[ALBUM] L’électro underground de Seleminga

Cet EP est aussi authentique que mystique.

Alors qu’elle était habituée aux musiques R&B et rap, Seleminga, montluçonnaise et artiste engagée, est de retour avec un EP qui célèbre la musique électronique plus que jamais.

Curvas Peligrosas est composé de cinq titres, dont deux inédits encore jamais sorti. Mélangeant des sonorités solaires et d’autres plus issues du synthés, des voix tantôt espagnoles, tantôt françaises, on peut dire que c’est un EP qui parle à tout le monde.

À travers ces cinq titres, Seleminga aborde des sujets forts tels que le racisme, le colonialisme ou la condition féminine. À elle seule, elle crée une musique électronique underground, mêlant ruptures sonores et minimalisme ; ses clips quant à eux, sont d’un visuel envoûtant, ce qui montre que l’artiste a plus d’un tour dans son sac.

À écouter fort, aussi fort que les battements de notre cœur qui sont directement touchés par cette œuvre musicale.

[ALBUM] Dame Civile, ou le combo parfait entre chanson et hip-hop alternatif

Deux frères, deux voix et une multitude d’influences venues d’ici, de là-bas pour créer une musique qui leur appartient. Nous pourrions presque le qualifier d’hybride : un disque de huit titres tantôt dansants, tantôt plus calmes, qui mélange une musique hip-hop à de la chanson, voire de la poésie des temps modernes.

Dame Civile vient de sortir son troisième EP, et c’est d’une très grande beauté.

Nouvel Âge, c’est un magnifique disque qui explore les frontières de la réalité terrestre à travers le temps et les expériences. Durant les quelques vingt-deux minutes d’écoute, les frères passent en revue les émotions que nous rencontrons dès notre plus jeune âge, jusqu’aux phases de séduction avant les histoires d’amour, qui sont parfois suivies des regrets, et surtout par beaucoup de souvenirs.

Dame Civile, c’est un duo qui fait de la musique puissante, avec ses tripes. De la musique sincère et naturelle, qui fait du bien et qui t’autorise à t’évader de ton esprit pendant un instant. Dame Civile est un duo affranchi et on est déjà fan de ce qui va arriver.

En collaboration avec Sébastien Bouchereau

[ALBUM] À toi, amoureux de l’amour

Sa voix ne nous est plus inconnue depuis qu’il a repris le très célèbre titre de Rihanna, Diamonds. C’est un artiste sensuel et qui raconte ses propres histoires, celles qu’il a vécu et qui ne l’ont pas laissé indemne.

Josef Salvat nous chante l’amour dans un nouvel EP.

Ce dernier est constitué de huit titres écrits entre août et septembre 2020, à une époque où les histoires d’amour d’un été commencent à entrer dans une phase « d’aboutissement ». C’est un disque pour les coeurs joyeux et les coeurs brisés, pour ceux qui croient en l’amour, ceux qui n’y croient pas encore et ceux qui sont amoureux de l’amour.
Joseph Salvat est de ces artistes qui font de la musique pour traiter directement une émotion plutôt qui d’y réfléchir après coup.

Plus vrai que jamais, l’artiste se confie à ses auditeurs à travers The Close / Le Réveil, que ce soit en parlant de premiers amours ou de ceux qui n’arrivent jamais, de la complexité d’un couple, du plaisir charnel ou tout simplement du fait de s’épanouir personnellement grâce aux relations que nous rencontrons au cours de toute une vie.

À toi qui aime tant l’Amour avec un grand A, ces chansons sont faites pour toi.

En collaboration avec Priscilia – Le Bureau de Sarah

[ALBUM] Angle Mort & Clignotant, le duo décomplexé du moment

Le nouveau groupe décalé du moment n’est autre qu’Angle Mort & Clignotant. Si tu as l’habitude d’écouter les très doués Sexy Sushi ou Salut C’est Cool, tu ne pourras qu’aimer ce duo.

Angle Mort & Clignotant, c’est l’assemblage d’une musique hybride et décomplexée, joyeuse et parfois absurde. Ils n’ont pas peur de mixer chanson française, rap et techno stroboscopique, ce qui fait facilement d’eux un groupe dont on se souvient. Leur EP Toujours Ouvert vient de sortir, et c’est probablement ta dose de good vibes du week-end.

