[CLIP] Alewya, en pleine rave dans son nouveau clip

Alors qu’il nous est actuellement impossible de bouger nos corps dans une danse effrontée, Alewya vient mélanger styles et genres musicaux, nous rappelant que malgré tout, nos corps peuvent toujours être en mouvement.

Son nouveau clip, Spirit_X nous plonge dans le monde de la rave.

Alewya se faufile entre les sonorités drum & bass tout en se frayant un chemin à travers des tunnels désaffectés, menant vers un dancefloor caché. Autrement dit, une rave illégale à une époque où danser sans fin est chose impensable. L’artiste londonienne transcende une nouvelle fois les genres en osant mélanger la soul / rnb à des sonorités plus mystiques, nous prouvant une nouvelle qu’elle n’est qu’au début de son ascension.

[ALBUM] « Volcans », le premier EP explosif d’Ojos

C’est un duo en orange et noir, mêlant enfant sage et enfant sauvage, sonorités pop et urbaines. C’est une part d’Élodie et une part d’Hadrien. C’est Ojos, et le duo vient de sortir son premier EP, Volcans.

La musique d’Ojos est reconnaissable parmi tant d’autres tant leur univers est si singulier. Cet EP est composé de cinq titres tous aussi bien les uns que les autres (et s’il le fallait, il serait difficile de définir quel est celui que l’on préfère). Ils flottent entre amour et haine, douceur et violence, folie et raison, sur fond de voix hispaniques et francophones.

D’apparence calmes et silencieuses, les chansons issues de ce premier disque sont telles des volcans qui grondent de l’intérieur, insaisissables et imprévisibles.

Après l’avoir joué en version alternative / acoustique au Bar Gallia le 23 juillet, Ojos sera de retour le 26 août pour présenter Volcans dans toute sa splendeur, sur la scène du Pop-Up du Label.

[ALBUM] ADB erre entre deux mondes dans son deuxième projet

Il erre entre morceaux en solo et à plusieurs, entre déferlante émotionnelle et déchaînement d’une folle énergie puisée au fond de ses tripes.

ADB est artiste mais avant tout un enfant de son époque, qui ne sait pas toujours bien comment exprimer ses émotions au quotidien. Avec Entre Deux Mondes, son deuxième EP, il fait de ses pensées et de ses maux tout un projet qui s’efforce d’être plus personnel que le premier.

Écrits, composés, produits et mixés seuls pour la plupart des titres, ces tracks sont à écouter avec grande attention.

Pour lui, la musique se vit, se partage ; et pour preuve ! Dans ce disque de cinq titres, ADB a décidé d’être accompagné une nouvelle fois par certains de ses bras droits : Téo sans H, Pab The Kid, Ben Molinaro et Roy Markson, permettant alors à ce projet d’osciller entre bangers et pianos voix, pop et rap de façon très linéaire.

Entre Deux Mondes est à écouter d’une traite jusqu’à épuisement.

[CLIP] Thomas Guerlet et Miki Duplay reprennent Barbara (et c’est beau)

Si Thomas Guerlet sortait il y a quelques semaines son single The Derailer, il revient aujourd’hui aux côtés de l’artiste franco-coréenne Miki Duplay pour s’attaquer à un monument de la musique.

Cette chanson, grand classique de la musique française, est maintenant composée d’un fond de musique électronique et de jazz, lui donnant alors ce second souffle que nous attendions tant.
« Il faut être fout pour reprendre du Barbara » pourrait-on penser, mais Thomas et Miki ont décider de relever ce défi. Dis, quand reviendras-tu ? est remise au goût du jour avec un point de vue masculin, où deux êtres esseulés errent, désarmés face à la vie.

[INTERVIEW] La Rue de la Folie, l’importance du partage et de la poésie : le premier EP de Nicolas Ly

Il mélange l’ombre et la lumière, de la pop et de la poésie, la mélancolie et l’espoir. Alors que son EP Rue de la Folie n’était qu’à quelques semaines de sortir, nous nous sommes rencontrés, Nicolas Ly et moi-même à une terrasse de République. Ensemble, on a parlé de musique évidemment, de l’importance du partage et du contact, de ses chansons et de ses clips réalisés par Élisa Baudoin, avec qui la connexion s’est faite immédiatement.

Rencontre avec Nicolas Ly et son premier projet solo.


Musicaléomentvotre : Salut Nicolas, comment tu vas ?

Nicolas Ly : Hello! Ça va très bien, super même.

M : Est-ce que tu pourrais te présenter pour les personnes qui ne te connaissent pas encore ?

N.L : Je m’appelle Nicolas Ly, je suis auteur, compositeur, interprète et j’ai écrit un journal intime que j’ai eu envie de partager.

M : Et, qu’est-ce qui t’a donné envie de faire de la musique, de rendre ce « journal intime » public ?

N.L : C’est difficile de répondre parce que c’est très viscéral. C’est un peu notre condition d’artiste de se lever le matin et de communiquer des choses qui nous tiennent à cœur, qu’on ne peut pas trop dire autrement que par l’art en fait. C’est vraiment ça qui me pousse : une envie de connecter, déjà avec moi-même, pour ensuite connecter avec les autres.

M : Peut-on dire que la musique est pour toi une sorte d’échappatoire ?

N.L : Complètement, dans le sens où dans mon écriture j’essaye de me créer un monde à moi avec ses propres règles, c’est-à-dire : il n’y a aucune règle.

M : Si on revient un peu sur ton parcours, avant d’avoir une carrière solo tu faisais partie d’un groupe, Applause. Est-ce que tu peux nous en parler un petit peu ?

N.L : Applause c’est une expérience hyper intense, où je sortais d’une période très solitaire aux Beaux-Arts, en sculpture, où on est vraiment seul avec soi-même… et j’en souffrais un petit peu. J’ai rencontré des super musiciens belges, par l’intermédiaire d’un pote qui savait que je voulais chanter sans que je ne lui dise. Il m’a dit « vient à ce concert, il y a des super musiciens et ils cherchent un chanteur ». Donc j’y suis allé, c’était les musiciens d’Applause, avec un autre chanteur, ancien des Nonnes Troppo, un groupe des 90’s complètement barré. Ce qu’ils faisaient avec lui, c’était juste sublime. Je suis allé les voir après le concert et une semaine plus tard on partait sur les routes, ça a matché directement, tout était à sa place, on voulait tous ça. On a écrit, on est partis et la motivation c’était ça : partager et connecter.

