[ALBUM] Thomas Guerlet sort l’album de la rentrée, « How Strange To Be Anyone ? » (et on l’écoute en boucle)

Thomas Guerlet – qu’on se présente plus – fait partie des artistes qu’il serait normal d’écouter en boucle et avec toujours autant d’admiration quant à sa musique. Le multi-instrumentiste, interprète, compositeur, arrangeur ET producteur français est de retour avec un nouveau bijou.

How Strange To Be Anyone ?, son premier album, est disponible sur toutes les plateformes.

Ce premier disque est un recueil de belles choses. Si Thomas Guerlet s’est vu commencer à Liverpool en faisant une cinquantaine de dates en piano-voix, sa carrière est désormais plus que prometteuse. How Strange To Be Anyone ? est composé de onze titres qui mettent en exergue toutes les facettes et influences du frenchy (qui peuvent nous rappeler King Krule ou encore Serge Gainsbourg), ses souvenirs de voyage de l’autre côté de la Manche et la nostalgie qui en ressort, ses premiers émois et ses doutes.

Porté par une musique aux airs tantôt rock, tantôt jazzy, ce disque est une réelle balade à travers laquelle nous retrouvons un esprit de crooner dans une âme de grand sensible :
tout ce qu’on aime.

Il nous fout les frissons quand on l’écoute.

À seulement 24 ans (presque tout juste), Thomas sait manier cet instrument qu’est la voix avec une grâce remarquable. Si cette dernière un brin tremblotante a su charmer Musicaléomentvotre en 2020, lors d’une première écoute quelque peu innocente, cet album confirme toutes les attentes que nous avons pu avoir depuis cette période : on retrouve dans ce disque des beaux textes, des aigus et des graves gérés à la perfection, une formation musicale qui nous tient en haleine et enfin, une authenticité et une sensibilité hors normes.

Thomas Guerlet nous fera l’honneur de présenter son premier album How Strange To Be Anyone ? le 23 novembre, sur la scène de La Boule Noire. Et nous, on y sera bien évidemment.
Peut-être même en première ligne.

[CLIP] Kids Return est de retour avec « Lost In Los Angeles » et annonce la sortie d’un premier album

Tout commence en 2020 lorsque Adrien et Clément, tous deux passionnés de musique et de films signés Takeshi Kitano, visionnent le fameux film « Kids Return ». Cette oeuvre, qui plait autant au mélomanes qu’aux cinéphiles leur donne l’envie de se lancer purement dans la musique, et de créer à leur tour la B.O de leurs vies. C’est à ce moment que le duo se forme, dans le but de composer une musique intemporelle, mêlant ces deux arts : la musique et le cinéma.

Kids Return est né après un voyage à Los Angeles, malheureusement écourté par la crise sanitaire, mais ayant tout de même permis à ce projet de naître.
Alors qu’ils annonçaient fin août que leur premier album Forever Melodies sortira le 7 octobre, les français reviennent aujourd’hui avec un nouveau clip : Lost In Los Angeles.

Lost In Los Angeles est probablement un des titres les plus poignants que le duo a pu composer.

A travers ces images réalisées par Tara Jay Bangalter, on découvre petit à petit la genèse de Kids Return, les débuts de toute cette aventure musicale qui petit à petit prend de plus en plus d’ampleur. Si les deux garçons viennent de terminer une première tournée aux quatre coins du monde, il aura pourtant fallut passer par des hauts et des bas pour en arriver jusqu’ici. Ce nouveau titre l’explique de lui-même : le voyage réduit à L.A et le retour à Paris, mais aussi les promesses de fidélité, de confiance et surtout d’amitié que Clément et Adrien se sont faites.

Kids Return, c’est un mélange de pop et de poésie, de mélancolie et de naiveté, de vintage et de moderne, soit tous les bons ingrédients afin de créer une musique qui restera ancrée dans leur génération (et bien plus encore). Une musique qu’on qualifiera de pérenne.

En plus d’avoir annoncé la sortie de Forever Melodies, le duo sera de retour dans les salles de concert.

Et quoi de mieux que vivre cette musique à 100%, dans l’emblématique salle de La Cigale ? Rendez-vous le 14 mars 2023 pour vivre la bande originale de Kids Return.

[CLIP] Coline Blf annonce des détails sur son premier EP, avec le clip d' »Ivresse », ode aux souvenirs de jeunesse

Coline Blf a une âme d’artiste. Elle sublime tout ce qu’elle touche, de près ou de loin.

Ca a commencé en 2017 sur YouTube alors qu’elle poétisait déjà les choses simples de la vie, sous forme de vidéos. Et puis vint l’été 2020 où l’envie d’écrire et de composer des chansons était plus forte que tout. Pendant ces deux dernières années, Coline a chanté, a écrit et a composé son premier disque.

Après avoir sorti en janvier Luna, Coline Blf est aujourd’hui de retour avec un nouveau clip : Ivresse.

Mettant à l’honneur ses qualités d’auteure et d’interprète, Ivresse est une réelle ode à la jeunesse et à tout ce qui en est lié : la naiveté, la liberté et les amours d’antan. Entre pop et poésie toujours mélangées finement, Coline Blf nous raconte l’été de ses dix-huit ans.

A travers ce clip réalisé par NITRAM, la chanteuse belge est plus disco et solaire que jamais. Et à travers ces images, le téléspectateur et auditeur retombe dans sa propre jeunesse. Cette époque où on aime démesurément, où on danse jusqu’au petit matin et surtout, ce moment où on se fout de tout, comme nous le chantait déjà Rose en 2009. Coline Blf nous livre un second extrait entêtant, dont le refrain nous reste dans la tête (et quel plaisir). A la même occasion, la chanteuse dévoilait aujourd’hui la cover de son EP.