Dans ce dernier, on retrouve un titre destiné à notre très cher Jean-Paul Rouve ; mais également une partie de jeu du P’tit Bac qu’on connait tous, et une session Karaoké où se mélangent entre autres Céline Dion et Marc Lavoine, le tout « remixé » à leur sauce. En résumé, c’est un disque de six titres qui te donne envie de te lâcher, qui te pousse à faire La Fête sans te prendre la tête, juste au rythme de la musique.

En collaboration avec Clémence Vincent

[ALBUM] S’abandonner sur l’électronique contrasté de Lydsten

Photos : David TABARY – Dans Ton Concert

Il y a un an, les clubs et toutes autres sortes de lieux qui ont pour but de te faire passer du bon temps, annonçaient qu’ils devaient fermer leurs portes. Depuis un an, les artistes ne vivent plus de leur métier. Néanmoins en un an, ces derniers ont eu du temps pour avancer de leur côté sur de nouveaux projets : c’est aujourd’hui le cas de Lydsten.

Lydsten est un artiste qui fait pratiquement tout en solo, les moments en studio comme ceux sur scène.

Ce vendredi 26 mars, il nous livre un EP de quatre titres électroniques et aériens, fruits d’un apprentissage des synthés et des boîtes à rythme de manière autodidacte.
Calcite est une invitation au voyage : un voyage entre les différentes influences de Lydsten, un voyage entre une musique techno et une electronica organique, un clair-obscur entre des sonorités sombres et d’autres teintées d’une lueur d’espoir.

Alors qu’il nous a confié Beryl et Amber avant de nous offrir ce premier disque, Calcite et Malachite qui s’ajoutent à la track list permettent à cet EP d’être la carte de visite de Lydsten, le lillois qui s’impose peu à peu dans le paysage des musiques électroniques. Le meilleur reste à venir.

[ALBUM] Otzeki vient réveiller les foules (pour notre plus grand plaisir)

C’est l’histoire d’une découverte fin 2016, d’une première rencontre en 2017 dans la très connue salle Les Étoiles, puis d’une seconde au FNAC Live la même année. Quatre ans plus tard, Musicaléomentvotre retrouve Otzeki, un duo plus épanoui que jamais.

Mike et Joel sont cousins et savent réveiller les foules, faire danser nos corps et apaiser nos coeurs. Ils ont leur propre rythme issu d’un mélange de musique électronique, de guitares et de voix aériennes, et savent parfaitement comment te faire oublier que ce monde n’est parfois que désillusion.

Otzeki est de retour avec cinq clips et un deuxième album (et ici on l’écoute déjà en boucle).

Otzeki a deux grandes qualités.

Premièrement, Mike et Joel ont une énergie hors du commun. Cette dernière se ressent tant en live, que devant leurs clips, que lorsque tu écoutes de la manière la plus simple leur album. Et selon moi, il est rare ces dernières années de ressentir cette force de caractère, peu importe la situation.

Deuxièmement, ils font de leur musique une arme de prédilection, et arrive à faire passer un message d’espoir à travers cette dernière, mais également à travers leurs clips qui font d’eux des artistes à part entière.

Pour faire simple, les douze nouveaux titres d’Otzeki, tout droit sortis de Now Is A Long Time sont à écouter très fort, seul.e pour mieux en profiter ou accompagné.e pour partager ce sentiment de liberté.

En collaboration avec Camille – La Mission

[ALBUM] Le retour du groove de Busty and The Bass

C’est probablement un des groupes montréalais de soul-jazz préféré de Musicaléomentvotre. Ils sont talentueux et solaires, passionnés et incroyables à voir sur scène, ils te font danser et n’apportent que des good vibes lorsque tu les écoute.

Busty and The Bass sont de retour avec un nouvel EP de quinze minutes, ET Suite, un disque réussit avec brio.

Ce nouveau disque a été enregistré entièrement pendant le confinement et nous offre tout le groove qu’on peut retrouver dans l’afro-soul et le jazz, genres prédominants de Busty and The Bass. Ils équilibrent avec bravoure l’honnêteté émotionnelle et le psychédélisme intergalactique, ce qui fait que ce groupe est adulé par la communauté montréalaise.

Et pour cause !
Quand on prête l’oreille à leur musique, on se sent bien.

