[ALBUM] Mélancolie, pianissimo

Il oscille entre ombre et lumière, entre chanson française et musique d’ordinateur, entre romantisme et société du stream. Il est passé au Pop Up! du Label en avril, à Pete the Monkey cet été et sur le podcast ONLIKE il y a quelques semaines.

C’est Casual Melancholia et son nouvel EP, GlobalWarming.


Une des découvertes de l’année. Touchant, doué et multi-facettes, Casual Melancholia vient de sortir son nouvel EP piano. De quoi sortir son plus beau plaid et faire chauffer la théière tout l’hiver.

C’est une musique de film sans mots ni images,  l’art de découvrir et de ressentir de nouvelles sensations. L’art de danser les émotions, de panser les maux. Casual Melancholia met en musique ce que nous ne saurions exprimer, parler sans un mot.

Vivre

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[CLIP] Viens faire la fête avec ADB

Son premier EP est sorti le 19 juillet dernier, très précisément, et son dernier titre Spinning Around est disponible sur toutes les plateforme depuis fin octobre.

Ce gars c’est ADB, et son clip FDS, extrait du projet XTRA est (enfin) prêt à être visionné.

Ce clip, on l’aura attendu longtemps… mais au final, ça valait le coup.

C’est l’histoire d’un mec. Ou plutôt l’histoire d’amour avec un S, entre les rêves et les soirées. FDS, c’est l’histoire d’un regard, d’une rencontre, du hasard. C’est l’histoire d’Hugo, de David, de toi, de moi.

C’est nous, la jeunesse mise en image. Un hymne aux copains et à l’ivresse.

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[CLIP] HILLDALE et son innocente ritournelle

C’est l’histoire de cinq dijonnais qui se rencontrent en 2014, et qui depuis font de pop song intemporelle.

Hilldale, c’est le nom d’un des quartiers de Retour vers le futur. Mais pour nous, HILLDALE c’est un nouveau groupe pop, solaire, qui ont sorti le clip de Postcard il y a seulement quelques heures. Une ritournelle innocente, qui te fera voyager vers le passé, vers tes souvenirs.

Après avoir fait les premières parties de groupes mythiques, notamment Feu! Chatterton ou Son Lux, et après sorti un premier EP en 2016 sous le nom de Memorabilia, HILLDALE revient avec encore plus d’influences des années 60, 70 (et un peu 80, qu’on se l’avoue).

C’est sur le clip de Postcard que le groupe annonce son grand retour, et par la même occasion la sortie d’un nouvel EP, prévu pour début 2020.

Courage, l’attente sera moindre, puisque le temps passe vite.

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En collaboration avec Clémence Vincent
Nouvel EP le 31 janvier 2020.

[ALBUM] Rencontre du 3ème type avec Pyramid

Love Music is in the air

Pour célébrer les 40 ans de la Fusée Ariane, Arianegroup s’est associé à Pyramid, un artiste électro en ayant pour but de composer un EP de 6 titres, Atmosphère, basé sur le rêve spatial.

Qui a dit que la musique et l’espace ne faisaient pas bon ménage, déjà ?

Six titres aux sonorités électroniques pour te faire rêver de grandeur, d’espace et de liberté. Six titres, pour les 6 fusées Ariane, vers la Lune et l’au-delà. Six titres, soit le temps qu’il faut pour découvrir Pyramid, cette étoile montante de la musique électronique française.

Atmosphère, c’est un mélange de grandeur, de complexité électronique et d’éclectisme. Cet EP tend tant vers des rythmes effrénés et immenses que calmes, et c’est un véritable voyage vers l’au-delà, vers le rêve, tout en étant bien éveillé.

S’il y avait bien une oeuvre musicale à emporter dans les étoiles, ce serait cet EP, cette rencontre du troisième type.

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[SINGLE] La face cachée de Pam Risourié

Si tu es de ceux qui aiment les longues ballades en voiture, sous le couché de soleil pour faire durer l’été, et qu’en plus découvrir les futurs grands artistes de la scène parisienne est quelque-chose qui t’attire, alors je ne peux que t’annoncer que tu es tombé sur la bonne page.

Les cinq garçons présentés ci-dessous, c’est Pam Risourié, un tout nouveau groupe indépendant qui a sorti un premier EP de 4 titres le 7 octobre, sous le nom de Rituals.

Ils ont retourné Le Chinois de Montreuil lors du Lofish Records Festival, et ne comptent pas s’arrêter de faire entendre parler d’eux.

Afin de lancer décembre du bon pied, Pam Risourié ont sorti un tout nouveau single, Cabre Perdu, et extrait de leur prochain EP à venir… pas avant 2020. Et oui, c’est encore loin. Cependant, les garçons ont prévu de sortir un nouveau clip, tourné fin novembre.

Et, alerte spoiler : il sort le 18 décembre, à temps pour Noël. Stay tuned.

Nul doute que Rituals va nous accompagner durant tout l’hiver, afin de finir l’année comme il se doit, avec du rock et un reste de la chaleur de cet été.

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[CLIP] YADAM, un premier clip pour cette Nouvelle Star

From Venezuela to Paris


Le jeune homme vient du Venezuela, où il a vécu pendant la plus grosse partie de sa vie. Après avoir été finaliste lors de la très célèbre émission La Nouvelle Star, et fait pleurer de beauté les jurys ainsi qu’une grande partie de la France, YADAM se livre aujourd’hui à nous avec un premier clip pop, haut en couleurs et plein d’espoir.

