[INTERVIEW] JOE, nouvelle signature de Cookie Records, nous parle de son premier EP (et de sa toute première scène)

Paola Frankel est une jeune autrice, compositrice et interprète tout droit venue de Montpellier, ville où il fait bon vivre et qui regorge de nouveaux talents musicaux. Nous en avons d’ailleurs la preuve avec JOE, qui a sorti son premier EP Morphée ce vendredi 11 février chez Cookie Records, et qui s’apprête à monter sur la scène de La Marbrerie ce vendredi, pour nous présenter pour la première fois ses chansons en live.

Rencontre avec une chanteuse sensible et authentique, qui aime par dessus tout allier la musique d’antan à celle d’aujourd’hui.

Musicaléomentvotre : Bonjour Joe, quelques jours après la sortie de ton premier EP Morphée, comment est-ce que tu vas ?

JOE : Je vais très bien merci ! Je suis contente de pouvoir enfin faire écouter le fruit de deux ans de travail. C’est une étape très importante pour moi. Ce premier EP de Joe, c’est la réalisation du rêve de la petite Paola qui voulait être chanteuse.

M : Tu vas pouvoir nous présenter la totalité de tes titres très bientôt, mais avant cela, pourrais-tu nous parler de ton parcours dans la musique ?

J : Je chante depuis que je suis petite. J’ai été élevée avec une famille qui jouait de la guitare tous ensemble alors je me suis mise à chanter avec eux. Parallèlement, j’ai commencé à m’amuser avec le piano et les guitares qui traînaient chez moi. J’ai pris des cours de piano à 9 ans et je suis rentrée dans une chorale. Adolescente, j’ai pris des cours de chant dans plusieurs écoles de musique à Montpellier, en terminant par un orchestre jazz. A côté de ça, à 14 ans, j’ai fait la rencontre d’un musicien / producteur avec qui j’ai fait mes débuts dans la création originale. Même si j’ai toujours écrit dans mon coin, ça m’a appris à mettre mes textes au service de quelque chose. J’ai pu enregistrer en studio, commencer à réfléchir aux arrangements, etc… ça a été instructif.
Après le bac je me suis installée à Paris pour mes études (de Médiation Culturelle) et c’est là que j’ai rencontré Théo Pace puis Noah Poisson avec qui j’ai commencé à collaborer. Ils faisaient déjà de la musique avec leur groupe Later. J’aimais beaucoup ce qu’ils produisaient alors je leur ai envoyé une version guitare voix du Blues et de La Vida, et ils ont beaucoup aimé. Cette rencontre a vraiment marqué un tournant dans ma vie musicale parce que ça n’avait jamais autant matché artistiquement avec des gens. C’est donc avec eux que j’ai créé le concept de Morphée, et on continue de travailler ensemble aujourd’hui.

M : Comment caractérises-tu ta musique, d’ailleurs ?

J : Je dirais que ce qui caractérise ma musique c’est l’idée de mélanger le moderne et l’ancien. C’est une identité musicale qui me vient de la pop indie et j’aime beaucoup ce jeu vintage qui frôle parfois le ringard. Ce qui rend ma musique singulière est aussi la volonté de chanter en français. Ça a été un vrai challenge de rendre musicale une langue qui ne l’était pas forcément au premier abord pour moi. (J’ai grandi avec des influences musicales plutôt anglophones).
Au-delà de la musicalité, en ce qui concerne le sens, je veux toujours aller au-delà de l’évidence. J’aime beaucoup l’absurde, les jeux de mots, les allitérations, les doubles sens cachés. J’aime être dans l’évocation, c’est ce qui caractérise un peu mon style aussi je trouve.

M : Est-ce qu’il était important pour toi de commencer ta carrière en étant d’emblée signée dans un label, à savoir Cookie Records ? Pourquoi ?

J : Ce n’est pas tant un choix personnel mais plus stratégique. Cookie Records m’apporte une belle visibilité et un soutien énorme dans mon parcours. Tout ce qui concerne l’envers du décor (la paperasse, la communication, etc…) me dépasse un peu, et je laisse des gens m’aider de ce côté là.
Alexis (Camous) est quelqu’un de très humain, qui croit en ce projet et qui sait le défendre. C’est important pour moi d’être bien accompagnée, de m’entourer de gens pour m’aider et me conseiller car je ne sais pas tout. Deux de mes amis, Paul Negre et Raphael Bonafos (en étude dans le Management des Industries Musicales) m’ont également été d’une grande aide.