ET Suite apporte de la chaleur à nos coeurs, et on a déjà hâte de les retrouver sur scène…

En collaboration avec Camille – La Mission

[ALBUM] Le Palais d’Argile de Feu! Chatterton

Après avoir remplis des centaines de salles de concert, après avoir eu deux disques d’or, deux nominations aux Victoires de la Musique et après nous avoir régalé avec des lives pour rendre plus gais nos couvre-feux, Feu! Chatterton nous présente son Palais d’Argile, le nouveau chef d’œuvre des dandys parisiens.

C’était ce que Musicaléomentvotre attendait le plus : le retour des poètes des temps modernes.

Accompagné par le très grand musicien et compositeur de musiques électroniques Arnaud Rebotini, le groupe continue de donner un second souffle à la chanson avec ce troisième album. Feu! Chatterton a ce don de transformer des mots simples en des récits dédaléens, dans lesquels on prend un malin plaisir à se perdre.

Palais d’Argile est un disque d’1h10 somptueux.
C’est un album qui fusionne chanson française et musique électronique, quatorze titres qui suspendent le temps et qui te font tantôt danser, tantôt frissonner tout ton corps.

Feu! Chatterton a su crée un nouvel album aussi humain qu’inhumain, qui nous invite à aller vers un Monde Nouveau. Palais d’Argile, à écouter avec son corps, son cœur et sa tête.

[INTERVIEW] Oscar Anton « Je pense avoir été tellement frustré de ne pas pouvoir sortir de musique pendant ces quelques années que j’avais besoin de faire l’inverse »

L’artiste français Oscar Anton s’est lancé dans un projet fou cette année, en décidant de créer et de partager de la musique chaque mois. Le concept ? Dévoiler trois titres inédits dont un bonus entre le mois de janvier et le mois de décembre 2020. Nous avions donc rendez-vous sur toutes les plateformes et sur les réseaux sociaux d’Oscar tous les derniers vendredis du mois pendant douze mois pour découvrir ses titres, de la manière la plus spontanée qu’il soit. Home of Sanity, c’est le nom de ce projet qui nous a accompagné pendant cette folle année, durant laquelle la musique était une chose, ou que dis-je, un art indispensable. Rencontre avec Oscar Anton, et retour sur son parcours.

Salut Oscar, peux-tu te présenter à ceux qui ne te connaissent pas (encore) ?

Salut ! Je m’appelle Oscar, j’ai 24 ans et je fais de la musique. Je fais à peu près tout depuis mon studio (qui est aussi ma chambre btw), de la composition à l’enregistrement, production et création des visuels. Le confinement fait partie de ma vie depuis un petit moment finalement.

On dit que nos goûts musicaux sont parfois le reflet de ce que nous écoutions plus jeunes. Quel est ton rapport à la musique et comment penses-tu que ton entourage a pu t’influencer musicalement parlant ?

Yes c’est certain ! J’ai grandis en écoutant les disques de mes parents. C’était surtout de la musique internationale, genre Bob Marley, Robbie Williams, U2, Coldplay, James Morrison. On ne regardait pas beaucoup la télé mais on écoutait beaucoup de musique à la maison. J’ai toujours été fasciné par les émotions que pouvaient transmettre les mélodies, sans même comprendre un mot j’avais l’impression qu’on me racontait une histoire. Hyper naturellement j’ai voulu en raconter moi aussi par la suite.

Avec du recul et de l’expérience, comment est-ce que tu caractérises ta propre musique ?

Je crois que je fais de la pop au sens très, très large haha. J’essaye de ne me limiter à rien, je pense que j’ai tellement à apprendre et à découvrir que je ne vois aucun interêt à me cantonner à un style en particulier. Cette année, j’ai été inspiré par du jazz, de la bossa- nova, de l’électro, de la soul et cinquante autres sous genres. Tant que la chanson me touche j’en suis fier, peu importe l’orientation artistique de celle-ci.

Après avoir été signé pendant trois ans chez Polydor, tu as décidé de te lancer en indé. Pourquoi avoir fait ce choix ?

