[CLIP] Awir Leon est de retour avec « Stars », et ça nous rend fou de joie

Rares sont les artistes qui après les avoir écouté pendant tant d’années nous font toujours le même effet lorsqu’ils ressortent un nouveau titre, un nouveau clip, un nouvel album. C’est pourtant bel et bien le cas d’Awir Leon, un artiste à part entière qu’on a découvert assez par hasard… il y a plus de six ans. Danseur d’origine, ce dernier qui ose briser les codes, créer alors une musique qui n’appartient qu’à lui.
Au final, c’est peut-être simplement pour ces raisons, qu’on aime sa musique.

Fin 2022, Awir Leon était de retour sur les réseaux, teasant habillement un potentiel come back sur les devants de la scène. Cette dernière phrase étant à prendre au pied de la lettre, puisque c’est pour notre plus grand bonheur qu’il annonçait à la mi-décembre une série de concerts pour la nouvelle année.

Alors que nous l’avons surtout connu (et vu) du temps où il faisait partie de UNNO, trio qui sortait un magnifique album en 2017, Amaai, c’est aujourd’hui en solo qu’Awir Leon poursuit son ascension musicale, qu’il commençait en 2014, de manière autodidacte. Son nouveau clip Stars est disponible, et laisse envisager que de belles choses pour les mois à venir.

Awir Leon a ce qu’on peut presque appeler un don. En mélangeant soul, musique électronique et hip-hop, en incluant la danse dans ses clips, il arrive à nous faire apprécier chaque variation de sa musique, qu’il fait du bien d’écouter. Si nous n’hésitons pas à nous (re)faire sa discographie en boucle, on a en réalité qu’une hâte : le retrouver sur scène, là où l’admiration est décuplée.

Awir Leon sera en concert à La Boule Noire le 17 mars. Et on trépigne d’impatience.

[ALBUM] Tour-Maubourg sort « Spaces of Silence », et confirme sa place de digne héritier de jazz-house

Tour-Maubourg vient de sortir un nouvel album, Spaces of Silence. Le producteur franco-belge a su nous captiver avec sa musique tantôt jazz, tantôt house en 2020 alors qu’il sortait tout juste son premier album, Paradis Artificiels. Depuis, il nous est incapable de passer à côté de quelque nouveauté le concernant. Sortir un nouveau disque était donc probablement l’une des meilleures annonces de ce début d’année.

Spaces of Silence se trouve être un disque de presque une heure, composé à Bruxelles et regroupant 14 titres qui confirment une nouvelle fois que tout producteur de cette génération peut envier Tour-Maubourg. Au sein de ce dernier, nous retrouvons ce qui nous a tant fait aimer cet artiste, soit ce mélange de house combinée à des harmonies jazz, passant alors d’uptempo à du downtempo. Que ce soit seul (comme sur la grande majorité des titres) ou accompagné par Ismael Ndir, on s’est rapidement douté que ce disque allait être une réussite.

Spaces of Silence est un album assurément bien composé : introduction, interludes et conclusion. En écoutant ce disque, il est pratiquement inconcevable de déceler un quelconque titre mieux qu’un autre : c’est un ensemble qui s’apprécie dans sa totalité, un point c’est tout.

Si nous retrouvons des inspirations et influences d’autres artistes comme George Benson ou St. Germain, Tour-Maubourg garde néanmoins sa particularité la plus importante : bousculer les barrières.

Et alors que nous nous approchons de la fin de la première écoute, la gorge un peu nouée car oui, c’est passé bien trop vite, Grief vient apporter un dernier souffle à cette masterclass avant de laisser place au morceau qui constituera l’Outro, qui nous donne aussitôt l’envie de tout réécouter zéro.

Spaces of Silence est définitivement un grand voyage au sein d’un panel incommensurable de genres et de styles de musique. En offrant une proposition comme celle-ci, Tour-Maubourg confirme sa place de producteur important ET impactant de la scène de musique électronique actuelle.

Si lors du premier album (Paradis Artificiels) nous nous étions déjà pris une claque musicale, c’est d’autant plus le cas trois ans plus tard avec ce nouveau long format, qu’on ne peut s’empêcher d’écouter en boucle. Les titres coups de cœur ? Just Believe, Solaced et You (feat. Ismael Indir), car ils démontrent encore une fois le niveau d’éclectisme et le talent dont fait preuve le producteur.
Spaces of Silence est un vrai bijou de musique électronique, et on n’en attendait pas moins de la part de Tour-Maubourg.

[CLIP] Avec « Magique », Ehla tease son premier album : c’est un des hits du début d’année (et il nous tarde d’en découvrir plus)

En ayant l’oreille un brin attentive, on peut directement se dire que cette voix ne nous est pas inconnue, et que ce visage ne débarque pas seulement maintenant sous les projecteurs de l’industrie musicale.

En 2020 sortait le premier EP d’Ehla, Pas d’Ici, qui en maintenant trois ans a pu voyager dans les écouteurs du monde entier. Si Musicaléomentvotre se souvient personnellement très bien d’un titre en particulier, L’Antidote (à savoir celui qui ouvre ce disque), il se peut que d’autres d’entre nous connaissent aussi bien Pas d’Ici, qui cartonne dans la bande originale de la troisième saison d’Emily In Paris. Mais bon, ça c’était avant que la nouvelle année ne pointe le bout de son doigt.

Ehla est bien prête à faire de 2023 SON année : Magique, le premier extrait de son premier album, nous appartient désormais.

Magique annonce la couleur, annonce la nouvelle ère musicale dont s’imprègnera l’autrice, compositrice et interprète dans son premier long format. À travers ce titre et ce clip réalisé par Steven Norel, Ehla nous appelle à re-découvrir des rythmiques tout droit sorties des années 90, celles-ci reprenant les codes traditionnels du R’N’B pour les confondre assez minutieusement avec une pop, notre pop actuelle qui ne cesse d’être revisitée. Ici, Ehla chante le sentiment d’apesanteur et de coolitude si bien, qu’on pourrait presque se surprendre à écouter en boucle cette chanson.

Avec ce titre, Ehla annonce un retour intriguant et qui ne demande qu’à être découvert, écouté puis apprécié. Si Magique se dessine comme étant presque un des hits de ce début d’année, on se demande bien ce que cache ce futur album.

[CLIP] Désert Désir s’offre une reprise de « 7h du Matin » de Jacqueline Taïeb, et le clip qui va avec

Prenez les 70’s et 2023, des influences variant du disco à la funk, en passant par la pop et les classiques de la chanson française. Ajoutez-y quatre amis d’enfance et un désir de varier les plaisirs de la Musique avec un grand M. Vous tomberez alors forcément sur Désert Désir, un quatuor à l’allure décalée et captivante, mis sur pied il y a deux ans. Si leur look très old school et leur côté groovy sur les bords a su nous séduire, il nous tenait à cœur de parler de leur dernière sortie prodigieuse, même deux mois plus tard.

En novembre 2022, parmi la quantité astronomique de nouveaux titres, de nouveaux groupes et de nouveaux clips, Désert Désir a tout de même attiré notre attention avec un choix de cover particulier.

Armés de riffs de guitare, d’une batterie groovy et de gimmicks funky, Adrien, Erwan, Louis et Théo décident de s’attaquer à un classique de la chanson française, repris maintes fois et entendu absolument partout :

7h du matin, de Jacqueline Taïeb.

Re-interprétée de manière très solaire et électrique, Désert Désir laisse une nouvelle fois place à son énergie débordante pour livrer une version 2022 d’une des chansons les plus emblématiques du catalogue de Jacqueline Taïeb. En mêlant chanson et musique funk tout droit sortie des 70’s, le quatuor dont il faudra désormais retenir le nom affirme avec légèreté et virtuosité qu’il maitrise la musique pop actuelle, et que casser les codes traditionnels peut être bien plus à notre avantage que ce qu’on ne peut penser.

Réalisé par Erwan Guibert, le clip de cette version de 7h du matin met en scène les quatre membres du groupe, en adoptant une esthétique qui rappelle les années passées, tout en restant ultra moderne. Désert Désir est un shot d’énergie pur et élégant, frôlant la folie, qu’il fait bon d’écouter. Pour les découvrir sur scène, ça se passe le 22 février au Mazette (Paris).

[INTERVIEW] Nili Hadida, moitié du groupe Lilly Wood & The Prick, est de retour avec son EP, « Love Life Death Despair ». Rencontre avec une artiste engagée aux multiples casquettes

Certains la connaissent déjà grâce au groupe Lilly Wood & The Prick, fondé aux côtés de Benjamin Cotto. D'autres l'ont vu plus récemment en première partie des concerts d'Izia. Pour quelques-uns, son nom cache encore une grande part de mystère.  
Alors qu'elle écrit et compose sa musique depuis près d'une quinzaine d'années, qu'elle auto-produit et finance ses projets solos, Nili Hadida est de retour avec son nouvel EP, Love Life Death Despair. C'était l'occasion parfaite pour rencontrer cette artiste engagée et aux multiples casquettes.
Alors que les températures n'étaient pas au rendez-vous ces derniers jours, Nili a accepté de rencontrer Musicaléomentvotre, un thé à la main, pour parler de sa musique et de ses influences, mais aussi du Covid et de la place des femmes dans l'industrie musicale. 

C’est l’heure de l’interview.

Musicaléomentvotre : Salut Nili, comment tu vas ?
Nili Hadida : Ça va bien. Je suis en dry january et j’essaye de rester en forme car il y a beaucoup de concerts en janvier qui arrivent avec Izia. Je suis contente, j’aime bien travailler, alors en ce moment c’est cool.

M : Est-ce que tu peux donc te présenter pour ceux qui ne te connaissent (toujours) pas ?
N.H : Je m’appelle Nili Hadida, j’ai un groupe qui s’appelle Lilly Wood & The Prick depuis presque quinze ans et à côté de ça je fais mes projets, seule : j’auto-produis et finance pour être complètement libre. J’ai deux chiens et j’habite à la campagne.

M : Tu disais que ça faisait une quinzaine d’années que tu étais dans Lilly Wood & The Prick. Je pense que beaucoup de personnes te connaissent grâce au groupe. Est-ce que tu te souviens de vos premiers pas dans la musique ?
N.H : On avait 20 ans et on s’est rencontrés dans un bar [ndlr : avec Benjamin Cotto]. On avait tous les deux envie de faire de la musique alors on s’est échangé nos numéros et très vite on s’est mis à écrire. C’était très fluide, tout s’est fait rapidement, on n’a jamais galéré.
C’est marrant parce que ce que je n’ai pas vécu avec le groupe, je le vis en solo en recommençant depuis le début et je pense que c’est une bonne expérience. Nous, on a vite fait nos propres concerts et finalement je ne fais pas les choses dans le bon ordre, mais je les fait toutes. Avec Lilly Wood, on était en festival cet été, la tournée est finie et entre les albums je fais mes projets solos. Ça ne s’arrête jamais, j’aime bien être occupée.

