[INTERVIEW] Rencontre avec The Vibes Lobbyists, les good vibes du groupe et son dernier clip

C’est un groupe R’n’B contemporain et néo-soul qui a vu le jour en 2018, tant sophistiqué que paradoxal. Tiffania, Kim, Félix, Michaël et Nobo font de la musique dite moderne, et arrivent à conquérir les coeurs de leurs auditeurs en offrant des ambiances undergrounds et lénifiantes.

Rencontre avec The Vibes Lobbyists, qui vient de sortir son second clip.


Musicaléomentvotre : Bonjour Kim, Tiffania, Félix, Mickaël et Nobo. Comment allez-vous ?

Tiff : On fait aller ! 

Kim : Très bien !

Félix : Tip top merci.

Mickaël : Nickel.

Nobo : Très bien aussi.

M : Pouvez-vous présenter The Vibes Lobbyists ?

Kim : Nous sommes un groupe de neo-soul / RnB de la région niçoise. Nous avons formé le groupe en 2018 en commençant avec des reprises de H.E.R, Sabrina Claudio ou The Internet par exemple. Puis on est rapidement passés à la composition en 2019, sous l’impulsion d’une belle opportunité : la première partie de Cory Henry pour les Nice Jazz Festival Sessions. Depuis, on a pu faire quelques jolis concerts et sortir deux clips… à retrouver sur Youtube !

Tiff : Nous sommes très simplement cinq copains dont la vie est la musique, et qui se sont associés pour vous transmettre des good vibes à travers leur RnB lénifiant. 

M : Quel est votre rapport à la musique, et comment l’idée de monter un groupe vous est venue ? D’ailleurs, pourquoi avoir choisi ce nom ?

Tiff : Chez moi, la musique est présente depuis ma naissance. C’est devenue une passion grâce à la découverte de l’accordéon lorsque j’étais au conservatoire de Marseille. J’ai aussi chanté dans des chorales de gospel et des groupes de reprises. 
En ce qui concerne le choix du nom du groupe, c’est un ami, Peo, qui a proposé ce nom. Tout le monde autour de moi connaît mon penchant pour les vibes infinies et cette proposition nous a fait beaucoup rire. Du coup, nous nous sommes dit : pourquoi pas ?

Kim : L’idée de monter ce groupe vient de Tiffania. Un jour, elle a eu envie de monter un projet RnB / neo-soul. Elle connaissait Mickaël de longue date et lui en a parlé. A son tour Mickaël est venu nous en parler… Mickaël, Félix et moi jouions déjà très régulièrement ensemble, alors l’assemblage s’est fait naturellement. Par la suite le manque de la basse, jusqu’alors assurée par Mickaël au synthé, s’est fait sentir et c’est à ce moment qu’on a appelé Nobo en renfort. Il jouait avec Félix dans un autre groupe du coin. 

M : Étant un quintet, j’imagine que vous avez plusieurs inspirations et influences. Comment réussissez-vous à tous vous mettre d’accord pour créer cette musique qui vous est propre ?

Félix : On vient effectivement tous d’horizons assez différents mais, même si certains penchent plus vers le jazz et la soul, d’autres sont plus vers le RnB ou encore vers le funk et le hip-hop. Je pense qu’on a tous en commun une certaine affection pour la « black music». 
Le groupe s’organise autour des compositions de Kim et des mélodies et des textes de Tiff. C’est de là que partent les morceaux et nous mettons ensuite tous notre propre personnalité musicale dans l’interprétation.

Mickaël : Oui en effet, il y a plusieurs moteurs dans le groupe, en particulier Kim et Tiffania qui gèrent beaucoup de choses comme l’écriture, la communication, etc… Félix, Nobo et moi apportons notre pierre à l’édifice notamment sur la partie musicale. 

Kim : Nous arrivons assez rapidement à nous mettre d’accord finalement. Nous sommes très complémentaires car nous sommes chacun différents : rêveur, perfectionniste, timide ou extraverti… mais avec des valeurs communes, ce qui nous permet de respecter la place et la parole de chacun. 

Nobo : Nous avons aussi une passion commune pour l’ironie, le second degré, et les tacles à la jugulaire…

M : Vous venez de sortir un tout nouveau single, Turn Off The Light. Un mois plus-tard, comment vous sentez-vous ?

Tiff : Super contente, on a de bons retours. Un peu frustrés avec le contexte car on aimerait bien le présenter en live. 

Félix : Je suis très heureux de concrétiser et de finaliser ce morceau qui nous a demandé pas mal d’allers-retours dans le processus de production et d’enregistrement. Très content du résultat en tout cas.