Encore une fois, je pense tirer un vrai apprentissage de ces trois années. J’ai signé en label à 19 ans, avec quelques chansons seulement dans mon ordinateur. Je pensais qu’avec des équipes et une organisation, tout irait beaucoup plus vite ; ça a été le contraire. Les grosses maisons de disques ont beaucoup d’artistes, énormément de projets à gérer et lorsqu’on arrive, on n’est pas la priorité. Il fallait toujours attendre quelqu’un, quelque-chose, le bon moment… Je voulais apprendre, composer, me tromper, avancer, mais je n’avais pas cette liberté. J’ai donc décidé de quitter le label, et de tout gérer seul. Cette fois-ci, succès comme échecs, je serais seul responsable.
Enfin, au delà de cet aspect organisationnel, je n’étais pas du tout d’accord avec la stratégie du label, pour moi en retard sur la consommation de musique actuelle. Ma génération et de plus en plus celle de nos parents, a adopté la digitalisation. On écoute notre musique sur les plateformes de streaming, réseaux-sociaux… et la stratégie doit se faire dans ce sens. Les statistiques d’écoute sont disponibles en temps réel et impliquent des décisions ultra rapides, difficiles pour d’anciens modèles.

Tout ça pour dire que maintenant, je fais un peu ce que je veux… haha.

Penses-tu alors que le fait d’être dans une Major peut « imposer » des limites dans un processus de création ?

Ça dépend évidemment du label, certains l’ont très bien compris mais d’autres peinent encore, surtout en France.
En tant qu’artistes, nous ne sommes plus limités au format d’album ou EP pour sortir notre musique, le streaming nous permet par exemple de sortir des titres quand on veut, sous n’importe quelle forme. Et je pense que de la même manière le public est en train de changer sa façon d’écouter et suivre les artistes. Lorsqu’on me demandait de patienter six mois avant de sortir un nouveau titre pour que les radios aient le temps de le diffuser, j’ai sorti trois titres par mois sur toute l’année 2020. Grâce à ça, j’ai multiplié par 70 mon nombre d’auditeurs mensuels sur Spotify (eheh).

Tu t’es donc lancé un challenge cette année : celui de sortir un pack de trois titres dont un bonus tous les mois. Peux-tu nous parler de ce projet ? Comment est-ce que cette idée t’est venue ?

Je me suis lancé dans ce projet en sortant du label justement. Je me suis dis « quelle est la façon la plus spontanée de sortir ta musique, et qui te poussera à découvrir un maximum de choses ? ». Projet hyper dur, tellement de travail et très peu de sommeil mais fier de l’avoir accompli jusqu’au bout. Je pense avoir été tellement frustré de ne pas pouvoir sortir de musique pendant ces quelques années que j’avais besoin de faire l’inverse, de tout donner chaque mois, seul, depuis ma chambre.

Sur certains titres (Nuits d’été et Reflet), on peut d’ailleurs entendre ta soeur, Clémentine. Pourquoi était-ce important qu’elle chante avec toi ?

Ça s’est fait vraiment naturellement. Je ne savais pas qu’elle voulait chanter jusqu’au début de cette année, où elle m’a envoyé un mémo vocal avec le début d’une chanson. Avec le confinement, on s’est retrouvés chez nos parents et avons terminé le titre. Comme j’étais en plein dans mes sorties chaque mois, ça nous faisait une super excuse pour sortir le titre sur un des packs. Voilà, c’est tout haha, on voulait que ça soit le plus spontané possible. Je suis hyper content de ces chansons, Clémentine compose des choses magnifiques et tellement différentes de ce que j’ai l’habitude de faire. Ça me permet de me mettre un peu en arrière, et d’essayer d’être au plus proche de ses goûts et sa vision des chansons, c’est cool !

Tu as également fait un feat avec Esken (L’Ange passe), qui est un peu plus sombre si je peux me permettre. Peux-tu nous parler de cette collaboration ?

Haha tu peux te permettre. Je voulais vraiment faire une collab’ avec un rappeur cette année, encore une fois pour essayer quelque-chose de nouveau. J’ai composé cette chanson sans vraiment savoir comment l’aborder, et j’ai entendu les titres d’Arthur (Esken) quelques temps après. J’ai trouvé ses textes, sa façon de poser ses mots et sa voix vraiment singulière, je lui ai envoyé le titre et ça a donné L’ange passe. On s’est retrouvés en studio (dans la chambre d’un pote) ensuite pour la terminer. C’est un mec super cool et vraiment talentueux. Je crois qu’il sort un titre par mois cette année donc force à lui, il le mérite !!

J’ai pu lire que la musique était le vecteur de toutes tes émotions. Comment te sens-tu justement face à la crise que nous vivons depuis un an ?