M : Et justement, comment vous avez vécu ce gros succès immédiat ?
N.H : Ça nous est vraiment tombé dessus. On a eu une Victoire de La Musique en 2010 et c’était ouf ! C’était un premier album, on venait de commencer… et puis tout est allé super vite, on a fait plein de synchros avec des marques très cool, on jouait à guichet fermé. On est allé faire le troisième album au Mali et là-bas on a commencé à recevoir des coups de fil de potes qui nous disaient « Vous avez un remix qui passe à la radio » alors qu’on n’était pas au courant, et le truc a pris tout seul ! Je pense qu’on s’est rendu compte de tout ce qu’il s’est passé récemment. On a fait une pause de cinq ans et une fois qu’on s’est posés, on a fait le bilan de tout… je pense qu’on ne s’habitue jamais à avoir un aussi gros succès.

M : Pourtant en parallèle tu avais déjà tes projets solos. Tu sortais un album éponyme en 2018, que je me surprends à réécouter d’ailleurs. Tu disais que ça te paraissais « bizarre » de faire les choses un peu dans le désordre, de tout réapprendre… à quoi ressemble ton parcours ?
N.H : Pour le premier album je sortais de Lilly Wood et j’avais un peu la folie des grandeurs. J’écoutais beaucoup de soul et je me suis entourée de gens très forts dont j’appréciais le travail : j’ai dépensé une fortune, je suis partie à Miami le mixer avec Jimmy Douglas. L’album n’a pas beaucoup marché, mais je me suis fait plaisir.

M : C’était vraiment le kiffe de pouvoir tout faire un peu seule !
N.H : Oui ! Depuis la fin de Lilly Wood je me dis que j’ai envie d’explorer l’autre pan de ma culture musicale qui est le rock, que j’écoute tous les jours. D’ailleurs l’EP qui va sortir ressemble beaucoup aux toutes premières démos de Lilly Wood ; ça boucle la boucle !
Et puis je me suis dit, « essaye d’être dans une économie un peu plus humble, de voir ce que tu arrives à faire toute seule » : alors j’ai tout enregistré à la campagne avec un ami avec qui j’ai écrit l’EP, Love Life Death Despair. J’aime bien apprendre à travailler de différentes manières, et là c’est ce que je suis en train de faire ! Sur ce disque, je suis CEO de ma boîte et stagiaire en même temps, plus stagiaire en ce moment que CEO d’ailleurs *rires*.

: Et d’ailleurs, si on revient sur tes influences musicales, tu parlais de soul puis de rock, mais quels sont les artistes qui t’influencent et t’inspirent ?
N. H : Pour cet EP là, il y a un clin d’œil à BLUR et à leur chanson Boys and Girls sur mon clip 2022, qui est un hommage dans lequel on est que des femmes à jouer. C’est un peu un pied de nez au clip original et aux paroles. Il y a aussi un groupe de Los Angeles que j’adore qui s’appelle Automatic ou encore Los Bitchos… en fait, mes influences sont tirées du rock Californien, État où j’ai vécu quasiment toute mon adolescence.

M : D’où cette envie aussi de chanter en anglais ?
N. H : Disons que mes langues maternelles sont l’anglais et le français ; puis la musique que j’écoute est vraiment anglo-saxonne et je me sens plus à l’aise en anglais. D’ailleurs je suis assez frustrée car je sais que certaines personnes ne comprennent pas réellement les textes que j’écris. Avec Lilly Wood, quand on était aux Etats-Unis, en Californie ou en Angleterre, c’était super agréable de chanter devant un public qui comprenait ce que tu racontes !

: Tu as sortis deux premiers singles : 2022 et I Killed A Bird Today. C’est un peu la carte de visite de ce nouvel Love Life Death Despair
N. H : Ce que j’aime bien dans cet EP c’est que je suis un peu sortie de « l’adolescence » où tu parles de tes histoires d’amour uniquement… sur ce disque, je parle de pas mal de choses. 2022 est une rétrospective de l’année, de l’enfer que j’ai passé. I Killed A Bird Today raconte vraiment le jour où j’ai écrasé un oiseau en voiture à la campagne, ça m’a traumatisé. Après, oui, Song About X parle d’un garçon mais c’est un peu une allégorie dans laquelle je raconte que toutes mes histoires ressemblent à un grand jardin où les gens sont des fleurs…

M : Mettons les deux pieds dans le plat. 2022 était une année où on sortait encore doucement du Covid…
N.H : J’ai très mal vécu cette période. Quand tu es à la campagne, tu es déjà un peu confiné(e) ; j’habite au milieu des champs et je me sentais vraiment seule. J’avais l’impression que la vie ne redeviendrait jamais comme avant.

M : Mais là tu as pu faire des festivals, revenir sur les devants de la scène… c’est un peu un second souffle, non ?
N. H : Ah carrément ! Je me souviens qu’en commençant la tournée de Lilly Wood il y a 2 ans, il y avait encore des publics masqués… c’était lunaire.

M : Je me souviens avoir fait quelques concerts en étant assise, c’est un peu étrange… et je me dis que peut-être nous, simples spectateurs de la musique, on ne peut même pas bien se rendre compte de ce que vous, artistes, vous ressentez vraiment.
N. H : Tout avait été décalé ! La première semaine, j’avais l’impression que c’était la fin du monde ! La musique était tellement anecdotique par rapport à la catastrophe qu’on était en train de vivre. Je me suis même demandé si un jour il y aurait de nouveau de la place pour tout ce qui touche à la culture. Heureusement oui, mais c’était facile de dramatiser.

M : J’ai aussi vu que tu faisais les premières parties d’Izia ces derniers temps ?
N.H : C’est trop cool ! On est très copines et l’hiver dernier elle venait souvent à la campagne pour se reposer et je lui disais que je cherchais à faire une première partie car ce que je sais le mieux faire c’est être sur scène. Puis elle m’a répondu « Mais vient faire ma première partie ». Ouah.
On a une bonne partie de l’équipe technique en commun. J’ai l’impression que ma vie c’est un peu « Almost Famous », un film que je recommande et c’est dingue ! Être en tournée avec une copine c’est dingue, parce que la tournée c’est rude… il ne faut pas être sédentaire, et aimer l’aventure. Être avec Izia, ça adoucit le truc et c’est une opportunité qu’autrement je n’aurais peut-être eu, car je ne voyais pas quel tourneur aurait voulu signer un projet rock en anglais. Ça m’a filé un énorme coup de pouce, car c’est à travers la scène que le projet existe le mieux.

M : Justement, j’ai vu que tu t’étais entourée de beaucoup de femmes pour cet EP. Ça te tenait vraiment à cœur ?
N.H : C’était super important car ça fait quinze ans que je ne vie qu’avec des mecs, dans un bus et que malgré tout la mixité équilibre plein de choses. Là, la tournée est super ! J’ai un guitariste mais j’ai une régisseuse, une batteuse… ça change beaucoup de choses. Avec Lilly Wood on a fait un morceau qui s’appelle You Want My Money et j’ai réalisé le clip en étant entourée de femmes (cheffe électro, cheffe op…).

M : C’est une bonne vibe.
N.H : De toute façon, il y a moins de femmes dans le milieu. Donc plus tu en fais bosser, plus ça rééquilibre. Pour l’EP je me suis aussi entourée de nouvelles têtes, tu vois. Il y a des gens qui préfèrent travailler avec des gens qui ont déjà un gros CV, alors que moi je trouve que s’entourer de personnes jeunes c’est important. Je trouve ça bien de laisser sa chance à tout le monde.

M : On va donc pouvoir te retrouver sur scène en « girl power ». Tu nous tease la suite ?
N.H : Alors. Love Life Death Despair sort le 3 février mais avant ça je vais sortir un titre en duo avec Mélissa Laveaux qui est une super chanteuse, avec une live session qu’on a fait entre meufs. Je joue à La Boule Noire le 14 juin, je vais sortir un inédit entre tout ça… et voilà ! J’essaye avec mes petits moyens de faire des images sympas et de raconter des histoires cool.

M : Et mise à part tout ça, qu’est-ce qu’on pourrait te souhaiter pour la suite ?
N.H : Continuer à faire de la musique et des concerts. Et puis, peut-être être un peu moins anxieuse dans la vie, aussi.

M : Que demander de plus, au final !
N.H : Ah et bien pas grand-chose ! *rires*

M : Et je vais terminer avec une dernière question. Est-ce qu’en ce moment tu as un coup de cœur musical ?
N.H : De ouf. J’écoute un morceau de King Gizzard & The Lizard Wizard qui s’appelle The Dripping Tape et qui dure 18 minutes. C’est comme s’il y avait trois morceaux dans un seul morceau et la première minute est super lente et triste alors qu’après ça défonce les oreilles. Du coup, j’écoute la première minute en boucle *rires*. J’ai un ami qui m’a fait un track de 20 minutes avec seulement la première minute de ce morceau en boucle. Je suis très psychorigide et très monomaniaque, et donc j’ai des phases où je peux écouter qu’un bout de morceau en particulier, pendant mille ans… c’est mon obsession du moment.

M : Et tu recommandes donc ce morceau à tout le monde !
N.H : Ouais et c’est un groupe incroyable… qui va sortir cinq albums par ans, quoi.

M : Qui arrive à faire ça ?…
N.H : Et bien JUL !

Nili Hadida sera en première partie d’Izia le 20 janvier au Krakatoa (Bordeaux), le 21 janvier au Mem (Rennes).

Son nouvel EP Love Life Death Despair sera disponible le 3 février sur toutes les plateformes, et elle viendra nous le présenter en étant tête d’affiche à La Boule Noire le 14 juin.

Ce qu’on gardera de 2022 – Le récap’ de Musicaléomentvotre

Voilà déjà presque un mois que nous avons changé d’année, en emportant avec nous tous les plus beaux souvenirs musicaux de 2022. Si certaines attentes ont été largement dépassées, d’autres artistes ont moins su retenir notre attention. 2022 était une année de découverte extrême, de concerts en tout genre et de nouvelles rencontres.

L’année de Musicaléomentvotre résumée en quelque chiffres et anecdotes, ça donnerait ça :

  • On a été dans 32 salles de concert différentes,
  • On a vu 72 artistes (sans compter les festivals),
  • À ce propos, on a été à 5 festivals, et on a survécu au deuxième jour de We Love Green !
  • Le groupe qu’on a été voir le plus de fois était sans aucun doute Entropie, parce qu’on est des supporting friends,
  • L’album qu’on a le plus passé dans nos oreilles était Last Night In The Bittersweet de Paolo Nutini. D’ailleurs, on a même traversé toute l’Italie pour aller le voir en concert (ça valait vraiment le coup),
  • Enfin, on a pu rencontrer certaines de nos idoles comme ce dernier Paolo, Busy P ou encore Laurent Garnier.

Cette année, Musicaléomentvotre a rédigé 46 articles dont 5 interviews, grâce aux découvertes personnelles et au talent des attaché.es de presse et journalistes pour nous faire découvrir et aimer un artiste ou un projet. On a donc rencontré beaucoup de monde, ce qui nous a même poussé à devenir partenaire de La Grande Party, un tremplin parisien qui a pour but de repérer et d’accompagner la jeune création musicale du Grand Paris.

BREF, 2022 était une bonne année.
Alors revenons sur les albums et concerts qui nous ont vraiment touché.

