[LIVE] En sortant ses clips « home-made » et après un concert à La Boule Noire, TEOREM laisse pressentir que la nouvelle année lui appartient déjà

Nous y étions.

Le premier concert de TEOREM depuis deux ans. Après ces deux années enfermé dans sa bulle, à créer de la musique et à se préparer à faire son grand retour sous les lumières de projecteurs, nous étions au concert retour de l’auteur-compositeur-interpète.
C’était le 2 décembre dans une des salles qu’on aime tant et en plein cœur de Pigalle : La Boule Noire. Si nous sommes habitués à s’y rendre pour découvrir de nouveaux artistes et les talents de demain, il faut avouer qu’on avait un coup d’avance concernant TEOREM.

En 2016 sortait son tout premier EP, 1+1=1 et c’est notamment grâce à Le Soleil de Bacchus qu’on a découvert l’univers de cet artiste qui mélange chanson et musique électronique. Depuis, il est vrai qu’on a toujours gardé un œil sur son travail – et on a bien fait. Un deuxième EP sortait en 2018 sous le nom de Terminus Montparnasse, fidèle aux influences d’antan : TEOREM manie à merveille cette idée de croiser chansons à texte et morceaux plus « raps », eux même portés par beats un peu plus clubs. C’est enfin sur des notes de piano plus graves que le chanteur était de retour en 2020 avec Trois X Rien, d’ailleurs un des EPs qu’on a énormément écouté cette dernière année.

Le 2 décembre, TEOREM venait donc (enfin) nous présenter sur scène sa musique, ses textes, son univers.
Ce soir là, il assurait la première partie de Bakos, un trio aux accents rock, électro, world ou encore jazz, qui lui aussi revenait sur les terres parisiennes après plusieurs années d’absence.

C’est, un peu timidement et derrière un amas de fumée que TEOREM arrive sur scène. Sur cette dernière, une guitare est prête à utilisation et un pad attend sagement qu’on daigne venir s’emparer de lui. Vêtu de noir mais mis en lumière par un bomber flashy, TEOREM prend le micro et s’apprête à commencer son set. Durant ce dernier, Rémi de son vrai prénom se livre en musique, interprète des chansons qu’on connait déjà comme Le Soleil de Bacchus ou Rien, qui font partie de nos favoris.

Pendant les quelques 45 minutes de cette performance, la salle de La Boule Noire se remplie petit-à-petit, le public fredonne certains titres et s’autorise même à danser lorsque la musique monte en puissance. TEOREM a su capter l’attention de son public en un rien de temps. La recette miracle ? La sincérité provenant de ses textes mais aussi de sa personne toute entière ; sur scène, TEOREM présente son monde qui n’avait pas vu une scène depuis des mois, échange avec son public et surtout, chante avec le cœur.

À ce propos, TEOREM a présenté une grande quantité de titres qui ne sont pas encore sortis, qui viendront nous chatouiller les oreilles début 2023. Découvrir de la musique sur les plateformes de streaming est une chose, les découvrir directement en live en est une autre – et pour preuve : on en a eu les frissons, et on a hâte de voir ce que nous réserve l’artiste, qu’on suit mine de rien depuis plus de cinq ans.

L’avenir est entre les mains de TEOREM.

[INTERVIEW] J+22 après un concert sold-out à La Cigale, rencontre avec Le Noiseur : l’artiste « relax » à suivre en 2023

Le Figaro disait cet été qu’il faisait partie des « artistes à suivre de très près ». Et pour cause.
Chanteur, auteur et compositeur depuis plus de dix ans, crooner pop aux influences rap, il chante la vie, l’amour, la mort en en faisant de la poésie des temps modernes.

Fin novembre, Le Noiseur réunissait près de mille personnes dans cette salle mythique qu’est La Cigale. Devant tous ces gens qui étaient venu le voir en tant qu’artiste principal de la soirée, Simon de son vrai prénom chantait son album Relax, et les cinq nouvelles chansons qui sortaient une dizaine de jours plus tôt, issues de la réédition de ce dernier disque.

Serein après un concert sold-out, Le Noiseur a accepté de répondre à quelques questions, à seulement cinq minutes de La Cigale. Rencontre avec un Artiste avec un grand A.

Musicaléomentvotre : Ma première question est très classique. Comment tu vas, Le Noiseur ?
Le Noiseur : Écoute, je vais plutôt bien, avec La Cigale qui s’est bien passée, c’était un gros truc donc je suis content. Je suis plutôt serein et content de l’année qui s’est écoulée.

M : Est-ce que tu peux te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas encore ?
L.N : Je fais de la musique professionnellement depuis une petite dizaine d’année. Je suis chanteur-auteur-compositeur, et j’ai sorti mon deuxième album, Relax.

M : Une question me taraude : pourquoi Le Noiseur ?
L.N : J’ai voulu prendre un pseudonyme parce que mon nom, Simon Campocasso, c’est un peu compliqué à retenir. Donc quand j’ai voulu prendre un pseudo j’ai pris celui que ma mère me donnait quand j’étais petit : Le Noiseur, celui qui cherche des « noise », qui monte en l’air la tête de tout le monde.

M : Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire de la musique ton métier ?
L.N : C’est difficile à dire. Je fais de la musique depuis que je suis enfant, je faisais de la batterie et j’ai toujours aimé la musique. J’ai découvert le rap à 16 ans au lycée et cette musique me procurait tellement d’émotions que je me suis dit « Moi aussi je veux en faire ». À ce moment-là j’ai commencé à faire des trucs dans mon coin, et l’envie de faire de la musique et de la chanson de m’a jamais quitté. Plus ça va et plus j’aime ça, plus je prends du plaisir donc je continue.

: On peut dire que ta musique allie la pop, à de la chanson et à du rap, mais comment est-ce que toi tu la décrirais ?
L.N : Je dirais que c’est de la chanson française classique, de Gainsbourg ou de Delerme, mais mélangée à des influences rap qui sont quand-même présentes. La caractéristique de ma musique serait d’avoir deux influences, une moderne et une plus ancienne qui coexistent.

M : Tu viens de parler de Gainsbourg, mais quels sont les artistes qui t’ont le plus marqué en rap ?
L.N : Les premiers sont IAM et NTM : j’ai beaucoup écouté École du Micro d’Argent et Paris Sous les Bombes, Oxmo… tout le rap de la fin des années 90.

M : Si on revient sur ton parcours, tu as sortis plusieurs EPs dont le premier en 2014. Je t’ai découvert en 2016 avec Musique de Chambre et en 2021 tu sortais un album, Relax. Est-ce que tu peux nous en parler un peu ?
L.N : Relax c’est un disque qui est arrivé après l’EP Musique de Chambre, un long moment après le premier album. J’ai pris mon temps car je n’avais pas réellement réussis à aller là où je voulais avec ce dernier, donc j’ai pu avoir une grande réflexion sur ce que je voulais vraiment musicalement. Ça a commencé par Musique de Chambre avec une chanson qui a installé le truc, Summer Slow 88, un mélange de mes références des 90’s et de la chanson. Quand je l’ai écrite, j’ai eu le sentiment d’avoir composé quelque-chose qui me tenait à cœur depuis longtemps et ça a ouvert plein de choses dans mon inspiration, mon envie de faire des chansons. On retrouve donc un peu tout ça dans cet album, notamment grâce à ce titre, qui a toujours ces influences croisées à d’autres qui se sont rajoutées.

M : Tu l’as sorti après le COVID. Après avoir vécu un confinement, on peut se dire : comment pourquoi appeler son album Relax ?
L.N : C’est un petit peu ironique, même par rapport à l’époque etc.  Justement ça m’intéressait d’essayer de prôner ce truc de « relax ». J’ai perdu ma mère quand j’écrivais le disque, mais j’avais quand-même cette envie de continuer de vivre, d’avancer.

M : Pour Toujours est d’ailleurs une chanson qui parle de ta mère.
L.N : J’avais envie d’en parler un peu comme un cri, différemment de ma manière d’interpréter les choses jusqu’ici, avec une montée sans refrain. C’est arrivée un peu comme ça, sans prévenir.

