[ALBUM] Andreas nous offre un aller-retour « PARIS NICE » avec son premier EP

À 27 ans, il nous vient tout droit de la Côte d’Azur. Passé par Nice, Londres, Paris et puis New-York, par une école de commerce et par un conservatoire de jazz où il a fini doublement diplômé, Andreas nous offre désormais son premier EP, PARIS NICE.

Andreas, c’est un auteur-compositeur et interprète. C’est le fruit de trois premiers titres entre 2020 et 2021. C’est un apprentissage de la contrebasse et de la batterie jazz en conservatoire, et une pratique de la guitare et du piano en autodidacte. Enfin, c’est un de ces artistes qui apportent un second souffle à la pop traditionnelle.

Les thèmes sont abordés avec finesse, chaque mot est choisis avec habileté. PARIS NICE est un projet retraçant les dernières années de l’artiste niçois, ce dernier ayant été « contraint » d’écrire et de composer ces titres lors du confinement, depuis un appartement en plein coeur de la capitale.

PARIS NICE, c’est cinq titres qui rassemblent en quelques vingt minutes toutes les influences d’Andreas : c’est pop et jazzy, solaire et frais, un mélange de ballades et de futurs tubes. C’est l’envie de créer une musique grand public, tout en restant dans la subtilité de l’intime.

Après avoir été playlisté sur l’Alternative Française d’Apple Music (avec le titre Partenaires), avoir présenté ses titres sur la scène mythique des Folies Bergères, et après nous avoir prévenu que « Ce n’est que le début« , le meilleur reste à venir (dès cet été) pour Andreas.

En concert cet été :
02.07 – CROSSOVER SUMMER FESTIVAL – St. Paul de Vence

PARIS NICE, premier EP d’Andreas, disponible sur toutes les plateformes (et à écouter tout l’été).

[ALBUM] Cinq ans après son dernier album, Naâman est de retour avec « Temple Road » pour réchauffer nos cœurs

L’histoire de Naâman commence en 2013, lorsque sort son tout premier album intitulé Deep Rockers. Depuis presque dix ans, l’auteur-compositeur, chanteur et musicien français s’impose dans le paysage reggae, qui continue de le propulser à l’international.

Cinq ans après son dernier album, Beyond et après avoir teasé pendant près d’un an son retour, Naâman nous livre son nouvel album, Temple Road.

Disponible depuis le 18 mars 2022, Temple Road est un disque aux diverses influences, créant alors une musique aux mille mélodies hybrides. Si ce dernier porte ce nom, c’est en hommage à la rue dans laquelle ont été écrites les dix-sept titres qui constituent cet album. A travers ces chansons, on se prête à une sorte de voyage en Inde, et plus particulièrement dans un village de Goa, où Naâman a trouvé refuge.

C’est est un disque généreux tant par sa musique (qui mélange ska et pop en passant par le hip-hop et évidemment le reggae) que par les artistes qui y sont invités : Marcus Gad, Dub INC, Losso Keita et Karishma ; nous permettant alors de nous évader vers un ailleurs idéal.

Dans la lignée d’un Damian Marley, Naâman nous propose un album solaire qui peut s’écouter d’une manière inépuisable. Et si l’artiste à la voix reconnaissable parmi des milliers nous régale pendant l’heure que dure Temple Road, il ne se contente pas seulement de faire la musique : Naâman réchauffe les coeurs et les âmes, et ça nous fait grandement du bien.

Naâman sera en concert au Zénith de Paris le 22 octobre prochain.

[ALBUM] « Coucou » de Mathieu Bérubé, ou : comment ce dernier peut s’affirmer comme étant une des révélations québécoises de l’année

Il y a quelques mois (précisément sept) était révélée la nouvelle sensation québécoise autour d’un projet de neuf titres (qui font du bien), parfois dans la langue de Molière et d’autres fois dans celle de Shakespeare.

Il y a donc sept mois, Mathieu Bérubé sortait son nouvel et troisième album, Coucou, qu’on a eu le temps d’écouter encore, encore et encore une fois. Retour sur ce disque qui est admirable du début à la fin, et que nous recommandons fortement d’écouter (au moins autant de fois que Musicaléomentvotre).

Coucou, c’est un doux mélange de textes portés par une musique tant pop (« Fettuccine« ) que minimaliste (« Un abri« ), le tout sublimé par la voix au léger accent de l’auteur-compositeur-interprète québécois.

Si Mathieu Bérubé sait manier les mots sans difficulté, comme il nous le prouve depuis ses début en 2016, il en est tout autant pour les instruments. En écoutant ce disque, les instruments se dévoilent petit à petit autour de titres tantôt dansants, tantôt plus poétiques, passant alors du clavier à la guitare en frôlant les machines issues des nouvelles technologies.

Cet album donne un second souffle à la musique certes, mais il montre surtout que la scène musicale québécoise n’est pas à laisser de côté. Et nous, on sait qu’on entendra encore parler de Mathieu Bérubé cette année et ce, au-delà des frontières.

[ALBUM] Missa dévoile son premier projet solo, « Sous le Soleil de Satan »

Dans la catégorie nouveaux talents de la scène française actuelle, Musicaléomentvotre appelle Missa, un jeune artiste aux multiples facettes.

Originairement membre du groupe La Place depuis 2018, formé aux côtés de Fulvio et de Bouye, Missa se présente seul pour la première fois autour d’un premier EP, Sous le Soleil de Satan. Si ce nom n’est peut-être pas inconnu aux yeux de certains, grâce au film de Maurice Pialat qui met en scène Sandrine Bonnaire et Gérard Depardieu (entre autres), nous pouvons désormais le découvrir dans un format différent, puisque 100% musical et conceptuel.

MISSA a décidé de nous ouvrir les portes de son univers.

Sous le Soleil de Satan dépeint un tableau intime, entremêlé entre ombre et lumière. Si entrer dans cette spirale (étrange) qu’est l’âge adulte peut être parfois parsemé de doutes, c’est à travers les cinq titres qui composent cet EP que Missa nous raconte son expérience, son histoire. Armé de ses influences tant musicales (pop, rap, folk et même rock) que cinématographiques ou photographiques, l’artiste s’affirme dans le paysage artistique actuel, et cette fois-ci en solo.

Artiste accompli, Missa ne s’est pas contenté de seulement nous offrir sa musique.
À l’occasion de la sortie de son projet, il nous invite à découvrir ce dernier en live samedi 14 mai dans le 18ème, autour d’une exposition finement montée.
Comme quoi nos jeunes ont du talent.

