faut quelqu’un pour re-bosser sur les prods. J’ai recontacté Art beat, et trois mois après, on a commencé à faire Mental de Fer ensemble. On a enchainé sur le projet et… voilà.

M : Ça s’est passé rapidement alors, l’arrivée du projet ?

N : C’est allé hyper vite ! Je l’ai contacté en juillet 2017, on a bossé le projet jusqu’en septembre. Moi je partais en décembre en voyage. Tout s’est fait en 3 mois et on partait à Berlin pour clôturer le tout. Donc ouais, c’était assez rapide.

M : Dans ce cas, comment tu pourrais décrire ta musique ?

N : Je pense que j’aime bien tout ce qui est acoustique, et ça me parle parce que je viens de ça finalement. Après j’aime bcp de choses mais ce qui me correspond le plus c’est… ne pas être trop autotuné. Ce serait quelque-chose qui sonne plus à l’ancienne, acoustique, plus simple et plus sincère aussi. J’aime la sincérité dans la musique.

M : Tu as sorti ton EP le 8 novembre, en faisant un premier concert à Paris la veille. Apparemment ça s’est bien passé ?

N : Incroyable. Premier concert solo, c’était super chouette, y’avait une super ambiance. J’ouvrais la soirée, c’était pas du tout mon public, à part quelques amis. L’enjeu du coup c’était de réussir à tenir les gens… mais ce que j’ai ressenti c’est qu’ils étaient intrigués. Ils sont restés jusqu’au bout, ils ont joué le jeu, c’était super.

M : Si on revient à l’EP, pourquoi s’appelle-t-il TRACE ?

N : C’est mon meilleur ami qui a trouvé ça en étant au Mexique. J’avais l’idée du message à faire passer mais je n’avais pas le nom. Au final ça colle bien car TRACE, ça allait dans l’élan du projet et le fait de laisser sa trace.

M : Justement, tu dis que tu veux laisser une trace. Est-ce que tu peux parler un petit peu de l’EP et de comment tu aimerais que le public se souvienne de toi ?

N : L’EP parle beaucoup du fait que c’est important de compter sur soi-même avant de compter sur les autres. Tout part de toi, et c’est un message très positif d’ailleurs. Je parle aussi de la réalité moins positive, mais ce que j’ai envie de faire passer c’est que tout est possible, alors on le fait.

M : Selon toi, en tant qu’artiste et avec tout plein de contraintes, comment rester libre de faire ce que tu fais, sans être trop confronté à l’extérieur ?

N : T’es forcément confronté à l’extérieur en faisant de la musique.
Mais après je bosse avec quelqu’un qui me correspond musicalement, et ça permet de bien avancer. Si j’étais tout seul, je pense que je me remettrais beaucoup plus en question. On est deux et on sait où on va. On fait ce qu’on aime, on veut que ça marche donc on prend en compte certains codes mais, si moi je fais ça actuellement c’est parce que j’aime ça, sinon je ne le ferais pas.
C’est là où est la liberté.

M : La liberté à travers la musique. C’est un échappatoire un peu pour toi ?

N : Je pense ouais. Et c’est un idéal aussi. J’aimerais faire que ça de ma vie.

M : Tu parles aussi beaucoup du temps qui passe dans tes titres. Tu l’appréhendes comment, l’avenir ?

N : L’avenir ne me fait pas peur car je suis très déterminé et ambitieux même si il commence tout juste à se passer beaucoup de choses mais… si ça me faisait peur c’est que d’un côté je ne serais pas sur de ce que je veux faire. C’est une question de temps.
Je suis vachement dans le présent. C’est maintenant que tout se passe. Le temps, je n’ai plus envie d’en perdre.
Je suis très frustré par le temps qui passe, et très nostalgique du passé. J’essaye d’être dans le présent pour ne pas avoir de regrets.
Dans mon idéal, j’aimerais pouvoir vivre de la musique. Dans quelques années je me vois à Lyon, en train de faire des connections artistiques et culturelles… j’aimerais pourquoi pas créer quelque chose qui permette aux artistes de développer leurs projets.

M : Tu pourrais citer des évènements qui t’ont poussé à devenir ce que tu es aujourd’hui, qui t’ont peut-être bouleversé ?

N : Y’a pas énormément de choses qui bouleversent ma vie. Ça reste très subjectif d’après moi. Mais le fait que ma mère m’ai poussé à aller au conservatoire, les différents projets que j’ai eu et les rencontres que j’ai faite m’ont fait avancer, et encore aujourd’hui ! Alors je pense que c’est plus des rencontres qui m’ont marqué.

M : Tu as sorti le clip de Cette vie là. Est-ce que tu peux nous en parler un peu ?