Kim : Plutôt bien ! La sortie s’est bien passée, le titre a été bien accueilli par ceux qui nous suivaient déjà, et aussi ceux qui nous découvrent. Aujourd’hui, nous avons plus de 80 000 vues sur le clip !!! Nous étions loin d’imaginer que cela serait possible !

M : Comme vient de le mentionner Kim, ce titre est accompagné d’un clip. Pouvez-vous nous en parler ?

Tiff : Dans cette chanson, j’ai souhaité aborder un sujet assez sensible en amour. 
Turn Off The Light évoque les relations toxiques : lorsqu’une personne exerce son emprise sur l’autre pour le faire sombrer avec lui. Ça parle des passions destructrices que nous pouvons vivre et qui nous enchaînent. Nous avons voulu mettre cela en scène à travers des danseurs. En ce qui concerne le lieu de tournage, là nous avons eu la chance extraordinaire de pouvoir collaborer avec la Villa Ephrussi de Rothschild à St Jean Cap Ferrat. C’est un lieu d’exception. La Villa nous a fait confiance et c’est un honneur. Elle a été un réel soutien dans ce travail de production et d’accompagnement pour nous qui sommes encore un jeune groupe. Finalement nous avons pu réaliser un clip 100% local !

Kim : Nous avons choisi de travailler avec le même réalisateur que pour notre premier clip, Thomas Amen qui est de Nice. Il était accompagné de Killyan Challah, chef opérateur. Ça demande pas mal de préparation en amont pour nous, comme pour les danseurs d’ailleurs. Nous avons organisé le tournage sur une seule journée où se sont enchaînés maquillage, préparation des salons, prises de vues, répétition et tournage… Le résultat est vraiment à la hauteur de nos espérances. Nous voulions sublimer ce lieu hors du commun, tout en racontant notre propre histoire.

Félix :  Et que dire si ce n’est que cet acteur au balcon mérite clairement un Oscar. Pas l’homme à lunettes, l’autre !

M : Ce dernier est une continuation du précédent clip, Dancing On The Moon, et j’ai l’impression qu’il constitue une longue histoire au fur et à mesure. Mettre en image vos chansons est-il quelque-chose de très important pour vous ?

Tiff : De nos jours le visuel est important et il aide à véhiculer la musique que l’on veut transmettre.

Kim : La vidéo est devenue quasiment indissociable du monde musical. Il est difficile de sortir un single sans un clip. Mais au delà de ça, nous aimons tous beaucoup le cinéma au sens large donc l’association a été naturelle. Dans nos clips, il y a en effet un fil rouge amené par cette fameuse K7, transmise de chanson en chanson par différents intermédiaires. C’est une façon de représenter ce que l’on souhaite : diffuser le plus possible notre musique pour que celle-ci raconte notre histoire.

M : En vue de la situation actuelle, on peut dire qu’il faut beaucoup de passion et de courage pour promouvoir son groupe sans pouvoir faire de scènes. Vous qui en avez fait dans le passé, comment la COVID-19 vous impact-elle artistiquement parlant ?

Tiff : Nous avons pu faire cinq scènes en live stream depuis ces évènements. L’absence du public est assez frustrante, mais c’est mieux que rien !

Kim : Comme toutes les périodes où les choses changent, c’est aussi le moment de se remettre en question, de trouver des objectifs pour ne pas sombrer et donc de créer ! Certes la scène et le public manquent clairement, mais nous essayons de nous accommoder des contraintes pour en faire quelque chose de positif.

Félix : Parfois on est dans une forme de continuité qui nous amène à penser certaines choses comme acquises ou immuables. Des épisodes comme celui du COVID nous rappellent que tous les équilibres sont fragiles et que l’adaptation est la clé pour continuer. Quelque part ça amène à se remettre en question et c’est toujours bon dans le processus artistique… Faut voir tout ce truc avec un peu de distance, de zenitude et beaucoup de patience je pense, sinon on a vite fait de sombrer mentalement avec tous ces lives annulés, ces confinements, ces problèmes économiques qui s’annoncent pour beaucoup d’artistes.

M : Néanmoins, votre musique reste solaire et j’ai l’impression que vous n’avez pas dit votre dernier mot. À quoi pouvons-nous nous attendre pour la suite ?

Kim : Nous sommes en pleine production de notre premier EP. Il sortira fin juin. Si tout se passe bien,  il sera suivi de la sortie de notre troisième clip. A côté de ça, nous préparons aussi le retour des concerts avec une très belle date prévue au Festival Nuits Carrées à Antibes. Nous avons d’autres dates mais encore en attente… Donc beaucoup de choses sur le feu ! Ce que nous souhaitons c’est que cet EP représente le premier chapitre du groupe et que nous puissions continuer à grandir grâce à lui !

