[ALBUM] L’électro underground de Seleminga

Cet EP est aussi authentique que mystique.

Alors qu’elle était habituée aux musiques R&B et rap, Seleminga, montluçonnaise et artiste engagée, est de retour avec un EP qui célèbre la musique électronique plus que jamais.

Curvas Peligrosas est composé de cinq titres, dont deux inédits encore jamais sorti. Mélangeant des sonorités solaires et d’autres plus issues du synthés, des voix tantôt espagnoles, tantôt françaises, on peut dire que c’est un EP qui parle à tout le monde.

À travers ces cinq titres, Seleminga aborde des sujets forts tels que le racisme, le colonialisme ou la condition féminine. À elle seule, elle crée une musique électronique underground, mêlant ruptures sonores et minimalisme ; ses clips quant à eux, sont d’un visuel envoûtant, ce qui montre que l’artiste a plus d’un tour dans son sac.

À écouter fort, aussi fort que les battements de notre cœur qui sont directement touchés par cette œuvre musicale.

[CLIP] Le nouveau clip d’Entropie, ou une ode à nos souvenirs de jeunesse

Alors que nous n’avions plus vraiment entendu parler d’eux depuis leur premier single, The Deputy en 2019, les garçons d’Entropie reviennent sur le devant de la scène avec un nouveau titre.

Grâce à une campagne Ulule et avec le soutien de la SACEM, Valentin, Adam, Loan et Bertrand arrivent en ce printemps 2021 avec un amas de nouvelles choses, à commencer par le clip de Teenager Summertime, où le groupe fait une ode à un passé qui nous appartient de loin ou de près.

Réalisé par El-Hadji Kalidou, Teenager Summertime met en scène un groupe de jeunes sous toutes ses facettes et respirant la joie de vivre, la fraîcheur, la naïveté et la légèreté de nos années d’ados. Ce nouveau clip nous invite à s’évader vers l’ailleurs, vers le bon vieux temps comme certains pourraient l’envisager.

En attendant le retour des vrais concerts, des pogos et de la chaleur humaine, (re)vis le concert d’Entropie pour le BDA du Groupe IGS, et stream ce nouveau single plein d’allégresse.

[ALBUM] Dame Civile, ou le combo parfait entre chanson et hip-hop alternatif

Deux frères, deux voix et une multitude d’influences venues d’ici, de là-bas pour créer une musique qui leur appartient. Nous pourrions presque le qualifier d’hybride : un disque de huit titres tantôt dansants, tantôt plus calmes, qui mélange une musique hip-hop à de la chanson, voire de la poésie des temps modernes.

Dame Civile vient de sortir son troisième EP, et c’est d’une très grande beauté.

Nouvel Âge, c’est un magnifique disque qui explore les frontières de la réalité terrestre à travers le temps et les expériences. Durant les quelques vingt-deux minutes d’écoute, les frères passent en revue les émotions que nous rencontrons dès notre plus jeune âge, jusqu’aux phases de séduction avant les histoires d’amour, qui sont parfois suivies des regrets, et surtout par beaucoup de souvenirs.

Dame Civile, c’est un duo qui fait de la musique puissante, avec ses tripes. De la musique sincère et naturelle, qui fait du bien et qui t’autorise à t’évader de ton esprit pendant un instant. Dame Civile est un duo affranchi et on est déjà fan de ce qui va arriver.

En collaboration avec Sébastien Bouchereau

[ALBUM] À toi, amoureux de l’amour

Sa voix ne nous est plus inconnue depuis qu’il a repris le très célèbre titre de Rihanna, Diamonds. C’est un artiste sensuel et qui raconte ses propres histoires, celles qu’il a vécu et qui ne l’ont pas laissé indemne.

Josef Salvat nous chante l’amour dans un nouvel EP.

Ce dernier est constitué de huit titres écrits entre août et septembre 2020, à une époque où les histoires d’amour d’un été commencent à entrer dans une phase « d’aboutissement ». C’est un disque pour les coeurs joyeux et les coeurs brisés, pour ceux qui croient en l’amour, ceux qui n’y croient pas encore et ceux qui sont amoureux de l’amour.
Joseph Salvat est de ces artistes qui font de la musique pour traiter directement une émotion plutôt qui d’y réfléchir après coup.