M : La réédition de Relax vient de sortir, un an après l’album (le 16 novembre) et avec cinq nouveaux titres. Est-ce que tu peux nous présenter cette continuité ?
L.N : Ce sont des chansons que j’ai écrites cet été et non pas des chansons que j’avais en stock et qui n’étaient pas sur l’album. J’ai voulu les faire pour clore le chapitre Relax, pour préparer la suite musicalement parlant. J’avais envie d’aller un peu vers l’avenir. Sur scène, c’est bien d’avoir de nouvelles chansons aussi, notamment à La Cigale où j’ai pu les jouer, ramener un peu de nouveautés.

M : C’était un peu une suite logique finalement !
L.N : Tout à fait.

M : Est-ce que tu penses de ta musique connaitra un grand chamboulement depuis tout ce que tu as déjà fait là ?
L. N : Je pense que ça va évoluer, notamment grâce à la scène qui donne envie de faire d’autres choses. Sur le premier album je n’avais pas fait trop de concerts donc je n’ai pas réellement pu voir ce que c’était. Le fait de faire La Cigale ça donne envie de faire des chansons qui sont un peu pour la scène aussi, peut-être des choses un peu plus énergiques.

M : D’ailleurs, parlons-en de cette Cigale sold-out ! Qu’est-ce que ça fait de voir tous ces gens qui sont venus exprès pour t’écouter ?
L.N : C’était fou cette soirée. J’ai fait Le Café de la Danse en février et c’était la première fois que je faisais un concert où le public achetait sa place pour me voir moi, donc j’avais cette petite expérience. Mais là c’était assez fou ; il y avait quasiment 1 000 personnes, j’étais hyper surpris par leur accueil, je ne m’attendait pas à ça. J’espérais que ça allait plaire et que j’allais sentir qu’ils étaient contents d’être là, mais c’était au-delà de mes espérances.
Tout s’est à peu près bien passé pendant le concert ! Je parle pas-mal entre les chansons et beaucoup de choses se passent, c’était un peu une première. J’avais le trac mais cet accueil m’a fait tellement plaisir.

Le lendemain j’avais envie d’en refaire une, pour encore plus profiter.

M : J’avoue ne pas avoir pu venir au concert… Vous optez pour quelle formation sur scène ?
L. N : On était quatre : une batteuse, un claviériste et un guitare-basse-clavier. Moi je fais un peu de synthé, mais je chante principalement. À un moment donné il y a aussi eu un quatuor à cordes, et ça c’était beau.

M : Et comment était le public avec les nouvelles chansons ?
L.N : Enthousiaste !  J’ai aussi senti que le quatuor avec beaucoup plu.

M : Tu prépares déjà de nouvelles choses ?
L.N : Là je ne vais pas ressortir quelque-chose dans l’immédiat, mais il va y avoir pas-mal de dates en 2023, je vais beaucoup tourner. Je vais essayer d’écrire quand j’aurais du temps car je n’aime pas avoir des périodes trop longues, on met du temps à retrouver le niveau qu’on avait… Ce n’est pas bénéfique.

M : Justement, tu dirais que tu es plus « team studio » ou « team scène » ?
L. N : J’aime vraiment les deux en fait, alterner. J’aime bien être seul en studio, et en même temps on est content d’aller sur scène et de voir du monde.

M : D’ailleurs, comment est-ce que toi tu procèdes pour enregistrer tes chansons ?
L.N : Il n’y a pas vraiment de règles. C’est toujours un petit miracle quand tu fais une chanson dont tu es content : tu ne sais pas trop comment ça s’est fait. Idéalement j’aimerais bien que le texte vienne en premier, mais parfois c’est une envie musicale qui fait que tu trouves de l’inspiration.

M : On retrouve deux thèmes dans ce disque qui peuvent être un peu considérés comme contradictoires : l’amour et la mort, tout ça sur une musique quand-même solaire. C’est un très beau mélange, mais c’est vrai qu’on ne s’y attend pas toujours.
L.N : Quand tu fais de la musique, ce qui est intéressant c’est que tu as la partition musicale et le texte. C’est toujours bien d’avoir un texte en contrepoint qui vient raconter autre-chose que ce que raconte la musique. Ça créer une troisième chose un peu inattendue et j’aime bien les contrastes.

M : Comme je te disais tout à l’heure, je t’écoute depuis quelques années et j’ai pu constater ton évolution. Mais qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la suite ?
L.N : Ah… on peut me souhaiter de faire une belle tournée, de continuer de prendre du plaisir sur scène, de faire des concerts et puis d’explorer de nouvelles voies.

M : Comme faire des feats avec des artistes, par exemple ?
L.N : Ah ouais ! C’est vrai que je n’en ai jamais fait pour l’instant.

M : Tu penses à quelqu’un en particulier ?
L.N : Mon feat idéal serait Sébastien Tellier et Mariah Carey. Un trio.

M : *rires* Je demande à voir !
L.N : Et bien on verra si ça se fait ou pas *rires*.

Encore Plus Relax, la réédition de Relax est disponible partout.
Le Noiseur sera en tournée dans toute la France en 2023. À bon entendeur.

[ALBUM] Armée de son indétrônable plume, Zazie sort un nouvel album engagé, « Aile-P »

On ne la présente plus.

Zazie : une des chanteuses françaises les plus admirées, qui compte désormais onze albums studio à son actif et trois albums live. Zazie, c’est des textes écrits pour elle-même, d’autres écrits pour Pascal Obispo, Johnny Hallyday ou encore Jane Birkin. Zazie, c’est des récompenses au fur et à mesure des années au sein des Victoires de La Musique ou des NRJ Music Awards (pour ne citer qu’eux).

Zazie aujourd’hui, c’est un retour en musique avec Aile-P : un album fort, brut et chanté sans prendre de pincettes.

Il ne nous aura fallut que d’une seule écoute pour reconnaitre que cet album était d’une parfaite réalisation. Aile-P est un disque composé de huit titres pour une durée totale de vingt-sept minutes. À travers ces derniers, Zazie (re)pose sa voix sur un fond de piano tout en ajoutant une pincée d’influences électroniques. Sous ces airs de musique pop très moderne, l’auteure-compositrice-interprète se livre plus que jamais dans cet opus, sans détour. La musique est puissante, les thèmes abordés sont forts et la façon dont ils sont chantés est des plus brute.

Aile-P est probablement l’album dans lequel Zazie se sera le plus livrée en tant qu’artiste actuelle, dans ce monde-ci. Elle n’hésite pas à le crier dans Ça commence, titre d’ouverture et à se lâcher dans Gilles, comme on aimerait bien tous le faire à certains moments – il faut l’avouer. Si Zazie met à plat les choses qui vont mal, on a néanmoins su reconnaitre une envie imminente de donner de l’espoir à quiconque écoutera ce disque. C’est le cas dans Gravité, qui tente de nous faire comprendre que malgré tout, rien n’est grave ; ou dans Let It Shine et Lève-Toi, deux titres qui donnent envie de foncer tête baissée vers un avenir meilleur, de plus beaux jours.

Aile-P est un disque où Zazie allie sa voix presque brisée à une plume indétrônable et des plus engagée.

Entre jeux de mots indéfectibles, musique brute et textes poignants, Zazie nous livre un album magistral sur l’état du monde. Et il ne nous en faut pas plus pour être conquis.

Aile-P, le nouvel album de Zazie est désormais disponible sur toutes les plateformes.
À retrouver en live le 13 octobre 2023, au Zénith de Paris.

[ALBUM] Après un premier album à succès, le français MALO’ tease le second avec son EP « Pause »

Est-il réellement trop tard à cette période de l’année pour parler des newcomers ?
Alerte spoiler : la réponse est non. De toute évidence.

Alors que nous arrivons à la fin de l’année, il est toujours bon de faire une petite piqure de rappel sur ces artistes qui nous ont marqué, qui se sont démarqués en 2022. C’est le cas de MALO’, jeune caennais de moins de trente ans qui a réussi à retenir notre attention avec son nouvel EP de cinq titres, Pause.