Comme tout le monde je pense, il n’y a pas de bonne façon de l’aborder. Je pense qu’on fait comme on peut, on essaye de trouver refuge dans ce qui passionne, ceux qu’on aime. C’est comme si le temps était un peu mis sur pause, donc autant le voir comme une opportunité de rectifier deux / trois trucs, changer de trajectoire si besoin. La solidarité se fait sentir je trouve, et ça c’est chouette.

Pour conclure et en espérant que la situation évolue dans les prochains mois, quelles sont tes espérances, tes attentes, tes objectifs concernant ta musique et à la vie post- covid ?

Hahaha tu sais quoi, je n’en sais rien et on verra bien. Le seul objectif est de rester aussi spontané car c’est comme ça que je me sens le mieux. Ce qui est certain, c’est que je vais continuer à faire et sortir de la musique autant que possible car c’est ce que j’aime le plus. J’ai quelques objectifs en tête hein, bien sûr, mais je les garde pour moi haha.

Merci les gars, à très vite !

Merci à Oscar et à Camille (La Mission) pour le temps consacré à cette interview

[CLIP] Quand les musiques électroniques arrivent jusqu’à JOSÉ

Parfois plus connu dans un univers rock, notamment avec Stuck in The Sound, José R. Fontao revient avec un nouveau clip, qui lui permet désormais de faire partie du milieu des musiques électroniques.

Son premier EP Dada étant sorti en octobre dernier, José ouvre 2021 avec le clip de Beyond Doubt, qui nous en met plein les yeux.

José esquisse avec ce titre un nouveau versant de sa personnalité, soit dit en passant haute en couleur et bercée par les influences et la chaleur du Portugal. Même si le clip de Beyond Doubt raconte très simplement l’histoire rocambolesque d’une boîte de sardines un peu particulière, ce titre nous invite à lâcher prise, danser et faire la fête à une période où rien de tout cela n’est possible. C’est alors plein de good vibes que peuvent commencer cette année et cette nouvelle vie pour José.

En collaboration avec Marion – Ephelide

[ALBUM] Sourface, ou les frenchy parmi les anglais

Ludo, Alex, Max et Tom sont franco-anglais et ils viennent de sortir un EP. Leur groupe s’appelle Sourface, et bien qu’ils soient actuellement basés à Londres, les cinq titres qui figurent dans Daytime’s Past mélangent des influences de funk français, d’indie rock anglaise et de bossa nova brésilienne.

Ce premier EP est une introduction à leur univers musical et au monde imaginaire qu’il en dépeint, et l’occasion parfaite pour nous montrer comment est-ce qu’ils réussissent avec bravoure à mélanger les goûts et les couleurs de chacun des membres du groupe.

Les titres sonnent parfois comme ceux de Papooz, des Vampire Weekend ou encore des français de l’Impératrice, pour le plaisir de nos oreilles. Daytime’s Past, c’est un disque à la fois solaire et nostalgique, qui parlent de quêtes amoureuses ou de malaise assumé face à des rêves fantasmagoriques. Ces cinq titres parlent à tout le monde, et c’est pour ça que cet opus est si bien.

[ALBUM] Second souffle pour William Serfass (Wassailer)

Ancien membre du groupe Evergreen, William Serfass revient aujourd’hui avec un premier album sous le nom de Wassailer.

Entre délicatesse et brutalité, musique néo folk et urbaine, i, the bastard est un des albums à avoir sous le coude, tant le contenu est fascinant et captivant. Composé d’onze titres, Wassailer n’hésite pas à mettre en avant ses côtés jazzy et urbain, le tout embrassé par une grande sensibilité.

Son premier single Son est sorti en septembre 2020, et il annonçait déjà à quel point la suite ne pouvait qu’être surprenante. Wassailer propose une palette musicale très variée (Foreplay, Trad ou encore Going to the Club), propose des clips à la photographie sublime, le tout afin de créer un cocktail regroupant toutes nos émotions. On en redemande immédiatement.

On le comprendra par la suite en découvrant les autres titres de Wassailer, mais ce dernier est un artiste capable de te faire danser (Settlement), de jouer avec tes sentiments les plus enfouis (242) ou de tout simplement te foutre des frissons dans tout le corps en écoutant une ballade au piano (Song for Elsa).

La voix tremblante mais décidée de Wassailer s’ajoute à des grooves urbains à travers les onze titres, et créent ensemble une nouvelle forme de chanson poétique à l’écriture addictive. Pour preuve, l’album se rejoue en boucle, et ce n’est même pas perturbant.