En 2017, j’ai été bluffée par son talent, son authenticité ainsi que sa sincérité et sa persévérance. Ces qualités sont encore bien présentes en 2019, en écoutant et visualisant son premier titre / clip éponyme en français.
Dans ce dernier, il retrace son parcours, chante un message d’espoir, de persévérance, de courage et de gratitude.

Quand YADAM chante, le monde s’arrête de tourner le temps de l’admirer. Ça fait du bien au cœur.

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En collaboration avec Attitude-net
En concert le 28/11 à L’Elysée Montmartre ⤑ 72, Boulevard de Rochechouart, 75018
Le 02/12 au Café de la Danse ⤑ 5, passage Louis Philippe, 75011 

[INTERVIEW] Navy et la vie d’artiste

Navy alterne entre rap très actuel et refrains chantés, plus touchants. Ses textes et l’ambiance touchent l’introspection, décrivant avec sensibilité ses doutes d’artistes émergents.
Son EP TRACE est sorti le 8 novembre et démontre une musicalité très large, entre trap, old school et instruments organiques. De passage à Paris pour un premier concert la veille de la sortie de l’EP, j’ai pu rencontrer Navy, qui est venu me parler de lui, ainsi que son besoin de changement et d’évolution.


MUSICALÉOMENTVOTRE : Peux-tu te présenter à nous ? Comment la musique est arrivée dans ta vie ?

NAVY : J’ai lancé mon projet solo, qui prend une grosse partie de ma vie, sinon je suis serveur pour faire un peu de sous.
J’ai commencé à faire de la musique à 7/8 ans au conservatoire en faisant du jazz, donc saxophone et piano et j’ai découvert le rap par la suite.
J’ai lancé un duo, qui après est devenu un trio… et maintenant je suis tout seul.

M : Comment tu es tombé dans le rap, alors ? Qu’est-ce qui t’attire ?

N : Ça a commencé avec Diam’s *rire*, puis la Section D’assaut qui était ma génération, 1995, et l’Entourage que j’ai beaucoup suivi, et encore maintenant. Je pense que j’ai vraiment grandi dans le rap avec eux quoi.
C’était ma génération, ça me parlait beaucoup. Puis j’ai découvert le rap américain avec des classiques. Maintenant mes influences tournent beaucoup autour de Kendrick Lamar, J-Cole, Anderson Paak., etc…

M : Est-ce que tu peux nous en parler un peu, de ce duo et de ce trio ?

N : Je ne voulais pas commencer le rap tout seul, alors j’ai demandé à mes potes si certains étaient partants pour faire quelque-chose. Y’en a UN qui était chaud et on a commencé à chercher quelqu’un qui faisait des prods. Je suis tombé sur Art beat qui avait déjà un EP. Je l’ai contacté, on a commencé à faire de la musique ensemble pour se faire plaisir. Il faisait aussi du jazz donc musicalement, on s’entendait bien.
Après j’ai voulu gouter à la trap, ce qui nous a fait rencontrer une troisième personne, Rami avec qui le duo s’est transformé en trio. On est devenu MayDay.
On a bossé 2 ans ensemble en ayant plus d’ambition mais sans rien faire de sérieux. Donc je me suis dis que si je voulais vivre de la musique, il fallait que je fasse un truc sérieux. Et pour ça, y’a rien de mieux que de faire un projet perso.
J’ai commencé à travailler chez moi et je me suis dis : il me faut quelqu’un pour re-bosser sur les prods. J’ai recontacté Art beat, et trois mois après, on a commencé à faire Mental de Fer ensemble. On a enchainé sur le projet et… voilà.

M : Ça s’est passé rapidement alors, l’arrivée du projet ?

N : C’est allé hyper vite ! Je l’ai contacté en juillet 2017, on a bossé le projet jusqu’en septembre. Moi je partais en décembre en voyage. Tout s’est fait en 3 mois et on partait à Berlin pour clôturer le tout. Donc ouais, c’était assez rapide.

M : Dans ce cas, comment tu pourrais décrire ta musique ?

N : Je pense que j’aime bien tout ce qui est acoustique, et ça me parle parce que je viens de ça finalement. Après j’aime bcp de choses mais ce qui me correspond le plus c’est… ne pas être trop autotuné. Ce serait quelque-chose qui sonne plus à l’ancienne, acoustique, plus simple et plus sincère aussi. J’aime la sincérité dans la musique.

M : Tu as sorti ton EP le 8 novembre, en faisant un premier concert à Paris la veille. Apparemment ça s’est bien passé ?

N : Incroyable. Premier concert solo, c’était super chouette, y’avait une super ambiance. J’ouvrais la soirée, c’était pas du tout mon public, à part quelques amis. L’enjeu du coup c’était de réussir à tenir les gens… mais ce que j’ai ressenti c’est qu’ils étaient intrigués. Ils sont restés jusqu’au bout, ils ont joué le jeu, c’était super.

M : Si on revient à l’EP, pourquoi s’appelle-t-il TRACE ?

N : C’est mon meilleur ami qui a trouvé ça en étant au Mexique. J’avais l’idée du message à faire passer mais je n’avais pas le nom. Au final ça colle bien car TRACE, ça allait dans l’élan du projet et le fait de laisser sa trace.