Plus vrai que jamais, l’artiste se confie à ses auditeurs à travers The Close / Le Réveil, que ce soit en parlant de premiers amours ou de ceux qui n’arrivent jamais, de la complexité d’un couple, du plaisir charnel ou tout simplement du fait de s’épanouir personnellement grâce aux relations que nous rencontrons au cours de toute une vie.

À toi qui aime tant l’Amour avec un grand A, ces chansons sont faites pour toi.

En collaboration avec Priscilia – Le Bureau de Sarah

[ALBUM] Angle Mort & Clignotant, le duo décomplexé du moment

Le nouveau groupe décalé du moment n’est autre qu’Angle Mort & Clignotant. Si tu as l’habitude d’écouter les très doués Sexy Sushi ou Salut C’est Cool, tu ne pourras qu’aimer ce duo.

Angle Mort & Clignotant, c’est l’assemblage d’une musique hybride et décomplexée, joyeuse et parfois absurde. Ils n’ont pas peur de mixer chanson française, rap et techno stroboscopique, ce qui fait facilement d’eux un groupe dont on se souvient. Leur EP Toujours Ouvert vient de sortir, et c’est probablement ta dose de good vibes du week-end.

Dans ce dernier, on retrouve un titre destiné à notre très cher Jean-Paul Rouve ; mais également une partie de jeu du P’tit Bac qu’on connait tous, et une session Karaoké où se mélangent entre autres Céline Dion et Marc Lavoine, le tout « remixé » à leur sauce. En résumé, c’est un disque de six titres qui te donne envie de te lâcher, qui te pousse à faire La Fête sans te prendre la tête, juste au rythme de la musique.

En collaboration avec Clémence Vincent

[CLIP] Janie, bouleversante, chante pour son Idole

Si on entend de plus en plus souvent parler d’elle, c’est parce que Janie a tout pour être la relève de la chanson française, la révélation féminine de la scène émergente.

Aujourd’hui et plus bouleversante que jamais, la chanteuse et pianiste parisienne chante pour son Idole.

Mon Idole est un extrait du premier EP de Janie sorti en octobre dernier, et est sans aucun doute la chanson la plus personnelle, délicate et touchante de ce disque. Cette dernière est découpée en deux parties distinctes et lors de la première, nous écoutons une ode à son idole partie trop tôt. Dans la seconde partie de la chanson, de ce poème, on découvre que cette personne tant chérie n’est autre que son père, détail qui nous sert la gorge.

C’est sur une plage de Normandie que Janie et Élisa Baudoin sont allées tourner ce clip épuré, sobre et modeste et que la chanteuse décide de rendre un magnifique hommage à l’homme de sa vie, un hymne aux hommes de nos vies.

En collaboration avec Laura – Scopitone Media

[ALBUM] S’abandonner sur l’électronique contrasté de Lydsten

Photos : David TABARY – Dans Ton Concert

Il y a un an, les clubs et toutes autres sortes de lieux qui ont pour but de te faire passer du bon temps, annonçaient qu’ils devaient fermer leurs portes. Depuis un an, les artistes ne vivent plus de leur métier. Néanmoins en un an, ces derniers ont eu du temps pour avancer de leur côté sur de nouveaux projets : c’est aujourd’hui le cas de Lydsten.

Lydsten est un artiste qui fait pratiquement tout en solo, les moments en studio comme ceux sur scène.

Ce vendredi 26 mars, il nous livre un EP de quatre titres électroniques et aériens, fruits d’un apprentissage des synthés et des boîtes à rythme de manière autodidacte.
Calcite est une invitation au voyage : un voyage entre les différentes influences de Lydsten, un voyage entre une musique techno et une electronica organique, un clair-obscur entre des sonorités sombres et d’autres teintées d’une lueur d’espoir.

Alors qu’il nous a confié Beryl et Amber avant de nous offrir ce premier disque, Calcite et Malachite qui s’ajoutent à la track list permettent à cet EP d’être la carte de visite de Lydsten, le lillois qui s’impose peu à peu dans le paysage des musiques électroniques. Le meilleur reste à venir.

[ALBUM] Otzeki vient réveiller les foules (pour notre plus grand plaisir)

C’est l’histoire d’une découverte fin 2016, d’une première rencontre en 2017 dans la très connue salle Les Étoiles, puis d’une seconde au FNAC Live la même année. Quatre ans plus tard, Musicaléomentvotre retrouve Otzeki, un duo plus épanoui que jamais.