[ALBUM] Papooz est de retour avec « None Of This Matters Now », et c’est le parfait album pour la saison

Papooz, c’est un peu le groupe qui ne vieillit jamais.
Et pour preuve, Ulysse Cottin et Armand Penicaut, qui forment le duo depuis maintenant près de sept ans, viennent de sortir leur nouvel album, qui nous fait immédiatement chaud au cœur.

Cette année, les « enfants » d’antan très fortement inspirés les Beatles ou encore par les Velvet Underground, reviennent avec un troisième disque, None Of This Matters Now.

Papooz est à Musicaléomentvotre ce que peut être A. Hitchcock pour les passionnés de thrillers. Sincèrement.

Le duo mélange avec prouesse pop, folk et rock d’autrefois, sans omettre de créer une musique moderne et chaleureuse, comme il nous en a habitué.

None Of This Matters Now, c’est un disque fait de poésie et de sensualité durant la totalité des dix titres qui le concoctent, toujours portés par les voix conciliantes des interprètes et les instruments habituels des musiciens et compositeurs, amenant alors à se laisser porter par la musique.

Cet album prouve une nouvelle fois que Papooz est un des duos français pile dans l’ère du temps, qui sait comment juxtaposer entre elles des notes au piano et d’autres à la guitare, qui sait comment être rock et nonchalant en même temps, qui sait comment délivrer des textes intimes sans pour autant en dire trop.

Papooz vient de nous livrer None Of This Matters Now, et c’est un album qui fait du bien, qui console et qui nous rappelle que le bonheur se trouve parfois dans les petites choses de la vie.

[ALBUM] Le groupe français SOS Citizen sort « An Extended Play », un premier EP aux multiples facettes

SOS Citizen fait partie des groupes qui ont été plus ou moins inspirés par le confinement pour créer de la musique. Entre le début de cette période d’isolement et aujourd’hui, soit presque la fin de ce long tunnel, Louise, Alan et Bruno ont eu le temps sortir quatre titres, avant de nous livrer leur tout premier EP.

La musique de SOS Citizen se veut un brin rétro et surtout envoûtante.

À travers les cinq titres de An Extended Play, on découvre une voix claire et rassurante, des guitares influencées british music, le tout composé tel une bande-originale pour un film où le temps est bon, où on s’y sent bien.

Les sept titres que l’on retrouve font office de fond sonore le temps d’une balade le temps d’un long fleuve tranquille, le tout en proposant un doux mélange de musique pop et de folk croisée à du rock voire à du garage, mis au gout du jour.

Si le groupe a pu auparavant s’amuser à reprendre certains grands titres de la musique en tout genre, notamment Herbie Hancock, Joy Division, Nancy Sinatra, The Beatles ou Billie Eillish, ce premier EP signe le début d’une nouvelle aventure pour le groupe, et le début du processus créatif de ce dernier.

An Extended Play est désormais disponible partout ; et pour découvrir les chansons de SOS Citizen sur scène, afin de partir en voyage avec eux, ça se passe les 7 avril au Mazette et le 20 avril au Supersonic.

[ALBUM] Kevin Heartbeats détourne les codes de la pop avec son premier EP, « Debt Level Alright »

Producteur et musicien issu de la nouvelle scène, celle qui ose mélanger les genres et les influences, c’est après avoir dévoilé deux titres cette dernière année que Kevin Heartbeats nous offre son premier EP, sorti sur le label S76.

Debt Level Alright, c’est un disque de sept titres qui viennent chacun à leur tour casser les codes traditionnels de la pop en venant y ajouter des influences lofi et hip-hop, le tout porté par une voix séraphique.

Si certain.es ont peut-être eu la chance de découvrir cet artiste en amont, notamment à La Cité Fertile ou sur les scènes du Trabendo et du Pop Up! du Label, il est désormais possible d’écouter ses titres en boucle, sur toutes les plateformes. Ce premier EP s’écoute à tout moment et à toute heure de la journée ou de la nuit, d’une traite ou par petits bouts [même s’il est avéré que tout écouter d’un coup est bien plus plaisant].

La musique de Kevin Heartbeats est avant tout une histoire de sensations.
Il sait manier avec délicatesse son côté « sad boy », réussit haut la main à nous faire danser sur une musique sentimentale et mélancolique, et arrive donc à se classer sans peine dans la catégorie d’artiste avant-gardiste.

Il sera possible de découvrir une version live de Dept Level Alright le 24 mars le long du canal Saint Martin, dans le cadre de sa release party au Point Ephémère. Et il est très probable de tomber encore plus sous son charme…

[INTERVIEW] Sourface, des percussions faites à base de casseroles aux scènes anglaises et françaises, en passant par un festival hongrois. Rencontre avec le groupe franco-anglais « post genre »

Ils sont quatre, jeunes, venus d’un côté et de l’autre de la Manche. Il sont chanteurs, musiciens, performeurs. Ils jouent entre Londres et Paris, en passant parfois par des villes hongroises, parce que « pourquoi pas ? ».

Ils s’appellent Alex, Ludo, Matt et Tom, mais sont plus connus sous le nom de Sourface.

Sourface, c’est un groupe franco-anglais qui est voué à être un quatuor distinguable parmi tant d’autres. Parfois, la musique est blues ou rock ; d’autres fois, elle est plus tirée vers la bossa nova ou le jazz.

Fin février sortait le clip de Puis Tu Verras, tourné en Provence et réalisé par Clément Jurkew, alors que le temps le permettait encore. C’est un titre en français, qui commence sous forme de balade, mais qui très vite nous donne envie de danser sur une batterie qui peut faire penser à celle de King Krule (A Lizard State), et sur des airs de « tropical punk ».

Avec Sourface, nous nous sommes rencontrés au coin d’une rue, dans un café. On a parlé, beaucoup, et ris (énormément). À l’occasion de la sortie de ce nouveau clip qui dévoile ses musiciens au fur et à mesure, découvre à ton tour le groupe franco-anglais qui n’aime pas être définit par une étiquette et qui à son tour, se dévoile petit à petit.

INTERVIEW

Musicaléomentvotre : Bonjour !

Sourface, en choeur : BONJOUR !

M : Comment est-ce que vous allez ?

S : Super fatigués mais a part ça on va très bien.

M : Vous existez depuis 2018 ; mais pouvez-vous nous dire comment vous vous êtes rencontrés, comment le groupe est né ?