TOP 10 ALBUMS

10. Mall Grab – What I Breathe (Deluxe)

Le titre coup de : Distant Conversation

9. André Manoukian – Anouch

Le titre coup de : Trilles

8. Izia – La Vitesse

Le titre coup de : Dehors (c’est la vie)

7. Juliette Armanet – Brûler Le Feu

Le titre coup de : Imaginer L’amour

6. Dani Bumba – L’Amour

Le titre coup de : L’amour

5. Thomas Guerlet – How Strange

Le titre coup de : The Derailer

4. Warhaus – Ha Ha Heartbreak

Le titre coup de : Desire

3. Charlotte Adigery & Bolis Pupul – Topical Dancer

Le titre coup de ♥ : Ceci N’est Pas Un Cliché

2. Oscar Jerome – The Spoon

Le titre coup de : The Spoon

1. Paolo Nutini – Last Night In The Bittersweet

Les titres coup de : Acid Eyes et Heart Filled Up (car en live on n’a pas pu s’empêcher de pleurer)

TOP 5 CONCERTS

Il est vrai qu’après avoir vu au total une centaine d’artistes et d’univers différents, ne choisir que cinq concerts pour représenter cette année n’était pas une mince affaire. Alors, on s’est rappelé ceux qui nous avaient fait le plus vibrer, le plus danser, le plus pleurer.
Ceux qui nous ont mis une claque, ceux qu’on aimerait bien revivre.

5. Parcels – le 28 août à Rock en Seine

Car on ne s’attendait pas à ce qu’un concert en plein festival soit aussi puissant, rock, pop et électronique en même temps.

Il se peut que ce soit une de leurs meilleures prestations en France.

4. Charlotte Adigery & Bolis Pupul – le 25 avril au Trabendo

C’était la première fois qu’on voyait le duo dans une vraie salle de concert.

L’énergie de Charlotte et de Bolis est si puissante, qu’on aimerait bien les voir sur scène tous les jours.

3. Malka Family – le 3 juin au New Morning

On a rarement vu un concert aussi long, surtout au New Morning !

Ce qu’il y a de bien avec la Malka, c’est que chaque concert est différent mais qu’ils ont tous un point en commun : le groupe réussi à faire danser tout le public, sans aucune difficulté.

2. Paolo Nutini – le 3 octobre à La Cigale

C’était un concert porté par un mélange d’émotions. On a crié, pleuré, chanté, souri…

Et même si on l’avait vu quelques moins plus tôt en Italie, la proximité de la salle fait toute la différence.

1. Feu! Chatterton – le 14 avril au Zénith de Paris

C’est simple : Feu! Chatterton est un de nos groupes préférés. Si ce concert était initialement prévu un an plus tôt, mais décalé à cause du Covid-19, on a d’autant plus adoré ce nouveau show.

On en redemande vite.


C’était notre court résumé de 2022. Des rencontres à foison, de la musique qui coule à flot, des concerts qui parfois ne finissent plus, d’autres qu’on aimerait pouvoir repasser en boucle devant nos yeux. On aurait pu faire une sélection encore plus dense, mais d’autres sites le font très bien, retraçant alors toute une année avec de nombreux très bons albums, très bons singles et magnifiques concerts. 2022 aura été une année marquante pour Musicaléomentvotre, et on a hâte de découvrir ce que nous réserve 2023.

D’ailleurs, voici quelques projets qu’on attend de pied ferme :

L’arrivée dans la sphère musicale de Marguerite Thiam, une artiste qui sait tout faire et qui le fait bien. Son premier single Comme Les Grands est déjà disponible, et elle assurera la première partie d’Emma Peters à La Cigale le 26 janvier.

Le nouveau projet d’Awir Leon : un auteur, chanteur, compositeur, interprète et danseur qu’on a découvert en 2016 lors d’une représentation de danse. Si on l’a déjà vu en concert avec son groupe UNNO il y quelques années, on ne peut s’empêcher d’être persuadés que ce retour solo saura nous convaincre facilement. Il jouera à La Boule Noire le 17 mars.

Le premier album du quatuor Later. ! On ne fait qu’en entendre parler, on les a vu tant au piano qu’en DJ set, et on est secrètement fans de tout ce que ces garçons font. Ce disque, Walking On The Line est prévu pour le 17 mars, et on pourra le découvrir sur la scène de La Maroquinerie le 27 mars.

On ne peut terminer cette sélection sans parler d’un des hommes les plus influents dans le monde ces derniers mois. Ex membre des One Direction, Harry Styles a lui aussi réussi à nous captiver avec son dernier album, Harry’s House. Par conséquent, on s’est dit que ce serait génial d’aller le découvrir en live : on sera à son Stade de France tout début juin.

À toi de jouer, 2023.

D’ailleurs, pour suivre notre playlist de l’année, ça se passe ici :

[LIVE] En sortant ses clips « home-made » et après un concert à La Boule Noire, TEOREM laisse pressentir que la nouvelle année lui appartient déjà

Nous y étions.

Le premier concert de TEOREM depuis deux ans. Après ces deux années enfermé dans sa bulle, à créer de la musique et à se préparer à faire son grand retour sous les lumières de projecteurs, nous étions au concert retour de l’auteur-compositeur-interpète.
C’était le 2 décembre dans une des salles qu’on aime tant et en plein cœur de Pigalle : La Boule Noire. Si nous sommes habitués à s’y rendre pour découvrir de nouveaux artistes et les talents de demain, il faut avouer qu’on avait un coup d’avance concernant TEOREM.

En 2016 sortait son tout premier EP, 1+1=1 et c’est notamment grâce à Le Soleil de Bacchus qu’on a découvert l’univers de cet artiste qui mélange chanson et musique électronique. Depuis, il est vrai qu’on a toujours gardé un œil sur son travail – et on a bien fait. Un deuxième EP sortait en 2018 sous le nom de Terminus Montparnasse, fidèle aux influences d’antan : TEOREM manie à merveille cette idée de croiser chansons à texte et morceaux plus « raps », eux même portés par beats un peu plus clubs. C’est enfin sur des notes de piano plus graves que le chanteur était de retour en 2020 avec Trois X Rien, d’ailleurs un des EPs qu’on a énormément écouté cette dernière année.

Le 2 décembre, TEOREM venait donc (enfin) nous présenter sur scène sa musique, ses textes, son univers.
Ce soir là, il assurait la première partie de Bakos, un trio aux accents rock, électro, world ou encore jazz, qui lui aussi revenait sur les terres parisiennes après plusieurs années d’absence.

C’est, un peu timidement et derrière un amas de fumée que TEOREM arrive sur scène. Sur cette dernière, une guitare est prête à utilisation et un pad attend sagement qu’on daigne venir s’emparer de lui. Vêtu de noir mais mis en lumière par un bomber flashy, TEOREM prend le micro et s’apprête à commencer son set. Durant ce dernier, Rémi de son vrai prénom se livre en musique, interprète des chansons qu’on connait déjà comme Le Soleil de Bacchus ou Rien, qui font partie de nos favoris.

Pendant les quelques 45 minutes de cette performance, la salle de La Boule Noire se remplie petit-à-petit, le public fredonne certains titres et s’autorise même à danser lorsque la musique monte en puissance. TEOREM a su capter l’attention de son public en un rien de temps. La recette miracle ? La sincérité provenant de ses textes mais aussi de sa personne toute entière ; sur scène, TEOREM présente son monde qui n’avait pas vu une scène depuis des mois, échange avec son public et surtout, chante avec le cœur.

À ce propos, TEOREM a présenté une grande quantité de titres qui ne sont pas encore sortis, qui viendront nous chatouiller les oreilles début 2023. Découvrir de la musique sur les plateformes de streaming est une chose, les découvrir directement en live en est une autre – et pour preuve : on en a eu les frissons, et on a hâte de voir ce que nous réserve l’artiste, qu’on suit mine de rien depuis plus de cinq ans.

L’avenir est entre les mains de TEOREM.

[INTERVIEW] J+22 après un concert sold-out à La Cigale, rencontre avec Le Noiseur : l’artiste « relax » à suivre en 2023

Le Figaro disait cet été qu’il faisait partie des « artistes à suivre de très près ». Et pour cause.
Chanteur, auteur et compositeur depuis plus de dix ans, crooner pop aux influences rap, il chante la vie, l’amour, la mort en en faisant de la poésie des temps modernes.

Fin novembre, Le Noiseur réunissait près de mille personnes dans cette salle mythique qu’est La Cigale. Devant tous ces gens qui étaient venu le voir en tant qu’artiste principal de la soirée, Simon de son vrai prénom chantait son album Relax, et les cinq nouvelles chansons qui sortaient une dizaine de jours plus tôt, issues de la réédition de ce dernier disque.

Serein après un concert sold-out, Le Noiseur a accepté de répondre à quelques questions, à seulement cinq minutes de La Cigale. Rencontre avec un Artiste avec un grand A.

Musicaléomentvotre : Ma première question est très classique. Comment tu vas, Le Noiseur ?
Le Noiseur : Écoute, je vais plutôt bien, avec La Cigale qui s’est bien passée, c’était un gros truc donc je suis content. Je suis plutôt serein et content de l’année qui s’est écoulée.

M : Est-ce que tu peux te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas encore ?
L.N : Je fais de la musique professionnellement depuis une petite dizaine d’année. Je suis chanteur-auteur-compositeur, et j’ai sorti mon deuxième album, Relax.

M : Une question me taraude : pourquoi Le Noiseur ?
L.N : J’ai voulu prendre un pseudonyme parce que mon nom, Simon Campocasso, c’est un peu compliqué à retenir. Donc quand j’ai voulu prendre un pseudo j’ai pris celui que ma mère me donnait quand j’étais petit : Le Noiseur, celui qui cherche des « noise », qui monte en l’air la tête de tout le monde.

M : Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire de la musique ton métier ?
L.N : C’est difficile à dire. Je fais de la musique depuis que je suis enfant, je faisais de la batterie et j’ai toujours aimé la musique. J’ai découvert le rap à 16 ans au lycée et cette musique me procurait tellement d’émotions que je me suis dit « Moi aussi je veux en faire ». À ce moment-là j’ai commencé à faire des trucs dans mon coin, et l’envie de faire de la musique et de la chanson de m’a jamais quitté. Plus ça va et plus j’aime ça, plus je prends du plaisir donc je continue.

: On peut dire que ta musique allie la pop, à de la chanson et à du rap, mais comment est-ce que toi tu la décrirais ?
L.N : Je dirais que c’est de la chanson française classique, de Gainsbourg ou de Delerme, mais mélangée à des influences rap qui sont quand-même présentes. La caractéristique de ma musique serait d’avoir deux influences, une moderne et une plus ancienne qui coexistent.

M : Tu viens de parler de Gainsbourg, mais quels sont les artistes qui t’ont le plus marqué en rap ?
L.N : Les premiers sont IAM et NTM : j’ai beaucoup écouté École du Micro d’Argent et Paris Sous les Bombes, Oxmo… tout le rap de la fin des années 90.