M : Tu es resté huit ans dans ce groupe, pas loin d’une décennie. Qu’est-ce qui t’a poussé à te lancer en solo et à changer de registre, jusqu’à ne chanter presque plus qu’en français ?

N.L : C’est cette nécessité de s’exprimer. J’avais encore quelque-chose qui me bloquait dans le fonctionnement du groupe. C’était génial, mais il me manquait cette note d’intimité. J’avais beaucoup d’ambitions musicales pour me laisser emporter plus longtemps dans des tournées, ce qui est génial et intense, mais qui bloque un peu la créativité. Au bout d’un moment il faut se poser pour écrire et pour s’exprimer. Le groupe, c’était des gens vraiment bienveillants qui ont compris tout de suite que je devais explorer quelque-chose solo. J’écrivais de mon côté avant et pendant Applause, j’ai fait les premières parties de Spleen qui à l’époque m’a soutenu… jusqu’au grand saut en 2014 où j’étais avec moi-même. On écrit et on avance.

M : Justement en parlant de ton écriture, comment trouves-tu ton inspiration ?

N.L : Ce sont les gens qui m’inspirent en fait. Là, on est dans un café et j’ai d’ailleurs écris pas mal de chansons ici, en regardant les gens et en imaginant leurs vies. C’est très voyeur comme démarche, je suis fasciné par les sentiments et les relations humaines, la magie d’une rencontre amoureuse, le rêve que ça peut convoquer, ces petits moments de vie que j’ai envie de figer. Tout ça m’inspire et j’imagine des choses qui parfois tombent juste, puisque ça résonne dans ceux qui écoutent. C’est là qu’on est bien.
À ça, je garde toujours une note métaphorique car je n’aime pas être dans l’expérience au premier degré, ce qui fait partie de mon caractère réservé. J’aime bien parler des choses sans vraiment en parler, et c’est comme ça pour moi qu’elles deviennent assez universelles. Tu rajoutes à ça une mélodie, une ambiance à des mots, des sons particuliers et des images. C’est vraiment quelque-chose de passionnant et ça ouvre à l’introspection. J’essaye aussi de garder mon côté festif et positif pour mélanger une sorte de mélancolie de l’observation du monde autour de moi, avec cette recherche de la lumière.

M : Tu disais à un moment « rajouter une ambiance, des mots, une image ». À l’heure où nous discutons, tu as déjà sorti trois clips réalisés par Élisa Baudoin : Troisième Sous Sol, Elle Souriait et Rue de la Folie. Tu peux nous parler de cette collaboration ?

N.L : C’est vraiment le résultat d’une rencontre avec Élisa et Loumir, son copain qui s’occupe aussi de mon projet au niveau de l’édition et qui avait organisé le dernier concert d’Applause, en 2016. C’est deux têtes pensantes qui sont arrivées dans mon projet et qui maintenant sont indissociables de ce que je fais, dans le sens où tout est résultat d’affinités. Avec Élisa j’ai tout de suite compris qu’on avait la même vision qui dealait vachement avec le surréalisme, tout en apportant une note un peu urbaine, contemporaine. Ce que j’aime chez elle c’est que, comme mes textes sont un peu imagés, elle ne cherche pas à illustrer ça et parfois elle va même aller à leur encontre, comme dans Troisième sous-sol : je dis « je murmure à ton oreille » et là, elle filme un mec qui gueule. Pour moi là, l’association est super intéressante. Les choses ne vont pas se présenter de manière évidente, c’est un esprit sans aucune barrière ni morale, sans se dire qu’il y a une continuité, un raccord lieu-temps. Là, on expose tout en partant de ces textes et on trouve le moyen d’incarner ce que je suis, la persona soit le Nicolas qui est aussi ma création. On essaye tous ensemble de proposer quelque-chose de nouveau, d’incarné et de surréel. Avec Élisa, plus on avance et moins on a besoin de parler : tout ce qu’elle propose raisonne. C’est une rencontre géniale qui n’est pas donnée à tous les artistes, et ça se chérie. C’est sacré.
Loumir quant à lui m’a vu sur scène, et quand il a su que je me lançais dans mon projet, on a commencé à faire des promos ensemble, je lui envoyais quelques textes. Puis au bout d’un moment je lui ai dit « mais tu es mon manager » ; c’était parti pour l’aventure. J’aime savoir que j’ai trouvé des gens qui sont vraiment bienveillants par rapport à ma vision et qui m’aident à mettre du charbon dans la locomotive. Le résultat final est quelque-chose de très collectif ; ça part de quelque-chose d’intime pour arriver à un truc plus universel.

M : À l’heure où nous discutons, ton EP n’est pas encore sorti, mais tu as déjà dévoilé la pochette de ce dernier. À ce moment-là, tu décrivais cette pochette en disant « je puise souvent mon inspiration dans des choses sombres pour les retranscrire en lumière et poésie ». Qu’est-ce que cette pochette représente ?

N.L : Cette pochette est encore un hasard : on a shooté chez moi avec Élisa, vêtu de ce manteau en vinyle. On a trouvé ça assez graphique puis elle m’a renvoyé cette photo de moi, en négatif avec une ombre derrière. Il se trouve que ça correspondait vraiment à mon intention par rapport à mes chansons : partir de quelque-chose de très profond personnellement pour en faire quelque-chose d’intime grâce aux mélodies plus solaires. L’image correspondait parfaitement à mon intention, celle de créer une pop introspective. La pop Nicolas Ly.

M : En ce 21 mai 2021, ton EP Rue de la Folie sort dans un peu moins d’un mois. Comment tu te sens, là ?

