C’est un fait : Malik et Julien Fléchelle sont les pros du slow motion

Aujourd’hui sort « Parenthèse » le premier EP de Malik, un artiste singulier qui jusqu’ici travaillait quelque peu dans l’ombre, en écrivant notamment pour Ben L’Oncle Soul ou Aloïse Sauvage pour ne citer qu’eux. Danseur professionnel, auteur, compositeur, cet homme sait absolument tout faire. Sa musique propose elle aussi une multitude de choses différentes, mêlant rap et poésie, textes engagés et un brin d’égo trip et si cet EP de cinq titres est du début à la fin une des nouvelles pépites de l’année, j’aimerais qu’on se focalise sur le clip de « L’espoir est mort ». C’est – pour l’instant – ma réalisation favorite de ce premier semestre et je n’ai qu’un mot pour la décrire : dingue.

Dans l’univers de l’audiovisuel, j’aime deux choses en particulier : le noir et blanc et les réalisations qui sortent un peu de l’ordinaire. Ici, tout est absolument réuni, et si Malik a pour habitude de ne pondre que de très bons clips, celui-ci est probablement celui que je trouve le plus fort, le plus percutant (littéralement). Réalisée par Julien Fléchelle, cette œuvre cinématographique est un sans faute : avec Malik en seul et unique « personnage », on est projetés dans un clip brut à l’ambiance dystopique, assez représentative de notre époque finalement, qui ne fait que de se dévoiler grâce au slow motion et tous les effets visuels pensés au millimètre près.

Bref, ça prend aux tripes et donne envie de retourner écouter « Parenthèse ». Chapeau les artistes!


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