M : Justement, tu dis que tu veux laisser une trace. Est-ce que tu peux parler un petit peu de l’EP et de comment tu aimerais que le public se souvienne de toi ?

N : L’EP parle beaucoup du fait que c’est important de compter sur soi-même avant de compter sur les autres. Tout part de toi, et c’est un message très positif d’ailleurs. Je parle aussi de la réalité moins positive, mais ce que j’ai envie de faire passer c’est que tout est possible, alors on le fait.

M : Selon toi, en tant qu’artiste et avec tout plein de contraintes, comment rester libre de faire ce que tu fais, sans être trop confronté à l’extérieur ?

N : T’es forcément confronté à l’extérieur en faisant de la musique.
Mais après je bosse avec quelqu’un qui me correspond musicalement, et ça permet de bien avancer. Si j’étais tout seul, je pense que je me remettrais beaucoup plus en question. On est deux et on sait où on va. On fait ce qu’on aime, on veut que ça marche donc on prend en compte certains codes mais, si moi je fais ça actuellement c’est parce que j’aime ça, sinon je ne le ferais pas.
C’est là où est la liberté.

M : La liberté à travers la musique. C’est un échappatoire un peu pour toi ?

N : Je pense ouais. Et c’est un idéal aussi. J’aimerais faire que ça de ma vie.

M : Tu parles aussi beaucoup du temps qui passe dans tes titres. Tu l’appréhendes comment, l’avenir ?

N : L’avenir ne me fait pas peur car je suis très déterminé et ambitieux même si il commence tout juste à se passer beaucoup de choses mais… si ça me faisait peur c’est que d’un côté je ne serais pas sur de ce que je veux faire. C’est une question de temps.
Je suis vachement dans le présent. C’est maintenant que tout se passe. Le temps, je n’ai plus envie d’en perdre.
Je suis très frustré par le temps qui passe, et très nostalgique du passé. J’essaye d’être dans le présent pour ne pas avoir de regrets.
Dans mon idéal, j’aimerais pouvoir vivre de la musique. Dans quelques années je me vois à Lyon, en train de faire des connections artistiques et culturelles… j’aimerais pourquoi pas créer quelque chose qui permette aux artistes de développer leurs projets.

M : Tu pourrais citer des évènements qui t’ont poussé à devenir ce que tu es aujourd’hui, qui t’ont peut-être bouleversé ?

N : Y’a pas énormément de choses qui bouleversent ma vie. Ça reste très subjectif d’après moi. Mais le fait que ma mère m’ai poussé à aller au conservatoire, les différents projets que j’ai eu et les rencontres que j’ai faite m’ont fait avancer, et encore aujourd’hui ! Alors je pense que c’est plus des rencontres qui m’ont marqué.

M : Tu as sorti le clip de Cette vie là. Est-ce que tu peux nous en parler un peu ?

N : Avec Marty qui me suit sur les clips, c’était incroyable. On était en voyage pour faire un clip, ce qui est super mais qui fait aussi un peu peur. On ne voulait pas faire quelque chose de classique. Ça devait être sincère.
Le voyage a fait que j’ai rencontré un couple et qui devait partir le 28 mars à Bogota. Moi j’arrivais le 27, on s’est tous rencontrés, et on a passé 3 semaines ensemble. Justement pour le clip, ça collait bien avec l’idée du lifestyle. C’était parfait.
Puis, c’est un titre qui peut parler à tout le monde, hier soir on le chantait tous et c’était super.

M : Est-ce que c’est bon la vie d’artiste ?

N : Pour moi, la vie d’artiste c’est la période que je vis depuis 2/3 semaines.
J’ai rencontré des rappeurs, des gens qui travaillent dans la musique, j’ai fais des connections. La vie d’artiste c’est pas que de la création, c’est aussi tout ce qu’il y a derrière. C’est ça qui me fait kiffer. C’est aussi ça qui est inspirant en tant qu’artiste.
Alors oui, c’est bon la vie d’artiste.

M : Est-ce que la musique c’était mieux avant ?

N :  *rire* c’est délicat. Je ne pense pas qu’il y ai de mieux. Après, je pense que la sincérité était plus présente dans la musique avant. Maintenant y’a tellement de nouveaux styles et de dérivés. C’est en fonction de toi.


Navy m’a également confié que le titre qui pourrait rythmer le reste de sa vie, ce serait Cette vie là. Idéalement, il aimerait faire une collaboration avec Alpha Wann ou Jean Dujardin. Qu’est-ce que c’est trop bon, la vie d’artiste.

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En collaboration avec Loom
En concert le 13/11 au Chromatique ⤑ 51, rue Jean Michel, 69007 Lyon 

[CLIP] Solal Roubine et tout son spleen

Solal Roubine, c’est un clown parfois heureux, parfois triste, comme il le dirait lui-même.
C’est un mélange de douceur et de pop fraiche ensoleillée, avec une goutte de romantisme.

Après avoir sorti son EP, Hublot en mars dernier, c’est avec le clip d’Esquisse que nous retrouvons Solal.

Même le coeur brisé, il n’y a pas de mal à se laisser aller au spleen. Solal le fait si bien, en choisissant de nous livrer une chanson personnelle, dans un clip intimiste et romantique. Il continue d’égayer notre regard et notre oreille sur la société actuelle, et c’est ça dont nous avons besoin.