Certains ont très probablement déjà entendu parler de lui, notamment en 2017 grâce à son premier album Be/Être. Ce dernier a clairement marqué les esprits (à tel point que le magazine Le Figaro classe Malo’ comme faisant partie de la nouvelle vague de chanteur français), mais le meilleur rester évidemment à venir.

Complètement autodidacte et élevé musicalement parlant par les meilleurs, à savoir John Stone pour ne donner qu’un exemple, ce nouvel EP est la première porte « ouverte » qui nous dirige vers un avenir prometteur, qui verra le jour dès 2023.
Après avoir arpenté la France et ses horizons, avoir vécu une partie de sa vie en Australie aux côtés de sa maman et assuré les premières parties d’artistes comme Vianney ou Charlie Winston, MALO’ revenait fin octobre avec un disque mature et moderne.

Musicaléomentvotre l’a écouté une dizaine de fois, c’est vrai, mais il faut dire que ce disque est d’une grande réussite.

Pause est le parfait mélange entre pop et rock, variété française et influences britanniques, musique rétro et touches de gospel… MALO’ nous livre donc un EP 100% fidèle à lui-même et authentique, qui nous prouve que même en ayant moins de la trentaine, manipuler les nombreux genres et styles musicaux qui nous entourent (sans entrer dans le « too much » et dans la caricature) est chose largement faisable.

Si nous retrouvions de belles collaborations déjà il y a cinq ans, à savoir Jean-Louis Aubert et Charlie Winston, MALO’ décide de mettre la barre encore plus haut pour ce retour en s’associant à d’autres grands noms de la musique pour réaliser cet EP. Sage (Lomepal, Clara Luciani), Hugo Lab (Bon Entendeur) ou encore Charlie Winston et les musiciens de L’Impératrice ont contribué à faire de ce disque un petit bijou de la chanson française.
Dans ce dernier, on y retrouve une musique avant-gardiste, jeune, pop et fraîche, un duo (magnifique, très certainement notre titre préféré) avec la célèbre Julia Stone… soit tout ce dont on rêve de voir sous les projecteurs de la scène française.

Mais avant de fêter 2023 et la suite de l’aventure, nous nous donnons rendez-vous le jeudi 8 décembre au 1999 (Paris).

L’occasion parfaite pour découvrir l’univers scénique de l’artiste, et d’écouter dans les meilleures conditions ces cinq nouveaux titres, extraits de Pause.

On s’y voit ?

Si tu ne peux pas te joindre à nous, sache qu’il existe toujours des solutions. En effet, il se pourrait que MALO’ revienne dans la capitale… en mars… à La Boule Noire.

Plus aucune excuse n’est valable !

PAUSE, le nouvel EP de MALO’ est disponible sur toutes les plateformes.

[CLIP] Tim Dup, poète contemporain, nous chante l’amour dans son nouveau clip : « Amor »

Prenez une touche de chanson française, mixez la à un brin de sensualité. Parlez d’amour et mettez-y de la sensualité. C’est ce que fait Tim Dup depuis qu’il est sous le feu des projecteurs, le tout en ajoutant une once de poésie à qui tendra l’oreille. Tim Dup a su bercer nos coeurs dès lors qu’il a pris possession d’un micro pour chanter tout haut ce qu’il gardait tout bas, encré en lui.
S’il a pu recevoir certaines distinctions dans l’industrie musicale depuis ses débuts, notamment le prix Charles-Cros dans la catégorie « Coup de coeur, chanson francophone » en 2019, Musicaléomentvotre le considère également comme un des coups de coeur de la scène musicale (française) actuelle.

Aujourd’hui, toujours avec cette aisance qu’il nous fait du bien d’écouter, il est de retour pour nous chanter de nouveaux mots d’amour à travers son nouveau titre / clip, Amor.

Dans ce titre co-produit par Paco Del Rosso (Damso), on retombe sous le charme.

Armé d’une simplicité qui pourrait dépasser celles d’autres artistes français, Tim Dup explore avec sensibilité la complexité de ce sentiment que nous traversons tous de diverses façons : l’amour. L’amour et sa grande beauté, ses limites et ses frontières. Amor permet à l’auteur-compositeur-interprète de se mettre à nu, sans omettre de laisser place à une sensualité mise en image par Zacharie Ellia. Dans ce clip de presque quatre minutes, les coeurs et les corps sont valorisés sur fond du piano habituel de Tim Dup, celui qui déjà il y a des années nous a conquis, teinté d’un son mélangeant nuances de musique du monde et de beats faisant rappel à la musique hip-hop. Et c »est bien évidemment encore une fois un chef d’oeuvre.

Et puisqu’un chef d’oeuvre s’écoute sans limite, Tim Dup annonçait par la même occasion qu’Amor était le premier titre extrait de son quatrième album :
Les Immortelles.

Cette année pourra (pour sûr!) se venter de s’offrir une musique digne de ce nom.

Les Immortelles, disponible le 3 février 2023

[INTERVIEW] Rencontre avec Leo Leonard : sa vie après The Pirouettes, son retour en solo et l’Amour

À l’occasion de la sortie imminente de son premier projet en solo, Leo Leonard, artiste aux multiples facettes, ancien membre du groupe The Pirouettes et songwriter aguerri, a accepté de rencontrer Musicaléomentvotre.

Alors que Vérités son EP six titres vient de sortir, c’est sous les (presque) derniers rayons de soleil de ce mois d’octobre que nous avons parlé musique, bien évidemment, d’amour et d’humanité, de succès et d’authenticité.

Rencontre avec Leo Leonard et son premier disque en solo : Vérités.

Musicaléomentvotre : Bonjour Leo, comment tu vas ?

Leo Leonard : Bonjour, ça va et toi ?

M : Ça va super, merci. Est-ce que tu peux te présenter à ceux qui ne te connaissent pas encore ?

L.L : Je m’appelle Leo Leonard et j’ai commencé la musique très jeune au sein d’un groupe qui s’appelait Coming Soon, que j’avais avec mon frère et d’autres garçons, on venait d’Annecy. Après plusieurs années et un petit succès, j’ai commencé ce projet qui s’appelle The Pirouettes avec mon ex-copine, Vickie Chérie. Ça a bien marché également, on a fait trois albums, plein de concerts et… me voilà aujourd’hui en 2022, pour la première fois en solo !

M : Et qu’est-ce qui t’a donné envie de revenir cette fois-ci en solo ?

L.L : Je « reviens » en solo finalement, parce que la vérité c’est que j’avais déjà sorti un mini album quand j’étais tout jeune, à 13 ans… mais pour rigoler, c’était le début. Aujourd’hui, ça me semblait être la continuité logique en fait. J’ai l’impression que c’est une étape par laquelle tous les artistes passent à un moment. Il faut se retrouver seul face à soi-même, pour voir de quoi on est capable sans l’aide des autres.

M : Et d’ailleurs, ton premier EP Vérités sort ce vendredi 28 octobre. Comment tu te sens ?

L.L : Enfin ! Je suis assez pressé car mine de rien ça fait un an qu’on est sur ces morceaux et j’ai envie qu’ils sortent… pour pouvoir en faire d’autres et préparer la suite.

M : On y voit bien le côté pop que je connaissais dans The Pirouettes, mais j’ai l’impression que tu te libères un peu plus, que peut-être le fait d’être en solo t’a ouvert de nouvelles portes ?

L.L : Oui car maintenant j’écris pour moi et non plus pour deux têtes, ce qui me permet d’être plus personnel et introspectif dans les thèmes abordés.

M : Dans ce premier disque, tu parles beaucoup d’amour et de tout ce rapport à l’humain, à la célébrité comme dans Ma vie de star. Qu’est-ce qu’on peut retrouver finalement dans cet EP ?