N.L : Je me sens fébrile, j’ai envie que ça marche, que cet EP tombe dans des oreilles bienveillantes, que les retours ne soient pas tièdes. C’est une libération d’avoir enfin un objet qui recèle mon âme. Ce n’est pas rien, c’est particulier voire indescriptible. J’ai mis 2-3 ans de ma vie dans ce projet, après avoir écrit une centaine de chansons, on en a gardé assez peu pour cet EP qui sort le 17 juin. Il y en aura d’autres pour l’album et j’ai hâte aussi ! L’EP c’est génial mais l’album qui arrive derrière… c’est encore plus spécial. Là, je livre une boîte avec mon âme dedans et vous en faites ce que vous voulez. C’est hyper excitant.

M : En attendant de pouvoir se le procurer, tu peux nous dire ce qu’on retrouvera dans cet EP ?

N.L : Il y aura un clip le jour de la sortie, avec un décor dingue. Et même si ça sort dans moins d’un mois, il y a toujours du travail dessus. J’aime bien quand c’est comme ça parce que ça reste vraiment très neuf, chaud comme la braise.

M : J’ai hâte ! D’ailleurs, en pleine crise du COVID, tu sors ce disque et il va tout de même falloir le vendre grâce à la scène alors, comment est-ce que tu appréhendes tout ça ?

N.L : Je pense que je vais sortir mon EP et que les choses vont doucement revenir, même si ça va être très lent. Les gens vont revenir doucement vers le fait de s’enfermer dans une pièce avec une foule. On vit quelque-chose d’un peu biblique, c’est dingue. La vie ne sera jamais la même, on s’en relèvera doucement et je compte bien être là pour cette résilience festive. Ça va être très beau parce que pour le coup, je pense que chaque concert va devenir un peu exceptionnel maintenant.

M : En tout cas moi j’ai vraiment hâte de te voir sur scène…

N.L : Et moi très hâte de te voir dans le public ! *rires*

M : Je serais bien présente ! J’en profite pour te laisser conclure cette interview avec le mot de la fin, avant d’aller écouter ton EP qui est disponible depuis le 17 juin.

Nicolas Ly : partageons.

Merci à Nicolas Ly pour son temps, sa bienveillance et pour sa musique si sincère qu’il nous partage.

[ALBUM] Clara Luciani nous chante l’amour dans « Cœur »

Comme le chantait Françoise Hardy dans les 60’s, c’est « le temps de l’amour », et Clara Luciani nous le chante à la perfection. Auteure, compositrice et interprète, la chanteuse avait déjà réussi à charmer ses auditeurs avec Sainte Victoire en 2018, son premier album. Deux ans plus tard, elle est de retour de plus belle avec les onze chansons qui composent son deuxième disque, Cœur.

Clara Luciani pourrait nous chanter des chansons d’amour pendant des heures qu’on ne s’en lasserait même pas. Sa voix grave et puissante, tantôt rock tantôt plus pop nous emmène dans une love story pendant une quarantaine de minutes, mélangeant chansons dansantes et ballades.

Accompagnée par les talentueux Sage et Breakbot, figures de la scène française de notre époque, ils apportent une touche « disco » qui nous fait voir la vie en rose du début à la fin de l’album. Ouah.

Atteint.e d’une peine de cœur ou d’un coup d’amour, un coup de je t’aime, Cœur est définitivement fait pour toi.

[ALBUM] Le nouvel album transcendant de Solomun

Si nous avons plutôt l’habitude de le voir faire des DJ sets incroyables, comme avec Cercle, Boiler Room ou en retournant musicalement parlant la totalité d’Ibiza, le DJ et compositeur allemand est bel et bien de retour avec un album, Nobody Is Not Loved.

Pour Solomun, la musique n’est pas un outil qui sert simplement à faire danser une foule de gens, bien au contraire : la musique existe de sorte à représenter la vie et ses nuances, afin de réunir toutes les sensations et les émotions que nous, auditeurs, souhaitons ressentir lorsqu’on écoute sa musique.

Onze ans après son premier disque, Solomun met encore une fois la barre très haute en invitant à le rejoindre des têtes dans la musique. Au rendez-vous ? Jamie Foxx, ATNA et Isolation Berlin entre autre. En invitant ces artistes aux diverses influences, le DJ réussi en seulement douze titres à offrir à son public un album riche, dansant et alternatif, soit tout ce qui est le plus plaisant pendant l’écoute d’un disque.

Si tu cherchais l’album qui rythmera ton mois de juin, sache que tu n’as pas à t’aventurer plus loin.

[INTERVIEW] Terrier, le premier chapitre de sa nouvelle vie et le désir de rester ado

Il est de ces artistes dont on ne peut pas décrire le style en seulement quelques mots. Terrier a une voix grave et imposante qui peut parfois te faire penser à celle d’un King Krule à la française. Ses chansons sont tantôt rock, tantôt plus tirées vers le slam voir vers le rap. Il a un parcours qui l’a fait rencontrer les bonnes personnes et aller dans des salles ou des festivals de renommée. Aujourd’hui, il sort Naissance, son premier EP.

Rencontre avec Terrier et sa nouvelle vie.


Musicaléomentvotre : Bonjour Terrier, comment tu vas ? 

Terrier : Ça va bien, je viens de me reveiller, je suis avec mon petit café là. Et toi ? 

M : Ça va bien, merci ! Est-ce que tu pourrais te présenter pour les (quelques) personnes qui ne te connaissent pas encore ?  

T : Je m’appelle Terrier, je suis dans la vingtaine mais j’ai beaucoup de mal à assumer cet âge adulte, parce qu’au fond de moi je suis toujours un gamin. Je fais une sorte de chanson / slam sur de la pop, rock, hip hop et punk sur des sujets tels que l’adolescence, les origines, les potes d’enfances, l’amour…

M : Revenons sur ton parcours : une rencontre avec Rone en 2019, les Inouïs du Printemps de Bourges en 2020, et quatre clips à ton actif… Tu peux nous parler de ton parcours atypique, depuis que tu fais de la musique ? 