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En collaboration avec Boost & Berries

[INTERVIEW] La Petite tombe Des Nues avec son premier EP

 

 

Elle nous vient de banlieue parisienne. Sa passion pour la musique et toute la sensualité qu’elle y ajoute ont permis à DES NUES, son premier EP de sortir.
Rencontre avec une Maia, une artiste pas si Petite, qui nous en met plein la vue avec cinq titres tout droit tirés d’une histoire d’amour.


MUSICALÉOMENTVOTRE :  Hello La Petite ! Peux-tu te présenter à nous, présenter ton parcours et nous décrire ta relation avec la musique ?

LA PETITE : J’ai grandi en banlieue parisienne, à Colombes. À 6 ans, j’ai commencé le piano et j’ai tout de suite su que la musique aurait une place de choix dans ma vie. Il y avait toujours de la musique chez nous, du matin au soir et ma mère avait un groupe de rock. Dès je la voyais sur scène, je rêvais de faire la même chose.
Puis, j’ai commencé les cours de théâtre et ça c’est confirmé : la scène était le lieu où je voulais être.
La musique m’a suivie toute ma vie, elle mettait des petits indices sur ma route. À 8 ans, je voulais être serveuse et chanteuse en rollers. Bon, j’y suis presque.

M :  Tu écoutais quoi quand tu étais enfant ?

L.P : Anecdote, quand j’étais encore dans le ventre de ma mère, mes parents écoutaient en boucle l’album The space between us de Craig Armstrong. D’après eux, quand il fallait me calmer, bébé, cet album m’apaisait directement.
Ensuite j’ai eu ma période Emilie Jolie. Le CD en boucle, le spectacle, et les chansons par coeur chantées à fond dans mon bain.
Puis il y a eu Alain Souchon. J’étais complètement in love, je disais même à mes parents que j’aurais aimé qu’il soit mon troisième papi. Et enfin, Mika et Superbus, à fond dans ma chambre.

M : Dans ce cas, quelles sont tes inspirations et influences ?

L.P : Depuis quelques temps, je me shoote à Radiohead et RY X. J’adore ! Ce qui m’inspire chez eux, c’est l’émotion qu’ils réussissent à susciter via leurs morceaux. Des exemples pour moi.
Dans ma façon de composer, je  pense être pas mal influencée par certains interprètes de la chanson française, comme Julien Doré ou Zazie. J’aime leurs textes et ce qu’ils en font.

M : Pourquoi ce nom, LA PETITE ?

L.P : En fait la question ne s’est pas vraiment posée. On m’a toujours appelée comme ça. Pourtant 1m58 c’est grand, non ?
Et aussi quand tu répètes avec des musiciens de 1m88 et que tu passes ton temps à voir leurs mentons, tu te rends vite compte que rien n’aurait été plus adéquat comme pseudo.

M : Comment est-ce que tu caractériserais ta musique ?

L.P : C’est super dur de définir sa propre musique, je suis nulle pour ça. Mais je dirais comme ça : passionnée, sensible et sensuelle. En tout cas le fruit de beaucoup d’introspection et d’observation. Tant dans les paroles que la composition.
Puis évidement, Pierre Bougeard, qui m’accompagne sur la création de chaque morceaux, apporte un œil neuf dessus, et l’embelli. 

M : Parlons de ton EP, DES NUES, sorti le 25 octobre. Comment peux-tu expliquer ce choix de titre, et le potentiel jeu de mot qui se cache derrière ?

L.P : Des nues c’est d’abord venu de l’expression « tomber des nues ».
Dans cet EP, je raconte une histoire d’amour douloureuse, qui termine mal alors qu’elle commençait comme un rêve sous une douche. Et quand ça se termine, un truc beau comme ça, c’est difficile de ne pas tomber des nues.
Par ailleurs, c’est mon premier EP, autrement dit ma première mise à nue. 

M : Quelle histoire souhaites-tu raconter dans tes chansons ? Et qu’aimerais-tu qu’on retienne de ta musique ?

L.P : DES NUES, c’est une dose de charnel et de mélancolie. Chaque son est un zeste d’une histoire plus grande.
Après c’est à chacun d’y retrouver des traces de la sienne. Chacun y a sa place. Et si on peut juste retenir mes chansons, c’est déjà ça de bon !

M : Peux-tu me parler, en quelques mots de chaque titres de l’EP ?

L.P : Ils sont écrits comme une histoire.
Sous la douche, c’est la passion charnelle. Caresse, l’après, le souvenir. Pas moi, le sentiment désagréable de ne pas savoir où aller d’être perdu.
Puis vient Parenthèse, la remise en question. Et enfin Des nues, le dernier chapitre de cette histoire, le bilan et l’ouverture sur l’avenir…

M : Tu as sorti les clips de Pas moi et de Sous la douche. Peux-tu nous parler de tes envies de réalisations, et pourquoi est-ce que ce sont ces titres que tu as voulu mettre en premier en image ?

L.P : J’ai choisi dans ces deux clips, d’illustrer le propos avec la danse. Parce que chacune de ces deux chansons parle d’un sentiment physique. L’épanouissement amoureux et érotique dans Sous la douche et l’introspection dans Pas moi.
Si Sous la douche a été le premier clip que j’ai sorti, c’est tout simplement parce que c’était le premier morceau du projet qui était terminé. Et je trouvais que c’était une bonne entrée en matière.
Quant à Pas moi, c’était, pour moi, le morceau le plus important à mettre en image. Quand la sublime danseuse, Hannah Kiely Kadosch m’a proposé cette chorégraphie et je me suis dis que rien ne pourrait mieux servir ce titre. Et j’ai foncé.