Alex : C’est une longue histoire très intéressante. On faisait tous partis de la même licence à l’University College London. J’ai rencontré Matthew dans la résidence étudiante, on est directement devenus meilleurs potes. Il connaissait Ludo car ils étaient au même lycée avant et on a commencé à faire de la musique ensemble, en créant un groupe de jazz. Puis on a fait un week-end d’intégration dans le nord de l’Angleterre et on a organisé un faux mariage entre un ami homosexuel et un ami drag queen, avec une cérémonie. J’étais habillé en none, Matthew en prêtre, et on a fait toute la cérémonie suivie d’un concert. Tom, qu’on ne connaissait pas est venu nous voir en nous disant « Eh, vous faites de la musique, ça tombe bien puisque je suis batteur ». De retour dans la résidence, on a sorti des énormes casseroles et des spatules pour construire une batterie de fortune. C’était notre premier concert, et depuis, on ne s’est jamais quittés. 

M : Vous avez commencé avec des casseroles, et maintenant vous faites des concerts entre Paris et Londres, c’est génial. Vous décrivez comment votre univers actuel ?

Ludo : On a un terme : tropical punk, depuis qu’une journaliste nous a décrit comme ça. 
Tom : Ce n’est pas de la punk des années 70/80’s, c’est plutôt de la post punk anglaise, totalement mélancolique. C’est une énergie funk et dansante plutôt qu’agressive pour la plupart du temps. 
Alex : On essaye de devenir le premier groupe « post genre » parce qu’on fait aussi du jazz fusion, du rock, du funk, de la bossa nova… Même au sein d’une même chanson. On n’aime pas les étiquettes : les gens écoutent du Sourface pour écouter du Sourface.
Tom : À chaque fois qu’on termine un concert certaines personnes viennent nous voir en disant « ça m’a rappelé ça, ou ça », mais je n’ai jamais entendu deux fois le même nom (à part Parcels et L’Impératrice).

M : Et quelles sont vos influences dans ce cas ?

Alex : Henri Salvador.
Ludo : Walter Wanderley.
Matt : The Elevens, Eric Satie, pour créer de la musique impressionniste.
Tom : J’aime beaucoup le blues traditionnel, mais j’ai beaucoup grandis avec la musique qu’on fait. Donc ma première influence ce serait vous trois.

M : Vos influences sont très variées, c’est beau. Vous avez sorti il y a quelques temps un premier EP Daytime’s Past. Est-ce que vous pouvez nous en parler un peu ?

Ludo : C’était nos toutes premières chansons, qui datent d’il y a à peu près deux ans.
Alex : C’était une sorte d’essai. On avait de la funk française et de l’indie rock anglaise. Tout le monde connait Sweet Dreams Suburbia, mais ce n’est plus ce qu’on fait aujourd’hui. Ce premier EP, c’était une porte d’entrée vers notre deuxième EP, éponyme.
Tom : Si musicalement ce n’est plus nous, on garde le côté thématique : ce désir d’échapper à une situation, la plupart du temps urbaine. 
Alex : C’est un rêve d’ailleurs, du soleil qu’on n’a pas à Londres notamment. *rires*

M : Comment vous faites pour composer votre musique en prenant en compte les deux thématiques importantes chez vous : l’émotion et l’évasion ; tout en faisant en sorte que chacun de vous apporte sa pierre à l’édifice ?

Tom : Jusqu’à maintenant Alex écrivait les chansons en français et Ludo celles en anglais et l’avantage est qu’ils ont des univers en commun. Tout part d’une mélodie à la guitare, et le reste on le fait tous ensemble, en répétition ou avec des casseroles *rires*. On a cette chance d’être un peu tous sur la même longueur d’onde et d’habiter relativement proches les uns des autres ; et quand quatre personnes passent du temps ensemble, on devient rapidement une seule et même personne. 
Alex : On a aussi et surtout pu faire beaucoup de musique ces derniers temps, surtout pendant les périodes de confinement ; ça ne s’arrêtait jamais. On s’entend super bien, on échange beaucoup, et c’est comme ça que s’écrivent nos chansons. 
Ludo : Nos voisins ont même déménagé. *rires*

M : Je ne sais pas si c’est parce que vous faites de la bonne musique ou pas….

Alex : Ce qui est sur c’est qu’on faisait beaucoup de bruit.
Tom : Surtout Alex ! Il ne fait pas les mêmes deux choses pendant trente minutes, non ! C’est pendant deux jours !
Ludo : Mais à la fin, ça nous donne des pépites. *rires*

M : En ce moment, vous êtes à fond dans les concerts, comme on l’a dit entre Paris et l’Angleterre… quel est votre public préféré ?

Tom : Matthew devrait répondre !
Matt : Malgré ma petite expérience je dirais la France, c’est une atmosphère différente. En Angleterre ça peut être vu comme une ambiance « bureaucratique ». 
Tom : Jusqu’ici on a joué seulement au Truskel à Paris, c’était complet et nous on était au top du top. Pour nous ça marche mieux en France : peut-être que les français sont plus ouverts, et comme Matthew l’a dit, il y a moins de stress.
Alex : Et puis il y a énormément de compétition en Angleterre, et ce même si on est en tête d’affiche. 
Ludo : À Londres il y a une pression qui est créée car il y a beaucoup, beaucoup de groupes qui viennent jouer. C’est difficile, mais ça motive aussi !

Sourface : On s’amuse bien à Paris.

M : À votre dernier concert d’ailleurs il y avait pas mal de personnes qui parlaient anglais. C’est des fans à vous qui sont venus, ou des gens qui ont entendu de la musique et qui se sont dit « pourquoi pas » ?

Ludo : Il y a des étudiants anglais qui sont sur Paris, mais aussi les franco-anglais de Paris…

M : C’est cool que vous avez deux cibles assez distinctes…

Tom : …Qu’on arrive à rassembler !
Alex : C’est ça qui est bien : culturellement et musicalement parlant, on est vraiment dans la diversité.

M : D’ailleurs, vous avez fait un festival à Budapest, n’est-ce pas ?

Matthew : Oh god yes ! *rires*

M : Est-ce qu’on peut en parler ?

Ludo : C’était le tout premier.
Matt : Après deux ans sans avoir fait un gros live, on s’est retrouvés devant plein de gens à Budapest, il faisait beau, la musique était bien, c’était un super moment. 
Tom : On s’est retrouvés au fin fond de nulle part en Hongrie *rires*. C’était deux ans avant la création de Sourface, mon coloc et ses potes organisaient un festival de 700 personnes et nous ont proposés de venir y jouer.
Alex : On a choqué tout le monde grâce à des cannettes de Beanz.
Tom : On a crée un culte, un Dieu, et sur scène on a éclaté la vieille basse d’Alex.
Ludo : Elle s’est retrouvée en plusieurs morceaux dans toute la Hongrie. *rires*
Alex : Et maintenant, le manche qui a été signé par tous les membres du groupe, se retrouve accroché dans un bar à Budapest. Alors si vous y allez…

M : C’est quand même fou cette histoire de festival. Et puis, pour vous avoir vu en concert, vous êtes des sacrés performeurs, de l’entrée sur scène jusqu’à la fin, ça devait être quelque-chose. 