M : Si on revient sur ton parcours, tu as sortis plusieurs EPs dont le premier en 2014. Je t’ai découvert en 2016 avec Musique de Chambre et en 2021 tu sortais un album, Relax. Est-ce que tu peux nous en parler un peu ?
L.N : Relax c’est un disque qui est arrivé après l’EP Musique de Chambre, un long moment après le premier album. J’ai pris mon temps car je n’avais pas réellement réussis à aller là où je voulais avec ce dernier, donc j’ai pu avoir une grande réflexion sur ce que je voulais vraiment musicalement. Ça a commencé par Musique de Chambre avec une chanson qui a installé le truc, Summer Slow 88, un mélange de mes références des 90’s et de la chanson. Quand je l’ai écrite, j’ai eu le sentiment d’avoir composé quelque-chose qui me tenait à cœur depuis longtemps et ça a ouvert plein de choses dans mon inspiration, mon envie de faire des chansons. On retrouve donc un peu tout ça dans cet album, notamment grâce à ce titre, qui a toujours ces influences croisées à d’autres qui se sont rajoutées.

M : Tu l’as sorti après le COVID. Après avoir vécu un confinement, on peut se dire : comment pourquoi appeler son album Relax ?
L.N : C’est un petit peu ironique, même par rapport à l’époque etc.  Justement ça m’intéressait d’essayer de prôner ce truc de « relax ». J’ai perdu ma mère quand j’écrivais le disque, mais j’avais quand-même cette envie de continuer de vivre, d’avancer.

M : Pour Toujours est d’ailleurs une chanson qui parle de ta mère.
L.N : J’avais envie d’en parler un peu comme un cri, différemment de ma manière d’interpréter les choses jusqu’ici, avec une montée sans refrain. C’est arrivée un peu comme ça, sans prévenir.

M : La réédition de Relax vient de sortir, un an après l’album (le 16 novembre) et avec cinq nouveaux titres. Est-ce que tu peux nous présenter cette continuité ?
L.N : Ce sont des chansons que j’ai écrites cet été et non pas des chansons que j’avais en stock et qui n’étaient pas sur l’album. J’ai voulu les faire pour clore le chapitre Relax, pour préparer la suite musicalement parlant. J’avais envie d’aller un peu vers l’avenir. Sur scène, c’est bien d’avoir de nouvelles chansons aussi, notamment à La Cigale où j’ai pu les jouer, ramener un peu de nouveautés.

M : C’était un peu une suite logique finalement !
L.N : Tout à fait.

M : Est-ce que tu penses de ta musique connaitra un grand chamboulement depuis tout ce que tu as déjà fait là ?
L. N : Je pense que ça va évoluer, notamment grâce à la scène qui donne envie de faire d’autres choses. Sur le premier album je n’avais pas fait trop de concerts donc je n’ai pas réellement pu voir ce que c’était. Le fait de faire La Cigale ça donne envie de faire des chansons qui sont un peu pour la scène aussi, peut-être des choses un peu plus énergiques.

M : D’ailleurs, parlons-en de cette Cigale sold-out ! Qu’est-ce que ça fait de voir tous ces gens qui sont venus exprès pour t’écouter ?
L.N : C’était fou cette soirée. J’ai fait Le Café de la Danse en février et c’était la première fois que je faisais un concert où le public achetait sa place pour me voir moi, donc j’avais cette petite expérience. Mais là c’était assez fou ; il y avait quasiment 1 000 personnes, j’étais hyper surpris par leur accueil, je ne m’attendait pas à ça. J’espérais que ça allait plaire et que j’allais sentir qu’ils étaient contents d’être là, mais c’était au-delà de mes espérances.
Tout s’est à peu près bien passé pendant le concert ! Je parle pas-mal entre les chansons et beaucoup de choses se passent, c’était un peu une première. J’avais le trac mais cet accueil m’a fait tellement plaisir.

Le lendemain j’avais envie d’en refaire une, pour encore plus profiter.

M : J’avoue ne pas avoir pu venir au concert… Vous optez pour quelle formation sur scène ?
L. N : On était quatre : une batteuse, un claviériste et un guitare-basse-clavier. Moi je fais un peu de synthé, mais je chante principalement. À un moment donné il y a aussi eu un quatuor à cordes, et ça c’était beau.

M : Et comment était le public avec les nouvelles chansons ?
L.N : Enthousiaste !  J’ai aussi senti que le quatuor avec beaucoup plu.

M : Tu prépares déjà de nouvelles choses ?
L.N : Là je ne vais pas ressortir quelque-chose dans l’immédiat, mais il va y avoir pas-mal de dates en 2023, je vais beaucoup tourner. Je vais essayer d’écrire quand j’aurais du temps car je n’aime pas avoir des périodes trop longues, on met du temps à retrouver le niveau qu’on avait… Ce n’est pas bénéfique.

M : Justement, tu dirais que tu es plus « team studio » ou « team scène » ?
L. N : J’aime vraiment les deux en fait, alterner. J’aime bien être seul en studio, et en même temps on est content d’aller sur scène et de voir du monde.

M : D’ailleurs, comment est-ce que toi tu procèdes pour enregistrer tes chansons ?
L.N : Il n’y a pas vraiment de règles. C’est toujours un petit miracle quand tu fais une chanson dont tu es content : tu ne sais pas trop comment ça s’est fait. Idéalement j’aimerais bien que le texte vienne en premier, mais parfois c’est une envie musicale qui fait que tu trouves de l’inspiration.

M : On retrouve deux thèmes dans ce disque qui peuvent être un peu considérés comme contradictoires : l’amour et la mort, tout ça sur une musique quand-même solaire. C’est un très beau mélange, mais c’est vrai qu’on ne s’y attend pas toujours.
L.N : Quand tu fais de la musique, ce qui est intéressant c’est que tu as la partition musicale et le texte. C’est toujours bien d’avoir un texte en contrepoint qui vient raconter autre-chose que ce que raconte la musique. Ça créer une troisième chose un peu inattendue et j’aime bien les contrastes.

M : Comme je te disais tout à l’heure, je t’écoute depuis quelques années et j’ai pu constater ton évolution. Mais qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la suite ?
L.N : Ah… on peut me souhaiter de faire une belle tournée, de continuer de prendre du plaisir sur scène, de faire des concerts et puis d’explorer de nouvelles voies.

M : Comme faire des feats avec des artistes, par exemple ?
L.N : Ah ouais ! C’est vrai que je n’en ai jamais fait pour l’instant.

M : Tu penses à quelqu’un en particulier ?
L.N : Mon feat idéal serait Sébastien Tellier et Mariah Carey. Un trio.

M : *rires* Je demande à voir !
L.N : Et bien on verra si ça se fait ou pas *rires*.

Encore Plus Relax, la réédition de Relax est disponible partout.
Le Noiseur sera en tournée dans toute la France en 2023. À bon entendeur.

[SINGLE] Marguerite Thiam sort « Comme les grands », et c’est une de nos révélations de l’année

L’année 2022 aura été remplie de folles surprises, de découvertes inouïes et de mélanges improbables. Cependant, ce qu’on retient à l’heure où on vous parle, c’est surtout le fait qu’une phrase se répète en boucle (en boucle et encore en boucle) dans notre tête depuis quelques semaines… –

Tout faire comme les grands.

Marguerite Thiam est actrice, réalisatrice, chanteuse, et on ne doute pas du fait qu’elle pourra encore nous épater artistiquement parlant en dévoilant de nouvelles facettes de sa personnalité. À la mi-novembre, elle nous livrait son tout premier single, Comme les grands. Écrit, composé et réalisé sans le crier sur tous les toits aux côtés de Twinsmatic et de son frère Aliou, Marguerite sortait alors au début de l’automne un banger aux beats électroniques et au texte qui depuis est ancré dans nos esprits. À l’aube de sa vingtaine (seulement ?), l’artiste-interprète alterne entre chanson et rap pour mettre en musique un texte fort, qui ne nous a pas laissé indemne. Alors qu’elle performait ce samedi 10 décembre aux célèbres Bars en Trans, Marguerite Thiam laissait entendre sur ses réseaux sociaux que ce premier single serait le premier d’une longue lignée… et nous, on est prêt à se prendre la suite en pleine face.

[ALBUM] Armée de son indétrônable plume, Zazie sort un nouvel album engagé, « Aile-P »

On ne la présente plus.

Zazie : une des chanteuses françaises les plus admirées, qui compte désormais onze albums studio à son actif et trois albums live. Zazie, c’est des textes écrits pour elle-même, d’autres écrits pour Pascal Obispo, Johnny Hallyday ou encore Jane Birkin. Zazie, c’est des récompenses au fur et à mesure des années au sein des Victoires de La Musique ou des NRJ Music Awards (pour ne citer qu’eux).

Zazie aujourd’hui, c’est un retour en musique avec Aile-P : un album fort, brut et chanté sans prendre de pincettes.

Il ne nous aura fallut que d’une seule écoute pour reconnaitre que cet album était d’une parfaite réalisation. Aile-P est un disque composé de huit titres pour une durée totale de vingt-sept minutes. À travers ces derniers, Zazie (re)pose sa voix sur un fond de piano tout en ajoutant une pincée d’influences électroniques. Sous ces airs de musique pop très moderne, l’auteure-compositrice-interprète se livre plus que jamais dans cet opus, sans détour. La musique est puissante, les thèmes abordés sont forts et la façon dont ils sont chantés est des plus brute.

Aile-P est probablement l’album dans lequel Zazie se sera le plus livrée en tant qu’artiste actuelle, dans ce monde-ci. Elle n’hésite pas à le crier dans Ça commence, titre d’ouverture et à se lâcher dans Gilles, comme on aimerait bien tous le faire à certains moments – il faut l’avouer. Si Zazie met à plat les choses qui vont mal, on a néanmoins su reconnaitre une envie imminente de donner de l’espoir à quiconque écoutera ce disque. C’est le cas dans Gravité, qui tente de nous faire comprendre que malgré tout, rien n’est grave ; ou dans Let It Shine et Lève-Toi, deux titres qui donnent envie de foncer tête baissée vers un avenir meilleur, de plus beaux jours.

Aile-P est un disque où Zazie allie sa voix presque brisée à une plume indétrônable et des plus engagée.

Entre jeux de mots indéfectibles, musique brute et textes poignants, Zazie nous livre un album magistral sur l’état du monde. Et il ne nous en faut pas plus pour être conquis.

Aile-P, le nouvel album de Zazie est désormais disponible sur toutes les plateformes.
À retrouver en live le 13 octobre 2023, au Zénith de Paris.

[LIVE] Les 10 ans d’Allo Floride ? C’était le meilleur anniversaire de l’année 🪅

Vous avez reçu une nouvelle notification : Allo Floride fête ses 10 ans.

Quand Musicaléomentvotre a su que la grande maison qu’est Allo Floride allait fêter sa dixième année, c’était évident : cette soirée n’allait être que pur génie. On a dans un premier temps vu le lieu avec qui ils étaient associés : les Magasins Généraux et le Dock B, deux grandes salles à Pantin (93) qui sont effectivement faites pour se retrouver et danser jusqu’à ce que le jour se lève. Grands, chaleureux et de plus en plus en vogue ces derniers mois, il était clair qu’on ne pouvait pas trouver mieux pour célébrer son anniversaire.