M : Que penses-tu de l’avenir dans la musique ?

L.P : La musique à pris un nouveau tournant depuis quelques temps maintenant.  L’accès facile à l’écoute via le streaming est bénéfique, je trouve. Autant pour l’auditeur que pour l’artiste. Tout est plus rapide, on peux écouter notre musique favorite partout, n’importe quand. Et ça n’enlève pas pour autant la qualité de l’écoute. C’est juste à nous, artistes et auditeurs, de s’adapter à tout ça.
Les temps changent !

M : Serais-tu capable de nous citer cinq moments clés qui ont fait bouger ta vie en tant qu’artiste ?

L.P : Le tout premier : quand j’ai commencé le piano. Ça m’a connecté avec la musique.
Le deuxième : quand j’ai découvert (vraiment découvert) ma voix. C’était lors d’une séance de travail en coaching vocal avec Nathalie Dupuy. Ma voix est sortie vraiment pour la première fois. Ça m’a fait une sensation tellement bizarre que j’étais toute chose après.
Le troisième : le jour où j’ai interprété sur scène  pour al; première fois l’une de mes compositions. Un tract de fou mais une émotion folle aussi.
Puis lorsque j’ai décidé de devenir La Petite. C’était comme une naissance artistique.
Et enfin, la sortie de Des Nues. Premier EP, premier bébé que j’ai lâché dans la nature le 25 octobre 2019.

M : Girl Power. En tant que femme, que penses-tu de la place de la Femme dans la musique, qui est sujet à débats ?

L.P : L’époque de la chanteuse qui doit avant tout être jolie et glamour est derrière nous. Aujourd’hui les filles mettent en mots et en musique tout ce qu’elles pensent, sans filtres, et on écoute leurs messages autant que ceux des mecs.
Les filles auteurs – compositeurs sont de plus en plus nombreuses, c’est cool. L’arrivée du statut d’artiste indépendant a aussi joué un rôle important. Homme ou femme, on peut se débrouiller tout(e) seul(e) aujourd’hui et faire passer notre message sans demander l’avis de personne.

M : Toi, tu penses que la musique était mieux avant ?

L.P : Pourquoi tout serait toujours mieux avant ? C’est simplement différent.
La production, les moyens d’écoute et de diffusion, tout évolue. Bon. C’est vrai que devant un docu sur les Beatles ou la tournée des Rolling Stone on peut être un peu nostalgique, mais je kiffe mon époque.

M : Enfin, je voulais savoir si un album est en préparation ?

L.P : Pas pour le moment. Mais de nouveaux titres sont en préparation évidemment.
Un second EP déjà sur le feu (ndlr : et on a hâte !).


Talentueuse, passionnée et ambitieuse, La Petite te parle d’amour comme personne.
C’est jeune et joli.

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[CLIP] Arche nous ramène Back to the Sun

 

Après avoir sorti un premier titre en juillet, My only, les quatre musiciens et amis qui portent le nom de ARCHE reviennent cette semaine avec Back to the Sun, de quoi se remémorer la belle période estivale.

Ils se connaissent depuis 2014, et on commencé par faire de la musique sous le nom de Phylemon, créant ensemble un tout autre monde où il y fait bon, chaud et où le désenchantement et le rêve prennent le dessus. C’est d’ailleurs pour ça qu’on ne se lasse plus d’Arthur, Josselin, Nicolas, Félix et de leur univers croisé entre les 90’s et les années 2000.

C’est de la French pop psychédélique que nous présentent les quatre sudistes afin de rester en été toute l’année. C’est un clip aux couleurs dites « vintages » et qui n’a aucunement besoin d’artifices.
On a presque envie de partir en vacances avec eux.

Ah, vivement l’été prochain.

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En concert au Supersonic le 24/10 ⤑  9, rue Biscornet, 75012 

[ALBUM] Zimmer et sa techno planante

Zimmer distille une house planante, moderne et colorée. Sous la bannière Roche Musique, le producteur Parisien fait partie de la nouvelle vague électronique française, aux côtés de Darius, FKJ, et Kartell.

Une nouvelle vague à la croisée des mondes. C’est entre techno et disco planante que le premier album de Zimmer, qui porte le même nom, est né.

Certains le connaissent déjà grâce à ses nombreux DJ sets énergiques et surprenants, d’autres grâces aux mixtapes qu’il enregistre tous les mois sur SoundCloud mélangeant disco, pop alternative et deep house. Ce premier album regroupe donc toutes les différentes facettes qui existent chez ce personnage.

Danser et planer en même temps, que demander de mieux ?

S’il a déjà des centaines de dates en DJ set à son actif, Zimmer vise désormais à développer un nouveau projet live. Affaire à suivre

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En collaboration avec Attitude-net
En concert le 15/01 à La Maroquinerie ⤑  23, rue Boyer, 75020 PARIS

[ALBUM] Viens Berlinger avec nous

Inspirés et influencés par The Smiths, Franz Ferdinand, ou encore The Cure, Berling Berlin est un groupe qui s’est créé presque sur un coup de tête en 2018, après une annonce postée de par le chanteur actuel.

Comme quoi, l’audace finie par payer.