L.L : Quand j’écris, je laisse un peu parler l’inconscient et au final c’est presque la mélodie qui guide le texte. C’est la raison pour laquelle j’ai vraiment fait un assemblage des chansons que j’avais telles qu’elles m’étaient venues. C’est vrai que je parle plus facilement de l’amour car c’est le thème qui me semble être le plus universel. Et puis je suis à l’aise là-dedans ! J’aimerais peut-être aborder des sujets plus sociétaux, faire des chansons écolos… ce serait bien, c’est important, mais ce n’est pas quelque-chose qui me vient naturellement. Pour l’instant je me suis concentré sur quelque-chose que je savais faire, c’est-à-dire le côté introspectif, l’amour et aussi parler forcément de mes rêves de célébrité : tout le monde peut devenir une star et je trouvais ça marrant d’en parler. On est tellement dans ce cas-là à… ne pas être très loin de la célébrité mais pas exactement. Et surtout que la vie de star ça vient, ça va, tu peux connaitre un succès qui redescend. C’est un peu ce que je vis avec mon projet solo maintenant. Je repars à zéro.

M : Est-ce que tu peux également nous parler de tes influences, car il y a beaucoup de pop (mais pas que ça) ?

L.L : On en parlait beaucoup avec The Pirouettes : il y a aussi beaucoup de variété française, des années 80, France Gall, Michel Berger, Christophe, Yves Simon… c’est une base qui m’a donné envie d’écrire en français. J’écoute aussi beaucoup de rap français car il y a un grand nombre de rappeurs qui écrivent bien, ça m’inspire.
J’écoute de la pop, Justin Bieber notamment : c’est mon artiste favori, c’est mon Dieu *rires*. Je trouve ça cool d’avoir finalement quelqu’un en tête et de se dire « comment lui il le ferait ? ». Je n’ai pas le même niveau de chant que lui mais j’essaye !

M : Oui et puis tu le fais à ta manière et avec tout ce que tu sais faire, sans copier quelqu’un.

L.L : Ça c’est clair. Je trouve ça aussi intéressant d’avoir un artiste international… si j’essayais de ressembler à un artiste français oui, je copierais. Mais là, la langue fait que c’est différent. En tout cas, je n’ai pas l’impression de copier qui que ce soit en France, et ça c’est cool parce que parfois j’écoute des choses et je me dis « ça ressemble beaucoup à untel », et je trouve ça dommage.

M : Disons que tu perds un petit peu l’authenticité que toi tu essayes de retransmettre finalement. Je trouve que toi ça marche bien. C’est un EP « authentique ».

L.L : Merci ! Pari réussi.

M : Et tu appréhendes comment ce retour ?

L.L : Justement je veux retrouver toutes ces personnes qui m’ont aimé à un moment en continuant à faire des chansons, je me renouvelle. The Pirouettes ne pouvait pas être éternel, on a fait ce qu’il fallait pour rester dans la tête des gens et maintenant c’est un nouveau challenge.

M : Je reviens un peu sur le disque. Tu disais que la mélodie guidait un peu tes textes, comment est-ce que tu as été accompagné sur ce projet ?

L.L : Ça dépend. Souvent je pars d’une démo que je fais seul avec quelques arrangements basiques pour accompagner mes mélodies de voix et puis je travaille avec un arrangeur. Là il s’agit de Schumi1, qui a chapoté tout l’EP ; c’est une super rencontre, un mec très talentueux et très bon musicien que j’ai rencontré quand on a fait le feat avec Zuukou Mayzie, il avait fait l’instru. J’ai aimé sa vibe et je lui ai proposé directement qu’on travaille ensemble pour mon solo car ça a matché. C’est d’ailleurs la première personne que j’ai envie de remercier car c’est un peu avec lui qu’on a fait l’EP, main dans la main. Après, il y a eu d’autres collaborateurs notamment sur le morceau Vallée Verte avec Alex Van Pelt qui est mon ami de toujours et qui était dans Coming Soon. Il y a aussi Marty Bogo avec qui j’ai fait le titre Vu d’en haut.
C’est un peu comme ce qu’on avait fait avec The Pirouettes jusqu’à présent : seul ça n’aurait pas été un rendu aussi satisfaisant.

M : C’est vrai qu’on dit que tout le monde peut faire de la musique seul de nos jours, mais en réalité ça demande un peu d’accompagnement.

L.L : Ouais, c’est difficile d’avoir du recul sur ce qu’on fait et c’est toujours bien d’avoir la vision de quelqu’un d’autre. En réalité c’est rare les gens dans la musique qui font tout tout seul. Il y a peut-être Kevin Parker (Tame Impala) qui le fait, mais il n’y en a pas tant que ça !

M : Ça fait aussi partie du « côté humain » de la musique, que toi tu mets bien en avant dans ton EP.

L.L : J’essaye de parler à un maximum de gens dans mes textes et j’essaye de me mettre à la place de ce que tout le monde ressent. J’ai conscience qu’on est tous humains et égaux, qu’on a tous des sentiments, et j’essaye de rendre mes textes parlants pour le plus de gens.

M : C’est ça la musique de toute façon !

L.L : C’est tout à fait ça !

M : Et, qui dit sortie d’un projet dit forcément… le live. Est-ce que tu peux nous teaser un petit peu ce qui va se passer ?

L.L : On sera deux sur scène. Moi à la batterie et au chant et mon acolyte Alex avec qui j’ai fait Vallée Verte à la guitare. Ça va franchement être très bien ! J’ai trop hâte de faire mon premier concert, le 10 décembre au Pop Up ! du Label, pour commencer modestement.

M : Et du coup, il est comment ton rapport à la scène ?

L.L : J’adore ça justement ! C’est aussi pour ça que j’ai envie de faire des lives très vite car c’est le moment où tu vas à la rencontre de ton public, et tu récoltes les fruits de ton travail. Tu te rends compte que des gens se sont approprié tes morceaux, qu’ils les connaissent. En tout cas, la connexion qu’on avait avec le public de The Pirouettes était géniale. Avec Vickie, le live c’était la raison pour laquelle on faisait tout ça.
J’ai hâte de reprendre avec Leo Leonard mais je me mets un peu en difficulté dans la mesure où je ne vais pas juste prendre le micro et jouer avec un groupe. Cette fois j’ai vraiment envie de participer à l’élaboration de la musique sur scène en gardant la batterie qui est mon instrument principal et chanter. Je suis debout à la batterie, un peu comme dans Velvet Underground. Voilà, c’est la réf’ !

M : C’est rare ! Et alors tu dirais qu’avec le temps tu es devenu plus team studio ou team scène ?

L.L : Je ne sais pas s’il faut être team l’un ou l’autre, c’est complémentaire et les deux sont franchement kiffants. Je peux vraiment ressentir des moments d’euphorie aussi bien sur scène qu’en studio quand quelque-chose marche, que tu es content de ce que tu as ou même au moment de la composition. C’est ce qui est intéressant : c’est beaucoup de travail, de remise en question et de douleur de créer des choses… mais quand ça marche, tu ressens un truc que tu ne ressens dans rien d’autre, c’est la satisfaction. Et, c’est ce que je recherche tant en studio que sur scène.

M : Je vois ! Et je vais donc arriver à ma toute dernière question : pourquoi écouter Vérités ?

L.L : Il faut l’écouter car il est entrainant, catchy avec des textes profonds qui peuvent faire réfléchir. Et la cover est très belle ! *rires*

Vérités, le premier disque solo de Leo Leonard est maintenant disponible. Et à écouter très fort pour prolonger les beaux jours. Il sera à re-découvrir sur notre scène préférée le 10 décembre : au Pop Up! du Label.

[ALBUM] Oete dévoile son premier album « Armes et Paillettes »… et rend la variété encore plus belle

Ceux qui connaissent Oete depuis ses débuts savent à quel point cet artiste a tout d’une grand star.

Revenons un brin en arrière.
En juin 2021, l’artiste récemment signé chez Roy Music sortait son tout premier single, HPV. Peu de temps après, Oete se mettait dans la peau de Niagara et reprenait le titre à très gros succès Pendant que les Champs Brulent ; en septembre de cette même année naissait La tête pleine, soutenu notamment par France Bleu. Enfin, mars 2022 marquait le début d’une ascension qui ne prendrait pas fin de sitôt avec le clip de Défense, extrait de son premier album.

Aujourd’hui, Oete continue de faire parler de sa musique sans frontière en nous présentant son premier album, Armes et Paillettes.