On aime la pop, on aime la mélancolie, la légèreté des paroles et le côté disco / vintage qu’apporte Coline Blf. Et bien sur, on l’aime elle, et on a hâte de découvrir les cinq titres qui composent BLUE NOSTALGIA. Rendez-vous le 23 septembre.

[ALBUM] Murgida sort « 3007 », un premier EP à la croisée du rap et des love songs italiennes

Inutile de choisir entre « lover italien » ou « rappeur moderne » pour décrire [Adrian] Murgida. Infatigable et doté de toutes les ressources possibles et inimaginables, le comédien, cascadeur et multi-intrumentiste français nous fait l’honneur d’ajouter une nouvelle corde à son arc : la musique.

Si ce premier EP portant le nom de 3007 s’inspire évidemment de la pop actuelle, Murgida n’hésite cependant pas à allier multiples influences pour créer une musique qui lui est propre. À travers cinq titres hybrides, passant donc de la pop au rap en effleurant des touches « lo-fi », Murgida nous invite à découvrir une nouvelle facette de son univers.

3007, c’est un trip offert pour faire Paris – Italie. Mais c’est également l’occasion pour Murgida de déconstruire (un brin) son image d’italo-lover, qui reste pourtant une des clés principales de ce disque (pour notre plus grand plaisir). Ainsi, le chanteur parisien mélange chanson nostalgique et flow nonchalant, laissant apparaitre une nouvelle voix / voie et un second souffle au rap actuel.


Si Murgida « ne sait toujours pas ce qu’il fait là, mais qu’il le fait quand-même » d’après ses propres dires, nous, on est bien content.es d’avoir ce premier disque sous la main. D’ailleurs, 3007 est à commander au plus vite (avant épuisement des stocks) : il suffit simplement de suivre ce lien.

Il nous tarde de découvrir ce caméléon touche-à-tout sur scène.

[ALBUM] Après huit ans d’absence, Paolo Nutini est de retour avec un nouvel album, « Last Night In The Bittersweet »

La fin des années 80 donnait naissance à un des artistes les plus prometteurs de sa génération. Et pour preuve, en 2007 sortait These Streets, un premier album qui a su conquérir un public nouveau, permettant même au chanteur italo-écossais d’avoir son moment de gloire dans la mythique émission de Naguy, Taratata. Suivait deux ans plus tard un second album, Sunny Side Up, tout autant acclamé par le public. Le dernier disque en date était Caustic Love, quatrième album le plus vendu au Royaume-Uni en 2014.

Et depuis, plus rien.

En juin de cette année, alors que plusieurs annonces de participations à des festivals venaient nous titiller depuis fin 2021, Paolo Nutini sortait deux nouveaux titres (dont un accompagné d’une live session). Through The Echoes et Lose It signaient bel et bien le retour tant attendu du chanteur, auteur, compositeur. Et puisqu’on n’attendait plus voire pas du tout un retour aussi soudain, l’émotion fut énorme lors de cette sortie.

Comme une nouvelle n’arrive que très rarement seule, il fallut tout enchainer : la sortie d’un troisième titre Shine A Light, puis d’un double single : Petrified In Love et Acid Eyes, sans compter l’annonce d’un quatrième album et de nouveaux concerts – dont un à Paris déjà complet.

Last Night In The Bittersweet, quatrième album studio a vu le jour ce 1er juillet.

Avec cet opus numéro 1 dans les charts devant celui d’Harry Styles, Paolo Nutini a décidé de revenir subtilement : seize nouveaux titres s’ajoutent à sa discographie – ou l’équivalent d’1h12 de musique. Comme à son habitude, le prodige pop / soul / rock à la voix reconnaissable parmi mille n’a pas cessé de s’imposer comme étant le crooner des temps modernes, avec des influences à la Johnny Cash ou encore à la Fleetwood Marc.

Mais ce qu’on retient le plus de cet album, ce qu’on aime à chaque fois chez cet artiste, c’est évidemment la manière dont il parle de ses histoires, dont il fait de ce disque un « journal intime » ; la manière dont la nostalgie et la mélancolie sont chantées, la manière dont les ballades et les riffs de guitare sont amenés.

Last Night In The Bittersweet est encore une fois une preuve que Paolo Nutini est un artiste qui, malgré les années d’absence sait comment revenir humblement, sans artifice mais avec une délicatesse qui ne cessera de sublimer nos oreilles. Si l’industrie musicale avait besoin d’un retour comme celui-ci, il en est tout autant pour toutes les personnes qui avaient besoin d’une dose d’énergie dans leurs vies.

Paolo Nutini sera en concert à La Cigale le 3 octobre 2022.
Last Night In The Bittersweet, disponible depuis le 1er juillet sur toutes les plateformes.

[SINGLE] Thomas Guerlet dévoile « Can’t You See » et nous fout les frissons

Il existe parfois des voix qu’on peut entendre une seule et unique fois, et qui resterons pourtant gravées dans nos esprits. C’est le cas de celle de Thomas Guerlet, artiste parisien né à la fin des 90’s et qui depuis qu’il s’est mis à chanter nous fout les frissons.

A l’occasion de la sortie de son premier album prévu pour la rentrée, Thomas, multi-instrumentiste et crooner en devenir, nous dévoilait fin juin le quatrième extrait de son futur bijou. S’il nous tarde de découvrir How Strange To Be Anyone, en voici un nouvel aperçu. Et encore une fois, il fait l’unanimité ici.

Thomas Guerlet, c’est une voix grave presque écorchée vive sur des mélodies plus douces. Ce sont des inspirations venues de France (Léo Ferré) comme d’Angleterre (King Krule), le tout rassemblées sur un vibrato qui ne nous laisse pas indemne.

Dans Can’t You See, Thomas Guerlet aborde le thème de l’amour et ses dérivés, la passion et l’essoufflement, l’amour fou et ses douleurs. Mélangeant le rythme traditionnel du jazz, le côté frissonnant de la soul et des variations vocales, plus pop et maitrisées à la perfection, il nous est évidemment impossible de ne pas tomber sous le charme de l’artiste, qui a déjà conquis les coeurs de Benjamin Biolay et d’Adrien Gallo.