Après avoir fait un paquet de concerts en 2018 et 2019, le groupe annonce désormais quelque-chose de plus (ou moins) physique.

En effet, les quatre membres du groupe d’indie-rock tout droit venus de Paris ont sorti ce mardi 15 octobre leur tout premier éponyme de quatre titres, sous le nom de Berling Berlin.
Et comme les garçons ne font rien à moitié, leur EP mélange indie rock et coldwave, joie et nostalgie, force et douceur, avec du chant en Anglais, en Français et même en Espagnol.

De quoi se souvenir d’eux pendant un bout de temps.

[CLIP] Aghiad, le Petit Fantôme

Aghiad est de ceux qui mélangent 80’s et sonorités arabisantes qui célèbrent sa double culturel et qui peuvent faire penser à Johan Papaconstantino.

Fin septembre est sortie Le Petit Fantôme, une chanson accompagnée par un doux clip.
Une belle chanson d’amour aux airs mélancoliques écrite avec Vincent L’Anthoën. 

Le Petit Fantôme, c’est ce qu’on devient à la fin d’une relation, encore hanté par les choses qu’on aurait pu mieux faire et effrayé par l’idée de disparaitre.

Et ça, Aghiad l’explique avec les bons mots, les beaux mots.

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Aghiad participe au prix Société Ricard Live Music. Pour voter pour lui, c’est ici, avant le 30/10.

[INTERVIEW] Tomasi, somnambule bien éveillé

Il est de ceux qui se posent des questions haut et fort, celles que tout le monde pense tout bas. De ceux qui s’expriment par la musique, avec leurs tripes.

Il arrive a combiner rap, une certaine fragilité croisée à la mélancolie et une pincée de musique électronique. Tomasi, c’est ce type d’artiste qui arrive à te faire rire, danser et pleurer. En même temps.

Somnambule, c’est le titre de son nouvel EP, sorti le 3 octobre.

Il s’est prêté au jeu, m’a donné de son temps pour répondre à une série de questions. Car non, jamais nous ne nous arrêterons de nous poser des questions, existentielles ou non, utiles ou inutiles. Rencontre avec Tomasi, ton futur chanteur et musicien préféré.


Musicaléomentvotre : Bonjour Tomasi, tu as sorti ton EP, Somnambule. Avant d’en parler, est-ce que tu pourrais te présenter, et présenter ton projet ?

Tomasi : Je m’appelle Tomasi, je fais du rap fragile / chanson musclée en peignoir, le plus souvent dans ma chambre. J’ai commencé la musique vers 12 ans avec de la guitare, en apprenant sur internet avec des tutos. J’ai commencé a écrire des chansons très très vite, la première s’appelait I’ll call you up. Ça parlait de fumer, de boire, d’être désespéré en amour. Puis j’ai commencé à écrire en français, parce que j’écoutais beaucoup les BB Brunes, c’est eux qui m’ont donné envie d’écrire en français, c’est une grosse influence. Puis j’ai monté Clairvoyant avec Hugo Pillard (ndlr : Trente) et on a fait pas mal de concerts, enregistré un EP qui n’est jamais sorti… et j’ai commencé seul avec Tomasi, depuis 2017, avec un premier EP, Astronef, en ayant un peu tout fait tout seul. Mais avec le recul, je préfère ce que je fais maintenant.

TOMASI, ça vient d’où?

Ça vient du Péril Jeune de Klapisch, sorti en 95 (ndlr : son année de naissance). Voilà. Non j’rigole.
C’est le personnage incarné par Romain Duris, et c’est un film que j’aime énormément et *blanc* en fait dans ce film, il incarne une certaine idée de l’auto-destruction et en même temps de la non peur de la mort. Enfin, c’est la jeunesse pour moi la plus insouciante et j’aime bien garder ça dans mes chansons. À cette époque, je pense que l’insouciance c’était d’être dehors et aujourd’hui, c’est plutôt ne pas sortir de chez soi, rester dans son coin et… c’est une autre forme d’auto-destruction.

Qu’est-ce que c’est, le rap fragile ?

Dans la culture urbaine, même dans le langage en général t’as « fragile ». Moi, je fais du rap qui montre ses faiblesses à fond, voire peut-être trop. J’ai l’impression de parler que de moi, mais je m’amuse bien quand même ! C’est un peu ce que j’entends par le rap fragile.

Tu nous parlerais des soirées Kimono ?

C’est un concept simple. J’avais envie de réunir des copains qui font de la musique, lors d’une soirée. Moi je suis plutôt rap, certaines salles ne veulent pas de moi à Paris et là on regroupe plusieurs styles différents, bizarres ou pas. Mais le but c’est de passer une soirée avec le plus de gens possible, de se retrouver et de jouer ensemble ET SURTOUT, d’être tous en peignoir ou en kimono. La dernière était une belle réussite !

Pourquoi l’EP s’appelle SOMNAMBULE ?