Une voix qui porte, grave, aérienne et subtile à la fois. Une musique tout droit sortie d’une époque révolue, mais qui mérite tout de même de vivre son second souffle. Des paroles fortes, écorchées et lumineuses sur un fond de musique moderne et hybride. Et Oete dans tout ça ? Un artiste qui n’a pas peur de se munir de Paillettes à outrance, d’habits de lumière tantôt réservés tantôt à la David Bowie, pour se confier à un public qui ne cesse de grandir, encore et encore…

Thibaut Blond de son vrai nom est un poète des temps modernes, un artiste qui mélange les codes traditionnels de la pop avec des sonorités qui lui appartiennent afin de remettre au goût du jour ce genre musical parfois critiqué et non reconnu à sa juste valeur. Bienvenus dans l’ère de la « variété alternative ».

À travers Armes et Paillettes, ce premier album de neuf titres, Oete chante une soif d’émancipation, de liberté en usant de la poésie comme thérapie, sur fond de disco ou encore de new wave, le tout pour nous faire danser librement et sans en avoir peur, sur nos plus belles névroses. Oete est très probablement un des artistes les plus prometteurs de sa génération, que ce soit au niveau de ce disque que nous pouvons désormais découvrir partout, ou au niveau de son lien avec le public.

Sur scène, c’est un véritable show que le chanteur nous offre. Un spectacle dans lequel on danse et on pleure, parfois les deux en même temps. Car Oete est un artiste vrai, qui donne corps et âme une fois qu’il met un pied sur une planche semblable à une scène.

Ce premier album sera à découvrir le 6 avril aux Étoiles, salle qui porte si bien son nom lorsqu’on y associe Oete.

Armes et Paillettes, premier disque d’Oete qu’il fait bon d’écouter d’une traite, est disponible partout.
À écouter sans modération.

[CLIP] Jeanne Bonjour chante ses « Regrets » dans son tout nouveau clip

Autrice-compositrice-interprète, musicienne ET comédienne, c’est sur fond de quelques notes de piano, d’un air pop et rétro que Jeanne Bonjour revient sous les projecteurs.

Elle est jeune et solaire, tout droit venue de Rennes, mais surtout passionnée de musique depuis sa plus tendre enfance. Après un premier EP, 13 ans, sorti il y a un tout petit peu plus d’un an et supporté par les Inouïs du Printemps de Bourges, le tremplin RIFFX lors de la fête de la musique France Inter à l’Olympia ou encore en faisant la première partie de Benjamin Biolay, Jeanne Bonjour est de retour avec Regrets, un nouveau titre accompagné par son clip réalisé par Pablo Chevrel (Bianca Costa, Aloïse Sauvage,…).

Toujours armée de sa satire délicate et légendaire, d’une influence musicale tout droit sortie des tubes des années 70/80 et de ses inlassables clips « good vibes », Jeanne n’hésite pas à allier une musique très solaire à des textes crus, qui dépeignent la société actuelle et la génération dans laquelle elle évolue constamment. Jeanne Bonjour est une artiste qui met en musique (très fort) ce qu’elle pense (tout bas), qui nous fait tant danser que pleurer et qui sait manier les mots avec tact (et un brin de spontanéité).

Comment alors ne pas avoir déjà hâte de découvrir ce qu’elle nous réserve pour la suite ?

Jeanne Bonjour et son titre Regrets,
à retrouver au plus vite en concert : aux Transmusicales de Rennes et à Cancale.

[ALBUM] Mademoiselle K revient avec un album éponyme, cinq ans après « Sous les brûlures l’incandescence intacte »

On ne présente plus Mademoiselle K.
Son dernier album, Sous les Brûlures l’incandescence Intacte marquait le retour de la chanteuse sensible et rock. Connue notamment pour le succès de titres comme Jalouse ou encore Ça Me Vexe (issus de l’album du même nom en 2006), Katerine Gierak de son vrai nom n’a pas dit son dernier mot.

Aujourd’hui, Mademoiselle K est plus que jamais de retour avec un sixième album, Mademoiselle K.

Mademoiselle K est un disque qui regroupe cinq années d’écriture et de composition, pour garder onze titres qui constituent cet album de 35 minutes. Sa première particularité ? Il n’a pas été créé seul. En effet, plus de 2000 fans ont contribué à la naissance ce dernier grâce à la plateforme Ullule, pionnière du crowdfunding. Et tant mieux.

Ici, Mademoiselle K nous chante la vie sur fond de guitares électriques ou de guitare acoustique, toujours accompagnée par sa voix reconnaissable parmi de nombreuses autres : un brin cassée et alarmante, mais toujours avec beaucoup de sensualité. C’est un peu ce qui fait qu’on l’aime tant depuis des années, non ?

Mademoiselle K chante des chansons qui s’écoutent seul.e ou à deux, sur une enceinte avec le volume tourné au plus fort ou au contraire tout bas pour discerner chaque note de l’album, en faisant corps dans une salle de concert ou tapi dans le noir. Ce disque permet à cette grande chanteuse de se faire entendre une nouvelle fois, en proposant une poésie qui lui est propre et dont on ne se lasse pas.

Mademoiselle K, l’album éponyme, est disponible depuis le 14 octobre.

On y parle d’Intensité et de Tendresse, de Garçon Bleu et de CRS, de Chloroforme ou encore de Sueur, et bien que ces mots puissent parfois paraitre bien simples, il nous fait du bien de les entendre chantés par une grande Dame du rock français et féminin.

Mademoiselle K jouera à La Cigale le 21 novembre (et ça risque d’être intense).

[ALBUM] Murgida sort « 3007 », un premier EP à la croisée du rap et des love songs italiennes

Inutile de choisir entre « lover italien » ou « rappeur moderne » pour décrire [Adrian] Murgida. Infatigable et doté de toutes les ressources possibles et inimaginables, le comédien, cascadeur et multi-intrumentiste français nous fait l’honneur d’ajouter une nouvelle corde à son arc : la musique.

Si ce premier EP portant le nom de 3007 s’inspire évidemment de la pop actuelle, Murgida n’hésite cependant pas à allier multiples influences pour créer une musique qui lui est propre. À travers cinq titres hybrides, passant donc de la pop au rap en effleurant des touches « lo-fi », Murgida nous invite à découvrir une nouvelle facette de son univers.

3007, c’est un trip offert pour faire Paris – Italie. Mais c’est également l’occasion pour Murgida de déconstruire (un brin) son image d’italo-lover, qui reste pourtant une des clés principales de ce disque (pour notre plus grand plaisir). Ainsi, le chanteur parisien mélange chanson nostalgique et flow nonchalant, laissant apparaitre une nouvelle voix / voie et un second souffle au rap actuel.


Si Murgida « ne sait toujours pas ce qu’il fait là, mais qu’il le fait quand-même » d’après ses propres dires, nous, on est bien content.es d’avoir ce premier disque sous la main. D’ailleurs, 3007 est à commander au plus vite (avant épuisement des stocks) : il suffit simplement de suivre ce lien.

Il nous tarde de découvrir ce caméléon touche-à-tout sur scène.

[ALBUM] Andreas nous offre un aller-retour « PARIS NICE » avec son premier EP

À 27 ans, il nous vient tout droit de la Côte d’Azur. Passé par Nice, Londres, Paris et puis New-York, par une école de commerce et par un conservatoire de jazz où il a fini doublement diplômé, Andreas nous offre désormais son premier EP, PARIS NICE.

Andreas, c’est un auteur-compositeur et interprète. C’est le fruit de trois premiers titres entre 2020 et 2021. C’est un apprentissage de la contrebasse et de la batterie jazz en conservatoire, et une pratique de la guitare et du piano en autodidacte. Enfin, c’est un de ces artistes qui apportent un second souffle à la pop traditionnelle.

Les thèmes sont abordés avec finesse, chaque mot est choisis avec habileté. PARIS NICE est un projet retraçant les dernières années de l’artiste niçois, ce dernier ayant été « contraint » d’écrire et de composer ces titres lors du confinement, depuis un appartement en plein coeur de la capitale.