T : J’ai commencé la musique très jeune dans l’école de musique de ma commune d’enfance. Puis j’ai eu quelques groupes de rock dans lesquels j’étais guitariste. Je suis monté sur Paris en 2015 pour faire de la musique de film avec mon pote Tim. Puis en 2019 on a changé de studio et on s’est retrouvés à côté de Rone. Moi je montais mes premières chansons en solo sous le nom de Terrier et j’étais dans un cadre de ouf avec un musicien énorme comme voisin… J’ai eu beaucoup de chance, et il m’a beaucoup soutenu. Après, j’ai eu la chance d’avoir de nombreux évènements de développement comme le printemps de Bourges pour faire connaitre mon projet, et surtout le Chantier des Francos qui m’ont beaucoup aidé à me trouver sur la voix. Je ne sais pas si c’est atypique, je pense surtout que c’est un cumule de chance que je prends à bras ouverts héhé.

M : Le 14 mai, tu as sorti ton tout premier disque, Naissance. Comment est-ce que tu te sens ? 

T : Et bien ça va toujours bien, j’ai fini mon café là. Mais sans rire, je suis super content de ce qu’il se passe, il y a plein de relais, beaucoup de presse, j’ai beaucoup de messages de mes potes… Vraiment ça donne envie de continuer et de bosser encore plus fort. 

M : Tu as presque réalisé ce dernier entièrement seul. Pour un premier disque c’est plutôt réussis, non ? 

T : Oula c’est peut être un peu tôt pour savoir haha ! Le souci c’est que j’entends tout ses défauts… alors c’était super de le faire tout seul mais j’aimerais pouvoir prendre plus de plaisir à le réécouter aujourd’hui haha.

M : Naissance est composé de 7 titres, portés par ta voix grave et reconnaissable. Peux-tu nous en parler ?  

T : C’est un premier chapitre de cette vie Terrier, il est composé de sept titres complètement différents musicalement et en terme de sens, aussi. J’avais envie de rassembler dans un premier disque, mes différents traits de personnalité, même s’il en manque encore pas mal… mais ça sera pour l’album.  

M : Avec tes chansons, on arrive un peu plus à « comprendre » le monde dans lequel on vit. Est-ce que la crise sanitaire a joué sur l’écriture de tes textes ? 

T : Alors malheureusement pour la question… toutes ces chansons ont été composées avant la « période Covid ».. Je pense que c’est l’urgence qui s’y dégage qui peut être comparable, ou le besoin de cloisonnement comme dans le titre Demain. Il prend une autre dimension aujourd’hui, mais ce n’était vraiment pas écrit en rapport avec cette période.

M : D’ailleurs, on se rapproche de la fin du tunnel et il me semble que tu as quelques dates de prévues en 2021. Qu’est-ce que cette idée de remonter sur scène te procure ? 

T : Je suis super super super impatient. J’ai monté ce projet pour faire du live et là ça à fait plouf… Du coup j’ai bien hâte de remonter sur scène, je flippe aussi parce que j’ai perdu le rythme et l’aisance… je risque d’être timide quoi, mais ça va revenir !

M : Et en attendant, à quoi peut-on s’attendre ?

T : Des stories de foot pendant l’Euro 2021 sur mon compte Instagram (@jesuisterrier).

M : Enfin, je te laisse le mot de la fin et te souhaite que des belles choses pour la suite. 

T : Merci beaucoup, j’espère qu’on se rencontrera vite dans la vraie vie.
Que l’adolescence nous reste ! 

Merci à Terrier pour le temps accordé

[ALBUM] Marty de Lutece est un Goodboy (et il nous le prouve)

Dans la catégorie artiste en devenir, je demande Marty de Lutece.

Certains le connaissent déjà depuis quelques années alors qu’il était au sein du groupe Lutece, d’autres ne l’écoutent que depuis quelques-mois et quelque-uns d’entre nous le découvrent seulement maintenant. Marty de Lutece est de ces artistes qui font se rencontrer deux genres de musique : le rap et la pop. En mélangeant ces deux univers, l’artiste s’affranchis des codes que l’on peu donner à l’un ou un l’autre, pour créer une musique qui le représente à la perfection.

Aujourd’hui, le lyonnais montre une nouvelle fois de quoi il est capable avec une nouvelle mixtape, Goodboy, composée de huit titres avec la plume si singulière de l’artiste.

Dans ce disque, on retrouve des titres pop, des featurings (avec Mazoo et Bolides), des prods et des textes authentiques à deux cent pour-cent. Autrement dit : tout ce qu’on aime retrouver dans un EP. Marty de Lutece manie les mots de manière à ce qu’ils nous touchent jusqu’aux tripes, et n’hésite pas à faire marcher le pouvoir de la mélancolie sur ses chansons.

Si Goodboy s’écoute d’une traite, c’est également un disque qui s’écoute en boucle, et ce jusqu’au prochain…

[ALBUM] La pop-r’n’b de Bergmann décryptée dans son premier album

De manière très glamour, très maîtrisée et très intimiste, Bergmann a su s’imposer sur le devant de la scène pop française depuis le début de cette année.

Avec beaucoup de tact et d’authenticité, Bergmann nous offre aujourd’hui son premier long format, No Curfew. À travers les quatorze chansons qui composent ce disque, la jeune artiste incarne avec bienveillance ce que nous vivons, ressentons et traversons. Elle y parle de ruptures et de rencontres, de sororité et d’histoires de love, de colère et de la perte d’un être qu’on aime.

Bergmann nous fait part d’un disque sincère et varié, à écouter d’une traite à fond dans son salon. Avec No Curfew, le monde de la musique n’a qu’à bien se tenir : elle fait partie de ces artistes émergents qui écrivent petit à petit l’avenir de cette industrie.

[INTERVIEW] Météo Mirage, leur nouveau disque et la notion de « désert »

Leur second EP est disponible depuis le 30 avril. Météo Mirage nous dévoile cinq nouveaux titres élégants et poétiques (comme à l’heure habitude). Pendant l’écoute de ce disque, les voix d’Alexis et Max se répondent avec des mots simples, sur fond de musique douce, de musique pop, de musique qui donne parfois des frissons et qui nous font du bien.