Puis, un court moment plus tard, on a découvert la programmation de cette soirée. Et là : ouah ! Ça allait être mémorable ; rarement sont les fois où on avait vu réunis tous ensemble un panel d’artistes aussi « fat » et qu’on aime tant. Il y en avait pour tous les goûts, pour toutes les générations. Évidemment, les noms qui nous ont sauté aux yeux le plus rapidement étaient les grands Étienne de Crecy et Yuksek, Bon Entendeur et Boston Bun. Mais qu’est-ce qu’on était heureux quand on a remarqué sur la programmation quelques noms qu’on suit depuis quelques semaines, quelques mois… à savoir Bomel, Tour-Maubourg ou encore Un*Deux.

Cette programmation nocturne s’apparentait directement à un sans faute. On a bien fait d’y aller.

Tu te rends compte ? Allo Floride a privatisé tout ce grand espace pour en faire l’anniversaire de ses rêves.

Les 10 ans d’Allo Floride, c’était trois scènes pour accueillir trente-cinq artistes aux univers différents mais avec un point en commun unique : faire danser les 4000 personnes qui viendraient les découvrir en live. Pari réussi, on est personnellement arrivés aux alentours de 20H00 et repartis au petit matin. Et en même temps, quoi de plus normal quand on voit le nombre d’invités qu’il y avait.


La première salle, ou plutôt dit la Crazy Kitchen, était dans le Dock B. Si la mezzanine était réservée aux VIP, nous n’avons à aucun moment ressentis l’envie de se réfugier en hauteur : ce qu’on voulait, c’était pouvoir danser au plus proche des DJs – l’ambiance y était folle du début à la fin, la preuve en regardant le set de Carl Chaste. À l’intérieur de la Live Pacific Hall, on a découvert de supers artistes en live, notamment Bomel qui a marqué nos esprits. C’est d’ailleurs avec lui qu’on a chanté joyeux anniversaire. En continuant notre état des lieux, on arrive sur les devants de la scène Palm Groove, là où étaient réunies les grosses têtes d’affiche de cette nuit du 19 novembre. Synapson, Klingande, Feder, Agoria… tous étaient au rendez-vous. On ne connaissait cet espace que de jour, mais il faut avouer que l’ambiance qui y règne la nuit est tout particulièrement extraordinaire.

Et notre programme dans tout ça ? Honnêtement, on s’est (un peu) laissés porter par la musique, même si certains noms présents sur cette affiche attiraient tout particulièrement notre attention. Cependant, on a essayé de voir un peu tout le monde…

20H37 – arrivée sur les lieux.
On a directement filé devant You Man qui jouait à la Palm Groove pour se donner un avant-goût de ce qui allait se passer durant le reste de la nuit. On est restés jusqu’au bout du set, puis on à switché…

…entre les salles, sans attente particulière jusqu’à ce qu’on revienne sur nos pas. 21H13 – on se retrouve devant Synapson, qui pile à ce moment là commence à jouer un remix de Watina, de Calypso Rose. On est évidemment resté, parce qu’on a a adoré le reste de son set.

21H51 – retour à la case départ. On se retrouve sur la Crazy Kitchen où jouait Madame Loyal, un nom de plus en plus connu de la scène électronique. On remarque que le public commence (enfin) à un peu plus se lâcher sur la piste de danse, et on n’hésite pas à en faire autant.

22H31 – le temps de prendre une bière et de dire bonjour à deux / trois personnes, on arrive à se faufiler à l’intérieur de la Live Pacific Hall. Et c’est le coup de cœur assuré : c’est Bomel qui est sur scène, on chante en chœur joyeux anniversaire, et son électro-pop nous fait danser. On est un peu collés-serrés, certes, mais quelle bonne musique.

22H53 – à la demande générale, on décide de faire un coucou à la Palm Groove où passe Klingande. Décidément, cette salle regorge de personnes passionnées : la totalité de son passage est saluée par le public en transe, notamment lorsqu’il joue Jubel accompagné par un saxophoniste. La dernière fois qu’on l’a vu en live, c’était il y a quelques années, et il faut avouer que ça fait du bien de revivre sa « jeunesse ».

Jusqu’à minuit environ, on a erré de salle en salle, revu des têtes qui ne nous étaient pas inconnues et discuté un peu avec les gens dans le public. « Alors, qu’est-ce que tu penses de la soirée ? », « C’est le quel ton set préféré ? », « Tu comptes voir qui après ? ».

Questions classiques.

00H20 – il nous était obligé de passer voir Un*Deux qui jouait à la Crazy Kitchen. C’est un DJ qu’on suit comme on peut depuis au moins deux bonnes années, et ne pas passer sur son dancefloor aurait été un sacrilège. Quelle ambiance ici ! La nuit peut commencer…

… Et on décide de la commencer à la Palme Groove, vers 00H50, à la toute fin du set de Bon Entendeur. Ce n’était pas forcément dans notre programme de la soirée, mais on a été étonnamment surpris par le mix ! D’ailleurs, notre Shazam en a pris un coup, la setlist était géniale, du peu qu’on en a vu et écouté.

Dans la foulée de la fin du set, on a décidé de tenter le coup dans la Live Pacific Hall pour aller voir le grand Yuksek, un des très beaux noms de la soirée. Malheureusement, cette salle qui se trouvait être la plus petite était tout naturellement blindée. Alors, on est retourné sur nos pas voir ce que proposait Feder. Et encore une fois, on a tout donné sur le dancefloor.

2H53 et de retour sur la terrasse du Dock B, puis sur son dancefloor. À ce moment là, c’est Carl Chaste qui joue, et qui est notre deuxième coup de cœur de la soirée (facile en même temps, il suffit de jouer Looking at Your Pager, et nous on tombe sous le charme). Seul derrière ses platines, on a l’impression qu’ils sont tout de même plusieurs dans sa tête. Il semble faire l’unanimité, et nous, on ne veut pas qu’il cède sa place…

On est restés un long moment devant la scène. Mais il nous semblait obligé d’aller voir Etienne de Crécy, qu’on a certes déjà vu un grand nombre de fois, mais qu’il nous fait toujours plaisir de revoir. 3H20, au fond de la Palm Groove. Le public est déchainé, nous aussi, et on est tous d’accord sur le fait que c’est un set réussi. On est restés jusqu’au bout, avant d’aller voir…

Tour-Maubourg, sur les coups de 4H20. Dans les « newcomers », il fait aussi partie de nos favoris. Signé chez Pont Neuf Records, c’est un DJ qui réussi à mettre tout le monde d’accord, grâce à ses nombreuses influences : house, jazz, hip-hop : plus communément appelé un sans faute. On est restés pratiquement jusqu’à la fin…

… Mais il est vrai qu’on ne pouvait pas louper Boston Bun, ces génies qu’on suit également depuis quelques années. Il est 4H45 quand on arrive devant le Live Pacific Hall, le set est presque terminé, mais on est contents d’avoir passé une tête (malgré le fait que la salle était rem-plie).

On sort cinq minutes prendre l’air après les B.B et on termine la soirée, à 5H10 devant la scène. C’est Paloma Colombe qui clôt cette soirée d’anniversaire, une DJ qu’on a découvert récemment (oups) et idéale pour finir en beauté. Sa techno est sans frontières, et lorsqu’on quitte la soirée, on se dirige en dansant encore sur sa musique jusqu’au métro, direction l’after.

Au final, des anniversaires comme celui d’Allo Floride, on en ferait bien toutes les semaines. Dans un lieu si accueillant que Les Magasins Généraux, le long du canal et à deux pas du centre de Paris, Allo Floride peut se venter d’avoir probablement organisé une des meilleures soirées en cette fin d’année à Paris. On les remercie donc pour cette programmation et pour l’invitation, et on est déjà prêts pour la prochaine soirée !

Pour revivre cet anniversaire, l’after movie est disponible. Désolée pour ceux qui n’ont pas pu venir : vous avez loupé du gros.

[ALBUM] Après un premier album à succès, le français MALO’ tease le second avec son EP « Pause »

Est-il réellement trop tard à cette période de l’année pour parler des newcomers ?
Alerte spoiler : la réponse est non. De toute évidence.

Alors que nous arrivons à la fin de l’année, il est toujours bon de faire une petite piqure de rappel sur ces artistes qui nous ont marqué, qui se sont démarqués en 2022. C’est le cas de MALO’, jeune caennais de moins de trente ans qui a réussi à retenir notre attention avec son nouvel EP de cinq titres, Pause.

Certains ont très probablement déjà entendu parler de lui, notamment en 2017 grâce à son premier album Be/Être. Ce dernier a clairement marqué les esprits (à tel point que le magazine Le Figaro classe Malo’ comme faisant partie de la nouvelle vague de chanteur français), mais le meilleur rester évidemment à venir.

Complètement autodidacte et élevé musicalement parlant par les meilleurs, à savoir John Stone pour ne donner qu’un exemple, ce nouvel EP est la première porte « ouverte » qui nous dirige vers un avenir prometteur, qui verra le jour dès 2023.
Après avoir arpenté la France et ses horizons, avoir vécu une partie de sa vie en Australie aux côtés de sa maman et assuré les premières parties d’artistes comme Vianney ou Charlie Winston, MALO’ revenait fin octobre avec un disque mature et moderne.

Musicaléomentvotre l’a écouté une dizaine de fois, c’est vrai, mais il faut dire que ce disque est d’une grande réussite.

Pause est le parfait mélange entre pop et rock, variété française et influences britanniques, musique rétro et touches de gospel… MALO’ nous livre donc un EP 100% fidèle à lui-même et authentique, qui nous prouve que même en ayant moins de la trentaine, manipuler les nombreux genres et styles musicaux qui nous entourent (sans entrer dans le « too much » et dans la caricature) est chose largement faisable.

Si nous retrouvions de belles collaborations déjà il y a cinq ans, à savoir Jean-Louis Aubert et Charlie Winston, MALO’ décide de mettre la barre encore plus haut pour ce retour en s’associant à d’autres grands noms de la musique pour réaliser cet EP. Sage (Lomepal, Clara Luciani), Hugo Lab (Bon Entendeur) ou encore Charlie Winston et les musiciens de L’Impératrice ont contribué à faire de ce disque un petit bijou de la chanson française.
Dans ce dernier, on y retrouve une musique avant-gardiste, jeune, pop et fraîche, un duo (magnifique, très certainement notre titre préféré) avec la célèbre Julia Stone… soit tout ce dont on rêve de voir sous les projecteurs de la scène française.

Mais avant de fêter 2023 et la suite de l’aventure, nous nous donnons rendez-vous le jeudi 8 décembre au 1999 (Paris).

L’occasion parfaite pour découvrir l’univers scénique de l’artiste, et d’écouter dans les meilleures conditions ces cinq nouveaux titres, extraits de Pause.

On s’y voit ?

Si tu ne peux pas te joindre à nous, sache qu’il existe toujours des solutions. En effet, il se pourrait que MALO’ revienne dans la capitale… en mars… à La Boule Noire.

Plus aucune excuse n’est valable !

PAUSE, le nouvel EP de MALO’ est disponible sur toutes les plateformes.