Ce sont des gens de l’ombre qui méritent d’être reconnus aussi.

M : Nous avons pu te découvrir à travers une reprise de Ichon sur le titre Miroir. Qu’est-ce que ça fait de chanter ces mots, reprise qui a été directement acceptée par l’auteur en question ?

J : Je me suis découverte à travers les reprises donc c’était tout naturel que j’en intègre une à mon premier EP. J’aime l’idée de reprendre une œuvre et d’y ajouter mon grain de sel, c’est une manière de rendre hommage et de donner une autre dimension à un morceau.
Je trouve que Miroir de Ichon est très bien écrit et je m’y reconnais complètement. Ce monologue schizophrénique, cette guerre introspective qui traduit de la difficulté de se faire face. C’est un thème universel qui me touche et qui est ici, très bien traité. Avec Miroir, mon intérêt était aussi de proposer une version beaucoup plus chantée. Ichon est issu de la culture rap et n’étant pas rappeuse, c’était une sorte de challenge personnel de reprendre un de ses morceaux. Ichon a directement accepté que je fasse une reprise de Miroir, pour mon plus grand plaisir *rires*.

M : Morphée, ton premier disque, ton premier enfant est composé de 8 titres, dont ta reprise. Peux-tu nous en parler ? Qu’est-ce que nous retrouverons dedans ?

J : Dans Morphée, nous retrouvons les élucubrations d’une jeune fille mélancolique qui découvre la vie. Morphée se construit autour de la thématique amoureuse, qu’elle soit niée, déchue, embrassée ou sensualisée. Mais je dirais que ce qui lie tous ces morceaux entre eux c’est la dynamique nocturne avec laquelle je les ai écrits et composés.
C’est un EP fait avec authenticité car il est assez introspectif, spontané et parfois un peu décalé. Dedans, je joue avec les mots et je m’amuse des situations dans lesquelles je me trouve avec nonchalance. Musicalement, il me représente bien : les influences jazz et soul se délient tout le long de l’EP et viennent lier les morceaux entre eux. Le côté un peu électronique (des synthés) ajoute de l’élévation, de l’onirisme.

M : Aimerais-tu dire un mot à tes auditeurs avant que ces derniers découvrent ta musique, ou aimerais-tu qu’ils s’en imprègnent directement d’eux même, à la première écoute ?

J : Je crois que cet EP parle de lui-même. C’est une invitation à découvrir mon univers et je pense que mes mots ne pourront jamais remplacer ce que la musique exprime. Mon Intro/Réveil est d’ailleurs là en guise d’avant-propos de l’EP. C’est le préambule de ma petite bulle musicale.

M : On retrouvera notamment dans cet EP un feat avec Bo Parleur. Peux-tu nous parler de cette collaboration ? 

J : J’ai rencontré les Boparleur via Instagram. C’est un duo de Lyon (l’un chante et compose au piano, l’autre est à la guitare). J’ai repris un de leurs morceaux et ils ont voulu me rencontrer. Ils sont vraiment talentueux et très spontanés. Le courant est tout de suite passé !
On s’est vu dans un bar du 5e et au bout de quelques heures on s’est retrouvés dans leur studio jusqu’à 5h du matin à faire de la musique. Et c’est ce soir-là qu’on a créé Faux Semblant. On s’est beaucoup amusés à l’inventer et elle traduit bien cette rencontre.

Ce morceau met en évidence ce qu’on a en commun avec les Boparleur ; la nonchalance et la spontanéité.

M : Pourquoi était-il important que Bo Parleur figure sur un de tes titres ?

J : C’était important qu’ils figurent dans mon EP parce que c’est une rencontre qui m’a beaucoup marquée musicalement. Au-delà du côté cathartique (donc solitaire) que la musique représente pour moi, elle est aussi un échange, un partage avec autrui. Concernant les Boparleur, dès que je les vois, il y a une vraie fusion musicale. On a d’autres projets ensemble, et je vais aussi figurer dans leur premier EP qui, je l’espère pour eux, sortira avant la fin de l’année 2022.