Vivement la suite.

Thomas Guerlet en concert :
Juillet 2022 : Pete The Monkey
9 septembre 2022 : Festival Volcan de Nuits

[ALBUM] Andreas nous offre un aller-retour « PARIS NICE » avec son premier EP

À 27 ans, il nous vient tout droit de la Côte d’Azur. Passé par Nice, Londres, Paris et puis New-York, par une école de commerce et par un conservatoire de jazz où il a fini doublement diplômé, Andreas nous offre désormais son premier EP, PARIS NICE.

Andreas, c’est un auteur-compositeur et interprète. C’est le fruit de trois premiers titres entre 2020 et 2021. C’est un apprentissage de la contrebasse et de la batterie jazz en conservatoire, et une pratique de la guitare et du piano en autodidacte. Enfin, c’est un de ces artistes qui apportent un second souffle à la pop traditionnelle.

Les thèmes sont abordés avec finesse, chaque mot est choisis avec habileté. PARIS NICE est un projet retraçant les dernières années de l’artiste niçois, ce dernier ayant été « contraint » d’écrire et de composer ces titres lors du confinement, depuis un appartement en plein coeur de la capitale.

PARIS NICE, c’est cinq titres qui rassemblent en quelques vingt minutes toutes les influences d’Andreas : c’est pop et jazzy, solaire et frais, un mélange de ballades et de futurs tubes. C’est l’envie de créer une musique grand public, tout en restant dans la subtilité de l’intime.

Après avoir été playlisté sur l’Alternative Française d’Apple Music (avec le titre Partenaires), avoir présenté ses titres sur la scène mythique des Folies Bergères, et après nous avoir prévenu que « Ce n’est que le début« , le meilleur reste à venir (dès cet été) pour Andreas.

En concert cet été :
02.07 – CROSSOVER SUMMER FESTIVAL – St. Paul de Vence

PARIS NICE, premier EP d’Andreas, disponible sur toutes les plateformes (et à écouter tout l’été).

[CLIP] Tomasi est de retour encore plus rock, avec son clip « Phalanges »

Pour les quelques auditeurs qui l’auraient connu à ses débuts, soit en 2018, il est plus que certain que cet artiste a eu le temps de se retrouver sur différents projets musicaux qui l’ont réellement propulsés dans l’industrie musicale. Après avoir travaillé aux côtés de Pi Ja Ma, Ian Caufield ou plus récemment yoa et Hugo Pillard, c’est de nouveau en solo que Tomasi revient sur le devant de la scène.

Passé par un mouvement pop, Greg Gomez de son vrai nom retourne à ses amours de jeunesse avec Phalanges, un titre résolument plus rock que ces dernières années.

C’est le signe le début d’une nouvelle aventure pour Tomasi. Encore une fois, le chanteur, auteur-compositeur et producteur incarne une figure d’une jeunesse déterminée qui passe beaucoup de son temps à se poser des questions sur le monde qui l’entoure.

Avec Phalanges, Tomasi parle de l’acceptation de soi et de la création de nos propres règles ; promesse d’une certaine liberté.

Et puis il y a ce clip, réalisé par Nicolas Garrier-Giraudeau, fidèle compagnon d’image de Tomasi. Ce dernier tourné dans le 94 uniquement, est en quelque sorte un hommage qu’a décidé de rendre l’artiste à son quartier de toujours, qui créer alors une rupture pour finalement coller à cet univers adolescent que Tomasi compte mettre à l’honneur dans son prochain EP.
Phalanges est un morceau plus rock, premier d’une nouvelle série, qui peut faire penser aux Strokes ou à wu lyf, grandes influences de Tomasi.

Si écouter Tomasi se fait de manière inlassable, il est d’autant plus génial de voir vivre cet artiste sur scène. Alors que jusqu’aujourd’hui il organisait surtout des concerts pour les autres, grâce aux soirées Kimono, c’est désormais à son tour d’être sous les projecteurs.

Rendez-vous donc le jeudi 23 juin au Pop Up! du Label (Paris 12ème, métro Gare de Lyon), pour découvrir en live Phalanges, et pour retrouver ses titres les plus fous, tels que ceux issus de ses deux premiers EP, Astronef et Somnambule.

[LIVE] L’Elektric Park annonce la programmation complète de sa 12ème édition

Alors que la dernière édition de l’Elektric Park annonçait la réouverture du monde en septembre 2021, le festival annonce désormais la programmation complète de sa 12ème édition. Si Musicaléomentvotre était comblé de pouvoir participer à l’édition passée, il nous tarde de célébrer à nouveau la musique électronique dans toute sa splendeur, dans toute sa grandeur.

Septembre 2021 : il faisait beau, il faisait chaud, la musique était forte et l’Ile des Impressionnistes toute entière dansait jusqu’à la nuit tombée. Mais que nous réserve l’Ile cette année ?

Pour septembre 2022, pas moins de cinq scènes et de 82 artistes répartis sur deux jours sont attendus pour nous faire danser jour et nuit. Si on peut s’attendre à (re)découvrir le professionnel de l’absurde Ouai Stephane, les géniaux de l’électronique Romane Santarelli, Joachim Garraud et Delaurentis, ou encore La P’tite Fumée et Asdek, les têtes d’affiches de cette année nous mettent (déjà) l’eau à la bouche.

En effet, les maîtres de la musique électronique sont conviés pour mettre le feu à Chatou (Yvelines).
A savoir : Arnaud Rebotini, Hilight Tribe, Boombass et Etienne de Crecy, Martin Solveig, Breakbot et Yuksek, Sam Paganini, Lily Palmer, Mr Oizo. Sans oublier Popof, Sefa et Billx, Vandal, Bakermat, Trinix, Zomboy…
Et j’en passe !