Disponible sur toutes les plateformes

[ALBUM] Dans l’intimité de Basile Di Manski

Habitué à chanter en anglais, Basile Di Manski souhaite faire de 2021 une année de challenge en optant pour des chansons en français.

Né à l’aube des années 90, Basile Di Manski a connu la musique grâce aux cassettes de ses frères et depuis, n’a plus jamais mis cet art de côté. Et pour preuve ! Il compte depuis 2015 trois EPs ainsi qu’un album. Aujourd’hui, l’artiste parisien revient plus neuf que jamais avec son deuxième album, Les Nouveaux Quartiers.

Basile a ce don de pouvoir se réinventer sans cesse, en testant à chaque fois de nouvelles choses pour être hors du commun ; et ça lui réussit. Les Nouveaux Quartiers est composé de dix tracks plus authentiques que jamais puisqu’elles sont issues de démos qui ont vu le jour mi-2020.

Brillamment, Basile Di Manski nous raconte une nouvelle fois des histoires faites d’images et de souvenirs, nous parle d’amour, d’échecs ou encore de l’avenir avec bienveillance et sur un fond pop. Dix chansons à écouter sans modération.

En collaboration avec Alexandra – Tomboy lab

[CLIP] Plongés dans les rêves d’Oracle Sisters

Si Oracle Sisters ne sont pas des sœurs, le trio reste quand-même lié à sa manière.

Premièrement, par leur amour pour la musique. À travers leurs titres, Oracle Sisters recréent une folk à la française, mélangeant inspirations des 60’s et de notre époque. Deuxièmement, les trois artistes ont une passion commune pour Paris qui, comme nous le verrons plus bas se reflète extrêmement bien dans leur musique. Pour finir, Lewis Lazar, Christopher Willatt et Julia Johansen qui nous viennent tout droit d’Irlande, du Danemark et de Finlande, sont extrêmement talentueux. Preuve à l’appui.

Un tout premier EP est sorti cet été sous le nom de Paris I, et il vaut le détour. Tu pourras reconnaitre la nonchalance de Papooz, le côté solaire de Mac Demarco et la légèreté de Whitney ; le tout rassemblé en un disque de six titres qui nous ont bercé tout l’été.

Pour terminer cette année en beauté, car OUI c’est possible, Oracle Sisters a sorti il y a quelques semaines The Dandelion. C’est une invitation au voyage, ou plutôt le grand plongeon dans un rêve qui se répète et duquel on n’arrive pas à s’extirper.

Si tu cherchais encore le titre qui pouvait apaiser tes repas de Noël et te permettre de commencer du bon pied 2021, cesse tes recherches : tu l’as sous le nez. Et peut-être bien qu’un deuxième EP pour t’accompagner toute l’année est en route, who knows ?

[ALBUM] Marc Rebillet n’est pas un artiste, c’est un performeur

Si tu es féru.e de découvertes musicales et que tu es tout le temps en quête de LA pépite à faire écouter à tout ton entourage, sache que tu es tombé.e sur la bonne page.

Je te présente Marc Rebillet.

Marc, c’est un artiste et youtubeur franco-américain qui s’est lancé dans la musique. C’est un artiste ou, que dis-je, un performeur doté d’un pouvoir incroyable pour improviser et composer des titres sous tes yeux en plein set, ou pour apporter un peu de good vibes sur Instagram.

En octobre, il a sorti Loop Daddy III, soit un album de 19 titres et je t’en parle aujourd’hui car, après avoir fait mon bilan musical annuel, je me suis rendue compte que ce disque était probablement ma découverte de l’année.

Marc Rebillet est un génie. Ou un extraterrestre. Ou peut-être bien un mélange des deux.

Il fait partie de ces artistes qui peuvent te chanter une chanson type gospel, suivie d’une chanson très funky et finir par se lâcher complètement pendant son set en créant un titre contre Trump avec l’aide de son public.
C’est un artiste qui peut te sortir un titre de 43 secondes pour ne t’envoyer que des good vibes, mais qui deux semaines plus tard peut faire un live de trois heures afin de se féliciter d’avoir le million d’abonnés sur sa chaine YouTube.