Tom : Ah ça c’est sur !

M : Et, vous préférez la scène ou le studio ? C’est totalement différent comme état d’esprit...

Ludo : Au début j’aurais peut-être dit studio, mais en vrai à cause de la pandémie, peut-être la scène.
Alex : On a commencé le live en février 2020 et deux concerts après c’était le confinement, ce qui bien sur nous a permis d’avoir une super période studio pendant laquelle on a pu expérimenter beaucoup de choses, en étant tous ensemble.
Matt : D’ailleurs ils sont tous venus chez moi pendant un mois entier. On faisait tout le temps de la musique, les seules pauses qu’on prenait c’était pour regarder le foot (et manger). C’était une super expérience, qui nous a fait grandir.
Alex : On en a aussi profité pour construire notre propre studio…
Ludo : … Grâce à l’argent de l’erasmus ! *rires*

M : On arrête de parler du passé et maintenant on parle du futur. Alex, tu l’as mentionné, mais un deuxième album arrive. 

Ludo : On espère qu’il sortira bientôt ! On a un premier clip, celui de Puis tu verras qu’on a tourné en Provence et maintenant disponible, depuis le 25 février. Et un deuxième clip tourné à Londres arrivera ensuite. 
Alex : Et puis l’album ! Il y a pas mal de chansons qui attendent…
Ludo : C’est très ambitieux…
Alex : … Et il est presque prêt, on a même enregistré une version live. On attend la bonne date pour le sortir.

M : Et d’après tout ce qu’on vient de dire, je suppose qu’il sera assez différent de ce que vous avez fait jusqu’aujourd’hui?

Ludo : Le premier EP était l’introduction, et l’album sera un monde développé, plus théâtrale, qui mettra en musique toutes les émotions qu’on peut ressentir.
Alex : On veut que ça soit le meilleur possible, on y met le meilleur de nous même. 
Tom : On verra bien! *rires*

M : On verra bien ! On arrive maintenant à la fin de l’interview, mais je suppose que vous avez d’autres concerts de prévus pour cette année ? 

Ludo : À Londres, à Paris…
Tom : On ne s’arrête pas !
Alex : On aimerait faire beaucoup choses dans les mois à venir.

M : On ne peut donc vous souhaiter que des belles choses, du live et des performances!

Tom : Ah tu nous as vu, à toi de nous dire si on le mérite !

M : Oh je pense que c’est pas mal hein *rires*.

Sourface : Ça vaaaaa !

M : J’ai l’habitude de laisser le mot de la fin aux artistes…

Sourface : Notre prochain EP sortira le 1er avril (et ce n’est pas une blague)

Merci à Sourface pour leur musique, leur temps et leur bonne humeur communicative. Le groupe continue de se produire entre Londres et Paris en ayant un seul but : être le premier groupe post-genre. Et c’est bien parti.

[ALBUM] La deuxième partie de « Dissidænce » de Vitalic vient de sortir, la tournée peut commencer

Cinq mois se sont écoulés depuis que Vitalic a sorti Dissidænce episode 1 à l’occasion des vingt ans de carrière de l’artiste. Comme promis, à quelques jours du début de sa tournée, le producteur français est de retour avec Dissidænce episode 2 et, on ne va pas se mentir, c’est une vraie claque qu’on se prend.

Le premier extrait, The Light Is A Train, est sorti il y a trois semaines, et on devait se douter que ce qui nous attendait ne nous laisserait pas de marbre. La preuve en écoutant ces sept nouveaux titres.

À commencer par Sirens qui ouvre le bal, une sorte d’électro-choc loin d’être désagréable. S’en suivent alors cinq titres qui rappellent le Vitalic d’antan en puisant dans une techno sombre, inscrite dans une ambiance plus froide que celle du premier volet de Dissidænce.
Marching, l’avant-dernier titre de cet opus est un véritable banger qui nous emmène hors du temps, dans une toute autre dimension : celle de la mélancolie et de la poésie ; ancrées dans l’ADN de l’artiste.
Et puis Winter Is Coming vient boucler la boucle de ce double album, et c’est tout bonnement magnifique, une outro digne du grand art que fait Vitalic depuis le début des années 2000.

Dissidænce episode 2 est un album qui revient aux sources du producteur, un album qui nous replonge dans les raves techno des 90’s, un album qui nous fait nous sentir vivant de la première seconde à la trentième minute.

Si ce disque s’écouterait bien en boucle dans nos casques, il nous tarde déjà de retrouver Vitalic sur la scène de l’Accor Hotel Arena le samedi 12 mars ou encore, pour les plus chanceux, sur la route des festivals de cet été.

[ALBUM] Roseboy666 entrelace bangers et mélancolie dans son premier album « Prettiest Loser »

Alerte spoiler, cet artiste est à suivre de très près /!\

Repéré en 2018 avec un premier EP, Soleil Noir, notamment aux côtés de NxxxxxS et de Timothée Joly, puis l’année qui a suivi avec la bande originale du projet cinématographique 404, la nouvelle pépite de la scène française Roseboy666 revient aujourd’hui avec son premier album, Prettiest Loser.

Roseboy666 est de ces producteurs qui touchent tant au hip-hop qu’à la musique électronique, en passant par la pop, et que plus rien ni personne ne peut arrêter.
Prettiest Loser, c’est un disque de dix titres, mélangeant spleen et optimisme sur fond de bangers underground. Ce premier album aborde le thème de l’amour et de ses ruptures, des histoires déchues voire impossibles.

Aux côtés de cet artiste ? La crème de la crème de la nouvelle génération française ; à savoir Simili Gum sur Voeu, Babysolo33 sur Ta Shawty, Hyacinthe sur La Même Danse, The Pirouettes sur Antidote (soit dit en passant un franc succès) ou encore Johnny Jane sur Explique-moi, titre au paroxysme de la nostalgie.

Roseboy666, signé chez Jeune à Jamais, se classe une nouvelle fois dans la catégorie « artiste avant-gardiste de la musique de demain », et il n’y a qu’en découvrant son univers tant brut que sensible que tu en seras persuadé. A écouter sans modération, peine de cœur ou non.

[INTERVIEW] JOE, nouvelle signature de Cookie Records, nous parle de son premier EP (et de sa toute première scène)

Paola Frankel est une jeune autrice, compositrice et interprète tout droit venue de Montpellier, ville où il fait bon vivre et qui regorge de nouveaux talents musicaux. Nous en avons d’ailleurs la preuve avec JOE, qui a sorti son premier EP Morphée ce vendredi 11 février chez Cookie Records, et qui s’apprête à monter sur la scène de La Marbrerie ce vendredi, pour nous présenter pour la première fois ses chansons en live.