PARIS NICE, c’est cinq titres qui rassemblent en quelques vingt minutes toutes les influences d’Andreas : c’est pop et jazzy, solaire et frais, un mélange de ballades et de futurs tubes. C’est l’envie de créer une musique grand public, tout en restant dans la subtilité de l’intime.

Après avoir été playlisté sur l’Alternative Française d’Apple Music (avec le titre Partenaires), avoir présenté ses titres sur la scène mythique des Folies Bergères, et après nous avoir prévenu que « Ce n’est que le début« , le meilleur reste à venir (dès cet été) pour Andreas.

En concert cet été :
02.07 – CROSSOVER SUMMER FESTIVAL – St. Paul de Vence

PARIS NICE, premier EP d’Andreas, disponible sur toutes les plateformes (et à écouter tout l’été).

[CLIP] Pauline Bisou jongle entre ombre et lumière dans son premier clip, « Soleil Noir »

Pauline a 35 ans et c’est une fille de la Méditerranée, là où le soleil tape (presque) 365 jours par ans. Après être passée par le stylisme, le graphisme et le design, c’est dans l’écriture et la musique que nous retrouvons cette artiste pluridisciplinaire.

Pauline Bisou vient de sortir Soleil Noir, son premier clip oscillant entre ombre et lumière, et entièrement auto-produit grâce à une levée de fond sur Kiss Kiss Bank Bank.

Ce clip, réalisé par Édouard Granero et construit en diptyque, raconte un amour toxique et l’escalade de la violence entre deux individus. C’est un clip qui lie complicité et colère, qui s’inscrit parfaitement bien dans l’air du temps et qui peut (mal)heureusement parler à tout le monde.

Soleil Noir retrace l’histoire « d’un tableau tinté d’ecchymoses« , d’un amour pervers, d’un parcours de résilience. Et ça, Pauline Bisou a su le traduire avec une grande justesse, en apportant tout de même un souffle d’espoir, à travers ses paroles.

[CLIP] Dani Terreur nous chante ses peines de cœur, sur un air de Bossa Nova

Bad boy blessé et crooner déchu, Dani Terreur est de retour avec un nouveau clip, réalisé par Lucie Bourdeu.

Muni de son blues et de sa poésie habituels, le poète maudit dont on raffole des paroles et des solos de guitare vient aujourd’hui nous chanter ses peines de cœur dans Il Pleut, Elle M’en Veut.

Dani Terreur, c’est notre mec cool (triste) préféré. Celui qui sait manier les mots avec subtilité pour parler d’amour, pour parler d’évènements tristes ou plus joyeux ; pour parler de la vie tout simplement.

Il Pleut, Elle M’en Veut, c’est une chanson qui dresse un autoportrait mélancolique du chanteur, néanmoins porté par une musique reprenant les règles de la Bossa Nova, afin de rajouter un brin de gaité dans cette musique brumeuse, qui dépeint la vraie vie.

Étant un artiste à suivre (de très près), nous nous donnons rendez-vous en 2022 pour découvrir le tout nouveau projet de Dani Terreur (et on a très hâte de le re-entendre se livrer en musique).

[CLIP] Miel de Montagne est de retour avec le clip de « Tomber sur Toi »

Ah… qu’il est bon de constater que Miel de Montagne est de retour.

S’il sortait en 2019 son premier album éponyme avec les titres qui lui ont valu son succès, à savoir Pourquoi Pas et Permis B Bébé, Milan de son vrai prénom officialise son retour avec un tout nouveau single, Tomber sur Toi, mis en images par Guillaume Nicloux et Christophe Offenstein.

C’est dans une mise en scène très simple et authentique que Miel de Montagne nous invite à le suivre dans son quotidien, jonglant entre road trip en skate et sessions studio.

Tomber sur Toi est une chanson encore une fois introspective, qui garde l’allure pop et colorée dont nous avons été habitué(e)s mais parsemée cette fois d’une haute dose de mélancolie, donnant à ce titre une impression d’ascenseur émotionnel au sein duquel Miel de Montagne serait contraint de rester.

[CLIP] Les Bolides boys sont de retour avec « Dans Le Noir » (et c’est un clip qui parle d’amour)

Il y a parfois des artistes que nous n’avons plus besoin de présenter ; c’est par exemple le cas de Samson et de Jay, aka Bolides. Un an après la sortie de leur premier EP Coeur Vagabond, notre boys band français préféré est de retour avec Dans Le Noir, un tout nouveau clip qui nous rappelle à quel point et malgré tout, on aime les chansons d’amour…

En plus d’être le premier extrait d’un EP à paraitre en 2022, Dans Le Noir n’est autre qu’une ode à une âme-soeur imaginaire, à l’Amour avec un grand A, chantée par les Bolides boys, ou nos poètes des temps modernes. Ce nouveau titre, minimaliste et intemporel, est également mis en image par Coraline Benetti, sous forme de faux plan séquence dans lequel nous voyons Samson, coeur sensible et sensuel, hanté par ses fantasmes d’amour idéal, parfait.

Il nous tarde de retrouver Bolides sur scène, munis de leur pop ultra moderne mêlant rap, chanson et sonorités électroniques, et de découvrir par la même occasion ce futur disque qu’on aimerait pouvoir se procurer dès maintenant pour pouvoir l’écouter fort, très fort.

[INTERVIEW] La Rue de la Folie, l’importance du partage et de la poésie : le premier EP de Nicolas Ly

Il mélange l’ombre et la lumière, de la pop et de la poésie, la mélancolie et l’espoir. Alors que son EP Rue de la Folie n’était qu’à quelques semaines de sortir, nous nous sommes rencontrés, Nicolas Ly et moi-même à une terrasse de République. Ensemble, on a parlé de musique évidemment, de l’importance du partage et du contact, de ses chansons et de ses clips réalisés par Élisa Baudoin, avec qui la connexion s’est faite immédiatement.

Rencontre avec Nicolas Ly et son premier projet solo.


Musicaléomentvotre : Salut Nicolas, comment tu vas ?

Nicolas Ly : Hello! Ça va très bien, super même.

M : Est-ce que tu pourrais te présenter pour les personnes qui ne te connaissent pas encore ?

N.L : Je m’appelle Nicolas Ly, je suis auteur, compositeur, interprète et j’ai écrit un journal intime que j’ai eu envie de partager.

M : Et, qu’est-ce qui t’a donné envie de faire de la musique, de rendre ce « journal intime » public ?

N.L : C’est difficile de répondre parce que c’est très viscéral. C’est un peu notre condition d’artiste de se lever le matin et de communiquer des choses qui nous tiennent à cœur, qu’on ne peut pas trop dire autrement que par l’art en fait. C’est vraiment ça qui me pousse : une envie de connecter, déjà avec moi-même, pour ensuite connecter avec les autres.

M : Peut-on dire que la musique est pour toi une sorte d’échappatoire ?

N.L : Complètement, dans le sens où dans mon écriture j’essaye de me créer un monde à moi avec ses propres règles, c’est-à-dire : il n’y a aucune règle.

M : Si on revient un peu sur ton parcours, avant d’avoir une carrière solo tu faisais partie d’un groupe, Applause. Est-ce que tu peux nous en parler un petit peu ?

N.L : Applause c’est une expérience hyper intense, où je sortais d’une période très solitaire aux Beaux-Arts, en sculpture, où on est vraiment seul avec soi-même… et j’en souffrais un petit peu. J’ai rencontré des super musiciens belges, par l’intermédiaire d’un pote qui savait que je voulais chanter sans que je ne lui dise. Il m’a dit « vient à ce concert, il y a des super musiciens et ils cherchent un chanteur ». Donc j’y suis allé, c’était les musiciens d’Applause, avec un autre chanteur, ancien des Nonnes Troppo, un groupe des 90’s complètement barré. Ce qu’ils faisaient avec lui, c’était juste sublime. Je suis allé les voir après le concert et une semaine plus tard on partait sur les routes, ça a matché directement, tout était à sa place, on voulait tous ça. On a écrit, on est partis et la motivation c’était ça : partager et connecter.