Marc Rebillet est le maître de la « non prise de tête », un interprète incroyable et bien sur un professionnel pour ajouter de l’humour dans sa musique. Il est à la fois touchant et épatant quand tu le vois sur scène, mais également quand tu te poses pendant 43 minutes en écoutant Loop Daddy III. Tu passes un peu par toutes les émotions grâce à ce disque, ce qui est en parfaite cohérence avec l’année que nous venons de vivre.

Ne serait-ce d’ailleurs pas ce que nous recherchons, nous auditeurs, lorsque nous découvrons un artiste, un album ?

Aujourd’hui, Marc Rebillet est le musicien mélomane et touche-à-tout qu’il faudra surveiller d’extrêmement près en 2021. Cet énergumène est là dans le simple but de nous en mettre plein la vue, et je pense sincèrement que nous ne sommes pas au bout de nos surprises.

Ci-dessous, l’album à écouter dans son intégralité. Attention les oreilles, tu n’es pas prêt.e pour ce qui va suivre.

[ALBUM] Oh… La Belle Vie

La relève de la french pop nous vient tout droit de Saint-Étienne.

Sur Musicaléomentvotre, on a déjà parlé de Terrenoire ou encore de Fils Cara, mais également si tu te souviens bien d’un super groupe nommé La Belle Vie. Et ce dernier vient de sortir son premier EP, Bluettes.

Alors que la french pop se fait de plus en plus entendre aux quatre coins de la France (mais pas que), La Belle Vie revient avec six titres tantôt solaires, tantôt plus sombres. Car oui, c’est de ça qu’est faite la belle vie : de hauts et de bas.

Le quatuor stéphanois explore aussi bien la chanson que le rap, les balades et hits dansants et propose alors un EP à leur image, c’est-à-dire aux multiples facettes et influences. La Belle Vie sait comment nous faire danser, notamment avec Ma Piscine dont on parlait cet été, mais sait également nous faire verser quelques larmes avec le dernier titre du disque, Promesse.

C’est un EP sans-faute et qui nous fait du bien que vient de nous livrer La Belle Vie, partageant alors six titres légers et chantés sans prétention. La scène stéphanoise est à surveiller de très près…

En collaboration avec Marie Mougin

[ALBUM] Ucyll & Ryo, rois des bangers

Bienvenus au sein de l’Amour Hotel.

On ne présente plus Ucyll & Ryo, les rois des bangers, les dieux du pogo, les maîtres de l’ambiance nocturne. Les jeunes rappeurs issus de la nouvelle vague musicale du rap français comptent à leur actif un EP sorti en 2019 sous le nom de Chroma, ainsi que les clips de Ce soir et de 318.

Aujourd’hui ils reviennent avec Amour Hotel, un EP dont le titre fait directement référence aux Love Hotels du Japon. Ils en veulent autant qu’ils nous en donnent en nous livrant ces 11 titres aux multiples influences, en respectant bien évidemment leur propre univers.

À travers ce nouvel EP écrit et composé lors d’un voyage au Japon, Ucyll et Ryo ont réussis à créer une parfaite et unique cohérence musicale avec des prods à leur image ainsi qu’une écriture empruntée à leurs diverses expériences de la nuit parisienne.

En effet, c’est à leur manière que le duo évoque leurs rapports à la nuit, aux autres et à ses amours sans lendemain ; à l’art ainsi que leurs visions de la surconsommation émotionnelle et matérielle qu’ils vivent en tant que jeunes adultes.

En collaboration avec Roman Tayakout – Jeune à Jamais

[ALBUM] Théo Goude, ou l’artiste à surveiller en 2021

« Nous sommes tous comme des poissons dans un bocal« .
Telle est la phrase qui résumera Fishes in a Tank.

S’il y a bien un artiste que tu vas devoir surveiller de (très) près en 2021, c’est Théo Goude. Naviguant entre Paris et New York, Théo a déjà travaillé avec plusieurs nouveaux talents sur lesquels il faudra également garder un œil : Pab The Kid, Alexia Jain, James the Prophet ou encore Olga Kiav pour ne citer qu’eux.

C’est, la majorité du temps entouré par ses proches et ses amis que Théo Goude nous livre son sixième projet, j’ai nommé Fishes in a Tank.

Sorti sur toutes les plateformes le 8 décembre, c’est avec 15 artistes venus des quatre coins du monde et aux diverses influences que Théo a décidé de créer son projet. Parmi eux : des chanteurs, rappeurs, beatmakers.