Rencontre avec une chanteuse sensible et authentique, qui aime par dessus tout allier la musique d’antan à celle d’aujourd’hui.

Musicaléomentvotre : Bonjour Joe, quelques jours après la sortie de ton premier EP Morphée, comment est-ce que tu vas ?

JOE : Je vais très bien merci ! Je suis contente de pouvoir enfin faire écouter le fruit de deux ans de travail. C’est une étape très importante pour moi. Ce premier EP de Joe, c’est la réalisation du rêve de la petite Paola qui voulait être chanteuse.

M : Tu vas pouvoir nous présenter la totalité de tes titres très bientôt, mais avant cela, pourrais-tu nous parler de ton parcours dans la musique ?

J : Je chante depuis que je suis petite. J’ai été élevée avec une famille qui jouait de la guitare tous ensemble alors je me suis mise à chanter avec eux. Parallèlement, j’ai commencé à m’amuser avec le piano et les guitares qui traînaient chez moi. J’ai pris des cours de piano à 9 ans et je suis rentrée dans une chorale. Adolescente, j’ai pris des cours de chant dans plusieurs écoles de musique à Montpellier, en terminant par un orchestre jazz. A côté de ça, à 14 ans, j’ai fait la rencontre d’un musicien / producteur avec qui j’ai fait mes débuts dans la création originale. Même si j’ai toujours écrit dans mon coin, ça m’a appris à mettre mes textes au service de quelque chose. J’ai pu enregistrer en studio, commencer à réfléchir aux arrangements, etc… ça a été instructif.
Après le bac je me suis installée à Paris pour mes études (de Médiation Culturelle) et c’est là que j’ai rencontré Théo Pace puis Noah Poisson avec qui j’ai commencé à collaborer. Ils faisaient déjà de la musique avec leur groupe Later. J’aimais beaucoup ce qu’ils produisaient alors je leur ai envoyé une version guitare voix du Blues et de La Vida, et ils ont beaucoup aimé. Cette rencontre a vraiment marqué un tournant dans ma vie musicale parce que ça n’avait jamais autant matché artistiquement avec des gens. C’est donc avec eux que j’ai créé le concept de Morphée, et on continue de travailler ensemble aujourd’hui.

M : Comment caractérises-tu ta musique, d’ailleurs ?

J : Je dirais que ce qui caractérise ma musique c’est l’idée de mélanger le moderne et l’ancien. C’est une identité musicale qui me vient de la pop indie et j’aime beaucoup ce jeu vintage qui frôle parfois le ringard. Ce qui rend ma musique singulière est aussi la volonté de chanter en français. Ça a été un vrai challenge de rendre musicale une langue qui ne l’était pas forcément au premier abord pour moi. (J’ai grandi avec des influences musicales plutôt anglophones).
Au-delà de la musicalité, en ce qui concerne le sens, je veux toujours aller au-delà de l’évidence. J’aime beaucoup l’absurde, les jeux de mots, les allitérations, les doubles sens cachés. J’aime être dans l’évocation, c’est ce qui caractérise un peu mon style aussi je trouve.

M : Est-ce qu’il était important pour toi de commencer ta carrière en étant d’emblée signée dans un label, à savoir Cookie Records ? Pourquoi ?

J : Ce n’est pas tant un choix personnel mais plus stratégique. Cookie Records m’apporte une belle visibilité et un soutien énorme dans mon parcours. Tout ce qui concerne l’envers du décor (la paperasse, la communication, etc…) me dépasse un peu, et je laisse des gens m’aider de ce côté là.
Alexis (Camous) est quelqu’un de très humain, qui croit en ce projet et qui sait le défendre. C’est important pour moi d’être bien accompagnée, de m’entourer de gens pour m’aider et me conseiller car je ne sais pas tout. Deux de mes amis, Paul Negre et Raphael Bonafos (en étude dans le Management des Industries Musicales) m’ont également été d’une grande aide.

Ce sont des gens de l’ombre qui méritent d’être reconnus aussi.

M : Nous avons pu te découvrir à travers une reprise de Ichon sur le titre Miroir. Qu’est-ce que ça fait de chanter ces mots, reprise qui a été directement acceptée par l’auteur en question ?

J : Je me suis découverte à travers les reprises donc c’était tout naturel que j’en intègre une à mon premier EP. J’aime l’idée de reprendre une œuvre et d’y ajouter mon grain de sel, c’est une manière de rendre hommage et de donner une autre dimension à un morceau.
Je trouve que Miroir de Ichon est très bien écrit et je m’y reconnais complètement. Ce monologue schizophrénique, cette guerre introspective qui traduit de la difficulté de se faire face. C’est un thème universel qui me touche et qui est ici, très bien traité. Avec Miroir, mon intérêt était aussi de proposer une version beaucoup plus chantée. Ichon est issu de la culture rap et n’étant pas rappeuse, c’était une sorte de challenge personnel de reprendre un de ses morceaux. Ichon a directement accepté que je fasse une reprise de Miroir, pour mon plus grand plaisir *rires*.

M : Morphée, ton premier disque, ton premier enfant est composé de 8 titres, dont ta reprise. Peux-tu nous en parler ? Qu’est-ce que nous retrouverons dedans ?

J : Dans Morphée, nous retrouvons les élucubrations d’une jeune fille mélancolique qui découvre la vie. Morphée se construit autour de la thématique amoureuse, qu’elle soit niée, déchue, embrassée ou sensualisée. Mais je dirais que ce qui lie tous ces morceaux entre eux c’est la dynamique nocturne avec laquelle je les ai écrits et composés.
C’est un EP fait avec authenticité car il est assez introspectif, spontané et parfois un peu décalé. Dedans, je joue avec les mots et je m’amuse des situations dans lesquelles je me trouve avec nonchalance. Musicalement, il me représente bien : les influences jazz et soul se délient tout le long de l’EP et viennent lier les morceaux entre eux. Le côté un peu électronique (des synthés) ajoute de l’élévation, de l’onirisme.

M : Aimerais-tu dire un mot à tes auditeurs avant que ces derniers découvrent ta musique, ou aimerais-tu qu’ils s’en imprègnent directement d’eux même, à la première écoute ?

J : Je crois que cet EP parle de lui-même. C’est une invitation à découvrir mon univers et je pense que mes mots ne pourront jamais remplacer ce que la musique exprime. Mon Intro/Réveil est d’ailleurs là en guise d’avant-propos de l’EP. C’est le préambule de ma petite bulle musicale.