Mike et Joel sont cousins et savent réveiller les foules, faire danser nos corps et apaiser nos coeurs. Ils ont leur propre rythme issu d’un mélange de musique électronique, de guitares et de voix aériennes, et savent parfaitement comment te faire oublier que ce monde n’est parfois que désillusion.

Otzeki est de retour avec cinq clips et un deuxième album (et ici on l’écoute déjà en boucle).

Otzeki a deux grandes qualités.

Premièrement, Mike et Joel ont une énergie hors du commun. Cette dernière se ressent tant en live, que devant leurs clips, que lorsque tu écoutes de la manière la plus simple leur album. Et selon moi, il est rare ces dernières années de ressentir cette force de caractère, peu importe la situation.

Deuxièmement, ils font de leur musique une arme de prédilection, et arrive à faire passer un message d’espoir à travers cette dernière, mais également à travers leurs clips qui font d’eux des artistes à part entière.

Pour faire simple, les douze nouveaux titres d’Otzeki, tout droit sortis de Now Is A Long Time sont à écouter très fort, seul.e pour mieux en profiter ou accompagné.e pour partager ce sentiment de liberté.

En collaboration avec Camille – La Mission

[CLIP] Le road-movie instrumental de Klein

Lui, a été pendant un temps le guitariste de Clara Luciani et a participé au succès de son premier album. Le réalisateur de ce clip, Nevil Bernard, a notamment travaillé avec le groupe français (à suivre de très près) Catastrophe, ou encore avec Theo Lawrence & The Heart. À eux deux, ils nous livrent un road movie, une ballade initiatique et psychédélique.

La Chanson de Lili, c’est le premier single et clip du projet solo dans lequel Klein s’est lancé cette année.

C’est un titre qui revient à l’essence même de la musique instrumentale, inspiré par les sonorités disco turques et des formats courts de films d’horreur italiens des 70’s. Entre lignes de synthés et de guitares, entre pop solaire et lo-fi nostalgique, Klein nous montre dans cette première esquisse son côté multi-instrumentaliste et nous fait comprendre en musique que le meilleur reste à venir.

En collaboration avec Marie Mougin

[ALBUM] Le Palais d’Argile de Feu! Chatterton

Après avoir remplis des centaines de salles de concert, après avoir eu deux disques d’or, deux nominations aux Victoires de la Musique et après nous avoir régalé avec des lives pour rendre plus gais nos couvre-feux, Feu! Chatterton nous présente son Palais d’Argile, le nouveau chef d’œuvre des dandys parisiens.

C’était ce que Musicaléomentvotre attendait le plus : le retour des poètes des temps modernes.

Accompagné par le très grand musicien et compositeur de musiques électroniques Arnaud Rebotini, le groupe continue de donner un second souffle à la chanson avec ce troisième album. Feu! Chatterton a ce don de transformer des mots simples en des récits dédaléens, dans lesquels on prend un malin plaisir à se perdre.

Palais d’Argile est un disque d’1h10 somptueux.
C’est un album qui fusionne chanson française et musique électronique, quatorze titres qui suspendent le temps et qui te font tantôt danser, tantôt frissonner tout ton corps.

Feu! Chatterton a su crée un nouvel album aussi humain qu’inhumain, qui nous invite à aller vers un Monde Nouveau. Palais d’Argile, à écouter avec son corps, son cœur et sa tête.

[CLIP] L’indie music des franco-anglais Bosco Rogers

Tout a commencé à Camden (Londres), il y a quelques années quand Barth et Del se sont rencontrés. Depuis, ils s’imposent dans le monde de la musique ensemble. Bosco Rogers, c’est la nouvelle pépite de l’indie music mi-française mi-anglaise dans toute sa splendeur. Entre psychedelia, proto-punk et new wave, styles qui les ont bercés, le duo crée une musique qui leur appartient, accompagnée de chemises hawaïennes.

Tiramisu, leur premier clip extrait d’un double-single vient de sortir.

C’est une succession d’images qui nous embarquent dans un road trip à l’heure où il est innimaginable de voyager vers des destinations inconnues. Alors pour réchauffer les coeurs, Bosco Rogers t’invite à te munir de ton sac à dos et de ton vélo les plus solides, pour les suivre dans cette nouvelle aventure qui est annonciatrice d’une belle année 2021. La suite arrive dès mi-mars.