M : Le 18 février est une date à marquer d’une pierre blanche : nous pourrons te retrouver sur la scène du Consulat. Comment est-ce que tu te sens à l’approche de cette date ?

J : Le 18 février est une date importante pour moi car c’est ma première scène. C’est la première fois que je chante mes créations devant des gens avec mon nom sur l’affiche. Et La Marbrerie est une assez grande salle pour commencer donc mon challenge sera d’arriver à incarner ma musique spatialement. C’est un grand pas. Je suis très excitée à l’idée de pouvoir montrer les adaptations lives de mes morceaux et en même temps je stresse beaucoup (mais je crois que c’est normal *rires*). Je pense que la notion de live est ce qui me manquait pour concrétiser et rendre physique ma musique.

Comme je le disais juste avant, la musique c’est du partage, avec les musiciens mais aussi avec un public. Et j’ai vraiment envie de leur offrir le meilleur de ce que je fais, de leur faire ressentir des choses, qu’on passe tous ensemble un moment unique.

M : D’autres artistes t’accompagneront également à l’occasion.

J : Mon live band est composé d’un pianiste / claviériste (avec qui je travaille aussi en studio) Théo Pace et du guitariste Nils Hennig. Nous sommes aussi avec Alexandre Privat à la basse, Marius Faillot notre batteur et Raphaël Bonafos à la trompette. Ce sont tous d’excellents musiciens avec qui le courant est tout de suite passé. Au-delà d’être très carrés sur l’apprentissage des morceaux, ils proposent aussi leurs idées et elles sont souvent bonnes *rires*. C’est important pour moi que dans un groupe chacun puisse proposer des choses et donner son avis, afin que chacun prenne son pied musicalement. Pour certains, on se connait depuis peu de temps mais on aime tous jouer ensemble. Pour moi, les instrumentistes devraient avoir plus de reconnaissance pour le travail qu’ils font.

Sur scène, le show n’existe pas sans eux.

M : Enfin et pour conclure cette interview, je te laisse le mot de la fin (et nous nous revoyons très vite, en dehors des écrans).

J : Et bien merci de m’avoir permis de m’exprimer à travers cette interview et de me laisser l’espace pour développer mes idées. J’espère que mon EP trouvera écho en tes lecteurs et que cette interview a pu les éclairer sur mes intentions artistiques.

JOE jouera Morphée ce vendredi 18 février, à 21h30 sur la scène de La Marbrerie (Montreuil), à l’occasion de la Cookie Records Label Night. Retrouve ici le lien de l’évènement.

[ALBUM] JOKO s’impose en véritable muse de l’électro pop française avec son nouvel EP « I’ve Never Been Good With Words »

Quatre ans après la sortie de son premier projet Loon, l’artiste française et autodidacte JOKO est de retour avec un troisième EP dans lequel elle se livre plus que jamais. I’ve Never Been Good With Words est un projet de cinq titres qui peuvent faire penser tantôt à Lykke Li ou FKA Twigs, tantôt à James Blake ou Aretha Franklin, tout en gardant néanmoins un naturel et une authenticité hors du commun.

C’est en chantant ses faiblesses et ses peines que JOKO s’impose comme la nouvelle muse de l’électro pop française, nous faisant alors voyager à l’intérieur de son esprit, avec une musique et des paroles brutes et sincères.

Ce disque permet à JOKO de se mettre au centre de sa musique sans pour autant quémander que tous les projecteurs soient braqués sur sa propre histoire, dont elle est pourtant « l’héroïne », en parlant tant de ses démons et de la solitude, que de l’ouverture vers le monde qui l’entoure, qu’elle a appris à apprivoiser petit à petit.

Si JOKO préfère mettre en chanson ses pensées plutôt que de trouver les bons mots pour raconter ce qu’il se passe dans sa tête, c’est tout à son honneur. I’ve Never Been Good With Words est un EP qui touche quiconque l’écoutera et qui apporte une lueur d’espoir dans un monde dans lequel il n’est pas toujours facile de trouver sa place.
JOKO nous présentera ses chansons lors de sa release party au Consulat le 17 février, et on a déjà hâte de la voir performer dans ce lieu de beauté.

[ALBUM] La Malka Family nous invite à kiffer la teuf avec son nouvel album, « SuperLune »

Les maîtres du funk français sont bel et bien de retour, avec un nouvel album ainsi qu’une première date parisienne ; et on ne les présente plus.