N : Avec Marty qui me suit sur les clips, c’était incroyable. On était en voyage pour faire un clip, ce qui est super mais qui fait aussi un peu peur. On ne voulait pas faire quelque chose de classique. Ça devait être sincère.
Le voyage a fait que j’ai rencontré un couple et qui devait partir le 28 mars à Bogota. Moi j’arrivais le 27, on s’est tous rencontrés, et on a passé 3 semaines ensemble. Justement pour le clip, ça collait bien avec l’idée du lifestyle. C’était parfait.
Puis, c’est un titre qui peut parler à tout le monde, hier soir on le chantait tous et c’était super.

M : Est-ce que c’est bon la vie d’artiste ?

N : Pour moi, la vie d’artiste c’est la période que je vis depuis 2/3 semaines.
J’ai rencontré des rappeurs, des gens qui travaillent dans la musique, j’ai fais des connections. La vie d’artiste c’est pas que de la création, c’est aussi tout ce qu’il y a derrière. C’est ça qui me fait kiffer. C’est aussi ça qui est inspirant en tant qu’artiste.
Alors oui, c’est bon la vie d’artiste.

M : Est-ce que la musique c’était mieux avant ?

N :  *rire* c’est délicat. Je ne pense pas qu’il y ai de mieux. Après, je pense que la sincérité était plus présente dans la musique avant. Maintenant y’a tellement de nouveaux styles et de dérivés. C’est en fonction de toi.


Navy m’a également confié que le titre qui pourrait rythmer le reste de sa vie, ce serait Cette vie là. Idéalement, il aimerait faire une collaboration avec Alpha Wann ou Jean Dujardin. Qu’est-ce que c’est trop bon, la vie d’artiste.

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En collaboration avec Loom
En concert le 13/11 au Chromatique ⤑ 51, rue Jean Michel, 69007 Lyon 

[INTERVIEW] ESKEN, l’après IBRATV

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" Premier EP disponible sur SoundCloud et sur toutes les plateformes de streaming. 4 nouveaux sons pour un projet de 13 minutes environ, t'as bien le temps d'aller écouter ça non ? " Esken.

Pour la sortie de son tout premier EP, Esken (de son vrai nom Arthur Eskenazi) a accepté de répondre à quelques questions pour Musicaleomentvotre.

Mort-Vivant est sorti le 27 avril ; c’est du rap jeune et frais, aux instrumentales diverses tirées du rap tout en mélangeant plusieurs genres, afin d’apprécier toutes les facettes que nous propose l’artiste tout droit venu de la banlieue parisienne. Certains l’ont découvert grâce au bouche à oreille, d’autres pour son passage sur la story Snapchat d’IBRATV, un youtubeur. Rencontre avec Arthur, le Montmorencéen.

Musicaleomentvotre : Est-ce que tu peux commencer par te présenter à ceux qui ne te connaissent pas encore ?

Esken : Tout à fait. Je m’appelle Esken (Arthur pour mon vrai prénom) et je fais du rap depuis le lycée. En ce moment je suis en Fac de cinema pour ce qui est des études.

M : D’où t’est venue l’envie de faire de la musique, et plus particulièrement du rap ?

Esken : J’ai commencé par le slam qui m’a très vite lassé par les limites que le genre pose, non pas à l’écriture mais beaucoup à l’interprétation. Et surtout, je suis un grand fan des instrumentales de rap qui peuvent en fait toucher à tout les styles, donc je me suis naturellement dirigé vers ça. Sinon, j’ai toujours aimé écrire depuis la primaire, des histoires comme des rimes.

M : Comment qualifierais-tu tes goûts musicaux, quelles sont tes influences et comment les retrouve-t-on dans tes propres titres ?

Esken : Ils sont ultra variés en fait, et j’essaye de faire un rap qui l’est aussi, donc on peut dire qu’on le retrouve en cela. J’ai envie de pouvoir écouter de tout et par extension de pouvoir créer tout autant, tant que ça reste fidèle à ce que je suis. Ma famille de 5 enfants (je suis le 4ème) et mes potes ont tous influencé à leur manière le contenu de ma playlist.

M : À propos de MORT VIVANT, pourquoi ce titre ? Comment t’es-tu organisé pour produire cet EP, et avec quelle aide ?

Esken : Pour le titre, je laisse libre interprétation à tout le monde, quelques explications se trouvent dans mes textes, mais je peux juste dire qu’il me tenait à coeur.
J’ai économisé pour pouvoir me payer des séances à AK Studio où j’enregistre mes titres depuis OMQGLT. Le problème, c’est que le temps est limité et donc qu’on ne peut pas revenir sur des erreurs éventuelles, sauf en payant. Mon but serait d’avoir un endroit où je peux enregistrer librement et autant que je veux. Sinon pour les clips de ce projet, je suis suivi par un label, KULT’, qui démarre mais qui est rempli de jeunes très chauds avec qui je compte avancer pour le moment.