En collaboration avec Alexandra – Tomboy lab

[CLIP] Amouë et son maelström de sentiments

Elle apprend le piano au Vietnam où elle a habité pendant huit ans et, à sa majorité, décide de rentrer en France pour se frayer une place dans le monde de la musique. Captivante et sauvage, c’est en tant que chanteuse dans le groupe Kazy Lambist qu’elle se fait connaitre.

En 2021, Amouë prend son envol et se lance dans une carrière solo en chantant désormais en français et en murmurant des mots qui abordent les thèmes de la vie et de la mort, de l’amour et des désillusions. Elle se livre comme dans un journal intime, qui lui-même s’apparente à un recueil de poésie. Amouë crée une pop qui lui appartient, envoûtante et électronique. La preuve en image.

C’est l’histoire d’une love story pleine de promesses et de féerie, faite de fantasmes et d’illusions. Et un beau jour, tout s’envole.

Amouë nous chante Tes Larmes et dès les premières notes, on tombe sous le charme de cette rupture amoureuse, solennelle et mélancolique à la fois. Avec ce premier titre extrait d’un album à paraitre courant 2021, elle revient en force sur le devant de la scène, prémisse d’un futur qui lui appartient.

Sobre et sensible, sublime et piquante, Amouë a déjà sa place parmi les nouveaux talents de la scène française.

En collaboration avec Fred – Daydream Music

[CLIP] Le printemps arrive, et RETRIEVER en est la preuve

C’est la nouvelle signature du label Profil de Face (Vendredi sur Mer, Lewis Ofman…) et il se trouve que c’est un très beau mélange de Men I Trust et de Puma Blue.

RETRIEVER, c’est un groupe aux sonorités suaves et séduisantes voire ensorceleuses, qui vient accueillir le printemps comme il se doit avec les premiers bourgeons et des chaleurs plus agréables.
Weekend Spiders est leur premier single / clip, une balade au grand air et qui fait du bien en ce début de week-end.

RETRIEVER signe ta première balade sous le retour des rayons de soleil, mêlant des tons chauds avec d’autres plus spleenétiques pour un rendu des plus agréables à écouter.

En collaboration avec Victoria – Profil de Face

[CLIP] Stopnicki et sa chanson feel good pour les moments moins cool

Stopnicki ou de son vrai prénom Elio a commencé à faire de la musique à l’âge de seize ans et a fait une bonne quinzaine d’année de piano au conservatoire. Il surgit aujourd’hui avec un premier clip appelé Ça dit quoi ?, ou ta dose de good vibes pour la journée.

On en a quelque peu marre des mots « confinement », « couvre-feu », « fermeture des endroits culturels » et Stopnicki nous livre des ondes positives. Entre r’n’b, funk, soul et musiques électroniques, ce pèle mêle nous fait chaud au coeur et vient contraster avec la situation actuelle.

En attendant de découvrir ce que Stopnicki a d’autre à nous faire écouter, Musicaléomentvotre recommande vivement d’écouter ce titre en boucle pour se dire que nous pourrons retrouver le monde d’avant… un jour ou l’autre.

[INTERVIEW] Oscar Anton « Je pense avoir été tellement frustré de ne pas pouvoir sortir de musique pendant ces quelques années que j’avais besoin de faire l’inverse »

L’artiste français Oscar Anton s’est lancé dans un projet fou cette année, en décidant de créer et de partager de la musique chaque mois. Le concept ? Dévoiler trois titres inédits dont un bonus entre le mois de janvier et le mois de décembre 2020. Nous avions donc rendez-vous sur toutes les plateformes et sur les réseaux sociaux d’Oscar tous les derniers vendredis du mois pendant douze mois pour découvrir ses titres, de la manière la plus spontanée qu’il soit. Home of Sanity, c’est le nom de ce projet qui nous a accompagné pendant cette folle année, durant laquelle la musique était une chose, ou que dis-je, un art indispensable. Rencontre avec Oscar Anton, et retour sur son parcours.

Salut Oscar, peux-tu te présenter à ceux qui ne te connaissent pas (encore) ?

Salut ! Je m’appelle Oscar, j’ai 24 ans et je fais de la musique. Je fais à peu près tout depuis mon studio (qui est aussi ma chambre btw), de la composition à l’enregistrement, production et création des visuels. Le confinement fait partie de ma vie depuis un petit moment finalement.