[ALBUM] Après Egosex, Wekaforé est de retour avec son nom de naissance et un premier EP, « Alma Mater »

Si Musicaléomentvotre était tombé sous le charme d’Egosex en 2019 avec le titre Congo, il est en complètement de même en 2022. L’artiste polyvalent est de retour cette année, cette fois-ci en utilisant son propre nom, Wekaforé et en donnant naissance à un premier projet, qui soit dit en passant comprend tous les éléments pour nous plaire (du début à la fin).

Alma Mater est le premier extrait sous forme d’EP d’un projet grandement attendu : Alma Fetish, un concentré de musique qui fera danser nos âmes, qui permettra à nos émotions de prendre vie. Né au Nigéria et après avoir passé une partie de son adolescence au Moyen-Orient, c’est en Espagne que Wekaforé a décidé de poser ses bagages il y a quelques années de cela. Dans un premier temps destiné à intégrer une école de stylisme, l’artiste pluridisciplinaire a surtout retenu notre attention grâce à sa musique (bien que sa carrière d’artiste « touche-à-tout » prenne de plus en plus d’importance).

Wekaforé mêle la musique à la mode, la mode à l’audiovisuel, l’audiovisuel à la musique. Et c’est extrêmement appréciable.

Alma Mater est un mélange d’influences passant alors des origines de son auteur, de voyages, d’Arts multiples et de cinéma, créant alors une fusion parfaite de tout ce que Wekaforé souhaite nous transmettre : les plaisirs les plus profonds de l’âme. Pendant les un peu plus de vingt minutes que dure cet EP, lâcher nos corps et les laisser danser à notre bon vouloir n’est plus tabou, et l’espace temps perd extraordinairement toute sa temporalité.


Si ce premier essai nous a conquis en l’espace d’une fraction de secondes, il nous tarde de découvrir ce que Wekaforé nous réserve pour la suite. En tout cas, nous sommes déjà certain.e d’une chose : on ne risque pas d’être déçus.

[CLIP] Tim Dup, poète contemporain, nous chante l’amour dans son nouveau clip : « Amor »

Prenez une touche de chanson française, mixez la à un brin de sensualité. Parlez d’amour et mettez-y de la sensualité. C’est ce que fait Tim Dup depuis qu’il est sous le feu des projecteurs, le tout en ajoutant une once de poésie à qui tendra l’oreille. Tim Dup a su bercer nos coeurs dès lors qu’il a pris possession d’un micro pour chanter tout haut ce qu’il gardait tout bas, encré en lui.
S’il a pu recevoir certaines distinctions dans l’industrie musicale depuis ses débuts, notamment le prix Charles-Cros dans la catégorie « Coup de coeur, chanson francophone » en 2019, Musicaléomentvotre le considère également comme un des coups de coeur de la scène musicale (française) actuelle.

Aujourd’hui, toujours avec cette aisance qu’il nous fait du bien d’écouter, il est de retour pour nous chanter de nouveaux mots d’amour à travers son nouveau titre / clip, Amor.

Dans ce titre co-produit par Paco Del Rosso (Damso), on retombe sous le charme.

Armé d’une simplicité qui pourrait dépasser celles d’autres artistes français, Tim Dup explore avec sensibilité la complexité de ce sentiment que nous traversons tous de diverses façons : l’amour. L’amour et sa grande beauté, ses limites et ses frontières. Amor permet à l’auteur-compositeur-interprète de se mettre à nu, sans omettre de laisser place à une sensualité mise en image par Zacharie Ellia. Dans ce clip de presque quatre minutes, les coeurs et les corps sont valorisés sur fond du piano habituel de Tim Dup, celui qui déjà il y a des années nous a conquis, teinté d’un son mélangeant nuances de musique du monde et de beats faisant rappel à la musique hip-hop. Et c »est bien évidemment encore une fois un chef d’oeuvre.

Et puisqu’un chef d’oeuvre s’écoute sans limite, Tim Dup annonçait par la même occasion qu’Amor était le premier titre extrait de son quatrième album :
Les Immortelles.

Cette année pourra (pour sûr!) se venter de s’offrir une musique digne de ce nom.

Les Immortelles, disponible le 3 février 2023

[INTERVIEW] Rencontre avec Leo Leonard : sa vie après The Pirouettes, son retour en solo et l’Amour

À l’occasion de la sortie imminente de son premier projet en solo, Leo Leonard, artiste aux multiples facettes, ancien membre du groupe The Pirouettes et songwriter aguerri, a accepté de rencontrer Musicaléomentvotre.

Alors que Vérités son EP six titres vient de sortir, c’est sous les (presque) derniers rayons de soleil de ce mois d’octobre que nous avons parlé musique, bien évidemment, d’amour et d’humanité, de succès et d’authenticité.

Rencontre avec Leo Leonard et son premier disque en solo : Vérités.

Musicaléomentvotre : Bonjour Leo, comment tu vas ?

Leo Leonard : Bonjour, ça va et toi ?

M : Ça va super, merci. Est-ce que tu peux te présenter à ceux qui ne te connaissent pas encore ?

L.L : Je m’appelle Leo Leonard et j’ai commencé la musique très jeune au sein d’un groupe qui s’appelait Coming Soon, que j’avais avec mon frère et d’autres garçons, on venait d’Annecy. Après plusieurs années et un petit succès, j’ai commencé ce projet qui s’appelle The Pirouettes avec mon ex-copine, Vickie Chérie. Ça a bien marché également, on a fait trois albums, plein de concerts et… me voilà aujourd’hui en 2022, pour la première fois en solo !

M : Et qu’est-ce qui t’a donné envie de revenir cette fois-ci en solo ?

L.L : Je « reviens » en solo finalement, parce que la vérité c’est que j’avais déjà sorti un mini album quand j’étais tout jeune, à 13 ans… mais pour rigoler, c’était le début. Aujourd’hui, ça me semblait être la continuité logique en fait. J’ai l’impression que c’est une étape par laquelle tous les artistes passent à un moment. Il faut se retrouver seul face à soi-même, pour voir de quoi on est capable sans l’aide des autres.

M : Et d’ailleurs, ton premier EP Vérités sort ce vendredi 28 octobre. Comment tu te sens ?

L.L : Enfin ! Je suis assez pressé car mine de rien ça fait un an qu’on est sur ces morceaux et j’ai envie qu’ils sortent… pour pouvoir en faire d’autres et préparer la suite.

M : On y voit bien le côté pop que je connaissais dans The Pirouettes, mais j’ai l’impression que tu te libères un peu plus, que peut-être le fait d’être en solo t’a ouvert de nouvelles portes ?

L.L : Oui car maintenant j’écris pour moi et non plus pour deux têtes, ce qui me permet d’être plus personnel et introspectif dans les thèmes abordés.

M : Dans ce premier disque, tu parles beaucoup d’amour et de tout ce rapport à l’humain, à la célébrité comme dans Ma vie de star. Qu’est-ce qu’on peut retrouver finalement dans cet EP ?

L.L : Quand j’écris, je laisse un peu parler l’inconscient et au final c’est presque la mélodie qui guide le texte. C’est la raison pour laquelle j’ai vraiment fait un assemblage des chansons que j’avais telles qu’elles m’étaient venues. C’est vrai que je parle plus facilement de l’amour car c’est le thème qui me semble être le plus universel. Et puis je suis à l’aise là-dedans ! J’aimerais peut-être aborder des sujets plus sociétaux, faire des chansons écolos… ce serait bien, c’est important, mais ce n’est pas quelque-chose qui me vient naturellement. Pour l’instant je me suis concentré sur quelque-chose que je savais faire, c’est-à-dire le côté introspectif, l’amour et aussi parler forcément de mes rêves de célébrité : tout le monde peut devenir une star et je trouvais ça marrant d’en parler. On est tellement dans ce cas-là à… ne pas être très loin de la célébrité mais pas exactement. Et surtout que la vie de star ça vient, ça va, tu peux connaitre un succès qui redescend. C’est un peu ce que je vis avec mon projet solo maintenant. Je repars à zéro.

M : Est-ce que tu peux également nous parler de tes influences, car il y a beaucoup de pop (mais pas que ça) ?

L.L : On en parlait beaucoup avec The Pirouettes : il y a aussi beaucoup de variété française, des années 80, France Gall, Michel Berger, Christophe, Yves Simon… c’est une base qui m’a donné envie d’écrire en français. J’écoute aussi beaucoup de rap français car il y a un grand nombre de rappeurs qui écrivent bien, ça m’inspire.
J’écoute de la pop, Justin Bieber notamment : c’est mon artiste favori, c’est mon Dieu *rires*. Je trouve ça cool d’avoir finalement quelqu’un en tête et de se dire « comment lui il le ferait ? ». Je n’ai pas le même niveau de chant que lui mais j’essaye !

M : Oui et puis tu le fais à ta manière et avec tout ce que tu sais faire, sans copier quelqu’un.

L.L : Ça c’est clair. Je trouve ça aussi intéressant d’avoir un artiste international… si j’essayais de ressembler à un artiste français oui, je copierais. Mais là, la langue fait que c’est différent. En tout cas, je n’ai pas l’impression de copier qui que ce soit en France, et ça c’est cool parce que parfois j’écoute des choses et je me dis « ça ressemble beaucoup à untel », et je trouve ça dommage.

M : Disons que tu perds un petit peu l’authenticité que toi tu essayes de retransmettre finalement. Je trouve que toi ça marche bien. C’est un EP « authentique ».

L.L : Merci ! Pari réussi.

M : Et tu appréhendes comment ce retour ?

L.L : Justement je veux retrouver toutes ces personnes qui m’ont aimé à un moment en continuant à faire des chansons, je me renouvelle. The Pirouettes ne pouvait pas être éternel, on a fait ce qu’il fallait pour rester dans la tête des gens et maintenant c’est un nouveau challenge.

M : Je reviens un peu sur le disque. Tu disais que la mélodie guidait un peu tes textes, comment est-ce que tu as été accompagné sur ce projet ?

L.L : Ça dépend. Souvent je pars d’une démo que je fais seul avec quelques arrangements basiques pour accompagner mes mélodies de voix et puis je travaille avec un arrangeur. Là il s’agit de Schumi1, qui a chapoté tout l’EP ; c’est une super rencontre, un mec très talentueux et très bon musicien que j’ai rencontré quand on a fait le feat avec Zuukou Mayzie, il avait fait l’instru. J’ai aimé sa vibe et je lui ai proposé directement qu’on travaille ensemble pour mon solo car ça a matché. C’est d’ailleurs la première personne que j’ai envie de remercier car c’est un peu avec lui qu’on a fait l’EP, main dans la main. Après, il y a eu d’autres collaborateurs notamment sur le morceau Vallée Verte avec Alex Van Pelt qui est mon ami de toujours et qui était dans Coming Soon. Il y a aussi Marty Bogo avec qui j’ai fait le titre Vu d’en haut.
C’est un peu comme ce qu’on avait fait avec The Pirouettes jusqu’à présent : seul ça n’aurait pas été un rendu aussi satisfaisant.

M : C’est vrai qu’on dit que tout le monde peut faire de la musique seul de nos jours, mais en réalité ça demande un peu d’accompagnement.