La programmation complète est à découvrir ci-dessous.

En attendant de se retrouver les 3 et 4 septembre pour un week-end qui fera monter les températures, retrouve juste ici notre récapitulatif de l’EPK 2022. Si ce dernier t’a donné envie de danser au même rythme que les quelques 40.000 personnes attendues, n’hésite pas à prendre ta place. Attention cependant car ces dernières partent (très) vite.

Pour terminer sur de bonnes notes, découvre la playlist officielle du festival :

[ALBUM] Cinq ans après son dernier album, Naâman est de retour avec « Temple Road » pour réchauffer nos cœurs

L’histoire de Naâman commence en 2013, lorsque sort son tout premier album intitulé Deep Rockers. Depuis presque dix ans, l’auteur-compositeur, chanteur et musicien français s’impose dans le paysage reggae, qui continue de le propulser à l’international.

Cinq ans après son dernier album, Beyond et après avoir teasé pendant près d’un an son retour, Naâman nous livre son nouvel album, Temple Road.

Disponible depuis le 18 mars 2022, Temple Road est un disque aux diverses influences, créant alors une musique aux mille mélodies hybrides. Si ce dernier porte ce nom, c’est en hommage à la rue dans laquelle ont été écrites les dix-sept titres qui constituent cet album. A travers ces chansons, on se prête à une sorte de voyage en Inde, et plus particulièrement dans un village de Goa, où Naâman a trouvé refuge.

C’est est un disque généreux tant par sa musique (qui mélange ska et pop en passant par le hip-hop et évidemment le reggae) que par les artistes qui y sont invités : Marcus Gad, Dub INC, Losso Keita et Karishma ; nous permettant alors de nous évader vers un ailleurs idéal.

Dans la lignée d’un Damian Marley, Naâman nous propose un album solaire qui peut s’écouter d’une manière inépuisable. Et si l’artiste à la voix reconnaissable parmi des milliers nous régale pendant l’heure que dure Temple Road, il ne se contente pas seulement de faire la musique : Naâman réchauffe les coeurs et les âmes, et ça nous fait grandement du bien.

Naâman sera en concert au Zénith de Paris le 22 octobre prochain.

[ALBUM] « Coucou » de Mathieu Bérubé, ou : comment ce dernier peut s’affirmer comme étant une des révélations québécoises de l’année

Il y a quelques mois (précisément sept) était révélée la nouvelle sensation québécoise autour d’un projet de neuf titres (qui font du bien), parfois dans la langue de Molière et d’autres fois dans celle de Shakespeare.

Il y a donc sept mois, Mathieu Bérubé sortait son nouvel et troisième album, Coucou, qu’on a eu le temps d’écouter encore, encore et encore une fois. Retour sur ce disque qui est admirable du début à la fin, et que nous recommandons fortement d’écouter (au moins autant de fois que Musicaléomentvotre).

Coucou, c’est un doux mélange de textes portés par une musique tant pop (« Fettuccine« ) que minimaliste (« Un abri« ), le tout sublimé par la voix au léger accent de l’auteur-compositeur-interprète québécois.

Si Mathieu Bérubé sait manier les mots sans difficulté, comme il nous le prouve depuis ses début en 2016, il en est tout autant pour les instruments. En écoutant ce disque, les instruments se dévoilent petit à petit autour de titres tantôt dansants, tantôt plus poétiques, passant alors du clavier à la guitare en frôlant les machines issues des nouvelles technologies.

Cet album donne un second souffle à la musique certes, mais il montre surtout que la scène musicale québécoise n’est pas à laisser de côté. Et nous, on sait qu’on entendra encore parler de Mathieu Bérubé cette année et ce, au-delà des frontières.

[ALBUM] Missa dévoile son premier projet solo, « Sous le Soleil de Satan »

Dans la catégorie nouveaux talents de la scène française actuelle, Musicaléomentvotre appelle Missa, un jeune artiste aux multiples facettes.

Originairement membre du groupe La Place depuis 2018, formé aux côtés de Fulvio et de Bouye, Missa se présente seul pour la première fois autour d’un premier EP, Sous le Soleil de Satan. Si ce nom n’est peut-être pas inconnu aux yeux de certains, grâce au film de Maurice Pialat qui met en scène Sandrine Bonnaire et Gérard Depardieu (entre autres), nous pouvons désormais le découvrir dans un format différent, puisque 100% musical et conceptuel.

MISSA a décidé de nous ouvrir les portes de son univers.

Sous le Soleil de Satan dépeint un tableau intime, entremêlé entre ombre et lumière. Si entrer dans cette spirale (étrange) qu’est l’âge adulte peut être parfois parsemé de doutes, c’est à travers les cinq titres qui composent cet EP que Missa nous raconte son expérience, son histoire. Armé de ses influences tant musicales (pop, rap, folk et même rock) que cinématographiques ou photographiques, l’artiste s’affirme dans le paysage artistique actuel, et cette fois-ci en solo.

Artiste accompli, Missa ne s’est pas contenté de seulement nous offrir sa musique.
À l’occasion de la sortie de son projet, il nous invite à découvrir ce dernier en live samedi 14 mai dans le 18ème, autour d’une exposition finement montée.
Comme quoi nos jeunes ont du talent.

[LIVE] La Grande Party annonce sa Grand Tournée, et présente ses six lauréats

Si la capitale et ses environs ont la chance de pouvoir découvrir et faire vivre de nouveaux artistes talentueux, c’est en partie grâce à de nombreux dispositifs mis en place, permettant aux artistes et musiciens de s’attirer la lumière des projecteurs.