Rencontre avec Météo Mirage.


Musicaléomentvotre : Bonjour Météo Mirage, comment allez-vous ?

Météo Mirage : Ça va ! On est très excités par la sortie de notre EP et on réfléchit à plein de nouveaux projets.

M : Est-ce que vous pouvez vous présenter, vous et votre musique ?

M.M : Météo Mirage c’est un groupe qui raconte des histoires ! On s’est tous rencontré en faisant de la musique au cours des années et on a lancé le groupe en 2017. L’envie de départ, c’est d’explorer les textures et de proposer une pop atmosphérique avec le texte au centre. Depuis, on cherche à dessiner des paysages et à embarquer les gens dans nos voyages. 

M : En mars 2019, vous avez sorti un premier EP de quatre titres, Pacifique. Que pouvez-vous nous en dire ?

M.M : Cet EP c’était un peu notre baptême. On l’a enregistré à la maison, avec très peu de connaissances et de méthode. C’était hyper formateur car on a tout appris sur le tas et on a fonctionné à l’instinct. La copie est peut être un peu brouillonne, mais on en est très fiers car il nous a ouvert des portes et mis à part le mix. On l’a fait en autonomie totale.

M : Depuis, il s’en est passé des choses et vous ne vous êtes pas arrêtés là. Fin janvier, vous avez sorti le clip de Ton Nom et plus récemment celui de Transforme. Pouvez-vous nous parler de ces deux nouveaux titres ?

M.M : Ces deux titres sont assez évocateurs de ce qu’on a voulu faire avec cet EP.
Ton Nom, ça raconte un « road-trip » sans direction et ça s’inscrit dans notre envie de créer des bandes-son de voyage, une soundtrack pour les longues routes. Transforme, est un titre très intime, qui raconte l’histoire de ma sœur, Eve, qui est transfemme. C’est un titre très épuré, très centré sur le texte. Avec cet EP, on voulait assumer une certaine fragilité pour laisser transparaître l’émotion. 

M : Et justement, quels thèmes souhaitiez-vous aborder ?

M.M : L’EP tourne autour des idées de doute et de renouveau. On s’est beaucoup imaginé le principe de la page blanche : une vaste étendue, où tout est possible, mais aussi compliqué. Qu’on parle de solitude, de rêves d’évasion, de recherche intérieure… on a toujours pour point commun les notions de changement et le renouvellement !

M : Vous pourriez le décrire en seulement quelques mots ?

M.M : Entier, onirique, élégant et viscéral.

M : L’EP s’appelle Météo Mirage et est disponible depuis le 30 avril. Qu’est-ce que cela vous procure ?

M.M : D’abord, on est hyper heureux de pouvoir défendre de nouveaux titres, de pouvoir écrire un nouveau chapitre de notre histoire ; de sortir des morceaux dont on est très fiers aussi, et qu’on a fait avec la plus grande sincérité.
Mais aussi un peu frustrés de ne pas pouvoir partager ça sur scène tout de suite…

M : À ce propos et d’après les thèmes que vous abordez, est-ce que la crise sanitaire a joué dans l’écriture de cet EP ?

M.M : La plupart des titres on été écrit avant la pandémie, donc pas vraiment. Disons que ça a pris une toute autre signification dans la suite du processus, notamment au moment de réfléchir les clips et les visuels.
Et puis Où Êtes-Vous ?, le dernier titre rajouté, est le seul à avoir été écrit après le premier confinement. Il parle de solitude et du besoin d’exister à travers le regard des autres.

M : À travers vos cinq titres on reconnait bien la notion de « désert ». Comment est-ce que cet environnement vous inspire ? 

M.M : On a beaucoup trippé sur le désert pour plein de raisons. D’abord parce que c’est un espace qui nous est inconnu et qui nous attire. Ensuite, parce qu’il nous fait voir plein d’images, notamment à travers des films comme Paris-Texas. Mais aussi, parce que le désert peut être partout : en soi, à travers des relations, etc… Et que c’est donc à la fois un espace de vide, mais aussi de liberté.

M : En attendant de pouvoir se retrouver dans la vraie vie, sur scène, à quoi pouvons-nous maintenant nous attendre ?

M.M : On prépare plusieurs contenus pour essayer de rendre tout ca plus réel, de partager en vrai, ou presque. On en dira plus dès que ça sera prêt… Et puis, on écrit plein de titres, donc ça va enchaîner !

M : Comme à mon habitude, je vous laisse le mot de la fin (et vous souhaite une très bonne continuation, en espérant pouvoir vivre vos chansons très vite).

M.M : Rien n’est grave !

Merci pour le temps accordé par Météo Mirage

[CLIP] Bloqué.e rue de la folie avec Nicolas Ly

Alors que son premier EP s’apprête à sortir au mois de juin, Nicolas Ly revient avec un nouveau clip réalisé par Élisa Baudoin. Pour visionner ce dernier, rendez-vous Rue de la Folie.

En guise de second extrait de son nouveau disque, Nicolas Ly, artiste qui murmure des chansons avec très grande délicatesse, nous chante désormais l’histoire de sa Rue de la Folie, celle qui compte tant pour lui depuis des années. C’est un refuge de création, sa tanière d’artiste, là où il vit, l’endroit où ses textes et ses compositions voient le jour en premier.

À travers ce nouveau clip, Nicolas Ly s’inspire de l’actualité en illustrant la vie sociale que nous menons depuis un an : être coincé.e toujours au même endroit, sans contact particulier. L’ascenseur, symbole d’enfermement, permet à l’artiste de représenter en chanson la situation actuelle (et d’est encore une fois très bien mené).

En collaboration avec Marie Mougin

[ALBUM] Du groove, du hip-hop et du jazz, signé Alfa Mist

MC, bandleader, pianiste et producteur londonien, cet artiste peut largement s’auto proclamer artiste hors pair, aux multiples casquettes. Après avoir sorti trois albums et un single, Run Outs, le revoici avec un quatrième disque, en continuant d’évoluer dans son univers.