L.L : Ouais, c’est difficile d’avoir du recul sur ce qu’on fait et c’est toujours bien d’avoir la vision de quelqu’un d’autre. En réalité c’est rare les gens dans la musique qui font tout tout seul. Il y a peut-être Kevin Parker (Tame Impala) qui le fait, mais il n’y en a pas tant que ça !

M : Ça fait aussi partie du « côté humain » de la musique, que toi tu mets bien en avant dans ton EP.

L.L : J’essaye de parler à un maximum de gens dans mes textes et j’essaye de me mettre à la place de ce que tout le monde ressent. J’ai conscience qu’on est tous humains et égaux, qu’on a tous des sentiments, et j’essaye de rendre mes textes parlants pour le plus de gens.

M : C’est ça la musique de toute façon !

L.L : C’est tout à fait ça !

M : Et, qui dit sortie d’un projet dit forcément… le live. Est-ce que tu peux nous teaser un petit peu ce qui va se passer ?

L.L : On sera deux sur scène. Moi à la batterie et au chant et mon acolyte Alex avec qui j’ai fait Vallée Verte à la guitare. Ça va franchement être très bien ! J’ai trop hâte de faire mon premier concert, le 10 décembre au Pop Up ! du Label, pour commencer modestement.

M : Et du coup, il est comment ton rapport à la scène ?

L.L : J’adore ça justement ! C’est aussi pour ça que j’ai envie de faire des lives très vite car c’est le moment où tu vas à la rencontre de ton public, et tu récoltes les fruits de ton travail. Tu te rends compte que des gens se sont approprié tes morceaux, qu’ils les connaissent. En tout cas, la connexion qu’on avait avec le public de The Pirouettes était géniale. Avec Vickie, le live c’était la raison pour laquelle on faisait tout ça.
J’ai hâte de reprendre avec Leo Leonard mais je me mets un peu en difficulté dans la mesure où je ne vais pas juste prendre le micro et jouer avec un groupe. Cette fois j’ai vraiment envie de participer à l’élaboration de la musique sur scène en gardant la batterie qui est mon instrument principal et chanter. Je suis debout à la batterie, un peu comme dans Velvet Underground. Voilà, c’est la réf’ !

M : C’est rare ! Et alors tu dirais qu’avec le temps tu es devenu plus team studio ou team scène ?

L.L : Je ne sais pas s’il faut être team l’un ou l’autre, c’est complémentaire et les deux sont franchement kiffants. Je peux vraiment ressentir des moments d’euphorie aussi bien sur scène qu’en studio quand quelque-chose marche, que tu es content de ce que tu as ou même au moment de la composition. C’est ce qui est intéressant : c’est beaucoup de travail, de remise en question et de douleur de créer des choses… mais quand ça marche, tu ressens un truc que tu ne ressens dans rien d’autre, c’est la satisfaction. Et, c’est ce que je recherche tant en studio que sur scène.

M : Je vois ! Et je vais donc arriver à ma toute dernière question : pourquoi écouter Vérités ?

L.L : Il faut l’écouter car il est entrainant, catchy avec des textes profonds qui peuvent faire réfléchir. Et la cover est très belle ! *rires*

Vérités, le premier disque solo de Leo Leonard est maintenant disponible. Et à écouter très fort pour prolonger les beaux jours. Il sera à re-découvrir sur notre scène préférée le 10 décembre : au Pop Up! du Label.

[ALBUM] Oete dévoile son premier album « Armes et Paillettes »… et rend la variété encore plus belle

Ceux qui connaissent Oete depuis ses débuts savent à quel point cet artiste a tout d’une grand star.

Revenons un brin en arrière.
En juin 2021, l’artiste récemment signé chez Roy Music sortait son tout premier single, HPV. Peu de temps après, Oete se mettait dans la peau de Niagara et reprenait le titre à très gros succès Pendant que les Champs Brulent ; en septembre de cette même année naissait La tête pleine, soutenu notamment par France Bleu. Enfin, mars 2022 marquait le début d’une ascension qui ne prendrait pas fin de sitôt avec le clip de Défense, extrait de son premier album.

Aujourd’hui, Oete continue de faire parler de sa musique sans frontière en nous présentant son premier album, Armes et Paillettes.

Une voix qui porte, grave, aérienne et subtile à la fois. Une musique tout droit sortie d’une époque révolue, mais qui mérite tout de même de vivre son second souffle. Des paroles fortes, écorchées et lumineuses sur un fond de musique moderne et hybride. Et Oete dans tout ça ? Un artiste qui n’a pas peur de se munir de Paillettes à outrance, d’habits de lumière tantôt réservés tantôt à la David Bowie, pour se confier à un public qui ne cesse de grandir, encore et encore…

Thibaut Blond de son vrai nom est un poète des temps modernes, un artiste qui mélange les codes traditionnels de la pop avec des sonorités qui lui appartiennent afin de remettre au goût du jour ce genre musical parfois critiqué et non reconnu à sa juste valeur. Bienvenus dans l’ère de la « variété alternative ».

À travers Armes et Paillettes, ce premier album de neuf titres, Oete chante une soif d’émancipation, de liberté en usant de la poésie comme thérapie, sur fond de disco ou encore de new wave, le tout pour nous faire danser librement et sans en avoir peur, sur nos plus belles névroses. Oete est très probablement un des artistes les plus prometteurs de sa génération, que ce soit au niveau de ce disque que nous pouvons désormais découvrir partout, ou au niveau de son lien avec le public.

Sur scène, c’est un véritable show que le chanteur nous offre. Un spectacle dans lequel on danse et on pleure, parfois les deux en même temps. Car Oete est un artiste vrai, qui donne corps et âme une fois qu’il met un pied sur une planche semblable à une scène.

Ce premier album sera à découvrir le 6 avril aux Étoiles, salle qui porte si bien son nom lorsqu’on y associe Oete.

Armes et Paillettes, premier disque d’Oete qu’il fait bon d’écouter d’une traite, est disponible partout.
À écouter sans modération.

[CLIP] Jeanne Bonjour chante ses « Regrets » dans son tout nouveau clip

Autrice-compositrice-interprète, musicienne ET comédienne, c’est sur fond de quelques notes de piano, d’un air pop et rétro que Jeanne Bonjour revient sous les projecteurs.

Elle est jeune et solaire, tout droit venue de Rennes, mais surtout passionnée de musique depuis sa plus tendre enfance. Après un premier EP, 13 ans, sorti il y a un tout petit peu plus d’un an et supporté par les Inouïs du Printemps de Bourges, le tremplin RIFFX lors de la fête de la musique France Inter à l’Olympia ou encore en faisant la première partie de Benjamin Biolay, Jeanne Bonjour est de retour avec Regrets, un nouveau titre accompagné par son clip réalisé par Pablo Chevrel (Bianca Costa, Aloïse Sauvage,…).

Toujours armée de sa satire délicate et légendaire, d’une influence musicale tout droit sortie des tubes des années 70/80 et de ses inlassables clips « good vibes », Jeanne n’hésite pas à allier une musique très solaire à des textes crus, qui dépeignent la société actuelle et la génération dans laquelle elle évolue constamment. Jeanne Bonjour est une artiste qui met en musique (très fort) ce qu’elle pense (tout bas), qui nous fait tant danser que pleurer et qui sait manier les mots avec tact (et un brin de spontanéité).

Comment alors ne pas avoir déjà hâte de découvrir ce qu’elle nous réserve pour la suite ?

Jeanne Bonjour et son titre Regrets,
à retrouver au plus vite en concert : aux Transmusicales de Rennes et à Cancale.

[ALBUM] Pop et contrasté, le nouvel album de Black Lilys, « New Era » nous appartient désormais

Camille et Robin, artistes et frères et soeurs dans la vraie vie, ont la musique dans le sang ; et pour cause : leur mère est elle-même musicienne. Années après années, le duo évolue avec la musique qu’il écoute, passant alors de simples écoutes des Gymnopédies d’Eric Satie aux devants de la scène, notamment aux côtés d’Emilie Simon, des Dø ou encore de Pete Doherty. À l’adolescence, la musique prend un tournant qui changera le cours de leur vie : elle devient alors vitale, à tel point que Camille et Robin décident de ne faire plus qu’un en créant Black Lilys.

Après un EP en 2014 (Memories of a Blind Mind) et un premier album en 2018 (Boxes), Black Lilys revient aujourd’hui avec un album très attendu : New Era.

Depuis ses débuts, le duo unit ses forces et ses influences afin de créer et de partager une musique qui lui est propre : contrastée, puissante et sensible. Si le premier album de Black Lilys a su marquer les esprits, notamment avec le titre Nightfall choisi pour faire partie de la B.O de la série espagnole Elite, ce nouveau disque saura en faire tout autant.

New Era est un album d’une grande justesse, doté d’une urgence très sincère tant dans ses textes que dans sa musique pop, folk et tantôt rock. À travers ce disque, Camille et Robin n’hésitent pas à se mettre à nu, à composer des musiques poignantes aux rythmes épiques, et à mélanger différentes textures sonores et musicales, dans le seul but de n’en garder plus qu’une : celle de Black Lilys.

New Era est désormais disponible sur toutes les plateformes. Le duo est à retrouver le 25 novembre sur la scène du Backstage By The Mill pour célébrer sa ère nouvelle.

[ALBUM] L’hybride et mélancolique Emma Beko est de retour avec « Superficial Stains » (et c’est beau)

Initiée dès son plus jeune âge par le hardcore ou encore le punk, la chanteuse mi-péruvienne mi-canadienne a parcouru un long chemin avant d’en arriver jusqu’aujourd’hui. Emma Beko vient de sortir la deuxième partie de son album à deux parts, Superficial Stains (et c’est vraiment très beau).

Nul doute, cette dernière a trouvé sa voix et sa voie, qui s’éloignent de la sphère rock dans laquelle elle a grandit.

Après avoir vécu une première expérience en duo il y a une décennie, Emma Beko trouvait il y a près de deux ans l’envie de (re)faire de la musique en solo, pour elle et selon ses envies. Il est clair que depuis 2010, son univers musical a plus qu’évolué.

Aujourd’hui, l’artiste aux multiples influences et origines nous présente un EP de six titres alternatifs (afin de varier les plaisirs, évidemment).

Emma Beko, c’est une voix un brin roque et modeste, qui n’a besoin d’aucun artifice pour être appréciée. C’est une artiste qui reste fidèle à ses premiers amours, tout en tirant tout de même vers une certaine délicatesse au fur et à mesure que l’EP défile dans nos oreilles. Superficial Stains, c’est un concentré de musique hip-hop et de rap, avec une touche de soul et de pop, le tout porté par des batteries plus rock.

C’est un disque hybride et intriguant, cru et puissant, qui saura retenir l’attention de quiconque décidera de l’écouter.

Pour découvrir ce nouveau talent en réalité augmentée rendez ce jeudi 20 octobre aux Trois Baudets.
Un concert à ne pas louper.

[ALBUM] Mademoiselle K revient avec un album éponyme, cinq ans après « Sous les brûlures l’incandescence intacte »

On ne présente plus Mademoiselle K.
Son dernier album, Sous les Brûlures l’incandescence Intacte marquait le retour de la chanteuse sensible et rock. Connue notamment pour le succès de titres comme Jalouse ou encore Ça Me Vexe (issus de l’album du même nom en 2006), Katerine Gierak de son vrai nom n’a pas dit son dernier mot.