Là est aussi la mission de La Grande Party, dispositif de repérage et d’accompagnement de la jeune création musicale du Grand Paris.
En février et mars de cette année, et après des heures et des semaines de pré-sélections, douze artistes sont venus défendre leurs projets lors d’auditions pour acquérir le statut de lauréat de La Grande Party. Ces artistes et groupes venus d’univers différents, ont pu se produire sur les scènes du Hasard Ludique, du Point Ephémère, du Pop Up! du Label et du FGO Barbara, où ont été réunis plus de 1000 spectateurs et un jury de 25 professionnels.

Début avril, La Grande Party révélait les six lauréats de l’édition de cette année.

Six lauréats, pour six univers musicaux. Ils font de la chanson, du rock, de la pop voire de la musique électronique et de la world music. Ils nous ont fait danser, chanter, pleurer et même pogoter. Ils ont réussis à réunir un public de tous âges confondus, venus d’ici et d’ailleurs.
Aghiad, Bernice, Chat Perché, Helma, Supreme Love Affair et Mōna sont les artistes à suivre cette année et se lancent dans La Grande Tournée, qui débutera pas plus tard que ce jeudi 21 avril.

Qui sont-ils ?

AGHIAD : un mélange de pop arabe, de musique électronique et de new wave. Sur scène, ils sont trois : Aghiad, Tom et Billy.
BERNICE : une autrice-compositrice-interprète qui peut nous faire penser à Björk, et qui apporte des sonorités électro à la mélancolie.
CHAT PERCHÉ : un chanteur-musicien-réalisateur à la musique hybride, qui créer la musique de demain.
HELMA : une artiste au potentiel énorme, qui nous offre une performance et une expérience encore jamais vues.
MŌNA : une auteur-compositrice-productrice autodidacte qui nous emporte dans sa bulle et nous fait danser, chanter.
SUPREME LOVE AFFAIR : un mélange de balades et de pogo, réunis autour d’une musique pop et électronique puissante.

Si certains ont déjà pu découvrir sur les plateformes de streaming ou (encore mieux) en live, il sera désormais possible de re-découvrir leurs performances aux quatre coins du Grand Paris.

Les premières dates pour venir voir les shows sont ci-dessous (et ça promet).
Où est-ce qu’on se croise ?

LA GRANDE PARTY ET SA GRANDE TOURNÉE

[CLIP] Les Kids Return s’invitent dans une école pour la session acoustique de « Forever »

Nous n’avons peut-être plus à présenter Adrien Rozé et Clément Savoye, les deux ami qui forment le duo pop et mélancolique Kids Return. Si ces derniers ont déjà parcouru bien des villes et des continents depuis le début de leur tournée internationale (Paris, Berlin ou encore Bruxelles), les deux auteurs-compositeurs français prennent tout de même le temps nécessaire pour continuer de teaser leur premier album, Forever Melodies, prévu pour l’automne 2022.

Alors que trois sessions (Melody, Our Love, Orange Mountains) sont déjà disponibles, Kids Return est de retour avec cellede Forever, un hymne aux premiers amours, ancré dans une atmosphère intimiste.

Cette fois-ci le duo place la barre encore plus haut.
Dans cette session réalisée par Tara-Jay Bangalter, Kids Return investi une école et appelle à chanter avec eux une dizaine d’enfants de la Chorale des Petits Chanteurs de Saint-Louis, créant alors une ambiance spontanée et des plus sincères.

Pendant ce plan séquence, Adrien et Clément s’accompagnent d’un clavier, d’une guitare et de leurs habituelles harmonies vocales, mettant alors en images et en chanson l’histoire d’un amour lointain, teintée de romantisme et de spleen.

Kids Return est à (re)découvrir sur scène le 17 mai, à La Boule Noire (75), sur la route des festivals cet été, et dans le reste du monde toute l’année.

[ALBUM] Papooz est de retour avec « None Of This Matters Now », et c’est le parfait album pour la saison

Papooz, c’est un peu le groupe qui ne vieillit jamais.
Et pour preuve, Ulysse Cottin et Armand Penicaut, qui forment le duo depuis maintenant près de sept ans, viennent de sortir leur nouvel album, qui nous fait immédiatement chaud au cœur.

Cette année, les « enfants » d’antan très fortement inspirés les Beatles ou encore par les Velvet Underground, reviennent avec un troisième disque, None Of This Matters Now.

Papooz est à Musicaléomentvotre ce que peut être A. Hitchcock pour les passionnés de thrillers. Sincèrement.

Le duo mélange avec prouesse pop, folk et rock d’autrefois, sans omettre de créer une musique moderne et chaleureuse, comme il nous en a habitué.

None Of This Matters Now, c’est un disque fait de poésie et de sensualité durant la totalité des dix titres qui le concoctent, toujours portés par les voix conciliantes des interprètes et les instruments habituels des musiciens et compositeurs, amenant alors à se laisser porter par la musique.

Cet album prouve une nouvelle fois que Papooz est un des duos français pile dans l’ère du temps, qui sait comment juxtaposer entre elles des notes au piano et d’autres à la guitare, qui sait comment être rock et nonchalant en même temps, qui sait comment délivrer des textes intimes sans pour autant en dire trop.

Papooz vient de nous livrer None Of This Matters Now, et c’est un album qui fait du bien, qui console et qui nous rappelle que le bonheur se trouve parfois dans les petites choses de la vie.

[ALBUM] Le groupe français SOS Citizen sort « An Extended Play », un premier EP aux multiples facettes

SOS Citizen fait partie des groupes qui ont été plus ou moins inspirés par le confinement pour créer de la musique. Entre le début de cette période d’isolement et aujourd’hui, soit presque la fin de ce long tunnel, Louise, Alan et Bruno ont eu le temps sortir quatre titres, avant de nous livrer leur tout premier EP.

La musique de SOS Citizen se veut un brin rétro et surtout envoûtante.

À travers les cinq titres de An Extended Play, on découvre une voix claire et rassurante, des guitares influencées british music, le tout composé tel une bande-originale pour un film où le temps est bon, où on s’y sent bien.