M : On retrouvera notamment dans cet EP un feat avec Bo Parleur. Peux-tu nous parler de cette collaboration ? 

J : J’ai rencontré les Boparleur via Instagram. C’est un duo de Lyon (l’un chante et compose au piano, l’autre est à la guitare). J’ai repris un de leurs morceaux et ils ont voulu me rencontrer. Ils sont vraiment talentueux et très spontanés. Le courant est tout de suite passé !
On s’est vu dans un bar du 5e et au bout de quelques heures on s’est retrouvés dans leur studio jusqu’à 5h du matin à faire de la musique. Et c’est ce soir-là qu’on a créé Faux Semblant. On s’est beaucoup amusés à l’inventer et elle traduit bien cette rencontre.

Ce morceau met en évidence ce qu’on a en commun avec les Boparleur ; la nonchalance et la spontanéité.

M : Pourquoi était-il important que Bo Parleur figure sur un de tes titres ?

J : C’était important qu’ils figurent dans mon EP parce que c’est une rencontre qui m’a beaucoup marquée musicalement. Au-delà du côté cathartique (donc solitaire) que la musique représente pour moi, elle est aussi un échange, un partage avec autrui. Concernant les Boparleur, dès que je les vois, il y a une vraie fusion musicale. On a d’autres projets ensemble, et je vais aussi figurer dans leur premier EP qui, je l’espère pour eux, sortira avant la fin de l’année 2022.

M : Le 18 février est une date à marquer d’une pierre blanche : nous pourrons te retrouver sur la scène du Consulat. Comment est-ce que tu te sens à l’approche de cette date ?

J : Le 18 février est une date importante pour moi car c’est ma première scène. C’est la première fois que je chante mes créations devant des gens avec mon nom sur l’affiche. Et La Marbrerie est une assez grande salle pour commencer donc mon challenge sera d’arriver à incarner ma musique spatialement. C’est un grand pas. Je suis très excitée à l’idée de pouvoir montrer les adaptations lives de mes morceaux et en même temps je stresse beaucoup (mais je crois que c’est normal *rires*). Je pense que la notion de live est ce qui me manquait pour concrétiser et rendre physique ma musique.

Comme je le disais juste avant, la musique c’est du partage, avec les musiciens mais aussi avec un public. Et j’ai vraiment envie de leur offrir le meilleur de ce que je fais, de leur faire ressentir des choses, qu’on passe tous ensemble un moment unique.

M : D’autres artistes t’accompagneront également à l’occasion.

J : Mon live band est composé d’un pianiste / claviériste (avec qui je travaille aussi en studio) Théo Pace et du guitariste Nils Hennig. Nous sommes aussi avec Alexandre Privat à la basse, Marius Faillot notre batteur et Raphaël Bonafos à la trompette. Ce sont tous d’excellents musiciens avec qui le courant est tout de suite passé. Au-delà d’être très carrés sur l’apprentissage des morceaux, ils proposent aussi leurs idées et elles sont souvent bonnes *rires*. C’est important pour moi que dans un groupe chacun puisse proposer des choses et donner son avis, afin que chacun prenne son pied musicalement. Pour certains, on se connait depuis peu de temps mais on aime tous jouer ensemble. Pour moi, les instrumentistes devraient avoir plus de reconnaissance pour le travail qu’ils font.

Sur scène, le show n’existe pas sans eux.

M : Enfin et pour conclure cette interview, je te laisse le mot de la fin (et nous nous revoyons très vite, en dehors des écrans).

J : Et bien merci de m’avoir permis de m’exprimer à travers cette interview et de me laisser l’espace pour développer mes idées. J’espère que mon EP trouvera écho en tes lecteurs et que cette interview a pu les éclairer sur mes intentions artistiques.

JOE jouera Morphée ce vendredi 18 février, à 21h30 sur la scène de La Marbrerie (Montreuil), à l’occasion de la Cookie Records Label Night. Retrouve ici le lien de l’évènement.

[ALBUM] Futuro Pelo est de retour pour enflammer les dancefloors dès la réouverture des clubs

Il touche à tout.

Tout commence dans les 80’s avec un trio de rockabilly, The Wanderers, d’ailleurs aux côtés d’autres formations comme La Mano Negra ou les Wampas. Puis, l’idée de se lancer en solo sous son propre nom, Sportès et d’enregistrer son album chez Eric Serra a pointé le bout de son nez. Entre ce moment et aujourd’hui, beaucoup de choses ce sont passées : un duo électronique pendant quinze ans (Sporto Kantès) qui aura offert quatre albums, mais également un nouveau projet solo à travers lequel sont nés deux EPs en 2017 et 2018, suivis d’un nouvel album en 2020.

Aujourd’hui musicien et dessinateur avec une vie artistique déjà pleine de vécu, Futuro Pelo est de retour juste à temps pour la réouverture des clubs avec un nouvel EP, Tango.

Signé chez Pain Surprises et Délicieuse Musique, Futuro Pelo appelle se retrouver sur les dancefloors autour de ce nouveau disque. Mêlant pop punk, tango argentin, opéra, rock et hip-hop, Tango est un véritable cocktail de textes chantés, mixés à des samples découverts parfois par hasard, qui marque les premiers instants de 2022.

Abordant en musique les thèmes de la pandémie mondiale, de l’urgence climatique et des élections actuelles, cet EP de six titres s’inscrit dans une dimension autant décalée que dans l’air du temps.
Comme à son habitude, Futuro Pelo nous extrait d’une certaine morosité qui nous colle à la peau depuis un moment grâce à des titres dansants et divers, nous invitant à danser nuits et jours.

[ALBUM] JOKO s’impose en véritable muse de l’électro pop française avec son nouvel EP « I’ve Never Been Good With Words »

Quatre ans après la sortie de son premier projet Loon, l’artiste française et autodidacte JOKO est de retour avec un troisième EP dans lequel elle se livre plus que jamais. I’ve Never Been Good With Words est un projet de cinq titres qui peuvent faire penser tantôt à Lykke Li ou FKA Twigs, tantôt à James Blake ou Aretha Franklin, tout en gardant néanmoins un naturel et une authenticité hors du commun.

C’est en chantant ses faiblesses et ses peines que JOKO s’impose comme la nouvelle muse de l’électro pop française, nous faisant alors voyager à l’intérieur de son esprit, avec une musique et des paroles brutes et sincères.

Ce disque permet à JOKO de se mettre au centre de sa musique sans pour autant quémander que tous les projecteurs soient braqués sur sa propre histoire, dont elle est pourtant « l’héroïne », en parlant tant de ses démons et de la solitude, que de l’ouverture vers le monde qui l’entoure, qu’elle a appris à apprivoiser petit à petit.