Bring Backs, le nouveau LP d’Alfa Mist, est un bijou.

Les neuf morceaux de Bring Backs font le tour des influences d’Alfa Mist : du groove et du jazz, un brin de hip-hop porté par quelques notes au piano. Si sa musique peut parfois nous faire penser à Yussef Dayes avec qui il a déjà collaboré, au jazz parfait que VON Pourquery nous apporte ou encore à divers grands classiques de la musique jazz, Alfa Mist reste tout de même fidèle à lui-même.

En s’imposant premièrement à Londres comme étant THE talent de la nouvelle scène jazz, Alfa Mist nous prouve désormais qu’il peut également s’étendre au-delà du Brexit, en faisant entendre parler de sa musique à travers les pays et les continents.

En collaboration avec Priscilia – Le Bureau de Sarah

[CLIP] La mélanco(o)lie de Tiste Cool

Il jongle entre coolitude et mélancolie, endosse les casquettes de crooner et de poète moderne. Tiste Cool est musicien, auteur, compositeur (en plus d’être réalisateur), et son projet a vu le jour pour la première fois en 2017.
Après avoir sorti un premier EP de cinq titres en 2019 et la vidéo de Beauté Future en septembre dernier, Tiste Cool est de retour avec le clip de L’amour en Pyjama.

Si sa voix un brin nonchalante se marie joliment avec sa pop très calme, on se rendra vite compte que cette chanson évoque l’histoire d’un looser attachant, touchant mais surtout seul, abandonné un beau matin. Néanmoins, l’artiste a ce don de rendre ses textes même les plus cafardeux un peu moins tristes.

Alors, nous pouvons qualifier Tiste Cool de chanteur qui nous fait du bien, et qui prouve qu’une thérapie par la musique existe bel et bien. La preuve avec L’amour en Pyjama, premier extrait d’un EP à venir (bientôt).

[CLIP] Bandit Bandit revient corps et âme avec le clip de « Désorganisée »

Bandit Bandit, c’est un duo qui en 2019 nous en mettait déjà plein la vue avec un premier EP éponyme. Portés par une basse et une batterie organiques, tu les as peut-être rencontrés auparavant sur cette scène mythique qu’est Le Trianon, au MaMA Festival ou lors des sélections des Inouïs du Printemps de Bourges ou du Chantier des Francos.

Si ce n’est pas le cas, il vaut mieux tard que jamais pour tendre une oreille vers leur musique.

Brute et sauvage, la voix de Maëva s’entremêle dans un tourbillon de sonorités rock, exprimant alors ses maux et ses histoires à travers les chansons, chantées dans la langue de Molière pour être un groupe des plus authentiques possible.

Désorganisée, leur nouvelle chanson extraite d’un second EP à paraitre en juin, fait écho aux corps, aux ressentis et aux bouleversements. Ce titre mis en image par Théo Sauvage, conte l’aventure, l’évolution d’un corps féminin qui se renouvelle à chaque nouveau cycle.

Comme à son habitude, Bandit Bandit chante corps et âme, et fait gronder les guitares sur des mélodies entêtantes. En attendant de pouvoir les (re)voir sur scène, notamment en décembre à La Maroquinerie, faisons vibrer nos corps sur Désorganisée au rythme de ces voix et de ces riffs qui annoncent un superbe deuxième disque.

[ALBUM] L’artiste du futur se prénomme Timothée Joly

Timothée Joly est un auteur, compositeur, interprète et producteur parisien, qui n’hésite pas à jouer avec les styles et les genres. Après avoir collaboré avec le duo français The Pirouettes, Zuukou Mayzie ou encore la chanteuse Oklou, l’artiste se livre aujourd’hui à nous avec cinq titres plus beaux les uns que les autres, qui constituent son deuxième EP.

PLASTIQUE (Europe) est un disque où Timothée Joly se met à nu, nous invitant à découvrir son univers qui lui est propre, où ses côtés solaires et sombres se mélangent à la perfection.

Après avoir sorti les deux merveilleux titres Un Cœur et Glaçon, l’EP de Timothée Joly lui confirme sa place de nouvelle figure de la pop française, abordant alors avec poésie un thème prédominant qui nous parle à tous : la complexité du monde qui nous entoure.

Puisqu’une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, un troisième clip représentatif de cet EP voit également le jour ; celui de Laisse Briller (Les Étoiles), réalisé par Sébastien Rabaste et qui tombe à pic pour le lancement de la fusée qui emmènera Thomas Pasquet dans les étoiles.

Le futur c’est demain, et Timothée Joly en est la preuve.

[INTERVIEW] Rencontre avec The Vibes Lobbyists, les good vibes du groupe et son dernier clip

C’est un groupe R’n’B contemporain et néo-soul qui a vu le jour en 2018, tant sophistiqué que paradoxal. Tiffania, Kim, Félix, Michaël et Nobo font de la musique dite moderne, et arrivent à conquérir les coeurs de leurs auditeurs en offrant des ambiances undergrounds et lénifiantes.

Rencontre avec The Vibes Lobbyists, qui vient de sortir son second clip.


Musicaléomentvotre : Bonjour Kim, Tiffania, Félix, Mickaël et Nobo. Comment allez-vous ?

Tiff : On fait aller ! 

Kim : Très bien !

Félix : Tip top merci.

Mickaël : Nickel.

Nobo : Très bien aussi.

M : Pouvez-vous présenter The Vibes Lobbyists ?

Kim : Nous sommes un groupe de neo-soul / RnB de la région niçoise. Nous avons formé le groupe en 2018 en commençant avec des reprises de H.E.R, Sabrina Claudio ou The Internet par exemple. Puis on est rapidement passés à la composition en 2019, sous l’impulsion d’une belle opportunité : la première partie de Cory Henry pour les Nice Jazz Festival Sessions. Depuis, on a pu faire quelques jolis concerts et sortir deux clips… à retrouver sur Youtube !

Tiff : Nous sommes très simplement cinq copains dont la vie est la musique, et qui se sont associés pour vous transmettre des good vibes à travers leur RnB lénifiant. 