Les sept titres que l’on retrouve font office de fond sonore le temps d’une balade le temps d’un long fleuve tranquille, le tout en proposant un doux mélange de musique pop et de folk croisée à du rock voire à du garage, mis au gout du jour.

Si le groupe a pu auparavant s’amuser à reprendre certains grands titres de la musique en tout genre, notamment Herbie Hancock, Joy Division, Nancy Sinatra, The Beatles ou Billie Eillish, ce premier EP signe le début d’une nouvelle aventure pour le groupe, et le début du processus créatif de ce dernier.

An Extended Play est désormais disponible partout ; et pour découvrir les chansons de SOS Citizen sur scène, afin de partir en voyage avec eux, ça se passe les 7 avril au Mazette et le 20 avril au Supersonic.

[ALBUM] Kevin Heartbeats détourne les codes de la pop avec son premier EP, « Debt Level Alright »

Producteur et musicien issu de la nouvelle scène, celle qui ose mélanger les genres et les influences, c’est après avoir dévoilé deux titres cette dernière année que Kevin Heartbeats nous offre son premier EP, sorti sur le label S76.

Debt Level Alright, c’est un disque de sept titres qui viennent chacun à leur tour casser les codes traditionnels de la pop en venant y ajouter des influences lofi et hip-hop, le tout porté par une voix séraphique.

Si certain.es ont peut-être eu la chance de découvrir cet artiste en amont, notamment à La Cité Fertile ou sur les scènes du Trabendo et du Pop Up! du Label, il est désormais possible d’écouter ses titres en boucle, sur toutes les plateformes. Ce premier EP s’écoute à tout moment et à toute heure de la journée ou de la nuit, d’une traite ou par petits bouts [même s’il est avéré que tout écouter d’un coup est bien plus plaisant].

La musique de Kevin Heartbeats est avant tout une histoire de sensations.
Il sait manier avec délicatesse son côté « sad boy », réussit haut la main à nous faire danser sur une musique sentimentale et mélancolique, et arrive donc à se classer sans peine dans la catégorie d’artiste avant-gardiste.

Il sera possible de découvrir une version live de Dept Level Alright le 24 mars le long du canal Saint Martin, dans le cadre de sa release party au Point Ephémère. Et il est très probable de tomber encore plus sous son charme…

[INTERVIEW] Sourface, des percussions faites à base de casseroles aux scènes anglaises et françaises, en passant par un festival hongrois. Rencontre avec le groupe franco-anglais « post genre »

Ils sont quatre, jeunes, venus d’un côté et de l’autre de la Manche. Il sont chanteurs, musiciens, performeurs. Ils jouent entre Londres et Paris, en passant parfois par des villes hongroises, parce que « pourquoi pas ? ».

Ils s’appellent Alex, Ludo, Matt et Tom, mais sont plus connus sous le nom de Sourface.

Sourface, c’est un groupe franco-anglais qui est voué à être un quatuor distinguable parmi tant d’autres. Parfois, la musique est blues ou rock ; d’autres fois, elle est plus tirée vers la bossa nova ou le jazz.

Fin février sortait le clip de Puis Tu Verras, tourné en Provence et réalisé par Clément Jurkew, alors que le temps le permettait encore. C’est un titre en français, qui commence sous forme de balade, mais qui très vite nous donne envie de danser sur une batterie qui peut faire penser à celle de King Krule (A Lizard State), et sur des airs de « tropical punk ».

Avec Sourface, nous nous sommes rencontrés au coin d’une rue, dans un café. On a parlé, beaucoup, et ris (énormément). À l’occasion de la sortie de ce nouveau clip qui dévoile ses musiciens au fur et à mesure, découvre à ton tour le groupe franco-anglais qui n’aime pas être définit par une étiquette et qui à son tour, se dévoile petit à petit.

INTERVIEW

Musicaléomentvotre : Bonjour !

Sourface, en choeur : BONJOUR !

M : Comment est-ce que vous allez ?

S : Super fatigués mais a part ça on va très bien.

M : Vous existez depuis 2018 ; mais pouvez-vous nous dire comment vous vous êtes rencontrés, comment le groupe est né ?

Alex : C’est une longue histoire très intéressante. On faisait tous partis de la même licence à l’University College London. J’ai rencontré Matthew dans la résidence étudiante, on est directement devenus meilleurs potes. Il connaissait Ludo car ils étaient au même lycée avant et on a commencé à faire de la musique ensemble, en créant un groupe de jazz. Puis on a fait un week-end d’intégration dans le nord de l’Angleterre et on a organisé un faux mariage entre un ami homosexuel et un ami drag queen, avec une cérémonie. J’étais habillé en none, Matthew en prêtre, et on a fait toute la cérémonie suivie d’un concert. Tom, qu’on ne connaissait pas est venu nous voir en nous disant « Eh, vous faites de la musique, ça tombe bien puisque je suis batteur ». De retour dans la résidence, on a sorti des énormes casseroles et des spatules pour construire une batterie de fortune. C’était notre premier concert, et depuis, on ne s’est jamais quittés. 

M : Vous avez commencé avec des casseroles, et maintenant vous faites des concerts entre Paris et Londres, c’est génial. Vous décrivez comment votre univers actuel ?

Ludo : On a un terme : tropical punk, depuis qu’une journaliste nous a décrit comme ça. 
Tom : Ce n’est pas de la punk des années 70/80’s, c’est plutôt de la post punk anglaise, totalement mélancolique. C’est une énergie funk et dansante plutôt qu’agressive pour la plupart du temps. 
Alex : On essaye de devenir le premier groupe « post genre » parce qu’on fait aussi du jazz fusion, du rock, du funk, de la bossa nova… Même au sein d’une même chanson. On n’aime pas les étiquettes : les gens écoutent du Sourface pour écouter du Sourface.
Tom : À chaque fois qu’on termine un concert certaines personnes viennent nous voir en disant « ça m’a rappelé ça, ou ça », mais je n’ai jamais entendu deux fois le même nom (à part Parcels et L’Impératrice).