M : Tu es resté huit ans dans ce groupe, pas loin d’une décennie. Qu’est-ce qui t’a poussé à te lancer en solo et à changer de registre, jusqu’à ne chanter presque plus qu’en français ?

N.L : C’est cette nécessité de s’exprimer. J’avais encore quelque-chose qui me bloquait dans le fonctionnement du groupe. C’était génial, mais il me manquait cette note d’intimité. J’avais beaucoup d’ambitions musicales pour me laisser emporter plus longtemps dans des tournées, ce qui est génial et intense, mais qui bloque un peu la créativité. Au bout d’un moment il faut se poser pour écrire et pour s’exprimer. Le groupe, c’était des gens vraiment bienveillants qui ont compris tout de suite que je devais explorer quelque-chose solo. J’écrivais de mon côté avant et pendant Applause, j’ai fait les premières parties de Spleen qui à l’époque m’a soutenu… jusqu’au grand saut en 2014 où j’étais avec moi-même. On écrit et on avance.

M : Justement en parlant de ton écriture, comment trouves-tu ton inspiration ?

N.L : Ce sont les gens qui m’inspirent en fait. Là, on est dans un café et j’ai d’ailleurs écris pas mal de chansons ici, en regardant les gens et en imaginant leurs vies. C’est très voyeur comme démarche, je suis fasciné par les sentiments et les relations humaines, la magie d’une rencontre amoureuse, le rêve que ça peut convoquer, ces petits moments de vie que j’ai envie de figer. Tout ça m’inspire et j’imagine des choses qui parfois tombent juste, puisque ça résonne dans ceux qui écoutent. C’est là qu’on est bien.
À ça, je garde toujours une note métaphorique car je n’aime pas être dans l’expérience au premier degré, ce qui fait partie de mon caractère réservé. J’aime bien parler des choses sans vraiment en parler, et c’est comme ça pour moi qu’elles deviennent assez universelles. Tu rajoutes à ça une mélodie, une ambiance à des mots, des sons particuliers et des images. C’est vraiment quelque-chose de passionnant et ça ouvre à l’introspection. J’essaye aussi de garder mon côté festif et positif pour mélanger une sorte de mélancolie de l’observation du monde autour de moi, avec cette recherche de la lumière.

M : Tu disais à un moment « rajouter une ambiance, des mots, une image ». À l’heure où nous discutons, tu as déjà sorti trois clips réalisés par Élisa Baudoin : Troisième Sous Sol, Elle Souriait et Rue de la Folie. Tu peux nous parler de cette collaboration ?

N.L : C’est vraiment le résultat d’une rencontre avec Élisa et Loumir, son copain qui s’occupe aussi de mon projet au niveau de l’édition et qui avait organisé le dernier concert d’Applause, en 2016. C’est deux têtes pensantes qui sont arrivées dans mon projet et qui maintenant sont indissociables de ce que je fais, dans le sens où tout est résultat d’affinités. Avec Élisa j’ai tout de suite compris qu’on avait la même vision qui dealait vachement avec le surréalisme, tout en apportant une note un peu urbaine, contemporaine. Ce que j’aime chez elle c’est que, comme mes textes sont un peu imagés, elle ne cherche pas à illustrer ça et parfois elle va même aller à leur encontre, comme dans Troisième sous-sol : je dis « je murmure à ton oreille » et là, elle filme un mec qui gueule. Pour moi là, l’association est super intéressante. Les choses ne vont pas se présenter de manière évidente, c’est un esprit sans aucune barrière ni morale, sans se dire qu’il y a une continuité, un raccord lieu-temps. Là, on expose tout en partant de ces textes et on trouve le moyen d’incarner ce que je suis, la persona soit le Nicolas qui est aussi ma création. On essaye tous ensemble de proposer quelque-chose de nouveau, d’incarné et de surréel. Avec Élisa, plus on avance et moins on a besoin de parler : tout ce qu’elle propose raisonne. C’est une rencontre géniale qui n’est pas donnée à tous les artistes, et ça se chérie. C’est sacré.
Loumir quant à lui m’a vu sur scène, et quand il a su que je me lançais dans mon projet, on a commencé à faire des promos ensemble, je lui envoyais quelques textes. Puis au bout d’un moment je lui ai dit « mais tu es mon manager » ; c’était parti pour l’aventure. J’aime savoir que j’ai trouvé des gens qui sont vraiment bienveillants par rapport à ma vision et qui m’aident à mettre du charbon dans la locomotive. Le résultat final est quelque-chose de très collectif ; ça part de quelque-chose d’intime pour arriver à un truc plus universel.

M : À l’heure où nous discutons, ton EP n’est pas encore sorti, mais tu as déjà dévoilé la pochette de ce dernier. À ce moment-là, tu décrivais cette pochette en disant « je puise souvent mon inspiration dans des choses sombres pour les retranscrire en lumière et poésie ». Qu’est-ce que cette pochette représente ?

N.L : Cette pochette est encore un hasard : on a shooté chez moi avec Élisa, vêtu de ce manteau en vinyle. On a trouvé ça assez graphique puis elle m’a renvoyé cette photo de moi, en négatif avec une ombre derrière. Il se trouve que ça correspondait vraiment à mon intention par rapport à mes chansons : partir de quelque-chose de très profond personnellement pour en faire quelque-chose d’intime grâce aux mélodies plus solaires. L’image correspondait parfaitement à mon intention, celle de créer une pop introspective. La pop Nicolas Ly.

M : En ce 21 mai 2021, ton EP Rue de la Folie sort dans un peu moins d’un mois. Comment tu te sens, là ?

N.L : Je me sens fébrile, j’ai envie que ça marche, que cet EP tombe dans des oreilles bienveillantes, que les retours ne soient pas tièdes. C’est une libération d’avoir enfin un objet qui recèle mon âme. Ce n’est pas rien, c’est particulier voire indescriptible. J’ai mis 2-3 ans de ma vie dans ce projet, après avoir écrit une centaine de chansons, on en a gardé assez peu pour cet EP qui sort le 17 juin. Il y en aura d’autres pour l’album et j’ai hâte aussi ! L’EP c’est génial mais l’album qui arrive derrière… c’est encore plus spécial. Là, je livre une boîte avec mon âme dedans et vous en faites ce que vous voulez. C’est hyper excitant.

M : En attendant de pouvoir se le procurer, tu peux nous dire ce qu’on retrouvera dans cet EP ?

N.L : Il y aura un clip le jour de la sortie, avec un décor dingue. Et même si ça sort dans moins d’un mois, il y a toujours du travail dessus. J’aime bien quand c’est comme ça parce que ça reste vraiment très neuf, chaud comme la braise.

M : J’ai hâte ! D’ailleurs, en pleine crise du COVID, tu sors ce disque et il va tout de même falloir le vendre grâce à la scène alors, comment est-ce que tu appréhendes tout ça ?

N.L : Je pense que je vais sortir mon EP et que les choses vont doucement revenir, même si ça va être très lent. Les gens vont revenir doucement vers le fait de s’enfermer dans une pièce avec une foule. On vit quelque-chose d’un peu biblique, c’est dingue. La vie ne sera jamais la même, on s’en relèvera doucement et je compte bien être là pour cette résilience festive. Ça va être très beau parce que pour le coup, je pense que chaque concert va devenir un peu exceptionnel maintenant.

M : En tout cas moi j’ai vraiment hâte de te voir sur scène…

N.L : Et moi très hâte de te voir dans le public ! *rires*

M : Je serais bien présente ! J’en profite pour te laisser conclure cette interview avec le mot de la fin, avant d’aller écouter ton EP qui est disponible depuis le 17 juin.

Nicolas Ly : partageons.

Merci à Nicolas Ly pour son temps, sa bienveillance et pour sa musique si sincère qu’il nous partage.

[ALBUM] Clara Luciani nous chante l’amour dans « Cœur »

Comme le chantait Françoise Hardy dans les 60’s, c’est « le temps de l’amour », et Clara Luciani nous le chante à la perfection. Auteure, compositrice et interprète, la chanteuse avait déjà réussi à charmer ses auditeurs avec Sainte Victoire en 2018, son premier album. Deux ans plus tard, elle est de retour de plus belle avec les onze chansons qui composent son deuxième disque, Cœur.