M : Quel est votre rapport à la musique, et comment l’idée de monter un groupe vous est venue ? D’ailleurs, pourquoi avoir choisi ce nom ?

Tiff : Chez moi, la musique est présente depuis ma naissance. C’est devenue une passion grâce à la découverte de l’accordéon lorsque j’étais au conservatoire de Marseille. J’ai aussi chanté dans des chorales de gospel et des groupes de reprises. 
En ce qui concerne le choix du nom du groupe, c’est un ami, Peo, qui a proposé ce nom. Tout le monde autour de moi connaît mon penchant pour les vibes infinies et cette proposition nous a fait beaucoup rire. Du coup, nous nous sommes dit : pourquoi pas ?

Kim : L’idée de monter ce groupe vient de Tiffania. Un jour, elle a eu envie de monter un projet RnB / neo-soul. Elle connaissait Mickaël de longue date et lui en a parlé. A son tour Mickaël est venu nous en parler… Mickaël, Félix et moi jouions déjà très régulièrement ensemble, alors l’assemblage s’est fait naturellement. Par la suite le manque de la basse, jusqu’alors assurée par Mickaël au synthé, s’est fait sentir et c’est à ce moment qu’on a appelé Nobo en renfort. Il jouait avec Félix dans un autre groupe du coin. 

M : Étant un quintet, j’imagine que vous avez plusieurs inspirations et influences. Comment réussissez-vous à tous vous mettre d’accord pour créer cette musique qui vous est propre ?

Félix : On vient effectivement tous d’horizons assez différents mais, même si certains penchent plus vers le jazz et la soul, d’autres sont plus vers le RnB ou encore vers le funk et le hip-hop. Je pense qu’on a tous en commun une certaine affection pour la « black music». 
Le groupe s’organise autour des compositions de Kim et des mélodies et des textes de Tiff. C’est de là que partent les morceaux et nous mettons ensuite tous notre propre personnalité musicale dans l’interprétation.

Mickaël : Oui en effet, il y a plusieurs moteurs dans le groupe, en particulier Kim et Tiffania qui gèrent beaucoup de choses comme l’écriture, la communication, etc… Félix, Nobo et moi apportons notre pierre à l’édifice notamment sur la partie musicale. 

Kim : Nous arrivons assez rapidement à nous mettre d’accord finalement. Nous sommes très complémentaires car nous sommes chacun différents : rêveur, perfectionniste, timide ou extraverti… mais avec des valeurs communes, ce qui nous permet de respecter la place et la parole de chacun. 

Nobo : Nous avons aussi une passion commune pour l’ironie, le second degré, et les tacles à la jugulaire…

M : Vous venez de sortir un tout nouveau single, Turn Off The Light. Un mois plus-tard, comment vous sentez-vous ?

Tiff : Super contente, on a de bons retours. Un peu frustrés avec le contexte car on aimerait bien le présenter en live. 

Félix : Je suis très heureux de concrétiser et de finaliser ce morceau qui nous a demandé pas mal d’allers-retours dans le processus de production et d’enregistrement. Très content du résultat en tout cas.

Kim : Plutôt bien ! La sortie s’est bien passée, le titre a été bien accueilli par ceux qui nous suivaient déjà, et aussi ceux qui nous découvrent. Aujourd’hui, nous avons plus de 80 000 vues sur le clip !!! Nous étions loin d’imaginer que cela serait possible !

M : Comme vient de le mentionner Kim, ce titre est accompagné d’un clip. Pouvez-vous nous en parler ?

Tiff : Dans cette chanson, j’ai souhaité aborder un sujet assez sensible en amour. 
Turn Off The Light évoque les relations toxiques : lorsqu’une personne exerce son emprise sur l’autre pour le faire sombrer avec lui. Ça parle des passions destructrices que nous pouvons vivre et qui nous enchaînent. Nous avons voulu mettre cela en scène à travers des danseurs. En ce qui concerne le lieu de tournage, là nous avons eu la chance extraordinaire de pouvoir collaborer avec la Villa Ephrussi de Rothschild à St Jean Cap Ferrat. C’est un lieu d’exception. La Villa nous a fait confiance et c’est un honneur. Elle a été un réel soutien dans ce travail de production et d’accompagnement pour nous qui sommes encore un jeune groupe. Finalement nous avons pu réaliser un clip 100% local !

Kim : Nous avons choisi de travailler avec le même réalisateur que pour notre premier clip, Thomas Amen qui est de Nice. Il était accompagné de Killyan Challah, chef opérateur. Ça demande pas mal de préparation en amont pour nous, comme pour les danseurs d’ailleurs. Nous avons organisé le tournage sur une seule journée où se sont enchaînés maquillage, préparation des salons, prises de vues, répétition et tournage… Le résultat est vraiment à la hauteur de nos espérances. Nous voulions sublimer ce lieu hors du commun, tout en racontant notre propre histoire.

Félix :  Et que dire si ce n’est que cet acteur au balcon mérite clairement un Oscar. Pas l’homme à lunettes, l’autre !

M : Ce dernier est une continuation du précédent clip, Dancing On The Moon, et j’ai l’impression qu’il constitue une longue histoire au fur et à mesure. Mettre en image vos chansons est-il quelque-chose de très important pour vous ?

Tiff : De nos jours le visuel est important et il aide à véhiculer la musique que l’on veut transmettre.

Kim : La vidéo est devenue quasiment indissociable du monde musical. Il est difficile de sortir un single sans un clip. Mais au delà de ça, nous aimons tous beaucoup le cinéma au sens large donc l’association a été naturelle. Dans nos clips, il y a en effet un fil rouge amené par cette fameuse K7, transmise de chanson en chanson par différents intermédiaires. C’est une façon de représenter ce que l’on souhaite : diffuser le plus possible notre musique pour que celle-ci raconte notre histoire.

M : En vue de la situation actuelle, on peut dire qu’il faut beaucoup de passion et de courage pour promouvoir son groupe sans pouvoir faire de scènes. Vous qui en avez fait dans le passé, comment la COVID-19 vous impact-elle artistiquement parlant ?