M : Et quelles sont vos influences dans ce cas ?

Alex : Henri Salvador.
Ludo : Walter Wanderley.
Matt : The Elevens, Eric Satie, pour créer de la musique impressionniste.
Tom : J’aime beaucoup le blues traditionnel, mais j’ai beaucoup grandis avec la musique qu’on fait. Donc ma première influence ce serait vous trois.

M : Vos influences sont très variées, c’est beau. Vous avez sorti il y a quelques temps un premier EP Daytime’s Past. Est-ce que vous pouvez nous en parler un peu ?

Ludo : C’était nos toutes premières chansons, qui datent d’il y a à peu près deux ans.
Alex : C’était une sorte d’essai. On avait de la funk française et de l’indie rock anglaise. Tout le monde connait Sweet Dreams Suburbia, mais ce n’est plus ce qu’on fait aujourd’hui. Ce premier EP, c’était une porte d’entrée vers notre deuxième EP, éponyme.
Tom : Si musicalement ce n’est plus nous, on garde le côté thématique : ce désir d’échapper à une situation, la plupart du temps urbaine. 
Alex : C’est un rêve d’ailleurs, du soleil qu’on n’a pas à Londres notamment. *rires*

M : Comment vous faites pour composer votre musique en prenant en compte les deux thématiques importantes chez vous : l’émotion et l’évasion ; tout en faisant en sorte que chacun de vous apporte sa pierre à l’édifice ?

Tom : Jusqu’à maintenant Alex écrivait les chansons en français et Ludo celles en anglais et l’avantage est qu’ils ont des univers en commun. Tout part d’une mélodie à la guitare, et le reste on le fait tous ensemble, en répétition ou avec des casseroles *rires*. On a cette chance d’être un peu tous sur la même longueur d’onde et d’habiter relativement proches les uns des autres ; et quand quatre personnes passent du temps ensemble, on devient rapidement une seule et même personne. 
Alex : On a aussi et surtout pu faire beaucoup de musique ces derniers temps, surtout pendant les périodes de confinement ; ça ne s’arrêtait jamais. On s’entend super bien, on échange beaucoup, et c’est comme ça que s’écrivent nos chansons. 
Ludo : Nos voisins ont même déménagé. *rires*

M : Je ne sais pas si c’est parce que vous faites de la bonne musique ou pas….

Alex : Ce qui est sur c’est qu’on faisait beaucoup de bruit.
Tom : Surtout Alex ! Il ne fait pas les mêmes deux choses pendant trente minutes, non ! C’est pendant deux jours !
Ludo : Mais à la fin, ça nous donne des pépites. *rires*

M : En ce moment, vous êtes à fond dans les concerts, comme on l’a dit entre Paris et l’Angleterre… quel est votre public préféré ?

Tom : Matthew devrait répondre !
Matt : Malgré ma petite expérience je dirais la France, c’est une atmosphère différente. En Angleterre ça peut être vu comme une ambiance « bureaucratique ». 
Tom : Jusqu’ici on a joué seulement au Truskel à Paris, c’était complet et nous on était au top du top. Pour nous ça marche mieux en France : peut-être que les français sont plus ouverts, et comme Matthew l’a dit, il y a moins de stress.
Alex : Et puis il y a énormément de compétition en Angleterre, et ce même si on est en tête d’affiche. 
Ludo : À Londres il y a une pression qui est créée car il y a beaucoup, beaucoup de groupes qui viennent jouer. C’est difficile, mais ça motive aussi !

Sourface : On s’amuse bien à Paris.

M : À votre dernier concert d’ailleurs il y avait pas mal de personnes qui parlaient anglais. C’est des fans à vous qui sont venus, ou des gens qui ont entendu de la musique et qui se sont dit « pourquoi pas » ?

Ludo : Il y a des étudiants anglais qui sont sur Paris, mais aussi les franco-anglais de Paris…

M : C’est cool que vous avez deux cibles assez distinctes…

Tom : …Qu’on arrive à rassembler !
Alex : C’est ça qui est bien : culturellement et musicalement parlant, on est vraiment dans la diversité.

M : D’ailleurs, vous avez fait un festival à Budapest, n’est-ce pas ?

Matthew : Oh god yes ! *rires*

M : Est-ce qu’on peut en parler ?

Ludo : C’était le tout premier.
Matt : Après deux ans sans avoir fait un gros live, on s’est retrouvés devant plein de gens à Budapest, il faisait beau, la musique était bien, c’était un super moment. 
Tom : On s’est retrouvés au fin fond de nulle part en Hongrie *rires*. C’était deux ans avant la création de Sourface, mon coloc et ses potes organisaient un festival de 700 personnes et nous ont proposés de venir y jouer.
Alex : On a choqué tout le monde grâce à des cannettes de Beanz.
Tom : On a crée un culte, un Dieu, et sur scène on a éclaté la vieille basse d’Alex.
Ludo : Elle s’est retrouvée en plusieurs morceaux dans toute la Hongrie. *rires*
Alex : Et maintenant, le manche qui a été signé par tous les membres du groupe, se retrouve accroché dans un bar à Budapest. Alors si vous y allez…

M : C’est quand même fou cette histoire de festival. Et puis, pour vous avoir vu en concert, vous êtes des sacrés performeurs, de l’entrée sur scène jusqu’à la fin, ça devait être quelque-chose. 

Tom : Ah ça c’est sur !

M : Et, vous préférez la scène ou le studio ? C’est totalement différent comme état d’esprit...