On dit que nos goûts musicaux sont parfois le reflet de ce que nous écoutions plus jeunes. Quel est ton rapport à la musique et comment penses-tu que ton entourage a pu t’influencer musicalement parlant ?

Yes c’est certain ! J’ai grandis en écoutant les disques de mes parents. C’était surtout de la musique internationale, genre Bob Marley, Robbie Williams, U2, Coldplay, James Morrison. On ne regardait pas beaucoup la télé mais on écoutait beaucoup de musique à la maison. J’ai toujours été fasciné par les émotions que pouvaient transmettre les mélodies, sans même comprendre un mot j’avais l’impression qu’on me racontait une histoire. Hyper naturellement j’ai voulu en raconter moi aussi par la suite.

Avec du recul et de l’expérience, comment est-ce que tu caractérises ta propre musique ?

Je crois que je fais de la pop au sens très, très large haha. J’essaye de ne me limiter à rien, je pense que j’ai tellement à apprendre et à découvrir que je ne vois aucun interêt à me cantonner à un style en particulier. Cette année, j’ai été inspiré par du jazz, de la bossa- nova, de l’électro, de la soul et cinquante autres sous genres. Tant que la chanson me touche j’en suis fier, peu importe l’orientation artistique de celle-ci.

Après avoir été signé pendant trois ans chez Polydor, tu as décidé de te lancer en indé. Pourquoi avoir fait ce choix ?

Encore une fois, je pense tirer un vrai apprentissage de ces trois années. J’ai signé en label à 19 ans, avec quelques chansons seulement dans mon ordinateur. Je pensais qu’avec des équipes et une organisation, tout irait beaucoup plus vite ; ça a été le contraire. Les grosses maisons de disques ont beaucoup d’artistes, énormément de projets à gérer et lorsqu’on arrive, on n’est pas la priorité. Il fallait toujours attendre quelqu’un, quelque-chose, le bon moment… Je voulais apprendre, composer, me tromper, avancer, mais je n’avais pas cette liberté. J’ai donc décidé de quitter le label, et de tout gérer seul. Cette fois-ci, succès comme échecs, je serais seul responsable.
Enfin, au delà de cet aspect organisationnel, je n’étais pas du tout d’accord avec la stratégie du label, pour moi en retard sur la consommation de musique actuelle. Ma génération et de plus en plus celle de nos parents, a adopté la digitalisation. On écoute notre musique sur les plateformes de streaming, réseaux-sociaux… et la stratégie doit se faire dans ce sens. Les statistiques d’écoute sont disponibles en temps réel et impliquent des décisions ultra rapides, difficiles pour d’anciens modèles.

Tout ça pour dire que maintenant, je fais un peu ce que je veux… haha.

Penses-tu alors que le fait d’être dans une Major peut « imposer » des limites dans un processus de création ?

Ça dépend évidemment du label, certains l’ont très bien compris mais d’autres peinent encore, surtout en France.
En tant qu’artistes, nous ne sommes plus limités au format d’album ou EP pour sortir notre musique, le streaming nous permet par exemple de sortir des titres quand on veut, sous n’importe quelle forme. Et je pense que de la même manière le public est en train de changer sa façon d’écouter et suivre les artistes. Lorsqu’on me demandait de patienter six mois avant de sortir un nouveau titre pour que les radios aient le temps de le diffuser, j’ai sorti trois titres par mois sur toute l’année 2020. Grâce à ça, j’ai multiplié par 70 mon nombre d’auditeurs mensuels sur Spotify (eheh).

Tu t’es donc lancé un challenge cette année : celui de sortir un pack de trois titres dont un bonus tous les mois. Peux-tu nous parler de ce projet ? Comment est-ce que cette idée t’est venue ?

Je me suis lancé dans ce projet en sortant du label justement. Je me suis dis « quelle est la façon la plus spontanée de sortir ta musique, et qui te poussera à découvrir un maximum de choses ? ». Projet hyper dur, tellement de travail et très peu de sommeil mais fier de l’avoir accompli jusqu’au bout. Je pense avoir été tellement frustré de ne pas pouvoir sortir de musique pendant ces quelques années que j’avais besoin de faire l’inverse, de tout donner chaque mois, seul, depuis ma chambre.