Tiff : Nous avons pu faire cinq scènes en live stream depuis ces évènements. L’absence du public est assez frustrante, mais c’est mieux que rien !

Kim : Comme toutes les périodes où les choses changent, c’est aussi le moment de se remettre en question, de trouver des objectifs pour ne pas sombrer et donc de créer ! Certes la scène et le public manquent clairement, mais nous essayons de nous accommoder des contraintes pour en faire quelque chose de positif.

Félix : Parfois on est dans une forme de continuité qui nous amène à penser certaines choses comme acquises ou immuables. Des épisodes comme celui du COVID nous rappellent que tous les équilibres sont fragiles et que l’adaptation est la clé pour continuer. Quelque part ça amène à se remettre en question et c’est toujours bon dans le processus artistique… Faut voir tout ce truc avec un peu de distance, de zenitude et beaucoup de patience je pense, sinon on a vite fait de sombrer mentalement avec tous ces lives annulés, ces confinements, ces problèmes économiques qui s’annoncent pour beaucoup d’artistes.

M : Néanmoins, votre musique reste solaire et j’ai l’impression que vous n’avez pas dit votre dernier mot. À quoi pouvons-nous nous attendre pour la suite ?

Kim : Nous sommes en pleine production de notre premier EP. Il sortira fin juin. Si tout se passe bien,  il sera suivi de la sortie de notre troisième clip. A côté de ça, nous préparons aussi le retour des concerts avec une très belle date prévue au Festival Nuits Carrées à Antibes. Nous avons d’autres dates mais encore en attente… Donc beaucoup de choses sur le feu ! Ce que nous souhaitons c’est que cet EP représente le premier chapitre du groupe et que nous puissions continuer à grandir grâce à lui !

M : Pour finir cette interview, je vous laisse le mot de la fin.

Tiff : Allez checker notre musique sur les plateformes de streaming, et retrouvez nous sur les réseaux pour suivre notre actualité : Instagram (@thevibeslobbyists), Facebook ou Youtube (The Vibes Lobbyists).

Kim : Ou sur notre site directement : www.thevibeslobbyists.com. Vous pouvez vous y inscrire pour recevoir des cadeaux et visiter notre boutique. On espère retrouver très vite tout le monde lors de concerts, où on aura à cœur de proposer une ambiance intime, chaleureuse et où vous aurez les épaules qui bougent toutes seules dans un mouvement lent et accrocheur ! Les Vibes, c’est une équipe de musiciens qui jouent avec leurs tripes. Nous voulons transmettre une énergie remplie de groove où Tiff apporte de la puissance avec sa voix et de la douceur avec ses vibes…

Merci à Kim, Tiffania, Félix, Mickael et Nobo pour leur temps et leurs good vibes.

[ALBUM] L’électro underground de Seleminga

Cet EP est aussi authentique que mystique.

Alors qu’elle était habituée aux musiques R&B et rap, Seleminga, montluçonnaise et artiste engagée, est de retour avec un EP qui célèbre la musique électronique plus que jamais.

Curvas Peligrosas est composé de cinq titres, dont deux inédits encore jamais sorti. Mélangeant des sonorités solaires et d’autres plus issues du synthés, des voix tantôt espagnoles, tantôt françaises, on peut dire que c’est un EP qui parle à tout le monde.

À travers ces cinq titres, Seleminga aborde des sujets forts tels que le racisme, le colonialisme ou la condition féminine. À elle seule, elle crée une musique électronique underground, mêlant ruptures sonores et minimalisme ; ses clips quant à eux, sont d’un visuel envoûtant, ce qui montre que l’artiste a plus d’un tour dans son sac.

À écouter fort, aussi fort que les battements de notre cœur qui sont directement touchés par cette œuvre musicale.

[CLIP] Le nouveau clip d’Entropie, ou une ode à nos souvenirs de jeunesse

Alors que nous n’avions plus vraiment entendu parler d’eux depuis leur premier single, The Deputy en 2019, les garçons d’Entropie reviennent sur le devant de la scène avec un nouveau titre.

Grâce à une campagne Ulule et avec le soutien de la SACEM, Valentin, Adam, Loan et Bertrand arrivent en ce printemps 2021 avec un amas de nouvelles choses, à commencer par le clip de Teenager Summertime, où le groupe fait une ode à un passé qui nous appartient de loin ou de près.

Réalisé par El-Hadji Kalidou, Teenager Summertime met en scène un groupe de jeunes sous toutes ses facettes et respirant la joie de vivre, la fraîcheur, la naïveté et la légèreté de nos années d’ados. Ce nouveau clip nous invite à s’évader vers l’ailleurs, vers le bon vieux temps comme certains pourraient l’envisager.

En attendant le retour des vrais concerts, des pogos et de la chaleur humaine, (re)vis le concert d’Entropie pour le BDA du Groupe IGS, et stream ce nouveau single plein d’allégresse.

[ALBUM] Dame Civile, ou le combo parfait entre chanson et hip-hop alternatif

Deux frères, deux voix et une multitude d’influences venues d’ici, de là-bas pour créer une musique qui leur appartient. Nous pourrions presque le qualifier d’hybride : un disque de huit titres tantôt dansants, tantôt plus calmes, qui mélange une musique hip-hop à de la chanson, voire de la poésie des temps modernes.

Dame Civile vient de sortir son troisième EP, et c’est d’une très grande beauté.

Nouvel Âge, c’est un magnifique disque qui explore les frontières de la réalité terrestre à travers le temps et les expériences. Durant les quelques vingt-deux minutes d’écoute, les frères passent en revue les émotions que nous rencontrons dès notre plus jeune âge, jusqu’aux phases de séduction avant les histoires d’amour, qui sont parfois suivies des regrets, et surtout par beaucoup de souvenirs.

Dame Civile, c’est un duo qui fait de la musique puissante, avec ses tripes. De la musique sincère et naturelle, qui fait du bien et qui t’autorise à t’évader de ton esprit pendant un instant. Dame Civile est un duo affranchi et on est déjà fan de ce qui va arriver.

En collaboration avec Sébastien Bouchereau