Si JOKO préfère mettre en chanson ses pensées plutôt que de trouver les bons mots pour raconter ce qu’il se passe dans sa tête, c’est tout à son honneur. I’ve Never Been Good With Words est un EP qui touche quiconque l’écoutera et qui apporte une lueur d’espoir dans un monde dans lequel il n’est pas toujours facile de trouver sa place.
JOKO nous présentera ses chansons lors de sa release party au Consulat le 17 février, et on a déjà hâte de la voir performer dans ce lieu de beauté.

[ALBUM] Periods agit désormais en solo, et sort l’EP « Ruptures »

Periods, c’est à l’origine un trio de trois sœurs qui ont débarqué sur le devant de la scène en 2019 avec un premier disque, Vocodeur 3000. Désormais, Periods ne représente plus que Dana Colin, accompagnée de ses synthés et de ses boîtes à rythme ; constituant un nouveau cycle, une « rupture » avec un temps révolu.

Ruptures, c’est le titre du désormais projet solo de Periods. Ruptures, c’est sept titres tantôt pop, tantôt rock ; un EP féministe qui prône la liberté dans sa généralité.

Dans cet EP, Dana Colin se donne la liberté de passer d’un trio à un solo, la liberté de crier à l’égalité, la liberté de chanter à gorge déployée, la liberté de parler d’amour et de désamour. En même temps, là est tout le principe de la « rupture » : il faut que ça touche, que ça bouscule, que ça marque.
C’est un disque qui ose du début à la fin, tant dans les influences musicales que dans les textes parfois un peu soudains. D’ailleurs, « son texte est vénère mais tu vas finir par la vénérer ». Periods est passé d’un premier EP festif à un EP plus sombre, à l’image de son autrice-compositrice-interprète.

Periods est devenu un espace créatif où les idées fusent, où on s’autorise tout. Ruptures est un EP qui place Dana Colin en tant qu’artiste et non qu’en tant que « femme dans l’industrie musicale » seulement.
La nouvelle vie de Periods peut commencer.

[ALBUM] Fulvio se lance en solo et sort son premier EP, « 200 »

Alors que 2021 arrive à sa fin et que nous discutons tous de nos « tops albums de l’année » entre deux repas copieux, certains artistes arrivent toujours à attirer notre attention.
C’est le cas de Fulvio, membre du trio La Place qui vient de sortir son premier EP solo, 200.

Dans un monde qui ne s’arrête jamais, ce projet porte son nom avec brio et légitimité.

200 parle de vitesse, puisque nous vivons dans un monde où tout va toujours trop vite, où les relations passent et s’épuisent, où tout peut filer à vitesse grand V, sans qu’on ne l’aperçoit ne serait-ce qu’une seule seconde. C’est d’ailleurs un projet de dix minutes et cinquante secondes précisément : pourquoi faire long quand on peut faire simple, efficace, concis, et pour autant tout aussi impactant ?

Muni d’une sensibilité et d’une authenticité mises à toutes épreuves, de prods concoctées par Tonio Beats, NAKAWA, 7INK, Lucien Balland et Fulvio lui-même, 200 n’a besoin que de sept titres pour que ce dernier puisse nous rapper ses histoires. Ces dernières, parfois mises en images (Shiloh, Boucle et Jeu de Comédien), nous montrent un visage, une silhouette parfois troubles, un homme comme un autre mis face à un artiste en quête de réponses face à un tas d’infos perçues par minute, et qui se servent tous les deux de la musique pour vider leur trop plein d’émotions.

Enfin, 200 c’est la carte de visite musicale de Fulvio. Si certains morceaux peuvent être qualifiés d’ébauches voire même de canevas d’un deuxième projet, Fulvio n’est qu’au début de sa carrière : et il est clair que nous, on veut qu’il continue de nous chanter qui il est.

[ALBUM] La Malka Family nous invite à kiffer la teuf avec son nouvel album, « SuperLune »

Les maîtres du funk français sont bel et bien de retour, avec un nouvel album ainsi qu’une première date parisienne ; et on ne les présente plus.

Ils font danser le monde entier depuis la toute fin des 80’s, accompagnés par leur P-Funk cosmique à la manière de George Clinton. Malka Family vient de sortir quatorze nouveaux titres au sein de SuperLune, un disque qui met du baume au coeur.

Si Malka Family a commencé à diffuser sa musique synonyme d’anti-dépresseur et à l’énergie communicative lors de grosses teufs organisées à une époque antérieure, notamment avec DJ Dee Nasty « Grandmaster » de la Zulu Nation, les quelques douze membres du groupe sont loin d’être prêts à passer le flambeau.

Dans ce nouvel opus, le groupe nous invite à kiffer encore plus la teuf et la funk. Vêtus de paillettes et de frous-frous jusqu’au bout des pieds, Malka Family cite : « Notre musique communique de l’amour ; notre force, c’est de rire pour combattre la tristesse de la planète » ; et c’est un challenge réussi haut la main.

Alors que le monde se reconfine petit à petit et qu’il est désormais interdit de danser jusqu’à l’aube, la Family nous fait cependant garder le sourire grâce à des riffs endiablés, des rythmes décalqués, un son chaud et un funk venu d’une autre dimension, probablement aux mille couleurs.

La Malka Family était de retour en physique et en digital ce vendredi 10 décembre avec SuperLune, mais également sur le devant de la scène le lendemain, en venant performer pendant près de deux heures à L’Elysée Montmartre.

Et quel SuperConcert !

Jeunes et plus âgés ce sont donnés rendez-vous ce samedi 11 décembre, rappelant alors que non, le funk n’est pas mort, et qu’il continue de se transmettre de générations en générations.

SuperLune est disponible sur toutes les plateformes, et à (re)découvrir sans plus attendre.

[ALBUM] Vitalic fête ses 20 ans avec « Dissidænce épisode 1 »

2005 : Trahison. 2009 : Poison Lips. 2012 : Stamina.

Trois titres parlants, tu me diras. Si c’est derniers ont fait de lui une des figure emblématiques de la French Touch depuis les années 2000, lointaine est l’idée de s’arrêter en cours de route. Après son dernier album Voyager sorti en 2017, le producteur caméléon Vitalic signe son grand retour avec huit nouveaux titres extraits d’un double album, DISSIDÆNCE.

Au cours de cette année, trois singles annonçaient déjà la sortie de cette première partie d’album : Carbonized, un premier extrait qui présageait un retour très attendu, 14AM, un titre plus vaporeux et enfin, Rave Against The System en duo avec Kiddy Smile qui nous rappelait l’énergie inimitable que l’on retrouve en rave. C’est clair, net et précis, Vitalic est bel et bien de retour pour faire danser nos corps et nos âmes.