Sur certains titres (Nuits d’été et Reflet), on peut d’ailleurs entendre ta soeur, Clémentine. Pourquoi était-ce important qu’elle chante avec toi ?

Ça s’est fait vraiment naturellement. Je ne savais pas qu’elle voulait chanter jusqu’au début de cette année, où elle m’a envoyé un mémo vocal avec le début d’une chanson. Avec le confinement, on s’est retrouvés chez nos parents et avons terminé le titre. Comme j’étais en plein dans mes sorties chaque mois, ça nous faisait une super excuse pour sortir le titre sur un des packs. Voilà, c’est tout haha, on voulait que ça soit le plus spontané possible. Je suis hyper content de ces chansons, Clémentine compose des choses magnifiques et tellement différentes de ce que j’ai l’habitude de faire. Ça me permet de me mettre un peu en arrière, et d’essayer d’être au plus proche de ses goûts et sa vision des chansons, c’est cool !

Tu as également fait un feat avec Esken (L’Ange passe), qui est un peu plus sombre si je peux me permettre. Peux-tu nous parler de cette collaboration ?

Haha tu peux te permettre. Je voulais vraiment faire une collab’ avec un rappeur cette année, encore une fois pour essayer quelque-chose de nouveau. J’ai composé cette chanson sans vraiment savoir comment l’aborder, et j’ai entendu les titres d’Arthur (Esken) quelques temps après. J’ai trouvé ses textes, sa façon de poser ses mots et sa voix vraiment singulière, je lui ai envoyé le titre et ça a donné L’ange passe. On s’est retrouvés en studio (dans la chambre d’un pote) ensuite pour la terminer. C’est un mec super cool et vraiment talentueux. Je crois qu’il sort un titre par mois cette année donc force à lui, il le mérite !!

J’ai pu lire que la musique était le vecteur de toutes tes émotions. Comment te sens-tu justement face à la crise que nous vivons depuis un an ?

Comme tout le monde je pense, il n’y a pas de bonne façon de l’aborder. Je pense qu’on fait comme on peut, on essaye de trouver refuge dans ce qui passionne, ceux qu’on aime. C’est comme si le temps était un peu mis sur pause, donc autant le voir comme une opportunité de rectifier deux / trois trucs, changer de trajectoire si besoin. La solidarité se fait sentir je trouve, et ça c’est chouette.

Pour conclure et en espérant que la situation évolue dans les prochains mois, quelles sont tes espérances, tes attentes, tes objectifs concernant ta musique et à la vie post- covid ?

Hahaha tu sais quoi, je n’en sais rien et on verra bien. Le seul objectif est de rester aussi spontané car c’est comme ça que je me sens le mieux. Ce qui est certain, c’est que je vais continuer à faire et sortir de la musique autant que possible car c’est ce que j’aime le plus. J’ai quelques objectifs en tête hein, bien sûr, mais je les garde pour moi haha.

Merci les gars, à très vite !

Merci à Oscar et à Camille (La Mission) pour le temps consacré à cette interview

[CLIP] Balade entre les cordes d’Anissa Altmayer

Anissa Altmayer est une compositrice, violoncelliste ; une chanteuse habitée et une musicienne inattendue. Elle est surprenante et ose casser les codes, avec un univers musical extrêmement riche.

Après avoir sorti en automne 2020 un premier EP #1 qui se trouve être une pièce d’un futur album divisé en plusieurs parties, Anissa nous livre le clip de Le Chemin, aux côtés de Jowee Omicil.

Anissa Altmayer est une ensorceleuse de chanson. Découverte lors d’un concert des plus intimes le long du canal Saint Martin, je me souviens d’une pièce apaisée, silencieuse et surtout admirative dès lors que la violoncelliste a joué ses premières notes. La musique d’Anissa n’est pas méthodique, elle est pacifique, paisible et fait du bien aux cœurs de ceux qui l’écoutent.

Avec ce nouveau single, nous sommes invités au voyage, à la rencontre. On est incités à lâcher prise, à écouter ces notes issues de la musique baroque voire classique mélangées à d’autres sonorités métissées, colorées.

Anissa Altmayer chante avec son âme, et ça fait du bien.

[SINGLE] Josef Salvat chante la liberté, sur fond d’électro-pop

Après avoir sorti un album de douze titres au début de cette étrange année qu’était 2020, le chanteur australien était de retour ce week-end avec deux nouveaux singles.