Ludo : Au début j’aurais peut-être dit studio, mais en vrai à cause de la pandémie, peut-être la scène.
Alex : On a commencé le live en février 2020 et deux concerts après c’était le confinement, ce qui bien sur nous a permis d’avoir une super période studio pendant laquelle on a pu expérimenter beaucoup de choses, en étant tous ensemble.
Matt : D’ailleurs ils sont tous venus chez moi pendant un mois entier. On faisait tout le temps de la musique, les seules pauses qu’on prenait c’était pour regarder le foot (et manger). C’était une super expérience, qui nous a fait grandir.
Alex : On en a aussi profité pour construire notre propre studio…
Ludo : … Grâce à l’argent de l’erasmus ! *rires*

M : On arrête de parler du passé et maintenant on parle du futur. Alex, tu l’as mentionné, mais un deuxième album arrive. 

Ludo : On espère qu’il sortira bientôt ! On a un premier clip, celui de Puis tu verras qu’on a tourné en Provence et maintenant disponible, depuis le 25 février. Et un deuxième clip tourné à Londres arrivera ensuite. 
Alex : Et puis l’album ! Il y a pas mal de chansons qui attendent…
Ludo : C’est très ambitieux…
Alex : … Et il est presque prêt, on a même enregistré une version live. On attend la bonne date pour le sortir.

M : Et d’après tout ce qu’on vient de dire, je suppose qu’il sera assez différent de ce que vous avez fait jusqu’aujourd’hui?

Ludo : Le premier EP était l’introduction, et l’album sera un monde développé, plus théâtrale, qui mettra en musique toutes les émotions qu’on peut ressentir.
Alex : On veut que ça soit le meilleur possible, on y met le meilleur de nous même. 
Tom : On verra bien! *rires*

M : On verra bien ! On arrive maintenant à la fin de l’interview, mais je suppose que vous avez d’autres concerts de prévus pour cette année ? 

Ludo : À Londres, à Paris…
Tom : On ne s’arrête pas !
Alex : On aimerait faire beaucoup choses dans les mois à venir.

M : On ne peut donc vous souhaiter que des belles choses, du live et des performances!

Tom : Ah tu nous as vu, à toi de nous dire si on le mérite !

M : Oh je pense que c’est pas mal hein *rires*.

Sourface : Ça vaaaaa !

M : J’ai l’habitude de laisser le mot de la fin aux artistes…

Sourface : Notre prochain EP sortira le 1er avril (et ce n’est pas une blague)

Merci à Sourface pour leur musique, leur temps et leur bonne humeur communicative. Le groupe continue de se produire entre Londres et Paris en ayant un seul but : être le premier groupe post-genre. Et c’est bien parti.

[ALBUM] La deuxième partie de « Dissidænce » de Vitalic vient de sortir, la tournée peut commencer

Cinq mois se sont écoulés depuis que Vitalic a sorti Dissidænce episode 1 à l’occasion des vingt ans de carrière de l’artiste. Comme promis, à quelques jours du début de sa tournée, le producteur français est de retour avec Dissidænce episode 2 et, on ne va pas se mentir, c’est une vraie claque qu’on se prend.

Le premier extrait, The Light Is A Train, est sorti il y a trois semaines, et on devait se douter que ce qui nous attendait ne nous laisserait pas de marbre. La preuve en écoutant ces sept nouveaux titres.

À commencer par Sirens qui ouvre le bal, une sorte d’électro-choc loin d’être désagréable. S’en suivent alors cinq titres qui rappellent le Vitalic d’antan en puisant dans une techno sombre, inscrite dans une ambiance plus froide que celle du premier volet de Dissidænce.
Marching, l’avant-dernier titre de cet opus est un véritable banger qui nous emmène hors du temps, dans une toute autre dimension : celle de la mélancolie et de la poésie ; ancrées dans l’ADN de l’artiste.
Et puis Winter Is Coming vient boucler la boucle de ce double album, et c’est tout bonnement magnifique, une outro digne du grand art que fait Vitalic depuis le début des années 2000.

Dissidænce episode 2 est un album qui revient aux sources du producteur, un album qui nous replonge dans les raves techno des 90’s, un album qui nous fait nous sentir vivant de la première seconde à la trentième minute.

Si ce disque s’écouterait bien en boucle dans nos casques, il nous tarde déjà de retrouver Vitalic sur la scène de l’Accor Hotel Arena le samedi 12 mars ou encore, pour les plus chanceux, sur la route des festivals de cet été.

[ALBUM] Roseboy666 entrelace bangers et mélancolie dans son premier album « Prettiest Loser »

Alerte spoiler, cet artiste est à suivre de très près /!\

Repéré en 2018 avec un premier EP, Soleil Noir, notamment aux côtés de NxxxxxS et de Timothée Joly, puis l’année qui a suivi avec la bande originale du projet cinématographique 404, la nouvelle pépite de la scène française Roseboy666 revient aujourd’hui avec son premier album, Prettiest Loser.

Roseboy666 est de ces producteurs qui touchent tant au hip-hop qu’à la musique électronique, en passant par la pop, et que plus rien ni personne ne peut arrêter.
Prettiest Loser, c’est un disque de dix titres, mélangeant spleen et optimisme sur fond de bangers underground. Ce premier album aborde le thème de l’amour et de ses ruptures, des histoires déchues voire impossibles.

Aux côtés de cet artiste ? La crème de la crème de la nouvelle génération française ; à savoir Simili Gum sur Voeu, Babysolo33 sur Ta Shawty, Hyacinthe sur La Même Danse, The Pirouettes sur Antidote (soit dit en passant un franc succès) ou encore Johnny Jane sur Explique-moi, titre au paroxysme de la nostalgie.

Roseboy666, signé chez Jeune à Jamais, se classe une nouvelle fois dans la catégorie « artiste avant-gardiste de la musique de demain », et il n’y a qu’en découvrant son univers tant brut que sensible que tu en seras persuadé. A écouter sans modération, peine de cœur ou non.