M : Pour finir cette interview, je vous laisse le mot de la fin.

Tiff : Allez checker notre musique sur les plateformes de streaming, et retrouvez nous sur les réseaux pour suivre notre actualité : Instagram (@thevibeslobbyists), Facebook ou Youtube (The Vibes Lobbyists).

Kim : Ou sur notre site directement : www.thevibeslobbyists.com. Vous pouvez vous y inscrire pour recevoir des cadeaux et visiter notre boutique. On espère retrouver très vite tout le monde lors de concerts, où on aura à cœur de proposer une ambiance intime, chaleureuse et où vous aurez les épaules qui bougent toutes seules dans un mouvement lent et accrocheur ! Les Vibes, c’est une équipe de musiciens qui jouent avec leurs tripes. Nous voulons transmettre une énergie remplie de groove où Tiff apporte de la puissance avec sa voix et de la douceur avec ses vibes…

Merci à Kim, Tiffania, Félix, Mickael et Nobo pour leur temps et leurs good vibes.

[ALBUM] L’électro underground de Seleminga

Cet EP est aussi authentique que mystique.

Alors qu’elle était habituée aux musiques R&B et rap, Seleminga, montluçonnaise et artiste engagée, est de retour avec un EP qui célèbre la musique électronique plus que jamais.

Curvas Peligrosas est composé de cinq titres, dont deux inédits encore jamais sorti. Mélangeant des sonorités solaires et d’autres plus issues du synthés, des voix tantôt espagnoles, tantôt françaises, on peut dire que c’est un EP qui parle à tout le monde.

À travers ces cinq titres, Seleminga aborde des sujets forts tels que le racisme, le colonialisme ou la condition féminine. À elle seule, elle crée une musique électronique underground, mêlant ruptures sonores et minimalisme ; ses clips quant à eux, sont d’un visuel envoûtant, ce qui montre que l’artiste a plus d’un tour dans son sac.

À écouter fort, aussi fort que les battements de notre cœur qui sont directement touchés par cette œuvre musicale.

[CLIP] Le nouveau clip d’Entropie, ou une ode à nos souvenirs de jeunesse

Alors que nous n’avions plus vraiment entendu parler d’eux depuis leur premier single, The Deputy en 2019, les garçons d’Entropie reviennent sur le devant de la scène avec un nouveau titre.

Grâce à une campagne Ulule et avec le soutien de la SACEM, Valentin, Adam, Loan et Bertrand arrivent en ce printemps 2021 avec un amas de nouvelles choses, à commencer par le clip de Teenager Summertime, où le groupe fait une ode à un passé qui nous appartient de loin ou de près.

Réalisé par El-Hadji Kalidou, Teenager Summertime met en scène un groupe de jeunes sous toutes ses facettes et respirant la joie de vivre, la fraîcheur, la naïveté et la légèreté de nos années d’ados. Ce nouveau clip nous invite à s’évader vers l’ailleurs, vers le bon vieux temps comme certains pourraient l’envisager.

En attendant le retour des vrais concerts, des pogos et de la chaleur humaine, (re)vis le concert d’Entropie pour le BDA du Groupe IGS, et stream ce nouveau single plein d’allégresse.

[ALBUM] Dame Civile, ou le combo parfait entre chanson et hip-hop alternatif

Deux frères, deux voix et une multitude d’influences venues d’ici, de là-bas pour créer une musique qui leur appartient. Nous pourrions presque le qualifier d’hybride : un disque de huit titres tantôt dansants, tantôt plus calmes, qui mélange une musique hip-hop à de la chanson, voire de la poésie des temps modernes.

Dame Civile vient de sortir son troisième EP, et c’est d’une très grande beauté.

Nouvel Âge, c’est un magnifique disque qui explore les frontières de la réalité terrestre à travers le temps et les expériences. Durant les quelques vingt-deux minutes d’écoute, les frères passent en revue les émotions que nous rencontrons dès notre plus jeune âge, jusqu’aux phases de séduction avant les histoires d’amour, qui sont parfois suivies des regrets, et surtout par beaucoup de souvenirs.

Dame Civile, c’est un duo qui fait de la musique puissante, avec ses tripes. De la musique sincère et naturelle, qui fait du bien et qui t’autorise à t’évader de ton esprit pendant un instant. Dame Civile est un duo affranchi et on est déjà fan de ce qui va arriver.

En collaboration avec Sébastien Bouchereau