Fishes in a Tank nous propose donc une mixture entre chanson et rap, entre sensibilité et beaucoup de puissance, et nous rappelle que le bon et le mauvais peuvent être mélangés dans le seul but de créer quelque-chose de beau, de fort et d’authentique.
Alors, si tu avais un doute sur le fait que même les jeunes artistes indépendants ne peuvent pas épater la galerie, je suis honorée de t’annoncer que : tu t’es trompé.e.

Selon Théo Goude lui-même, cet album sort « la beauté de la médiocrité », et propose alors 16 titres qui ont chacun un petit quelque-chose qui pourra plaire à quiconque écoutera ce CD.
Bien que ce dernier ait plusieurs chansons qui mentionnent la peur ou encore l’anxiété, Fishes in a Tank est un album qui insiste sur le fait que toi comme moi vivons les mêmes émotions, mais de manière différente.

Ce disque est porteur d’espoir(s).

Fishes in a Tank marque la fin d’une ère et le début d’une nouvelle : celle d’une jeunesse qui décide de se soulever et de s’unir pour apporter une once de positivité dans ce monde de fou.

À ces artistes talentueux et à qui appartient l’avenir : NEMO, Savage the Prophet, A.C.F, Sarah Sey, Xavier Jaeger, Yann N, Laetitia Hugues, Olga Kiav, SkinnyMarley, Paulo Goude, Jasmine Rose, Clédor, Nalla, Naomi CHVLN, Alexia Jain et bien évidemment Théo Goude.

[ALBUM] Place à la réouverture des clubs artificiels avec Tour-Maubourg

Il est inutile de préciser que les artistes, intermittents du spectacle, techniciens et tous autres corps de métier liés à la culture et à l’évènementiel sont complètement mis à part durant cette crise que nous nommons « coronavirus ». Il est également inutile d’évoquer le fait que les mondes de la nuit et de la fête ne voient plus que du noir, sans jeux de lumières stroboscopiques.

Cependant, il reste important de rappeler que même si beaucoup de choses nous ont été enlevées pendant ces douze derniers mois, rien ni personne ne pourra nous supprimer la liberté de danser.

Tour-Maubourg en est la preuve en personne.

Alors que la pandémie bat son plein, le DJ revient battre la mesure avec son premier album sorti sur le mythique label parisien Pont Neuf Records. Paradis Artificiels, titre qui fait directement référence à un poème de Baudelaire, est composé de huit titres qui te remémoreront le bien-être que peuvent te procurer les clubs, la chaleur humaine et la musique lorsqu’elle est jouée très forte.

Baudelaire disait : « Le bon sens nous dit que les choses de la terre n’existent que bien peu, et que la vraie réalité n’est que dans les rêves ».

L’amour est au centre de cet album (La révolte du cœur et Ode to Love), et le DJ quant à lui flirt également de son côté, avec des sonorités jazz et house.
Paradis Artificiels te donne envie de danser (Diffraction rythmique, L’invitation au voyage et Le vol. du corbeau), mais aussi l’envie de refaire le monde (Saint thé à la menthe et Inaptitude).
L’album se termine sur Les mots et une note downtempo rêveuse aux sonorités dub, qui te donneront envie de voyager vers un paradis artificiel.

Alors comme le disait Christine & The Queens : « Si tu ne peux pas aller en club, sois le club ».
À bon entendeur.

En collaboration avec Thomas Prunier – Pont Neuf Records

[ALBUM] Viens dans le Paradis rouge de Panache!

Adieu les nuages gris, place à un Paradis ensoleillé.

Panache!, c’est aussi fougueux que pop, aussi modernes que vintage et qui arrivent à mêler mélancolie et amour à outrance.

En 2019, le quatuor a sorti un premier EP qui nous montrait de quoi ces quatre amis étaient capables. En clair, ils nous annonçaient en jouant avant panache qu’ils n’avaient pas dit leur dernier mot.

Aujourd’hui ils nous dévoilent Paradis, un EP de cinq titres qui nous invite à imaginer des paradis communs à travers leur pop solaire et groovy, faite d’amour, de pinède et de festivités ; soit tout ce dont on a besoin afin de boucler une bonne fois pour toute cette étrange année.

Puisqu’une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, Panache! ont organisé une live session de leur titre phare Paradis quand les jours étaient encore long. Et honnêtement, comment ne pas danser et souhaiter rejoindre leur univers ?