Clara Luciani pourrait nous chanter des chansons d’amour pendant des heures qu’on ne s’en lasserait même pas. Sa voix grave et puissante, tantôt rock tantôt plus pop nous emmène dans une love story pendant une quarantaine de minutes, mélangeant chansons dansantes et ballades.

Accompagnée par les talentueux Sage et Breakbot, figures de la scène française de notre époque, ils apportent une touche « disco » qui nous fait voir la vie en rose du début à la fin de l’album. Ouah.

Atteint.e d’une peine de cœur ou d’un coup d’amour, un coup de je t’aime, Cœur est définitivement fait pour toi.

[INTERVIEW] Météo Mirage, leur nouveau disque et la notion de « désert »

Leur second EP est disponible depuis le 30 avril. Météo Mirage nous dévoile cinq nouveaux titres élégants et poétiques (comme à l’heure habitude). Pendant l’écoute de ce disque, les voix d’Alexis et Max se répondent avec des mots simples, sur fond de musique douce, de musique pop, de musique qui donne parfois des frissons et qui nous font du bien.

Rencontre avec Météo Mirage.


Musicaléomentvotre : Bonjour Météo Mirage, comment allez-vous ?

Météo Mirage : Ça va ! On est très excités par la sortie de notre EP et on réfléchit à plein de nouveaux projets.

M : Est-ce que vous pouvez vous présenter, vous et votre musique ?

M.M : Météo Mirage c’est un groupe qui raconte des histoires ! On s’est tous rencontré en faisant de la musique au cours des années et on a lancé le groupe en 2017. L’envie de départ, c’est d’explorer les textures et de proposer une pop atmosphérique avec le texte au centre. Depuis, on cherche à dessiner des paysages et à embarquer les gens dans nos voyages. 

M : En mars 2019, vous avez sorti un premier EP de quatre titres, Pacifique. Que pouvez-vous nous en dire ?

M.M : Cet EP c’était un peu notre baptême. On l’a enregistré à la maison, avec très peu de connaissances et de méthode. C’était hyper formateur car on a tout appris sur le tas et on a fonctionné à l’instinct. La copie est peut être un peu brouillonne, mais on en est très fiers car il nous a ouvert des portes et mis à part le mix. On l’a fait en autonomie totale.

M : Depuis, il s’en est passé des choses et vous ne vous êtes pas arrêtés là. Fin janvier, vous avez sorti le clip de Ton Nom et plus récemment celui de Transforme. Pouvez-vous nous parler de ces deux nouveaux titres ?

M.M : Ces deux titres sont assez évocateurs de ce qu’on a voulu faire avec cet EP.
Ton Nom, ça raconte un « road-trip » sans direction et ça s’inscrit dans notre envie de créer des bandes-son de voyage, une soundtrack pour les longues routes. Transforme, est un titre très intime, qui raconte l’histoire de ma sœur, Eve, qui est transfemme. C’est un titre très épuré, très centré sur le texte. Avec cet EP, on voulait assumer une certaine fragilité pour laisser transparaître l’émotion. 

M : Et justement, quels thèmes souhaitiez-vous aborder ?

M.M : L’EP tourne autour des idées de doute et de renouveau. On s’est beaucoup imaginé le principe de la page blanche : une vaste étendue, où tout est possible, mais aussi compliqué. Qu’on parle de solitude, de rêves d’évasion, de recherche intérieure… on a toujours pour point commun les notions de changement et le renouvellement !

M : Vous pourriez le décrire en seulement quelques mots ?

M.M : Entier, onirique, élégant et viscéral.

M : L’EP s’appelle Météo Mirage et est disponible depuis le 30 avril. Qu’est-ce que cela vous procure ?

M.M : D’abord, on est hyper heureux de pouvoir défendre de nouveaux titres, de pouvoir écrire un nouveau chapitre de notre histoire ; de sortir des morceaux dont on est très fiers aussi, et qu’on a fait avec la plus grande sincérité.
Mais aussi un peu frustrés de ne pas pouvoir partager ça sur scène tout de suite…

M : À ce propos et d’après les thèmes que vous abordez, est-ce que la crise sanitaire a joué dans l’écriture de cet EP ?

M.M : La plupart des titres on été écrit avant la pandémie, donc pas vraiment. Disons que ça a pris une toute autre signification dans la suite du processus, notamment au moment de réfléchir les clips et les visuels.
Et puis Où Êtes-Vous ?, le dernier titre rajouté, est le seul à avoir été écrit après le premier confinement. Il parle de solitude et du besoin d’exister à travers le regard des autres.

M : À travers vos cinq titres on reconnait bien la notion de « désert ». Comment est-ce que cet environnement vous inspire ? 

M.M : On a beaucoup trippé sur le désert pour plein de raisons. D’abord parce que c’est un espace qui nous est inconnu et qui nous attire. Ensuite, parce qu’il nous fait voir plein d’images, notamment à travers des films comme Paris-Texas. Mais aussi, parce que le désert peut être partout : en soi, à travers des relations, etc… Et que c’est donc à la fois un espace de vide, mais aussi de liberté.

M : En attendant de pouvoir se retrouver dans la vraie vie, sur scène, à quoi pouvons-nous maintenant nous attendre ?

M.M : On prépare plusieurs contenus pour essayer de rendre tout ca plus réel, de partager en vrai, ou presque. On en dira plus dès que ça sera prêt… Et puis, on écrit plein de titres, donc ça va enchaîner !

M : Comme à mon habitude, je vous laisse le mot de la fin (et vous souhaite une très bonne continuation, en espérant pouvoir vivre vos chansons très vite).

M.M : Rien n’est grave !

Merci pour le temps accordé par Météo Mirage

[CLIP] Bloqué.e rue de la folie avec Nicolas Ly

Alors que son premier EP s’apprête à sortir au mois de juin, Nicolas Ly revient avec un nouveau clip réalisé par Élisa Baudoin. Pour visionner ce dernier, rendez-vous Rue de la Folie.

En guise de second extrait de son nouveau disque, Nicolas Ly, artiste qui murmure des chansons avec très grande délicatesse, nous chante désormais l’histoire de sa Rue de la Folie, celle qui compte tant pour lui depuis des années. C’est un refuge de création, sa tanière d’artiste, là où il vit, l’endroit où ses textes et ses compositions voient le jour en premier.

À travers ce nouveau clip, Nicolas Ly s’inspire de l’actualité en illustrant la vie sociale que nous menons depuis un an : être coincé.e toujours au même endroit, sans contact particulier. L’ascenseur, symbole d’enfermement, permet à l’artiste de représenter en chanson la situation actuelle (et d’est encore une fois très bien mené).

En collaboration avec Marie Mougin

[ALBUM] Dame Civile, ou le combo parfait entre chanson et hip-hop alternatif

Deux frères, deux voix et une multitude d’influences venues d’ici, de là-bas pour créer une musique qui leur appartient. Nous pourrions presque le qualifier d’hybride : un disque de huit titres tantôt dansants, tantôt plus calmes, qui mélange une musique hip-hop à de la chanson, voire de la poésie des temps modernes.

Dame Civile vient de sortir son troisième EP, et c’est d’une très grande beauté.

Nouvel Âge, c’est un magnifique disque qui explore les frontières de la réalité terrestre à travers le temps et les expériences. Durant les quelques vingt-deux minutes d’écoute, les frères passent en revue les émotions que nous rencontrons dès notre plus jeune âge, jusqu’aux phases de séduction avant les histoires d’amour, qui sont parfois suivies des regrets, et surtout par beaucoup de souvenirs.

Dame Civile, c’est un duo qui fait de la musique puissante, avec ses tripes. De la musique sincère et naturelle, qui fait du bien et qui t’autorise à t’évader de ton esprit pendant un instant. Dame Civile est un duo affranchi et on est déjà fan de ce qui va arriver.

En collaboration avec Sébastien Bouchereau