M : Tes sons parlent beaucoup, indirectement ou pas de la jeunesse et de ses petits plaisirs (alcool, drogue et j’en passe) et on imagine bien que tu t’inspires de ta propre vie pour les écrire ( » J’en ai crié des improvisations totalement bourré, j’en ai écrit des rap grâce à l’inspiration défoncé  » – Clik Clik Boom). Alors, quel titre te correspond le plus ?

Esken : Yes haha. Chaque titre montre une facette de ma personnalité, et comme l’être humain est complexe (ça y est je m’improvise philosophe), certains semblent se contredire. Par exemple, je peux vanter les effets de la drogue dans un son et mettre en lumière son impact négatif sur moi dans un autre. Folie est pour moi le son qui représente le plus cette difficulté de se comprendre. Sinon dans  » Mort Vivant  » je dirais que c’est Puzzle.

M : Quelle est ta principale cible à propos de tes textes ?

Esken : Si tu parles de ceux à qui je parle dans mes textes, je ne m’adresse vraiment à personne si ce n’est à moi, mais c’est un plaisir de voir que des gens se reconnaissent dans mes textes, notamment Folie, et ça nous fait tous nous sentir un peu moins seuls. Sinon je parle à « X » pour faire de l’egotrip et je peux parler indirectement de certaines personnes, mais je ne vise jamais une cible en particulier quand j’écris une chanson, même si je peux parfois deviner à quels types de personnes elle plaira en majorité.

M : Si on compare par exemple Continuer d’avancer ou Voulez vous vous cacher avec moi (ce soir) avec les quatre titres de ton EP, on peut se rendre compte que MORT VIVANT est bien plus axé dans l’univers du rap qu’à tes débuts, tant au niveau du débit qu’au niveau des instrus. Comment expliquer ce choix ?

Esken : J’étais plus d’humeur à être dans cet univers, c’est tout haha. Je n’exclue absolument pas le fait de refaire des chansons comme celles-ci, voire des différentes de tout ce que j’ai pu faire aujourd’hui, mais disons aussi que ça me semblait important de commencer par un EP plus axé rap pour montrer d’où je commence, même si Eventail annonce bien la couleur concernant la liberté que je compte prendre dans la réalisation d’autres projets. J’ai hâte d’y être.

M : Quel genre de reconnaissance peut-on  » gagner  » en augmentant son audience grâce à @1minute2rap sur Instagram ? Les écoutes ont-elles doublé, tu as plus de soutient ?

Esken : On a une plus ou moins grande arrivée de nouveaux abonnés, et ça fait forcément un peu plaisir. Les écoutes n’ont pas doublé et ce n’est pas la communauté qui s’intéresse le plus à ce que je fais. Maintenant, ça entraîne aussi à faire du freestyle face caméra et à se préparer aux jugements des gens sur internet que j’ai vraiment connu sur cette page, plus que sur ma chaîne YouTube pour l’instant. C’est donc un bon exercice que je recommencerais peut-être quelques fois.

M : Peut-on dire que le fait de passer sur le snap d’IBRATV à été le signe d’un début de beaucoup de choses ? Gagner 600 abonnés en si peu de temps, ce n’est pas offert à tout le monde. Peux-tu nous raconter cette expérience ?

Esken : *Rires*. C’est une histoire marrante, mais ça n’a été le début que de l’arrivée comme tu dis de 600 abonnés, ce qui est super cool, bien sûr, mais qui ne démarre pas une carrière. En gros, on était dans son bar pour mes 18 ans, qui est aujourd’hui un restaurant à Châtelet. On commande pas mal de verres et on finit par aller le voir avec des potes en lui demandant s’il y a moyen d’être en story avec lui. Par extension, on voulait en profiter pour faire tourner la page YouTube, même si dans cette story je fais mon auto promo avec un air de mec totalement explosé à minuit et quelque. Le lendemain je me réveille avec 1000 nouveaux abonnés, dont 600 sont restés.

M : Un album est en cours de réalisation ?

Esken : Pas pour l’instant. Je veux me lancer dedans quand je serais vraiment prêt à réussir et à aller loin, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui même si  » je suis là pour gagner « . Par contre, un ou deux autres nouveaux EP risquent de vite suivre le premier.

M : Quand est-ce que tu remontes sur scène ?

Esken :  La prochaine scène est le 17 mai à l’occasion du Festival Solidarités à la Fac de Saint Denis, Paris 8. Toutes les autres seront communiquées sur mon Instagram : @Arthur_Esken.

M : Si tu étais : un artiste ? Une chanson ? Un album ? Un genre musical ?

Esken : Un artiste, Mac Miller pour son parcours. Un album, Port of Morrow de The Shins pour son chanteur. Un genre, l’alternatif (ça veut tout et rien dire donc c’est parfait haha).

M : Une phrase à placer dans un futur titre ?

Esken : J’écris des chansons pour me sentir exister.

M :  Le mot de la fin est pour toi.

Esken : Continuons d’avancer.


Ce chouette EP est donc désormais disponible sur TOUTES les plateformes de streaming. Le partage est illimité.