Ils font danser le monde entier depuis la toute fin des 80’s, accompagnés par leur P-Funk cosmique à la manière de George Clinton. Malka Family vient de sortir quatorze nouveaux titres au sein de SuperLune, un disque qui met du baume au coeur.

Si Malka Family a commencé à diffuser sa musique synonyme d’anti-dépresseur et à l’énergie communicative lors de grosses teufs organisées à une époque antérieure, notamment avec DJ Dee Nasty « Grandmaster » de la Zulu Nation, les quelques douze membres du groupe sont loin d’être prêts à passer le flambeau.

Dans ce nouvel opus, le groupe nous invite à kiffer encore plus la teuf et la funk. Vêtus de paillettes et de frous-frous jusqu’au bout des pieds, Malka Family cite : « Notre musique communique de l’amour ; notre force, c’est de rire pour combattre la tristesse de la planète » ; et c’est un challenge réussi haut la main.

Alors que le monde se reconfine petit à petit et qu’il est désormais interdit de danser jusqu’à l’aube, la Family nous fait cependant garder le sourire grâce à des riffs endiablés, des rythmes décalqués, un son chaud et un funk venu d’une autre dimension, probablement aux mille couleurs.

La Malka Family était de retour en physique et en digital ce vendredi 10 décembre avec SuperLune, mais également sur le devant de la scène le lendemain, en venant performer pendant près de deux heures à L’Elysée Montmartre.

Et quel SuperConcert !

Jeunes et plus âgés ce sont donnés rendez-vous ce samedi 11 décembre, rappelant alors que non, le funk n’est pas mort, et qu’il continue de se transmettre de générations en générations.

SuperLune est disponible sur toutes les plateformes, et à (re)découvrir sans plus attendre.

[LIVE] Ojûn nous présente son carnet de voyage sonore sur la scène du Hasard Ludique

À l’occasion de la sortie de son premier album BAT KARÉ en février 2021, Ojûn nous invitait ce jeudi 4 novembre à vivre un véritable road movie sur la scène mythique du Hasard Ludique (Paris 18). Originaire de l’ouest de la France et plus précisément de Bretagne, Guillaume Chartin de son vrai nom nous a épaté lors de ce concert. Le public tout entier a chanté, dansé et voyagé grâce à ces sonorités d’ici et d’ailleurs, portées par une musique ethno électronique.

Ojûn, ça veut dire « chamane » en Yakoute, et chamane signifie intermédiaire entre les humains et les esprits de la nature. Guillaume porte donc bien son nom, nous proposant alors un album de dix titres planants et envoutants, pouvant nous faire penser à « l’électro chill » de Fakear ou encore à Thylacine.

Sur scène, l’artiste multi-instrumentaliste a une énergie contagieuse. S’il ne joue pas sur des machines, il passe d’un titre porté par une clarinette et ses envolées spirituelles à un morceau plus grave accompagné par des riffs de guitare très rock ; c’est un artiste touche-à-touche, et il nous l’a prouvé tout au long de cette première date parisienne.

Ce jeudi, Ojûn nous a offert non seulement une véritable expérience sonore et musicale, mais également une démonstration visuelle voire même cinématographique. En arrière plan, des images d’archives ainsi que des quotes ethnomusicologiques, nous permettant de réaliser que c’est un projet singulier qu’on ne croise pas tous les jours dans cette grande industrie qu’est celle de la musique. Au premier plan, nous avons un artiste qui donne de sa personne du début à la fin du show en ayant un jeu de lumière des plus variés, colorés et stroboscopiques. Ojûn est souriant, il danse et communique ainsi avec le public, et ce quoi qu’il arrive. Il nous tardait de retrouver cette ambiance sur scène…

Pour résumer, BAT KARÉ est un projet actuel qui dépasse toute sorte de frontière et qui une fois sur scène ne fait plus qu’un avec le public. Ojûn est un artiste qui nous offre un album qui nous vient de l’autre bout du monde et qui mêle sons électroniques et instruments venus d’ailleurs : de La Réunion, du Japon, d’Arménie ou bien d’Afrique. Alors pour conclure, on ne peut que te conseiller de découvrir cet artiste en live ; et ça tombe bien car il prévoit de revenir le 27 janvier pour fêter sa release party, dans cette même salle qui l’accueillait pour la première fois cette semaine, les bras grands ouverts.