Aujourd’hui, Mademoiselle K est plus que jamais de retour avec un sixième album, Mademoiselle K.

Mademoiselle K est un disque qui regroupe cinq années d’écriture et de composition, pour garder onze titres qui constituent cet album de 35 minutes. Sa première particularité ? Il n’a pas été créé seul. En effet, plus de 2000 fans ont contribué à la naissance ce dernier grâce à la plateforme Ullule, pionnière du crowdfunding. Et tant mieux.

Ici, Mademoiselle K nous chante la vie sur fond de guitares électriques ou de guitare acoustique, toujours accompagnée par sa voix reconnaissable parmi de nombreuses autres : un brin cassée et alarmante, mais toujours avec beaucoup de sensualité. C’est un peu ce qui fait qu’on l’aime tant depuis des années, non ?

Mademoiselle K chante des chansons qui s’écoutent seul.e ou à deux, sur une enceinte avec le volume tourné au plus fort ou au contraire tout bas pour discerner chaque note de l’album, en faisant corps dans une salle de concert ou tapi dans le noir. Ce disque permet à cette grande chanteuse de se faire entendre une nouvelle fois, en proposant une poésie qui lui est propre et dont on ne se lasse pas.

Mademoiselle K, l’album éponyme, est disponible depuis le 14 octobre.

On y parle d’Intensité et de Tendresse, de Garçon Bleu et de CRS, de Chloroforme ou encore de Sueur, et bien que ces mots puissent parfois paraitre bien simples, il nous fait du bien de les entendre chantés par une grande Dame du rock français et féminin.

Mademoiselle K jouera à La Cigale le 21 novembre (et ça risque d’être intense).

[CLIP] Les boys de Later. sont de retour avec « When She’s Gone » – et on l’écoute en boucle

Depuis début 2022, le quatuor tout droit venu de Pigalle ne fait que nous teaser un premier album des plus attendus. Aujourd’hui sort un nouvel extrait, qu’on écoute déjà en boucle.

Later.

C’est un nom à retenir. Signés chez Cookie Records, les membres de Later. mettent à profit leurs différents talents et leur multitude d’influences musicales pour créer leur propre identité musicale.
À la fois groovy, funky, électro et pop, dansante et parfois plus douce, le groupe fait une musique singulière et dans l’ère du temps (qu’on adore secrètement). Leur nouveau clip, When She’s Gone est désormais disponible, et montre au public une nouvelle facette de ces musiciens-chanteurs.

À travers ce nouveau clip, Paul, Noah, Théo et Charles-Marie se mettent en scène et nous plongent dans les vices des « nuits parisiennes ». Réalisé par Vincent Lacrocq et Kristell Chenut, When She’s Gone fait ressortir un aspect plus sombre du groupe tant visuellement que musicalement parlant, et n’hésite pas à montrer à quoi ressemble malgré tout la société dans laquelle nous vivons actuellement.
Addictions à la fête et en tous genres, abus et dépendance, le groupe et le duo de réalisateurs prennent parti de montrer des images percutantes, sur fond d’une musique pourtant toujours pop, dansante et efficace auprès de qui souhaitera l’écouter.

Si les titres déjà disponibles nous annoncent en amont la couleur d’un premier album, il nous tarde d’en découvrir encore plus d’ici 2023. À bon entendeur.

Later. nous donne rendez-vous le 25 novembre au Nexus (Pantin) pour danser toute la nuit aux côtés du reste de la team de Cookie Records.

En attendant, il est possible de (re)découvrir la discographie du quatuor, en cliquant ci-dessous.

[ALBUM] Thomas Guerlet sort « How Strange To Be Anyone ? » (et c’est l’album de l’année)

Thomas Guerlet – qu’on se présente plus – fait partie des artistes qu’il serait normal d’écouter en boucle et avec toujours autant d’admiration quant à sa musique. Le multi-instrumentiste, interprète, compositeur, arrangeur ET producteur français est de retour avec un nouveau bijou.

How Strange To Be Anyone ?, son premier album, est disponible sur toutes les plateformes.

Ce premier disque est un recueil de belles choses. Si Thomas Guerlet s’est vu commencer à Liverpool en faisant une cinquantaine de dates en piano-voix, sa carrière est désormais plus que prometteuse. How Strange To Be Anyone ? est composé de onze titres qui mettent en exergue toutes les facettes et influences du frenchy (qui peuvent nous rappeler King Krule ou encore Serge Gainsbourg), ses souvenirs de voyage de l’autre côté de la Manche et la nostalgie qui en ressort, ses premiers émois et ses doutes.

Porté par une musique aux airs tantôt rock, tantôt jazzy, ce disque est une réelle balade à travers laquelle nous retrouvons un esprit de crooner dans une âme de grand sensible :
tout ce qu’on aime.

Il nous fout les frissons quand on l’écoute.

À seulement 24 ans (presque tout juste), Thomas sait manier cet instrument qu’est la voix avec une grâce remarquable. Si cette dernière un brin tremblotante a su charmer Musicaléomentvotre en 2020, lors d’une première écoute quelque peu innocente, cet album confirme toutes les attentes que nous avons pu avoir depuis cette période : on retrouve dans ce disque des beaux textes, des aigus et des graves gérés à la perfection, une formation musicale qui nous tient en haleine et enfin, une authenticité et une sensibilité hors normes.

Thomas Guerlet nous fera l’honneur de présenter son premier album How Strange To Be Anyone ? le 23 novembre, sur la scène de La Boule Noire. Et nous, on y sera bien évidemment.
Peut-être même en première ligne.

[CLIP] Kids Return est de retour avec « Lost In Los Angeles » et annonce la sortie d’un premier album

Tout commence en 2020 lorsque Adrien et Clément, tous deux passionnés de musique et de films signés Takeshi Kitano, visionnent le fameux film « Kids Return ». Cette oeuvre, qui plait autant au mélomanes qu’aux cinéphiles leur donne l’envie de se lancer purement dans la musique, et de créer à leur tour la B.O de leurs vies. C’est à ce moment que le duo se forme, dans le but de composer une musique intemporelle, mêlant ces deux arts : la musique et le cinéma.

Kids Return est né après un voyage à Los Angeles, malheureusement écourté par la crise sanitaire, mais ayant tout de même permis à ce projet de naître.
Alors qu’ils annonçaient fin août que leur premier album Forever Melodies sortira le 7 octobre, les français reviennent aujourd’hui avec un nouveau clip : Lost In Los Angeles.

Lost In Los Angeles est probablement un des titres les plus poignants que le duo a pu composer.

A travers ces images réalisées par Tara Jay Bangalter, on découvre petit à petit la genèse de Kids Return, les débuts de toute cette aventure musicale qui petit à petit prend de plus en plus d’ampleur. Si les deux garçons viennent de terminer une première tournée aux quatre coins du monde, il aura pourtant fallut passer par des hauts et des bas pour en arriver jusqu’ici. Ce nouveau titre l’explique de lui-même : le voyage réduit à L.A et le retour à Paris, mais aussi les promesses de fidélité, de confiance et surtout d’amitié que Clément et Adrien se sont faites.

Kids Return, c’est un mélange de pop et de poésie, de mélancolie et de naiveté, de vintage et de moderne, soit tous les bons ingrédients afin de créer une musique qui restera ancrée dans leur génération (et bien plus encore). Une musique qu’on qualifiera de pérenne.

En plus d’avoir annoncé la sortie de Forever Melodies, le duo sera de retour dans les salles de concert.

Et quoi de mieux que vivre cette musique à 100%, dans l’emblématique salle de La Cigale ? Rendez-vous le 14 mars 2023 pour vivre la bande originale de Kids Return.

[CLIP] Coline Blf annonce des détails sur son premier EP, avec le clip d' »Ivresse », ode aux souvenirs de jeunesse

Coline Blf a une âme d’artiste. Elle sublime tout ce qu’elle touche, de près ou de loin.

Ca a commencé en 2017 sur YouTube alors qu’elle poétisait déjà les choses simples de la vie, sous forme de vidéos. Et puis vint l’été 2020 où l’envie d’écrire et de composer des chansons était plus forte que tout. Pendant ces deux dernières années, Coline a chanté, a écrit et a composé son premier disque.

Après avoir sorti en janvier Luna, Coline Blf est aujourd’hui de retour avec un nouveau clip : Ivresse.

Mettant à l’honneur ses qualités d’auteure et d’interprète, Ivresse est une réelle ode à la jeunesse et à tout ce qui en est lié : la naiveté, la liberté et les amours d’antan. Entre pop et poésie toujours mélangées finement, Coline Blf nous raconte l’été de ses dix-huit ans.

A travers ce clip réalisé par NITRAM, la chanteuse belge est plus disco et solaire que jamais. Et à travers ces images, le téléspectateur et auditeur retombe dans sa propre jeunesse. Cette époque où on aime démesurément, où on danse jusqu’au petit matin et surtout, ce moment où on se fout de tout, comme nous le chantait déjà Rose en 2009. Coline Blf nous livre un second extrait entêtant, dont le refrain nous reste dans la tête (et quel plaisir). A la même occasion, la chanteuse dévoilait aujourd’hui la cover de son EP.

On aime la pop, on aime la mélancolie, la légèreté des paroles et le côté disco / vintage qu’apporte Coline Blf. Et bien sur, on l’aime elle, et on a hâte de découvrir les cinq titres qui composent BLUE NOSTALGIA. Rendez-vous le 23 septembre.

[ALBUM] Murgida sort « 3007 », un premier EP à la croisée du rap et des love songs italiennes

Inutile de choisir entre « lover italien » ou « rappeur moderne » pour décrire [Adrian] Murgida. Infatigable et doté de toutes les ressources possibles et inimaginables, le comédien, cascadeur et multi-intrumentiste français nous fait l’honneur d’ajouter une nouvelle corde à son arc : la musique.

Si ce premier EP portant le nom de 3007 s’inspire évidemment de la pop actuelle, Murgida n’hésite cependant pas à allier multiples influences pour créer une musique qui lui est propre. À travers cinq titres hybrides, passant donc de la pop au rap en effleurant des touches « lo-fi », Murgida nous invite à découvrir une nouvelle facette de son univers.

3007, c’est un trip offert pour faire Paris – Italie. Mais c’est également l’occasion pour Murgida de déconstruire (un brin) son image d’italo-lover, qui reste pourtant une des clés principales de ce disque (pour notre plus grand plaisir). Ainsi, le chanteur parisien mélange chanson nostalgique et flow nonchalant, laissant apparaitre une nouvelle voix / voie et un second souffle au rap actuel.


Si Murgida « ne sait toujours pas ce qu’il fait là, mais qu’il le fait quand-même » d’après ses propres dires, nous, on est bien content.es d’avoir ce premier disque sous la main. D’ailleurs, 3007 est à commander au plus vite (avant épuisement des stocks) : il suffit simplement de suivre ce lien.

Il nous tarde de découvrir ce caméléon touche-à-tout sur scène.