Au sein de Dissidænce épisode 1, on peut retrouver de la pop, du rock, de la techno et parfois même une once de punk si l’on tend bien l’oreille. Vitalic est un artiste touche-à-touche, et c’est bien pour cela que ce nouvel opus est divisé en deux parties :

En le composant je me suis rendu compte que huit titres me semblaient trop peu pour un album et seize vraiment trop et du coup j’ai décidé de couper le tout en deux ! – Vitalic

Ces premiers huit titres font figure de très belle introduction à ce qui arrive par la suite, à savoir un disque encore plus hardcore, signant un retour aux sources et un condensé de ce que le producteur sait faire de mieux. Entre titres électro-disco, punk-électro, beats martiaux et gimmicks électroniques, on ne peut s’empêcher de penser que la suite nous impressionnera encore, encore et encore plus.

Si Vitalic est connu pour ses titres énergiques et pour ses remixes effrénés pour le grand Etienne Daho ou pour la DJette Louisahhh, n’oublions pas de préciser ses live shows sont tout aussi remarquables.

Et, tu t’en doutais peut-être, mais livrer un album sans scène à la clé n’était pas envisageable. Rendez-vous donc le 12 mars 2022 à l’Accor Hotel Arena (Paris) pour fêter les 20 ans du producteur, tout en laissant nos corps être habités par la musique de ce maestro de la musique électronique.

[LIVE] Ojûn nous présente son carnet de voyage sonore sur la scène du Hasard Ludique

À l’occasion de la sortie de son premier album BAT KARÉ en février 2021, Ojûn nous invitait ce jeudi 4 novembre à vivre un véritable road movie sur la scène mythique du Hasard Ludique (Paris 18). Originaire de l’ouest de la France et plus précisément de Bretagne, Guillaume Chartin de son vrai nom nous a épaté lors de ce concert. Le public tout entier a chanté, dansé et voyagé grâce à ces sonorités d’ici et d’ailleurs, portées par une musique ethno électronique.

Ojûn, ça veut dire « chamane » en Yakoute, et chamane signifie intermédiaire entre les humains et les esprits de la nature. Guillaume porte donc bien son nom, nous proposant alors un album de dix titres planants et envoutants, pouvant nous faire penser à « l’électro chill » de Fakear ou encore à Thylacine.

Sur scène, l’artiste multi-instrumentaliste a une énergie contagieuse. S’il ne joue pas sur des machines, il passe d’un titre porté par une clarinette et ses envolées spirituelles à un morceau plus grave accompagné par des riffs de guitare très rock ; c’est un artiste touche-à-touche, et il nous l’a prouvé tout au long de cette première date parisienne.

Ce jeudi, Ojûn nous a offert non seulement une véritable expérience sonore et musicale, mais également une démonstration visuelle voire même cinématographique. En arrière plan, des images d’archives ainsi que des quotes ethnomusicologiques, nous permettant de réaliser que c’est un projet singulier qu’on ne croise pas tous les jours dans cette grande industrie qu’est celle de la musique. Au premier plan, nous avons un artiste qui donne de sa personne du début à la fin du show en ayant un jeu de lumière des plus variés, colorés et stroboscopiques. Ojûn est souriant, il danse et communique ainsi avec le public, et ce quoi qu’il arrive. Il nous tardait de retrouver cette ambiance sur scène…

Pour résumer, BAT KARÉ est un projet actuel qui dépasse toute sorte de frontière et qui une fois sur scène ne fait plus qu’un avec le public. Ojûn est un artiste qui nous offre un album qui nous vient de l’autre bout du monde et qui mêle sons électroniques et instruments venus d’ailleurs : de La Réunion, du Japon, d’Arménie ou bien d’Afrique. Alors pour conclure, on ne peut que te conseiller de découvrir cet artiste en live ; et ça tombe bien car il prévoit de revenir le 27 janvier pour fêter sa release party, dans cette même salle qui l’accueillait pour la première fois cette semaine, les bras grands ouverts.

[ALBUM] Inner City Basement sort son premier EP, une déclaration au post-punk de nos jours

On dit que le rock est mort, mais tel un phoenix, il renait de ses cendres. En septembre 2021 sortait un premier titre, Colour & Sound, accompagné par un clip réalisé par Louisa Decq et Maxence Robin. À la suite de ce single qui présentait CE groupe dont on va désormais entendre parler à chaque coins de rue, les quatre parisiens ont sorti leur premier EP qui porte le même nom ce 22 octobre, permettant à la scène rock actuelle de bénéficier d’un second souffle.

Inner City Basement est le nouveau groupe à suivre.

Colour & Sound est un disque composé de cinq titres mélangeant dream pop et post-punk, en étant tous singuliers les uns à la suite des autres. C’est une invitation au voyage dans les 80’s, 90’s tout en gardant un pied dans notre époque. Inner City Basement use de ses références pour créer une musique actuelle et déjà intemporelle. On s’autorise à se faufiler entre deux riffs de guitare, à en revouloir après une interlude et à allier l’étrange et la réalité.

Le groupe à l’avenir prometteur s’immisce progressivement dans le paysage de la musique actuelle, et on ose le dire : ça fait du bien d’entendre du bon rock.

[ALBUM] Steiner Inc. est de retour avec « Les Abysses », l’EP annexe de son premier album

Le 8 octobre sortait le tout nouveau single de Steiner Inc., La Gagne en duo avec Amad. Le single, notamment playlisté par Apple Music, était annonciateur d’un tout nouvel EP désormais disponible. Steiner Inc. est un Artiste avec un grand A, mêlant avec pincettes auto-tune et basses groovy, une association de styles plutôt plaisante.

Si nous avons pu découvrir Steiner Inc. en mai dernier avec son premier album Le Grand Bleu, le caennais à la vingtaine d’années seulement continue de nous présenter son univers dans cet EP « annexe », sorti le 15 octobre. Les Abysses est composé de six titres tous différents les uns des autres, parfois très introspectifs et planants, d’autres fois plus groovy ou très bangers, seul ou accompagné par Amad (également présent sur le premier disque) ou par SIX Moba.

Steiner Inc. fait de la musique éclectique, que ce soit autour des nombreuses collaborations qu’il a fait (NastyIrishGal, Amad & Eleka, Leeno Number$…) ou simplement lorsqu’il sort son propre projet comme c’est le cas aujourd’hui. C’est un artiste touche-à-tout, qui fait partie des prochains phénomènes à suivre de très près, et à l’avenir des plus prometteurs.

Les Abysses est disponible partout (et c’est à écouter immédiatement).