[CLIP] Arche nous ramène Back to the Sun

 

Après avoir sorti un premier titre en juillet, My only, les quatre musiciens et amis qui portent le nom de ARCHE reviennent cette semaine avec Back to the Sun, de quoi se remémorer la belle période estivale.

Ils se connaissent depuis 2014, et on commencé par faire de la musique sous le nom de Phylemon, créant ensemble un tout autre monde où il y fait bon, chaud et où le désenchantement et le rêve prennent le dessus. C’est d’ailleurs pour ça qu’on ne se lasse plus d’Arthur, Josselin, Nicolas, Félix et de leur univers croisé entre les 90’s et les années 2000.

C’est de la French pop psychédélique que nous présentent les quatre sudistes afin de rester en été toute l’année. C’est un clip aux couleurs dites « vintages » et qui n’a aucunement besoin d’artifices.
On a presque envie de partir en vacances avec eux.

Ah, vivement l’été prochain.

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En concert au Supersonic le 24/10 ⤑  9, rue Biscornet, 75012 

[CLIP] Faye Valentine, art-rock et double single

 

 

Faye Valentine, c’est Julien Robinson, Nicolas de Chastenay et William Descamps, basés à Paris.
Ce groupe d’art rock créer un lien entre mélancolie et violence, idylle et drame (comme quoi les opposés s’attirent), et propose à qui veut bien l’écouter une vision du monde à deux faces.

Mais c’est quoi l’art rock ? C’est un sous-genre du rock datant des années 60 et inspiré de la art music, c’est à dire avant-gardiste et classique. Tout ce qu’on trouve chez Faye Valentine, en gros.

Influencés par une multitudes de genres musicaux, du jazz au rock en passant par la funk et même le rap, le trio retiendra surtout les Strokes, Arctic Monkeys, King Krule ou encore Billie Holiday comme influences dominantes.
Et pour preuve, voici « Harbor Frames », leur premier single figurant sur l’EP dont la naissance approche petit à petit…

 

Étonnamment et contrairement à la plupart des groupes, Faye Valentine préfèrent d’abord composer pour du live, avant de s’adapter, « d’ajuster » pour des enregistrements studio. Et en parlant de live, ce moment est considéré comme étant « l’apogée du projet » pour les trois jeunes mi niçois, mi parisiens. Là, « le ressenti compte plus que tout », et la scène leur permet alors d’être authentiques et de donner tout ce qu’ils ont dans le corps (comme tu l’auras peut-être vu lors de leur passage au Bus Palladium, le 16 Février).

 

 

Leur premier EP est à paraitre prochainement et tu verras que Faye Valentine n’est pas le genre de groupe à faire comme les autres. Leur identité leur est propre, leur appartient et même si les influences dans leur musique sont nombreuses, il est impensable de faire quelque-chose d’ordinaire, qui te fera penser à ça, ou encore à truc. Non. Nous ce qu’on veut, c’est du nouveau, de nouvelles idées et un rock qui correspond à notre époque. Comme le dit très bien William, « le rock était une scène bien définie pendant les années 1970. Aujourd’hui, je trouve qu’il y a beaucoup plus de diversité : rock jazz, expérimental…« . Autant s’en servir, non ?

Et je peux donc soulever le fait que c’est grâce à des artistes comme Julien, Nicolas et William que le rock reste le rock. Et qu’il ne mourra pas de suite.

Leur second titre, « Old Jaws » est sorti le 5 mars, et là encore nous retrouvons les influences dont je t’ai parlé plus haut. Mais, je trouve que la nonchalance de la rythmique et de la voix de Nicolas rappellent les (vieux) débuts d’Arctic Monkeys. Pour une grande amoureuse d’Alex Turner et de tout le reste de la bande, c’est un gros point positif pour Faye Valentine. Cependant, encore une fois et comme pour Harbor Frames, le groupe rajoute SA touche personnelle afin de te rappeler qu’ils sont là, qu’ils font leur musique et qu’il faut que tu te souviennes d’eux grâce à leur brin de sel et non grâce à leurs influences.
Dans Old Jaws, tu retrouves encore une mélancolie idyllique, et c’est un peu ça qu’on adore chez Faye Valentine. Les contrastes qui se mélangent ; ouah.