C’est par définition de dormir debout. Voilà.
En fait c’est bête, j’ai une amie qui s’appelle Clémence L., qui a fait un film qui s’appelle SOMNAMBULE et j’avais fait la musique. Le thème qui commence Somnambule (ndlr : la chanson) a été mon point de départ. Son film ne parlait pas du tout de ça même si j’ai tendance à m’inspirer un peu des films et des séries etc…, mais j’ai réfléchis à ce que je vivais. J’ai un quotidien ou je bois beaucoup, ou je vis plutôt la nuit que le jour et j’aimais bien cette idée de presque « zombie », comme si j’étais éveillé ça reflète bien Tomasi.
Quand tu prends les chansons de l’EP, c’est vraiment une idée à chaque fois de somnambulisme qui touche plus le jour que la nuit d’ailleurs.
C’était la première fois qu’on me posait cette question, et j’y ai jamais réfléchi, tu vois *rires*.

J’ai beaucoup écouté Astronef et on voit quand-même une progression…

Je me suis plus entouré pour cet EP, j’ai bossé avec Valentin M. et c’est beaucoup plus pop. C’est vraiment devenu un allié pour moi en plus de Nicolas G., c’est de plus en plus une vraie belle équipe.

Quand tu compares l’ancien et ce nouvel EP, qu’est-ce que tu peux souligner comment changements ?

Sur le premier, Petit frère de haine et Monument ne parlaient pas de moi.
Là, j’ai beaucoup plus centré sur moi. J’ai fais beaucoup de chansons entre le premier et le deuxième EP, mais j’ai gardé les cinq qui me touchaient le plus et qui étaient le plus cohérents ensemble. Ce qui a beaucoup changé c’est aussi l’arrivée de Valentin qui m’a permis de plus m’épanouir, de ne pas être juste seul. Donc, dans la composition c’est juste un chemin naturel, mais dans l’enregistrement ça a changé beaucoup de choses.

Et donc tes clips, tu les bosses toujours avec une seule et même personne, ou d’autres petites mains viennent t’accompagner ?

Yes sauf celui de Monument qui a été réalisé par Hugo P., sinon c’est avec Nicolas et Basile C.L et Ingrid pour les décors. C’est l’occasion de faire des beaux clips avec presque rien.

Par rapport à la composition, si tout ce que tu dis est vrai, depuis quand est-ce que tu es inspiré ?

C’est assez inégal sur tout l’EP. Certains textes sont sortis tout seul, d’autres ont pris plus de temps. Par exemple, Menteur Menteur s’appelait a la base Jardin, c’était le même refrain, avec la meme mélodie mais du coup très compliqué à re-écrire. Ça n’allait juste pas avec ce que je voulais raconter.
J’ai passé l’été dernier avec mes cousins et je les écoutais se balancer des trucs un peu débiles. J’avais la sensation d’avoir déjà vécu ça, et dans cette mesure là, ça prenait plus de temps à écrire des textes. Certaines phrases étaient balancées facilement, mais pour Avatoru par exemple, j’ai eu envie d’écrire, j’ai lâché l’instru et c’est carrément parti tout seul.

Et au niveau des thèmes ? Tout est lié ?

Un peu. Si tu prends une chansons comme Happy ending, on peut entendre des mini HAPPY ENDING. Je l’ai écrite parce que je suis tombé a l’époque sur une chanson où dans le refrain il y avait des jouissements de femme, et je trouvais ça génial comme idée ! Je voulais recréer la même chose mais à ce moment là, il y avait quelqu’un dans ma chambre avec moi… et du coup je n’allais pas aller sur pornhub pour recréer le parfait son. En tapant SEXE sur youtube je suis tombé sur une vidéo de massage, et la femme derrière demandait « you want happy ending ? ». Une vidéo vraiment improbable mais qui fait un bon parallèle avec Du sperme sur le peignoir. C’est une bonne évolution, je trouve, et une autre manière de présenter tous ces thèmes.

Et à coté de l’EP tu fais des freestyles…tu peux nous en parler ?

Ouais carrément. En fait, c’est des TOMASERIE. Dans le processus de faire quelque-chose de construit, le soucis c’est que c’est long, rien qu’entre le fait de créer et de pouvoir écouter. Moi je voulais faire des choses où je ne me prends pas trop la tête, sur un autre format de vidéo (pour pouvoir challenger Nicolas sur autre chose). C’est aller chercher un format particulier pour proposer quelque chose d’assez marrant, tout en restant dans l’instant.
C’est un plaisir de voir quelque chose sortir vite et d’avoir des retours directement.

Qu’est-ce que tu aimerais qu’on retienne de ta musique ?

Je ne me sens pas vraiment messager. J’aime bien m’identifier dans des choses qu’on me raconte, des choses dont on me parle et j’ai l’impression que ma fragilité branleuse du quotidien peut toucher des gens.

J’ai une question technique : est-ce que tu te poses beaucoup de questions ?

*rires* J’ai envie de demander… qui ne se pose pas beaucoup de questions ?
Forcément, j’ai envie de formaliser toutes les questions que je me pose. On est tous dans notre coin, que ce soit sur tous les sujets possibles, il y a beaucoup de peurs, d’angoisses communes à tout le monde.
Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire ? Il y a un moment ou c’est bien de faire de la musique, mais qu’est-ce qu’il se passerait si ça ne marche pas ? J’ai envie que ça plaise.

Et l’avenir du coup, ça t’effraie un peu ?

Forcément ouais. Je ne sais pas où je serais dans 5 ans… mais j’ai hâte. Combien de fois je me suis posé la question, même si j’ai bien avancé depuis !

Si par exemple tu devais faire une playlist avec 5 titres, tu prendrais lesquels ?

Juste 5 titres? 

5 titres qui t’ont fait un déclic.