Alors qu’un nouvel EP nous appartiendra bientôt, Josef Salvat (connu pour sa reprise de Diamonds de queen Rihanna) nous livre One More Night et Peaches, qui sont à écouter fort pour se sentir bien.
S’il a en fin d’année sorti un double single qui parlait de rupture, de séparation et d’amour déchus, ces deux nouveaux titres sont semblables à une bouffée d’ondes positives, qui parlent de plaisir charnel et du fait de faire des erreurs et d’en ressortir plus grand, plus fort.

Les chansons One More Night et Peaches pourraient construire à elles seules une B.O intime et pleine d’assurance, puissante et d’une grande douceur en même temps, sur fond de musique électro-pop et aérienne. Il me tarde de connaître la suite de ce tout nouveau projet.

En collaboration avec Priscilia Adam

[CLIP] Quand les musiques électroniques arrivent jusqu’à JOSÉ

Parfois plus connu dans un univers rock, notamment avec Stuck in The Sound, José R. Fontao revient avec un nouveau clip, qui lui permet désormais de faire partie du milieu des musiques électroniques.

Son premier EP Dada étant sorti en octobre dernier, José ouvre 2021 avec le clip de Beyond Doubt, qui nous en met plein les yeux.

José esquisse avec ce titre un nouveau versant de sa personnalité, soit dit en passant haute en couleur et bercée par les influences et la chaleur du Portugal. Même si le clip de Beyond Doubt raconte très simplement l’histoire rocambolesque d’une boîte de sardines un peu particulière, ce titre nous invite à lâcher prise, danser et faire la fête à une période où rien de tout cela n’est possible. C’est alors plein de good vibes que peuvent commencer cette année et cette nouvelle vie pour José.

En collaboration avec Marion – Ephelide

[ALBUM] Sourface, ou les frenchy parmi les anglais

Ludo, Alex, Max et Tom sont franco-anglais et ils viennent de sortir un EP. Leur groupe s’appelle Sourface, et bien qu’ils soient actuellement basés à Londres, les cinq titres qui figurent dans Daytime’s Past mélangent des influences de funk français, d’indie rock anglaise et de bossa nova brésilienne.

Ce premier EP est une introduction à leur univers musical et au monde imaginaire qu’il en dépeint, et l’occasion parfaite pour nous montrer comment est-ce qu’ils réussissent avec bravoure à mélanger les goûts et les couleurs de chacun des membres du groupe.

Les titres sonnent parfois comme ceux de Papooz, des Vampire Weekend ou encore des français de l’Impératrice, pour le plaisir de nos oreilles. Daytime’s Past, c’est un disque à la fois solaire et nostalgique, qui parlent de quêtes amoureuses ou de malaise assumé face à des rêves fantasmagoriques. Ces cinq titres parlent à tout le monde, et c’est pour ça que cet opus est si bien.

[ALBUM] Second souffle pour William Serfass (Wassailer)

Ancien membre du groupe Evergreen, William Serfass revient aujourd’hui avec un premier album sous le nom de Wassailer.

Entre délicatesse et brutalité, musique néo folk et urbaine, i, the bastard est un des albums à avoir sous le coude, tant le contenu est fascinant et captivant. Composé d’onze titres, Wassailer n’hésite pas à mettre en avant ses côtés jazzy et urbain, le tout embrassé par une grande sensibilité.

Son premier single Son est sorti en septembre 2020, et il annonçait déjà à quel point la suite ne pouvait qu’être surprenante. Wassailer propose une palette musicale très variée (Foreplay, Trad ou encore Going to the Club), propose des clips à la photographie sublime, le tout afin de créer un cocktail regroupant toutes nos émotions. On en redemande immédiatement.

On le comprendra par la suite en découvrant les autres titres de Wassailer, mais ce dernier est un artiste capable de te faire danser (Settlement), de jouer avec tes sentiments les plus enfouis (242) ou de tout simplement te foutre des frissons dans tout le corps en écoutant une ballade au piano (Song for Elsa).

La voix tremblante mais décidée de Wassailer s’ajoute à des grooves urbains à travers les onze titres, et créent ensemble une nouvelle forme de chanson poétique à l’écriture addictive. Pour preuve, l’album se rejoue en boucle, et ce n’est même pas perturbant.

Disponible sur toutes les plateformes