 

En attendant la sortie prochaine de l’EP de Faye Valentine, tu peux commencer par les follow sur tous types de réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Youtube) afin de ne rien louper de leurs actualités.

Crois-moi, tu vas plus rapidement que prévu entendre parler de Julien, Nicolas et de William.
D’ailleurs, ils passent le samedi 9 mars au Supersonic (⤑ 9, rue Biscornet, 75012). L’entrée est gratuite, la salle est tip-top et le groupe est d’enfer. Tu n’as donc aucune raison de ne pas être au rendez-vous.

 

 

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En collaboration avec TOURTOISIE MUSIC

[LIVE] Arabella @ Bus Palladium

 

ARABELLA @ BUS PALLADIUM, 9 FÉVRIER 2019

Leur EP Arabella est sorti le 8 février 2019, mais le groupe a avant cela sorti deux titres, de manière à te mettre l’eau à la bouche. Un clip pour Summertime Again, et le live de You Will Know, deux chansons qui figurent sur leur mini-album rock’n’roll et qui nous fait du bien.

Nourris depuis l’enfance à la culture Rock et à la Pop Anglophone, Rémi, Noé, Quentin et Quentin proposent leur propre lecture du Rock’n’Roll, quelque part entre le Swinging London des 60’s et le Rock des années 2000.
Summertime Again est leur premier single rock, frais et authentique.

 

Le ton est donné et les guitares ne faiblissent pas tout au long de ce mini-album de 6 titres : – You Will Know
Summertime Again
Arabella
Hello
We’ve Got It
Julie

Si leur rock sait se faire explosif, on peut remarquer qu’il est très ancré dans son époque. C’est cette association qui permet de hausser le ton et donne une furieuse envie de les réécouter, encore et encore. À travers ces morceaux sont évoqués petits problèmes et plaisir quotidiens, tels que la jeunesse, le monde ou encore l’amour.
Ma réaction après la première écoute de l’EP était d’après mes souvenirs semblable à ça : 

On va se le ré-écouter, non ? Aller let’s go.

Pour fêter la sortie de leur bébé, Arabella ont organisé une Release Party au Bus Palladium, ce samedi 9 février, et m’ont gentiment invité.

Après les performances très rock’n’roll et époustouflantes de Wild Child Charlie et des Hook, les gars d’Arabella sont arrivés sur scène, ont joué leur EP devant un public enthousiaste, et prêt à tout donner au moment des riffs.

 

Pour résumer, Arabella c’est une batterie qui envoie, des guitares et leurs riffs qui en jettent, et la voix libre et sauvage de Rémi. Tout ce qu’on aime, vous dites ?
Lors de l’écoute, on découvre en 20 minutes un mini-album simple, qui se déguste d’une traite et qui te murmure quand tu arrives à la fin une petite phrase du style « Eh, je sais que tu m’as adoré. Écoute moi encore, encore et encore ». Un disque qui transpire la joie, où chaque membre trouve sa place facilement avec pour résultat une musique sans artifices ni prétention qui envoie du pâté !

#LongLiveRocknRoll.

Pour conclure cet article, je reviens sur une discussion que j’ai eu entre les show des différents groupe avec Hervé, un passionné de musique.
En parlant de nos expériences en concerts, nous sommes arrivés à la conclusion qu’il était important voire nécessaire  (sans vouloir exagérer…) d’aller voir des artistes en live.

J’aime savoir ce qu’un groupe vaut en « vrai ».  En studio, ils peuvent modifier les voix, faire des arrangements et ce que bon leur semble, or sur scène, ils ne peuvent pas. La performance live est authentique, vraie, officielle, indubitable.

De plus, selon un nombre incalculable d’études, aller à des concerts rendrait heureux. Tu m’étonnes ! Si une positive attitude émane de la scène comme pendant le concert d’Arabella, pourquoi alors se priver ? Les effets du live ne peuvent qu’être bénéfiques !

Alors maintenant, sort. Seul ou accompagné(e). Va écouter de la musique.
C’est bon pour la santé.

En concert le 14 mars à L’International (5/7 Rue Moret, 75011 Paris), le 6 juin à La Source (38 Avenue Lénine, 38600 Fontaine).