Ouah. Le premier sans hésiter c’est Gap des Kooks, je pense. C’est très bizarre mais ça a été instantané dans ma tête. Ces riffs de guitare au début, ça a changé ma vie.
Je pense qu’il y a La peur de l’échec d’Orelsan forcément, parce que ça parle de sentiments ouverts, de choses très simples et ça m’a beaucoup plu.
505 des Arctic Monkeys. Death on the stairs des Libertines. Et Benjamin Biolay, Britty Boy des BB Brunes.
Que tu es dure… Et y’a Lovesong des Cure. Et encore… j’en ai tellement. Tu peux aussi mettre Cave song des Wu Lyf ! C’est un groupe qui a vraiment changé ma vie. 

Et enfin, est-ce que la musique c’était mieux avant ?

AH NON. Vraiment pas, c’est mille fois mieux maintenant.
Déjà parce que tout ce qui a été fait avant c’est re-utilisé et je trouve que maintenant, même si beaucoup de choses se ressemblent, il y a mille fois plus de choses et TOUT peut exister.
Je ne sais plus qui disait « Internet c’est le passé », c’est un peu vrai mais, maintenant l’accès à la musique est beaucoup plus facile et rien que ça, ça change.

Si t’aimes pas un truc tu l’écoutes pas, t’écoutes autre chose, on s’en fout. 

Merci à Tomasi pour avoir prit le temps de discuter.

[ALBUM] Un premier EP singulier pour Pluriel

 

PLURIEL est à la croisée des mondes.

C’est un groupe de rock alternatif créé il y a un peu plus d’un an par Hugo et Elie, tout droit venus de la région parisienne. Se sont ajoutés par la suite au duo pour les prestations scéniques Victor, Thibault et Léo-Paul.

C’est à la fois le jour et la nuit, la sagesse et la folie. L’ivresse du départ et la mélancolie du quotidien, l’espoir d’un monde meilleur et la nostalgie d’un monde passé, c’est un petit peu de tout et beaucoup de rien.

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Après tout, Pluriel c’est un mélange de Radiohead et de Sébastien Tellier, c’est aérien comme Moby, et aussi beau que du Jean-Philippe Verdin (mais si, le compositeur de la B.O du célèbre film LOL !).

Et comme on peut l’entendre tout au long de Change Side, leur premier EP, la diversité citée ci-dessus est très bien reflétée.
Tantôt pop, tantôt rock, les 5 titres nous séduisent TOUS et arrivent à nous tenir en haleine durant les 20 minutes d’écoute. Chapeau messieurs.

Après plusieurs dates parisiennes en 2019, c’est au Pop Up du Label, salle emblématique parisienne que Pluriel a décidé de poser bagages pour une release party. C’était hier soir, le 30 septembre, afin de bien commencer la semaine et cette période automnale.

La première partie était Honey Please, un quintette plein d’énergie et qui a su réveiller la salle en un rien de temps, avec une bonne demie-heure de show mêlant douceur et sensualité (soit le temps nécessaire pour être hypnotisé(e) par la voix de Yasboule).

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©️Ill Kaies IIl

Sont ensuite arrivés sur la super scène les gars de Pluriel pour un show CHAUD, en interprétant leurs 5 titres tirés de Change Side, et une petite exclu qui sortira début 2020. Avis aux amateurs.

ALERTE SPOILER : un clip est prévu… très bientôt.

 

 

[CLIP] Trip for Léon, binôme hypnotique

Trip for Léon est un groupe français, qui existe depuis 2018. C’est un mélange de folk et de trip-pop, qui pourrait tantôt faire penser à Agnès Obel, puis à London Grammar, en passant par le talent hypnotique de Patrick Watson ou encore de I Monster.

Ce duo, c’est des envolées lyriques, du downtempo acoustique, des machines électroniques mêlées aux instruments traditionnels et électriques. Au final, on frôle un flow incomparable.

Marie et Clément se dévoilent intimement dans un premier temps avec « Fog », puis dans un second temps avec « Perpetual Waves », titres qui annoncent de manière crescendo la sortie d’un EP, à écouter dès 24 octobre. De quoi être captivé(e) jusqu’à la fin de l’année.

Une release party aura lieu à Perpignan (El Mediator) le 24/10, l’occasion pour découvrir (avant tout le monde !) Perpetual Waves en entier.

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En concert le 24/10 au Mediator ⤑ 3, Rue Jean Payra, 66000 – Perpignan

[ALBUM] Pierre Daven-Keller et sa B.O imaginaire

Auteur, compositeur, interprète et fidèle accompagnateur de scène de Dominique A ou encore de Philippe Katerine, Pierre Daven-Keller sort enfin de l’ombre avec un nouvel album, Kino Music.

Après trois premiers albums, tantôt pop, tantôt à cordes, c’est aujourd’hui « Kino Music » qui voit le jour, un nouveau projet 100% instrumental qui comme le nom l’indique se tourne directement vers le cinéma (ndlr ; Kino : mouvement cinématographique international organisé dont la devise est : « Faire bien avec rien, faire mieux avec peu, mais le faire maintenant).

Pierre a donc appliqué la méthode Kino pour cet album, où apparaissent même de grandes dames telles qu’Helena Noguerra ou Arielle Dombasle. Se créer alors une infime possibilité d’interprétation, afin de mettre notre vie en musique. Kino Music n’est autre que la B.O imaginaire de 14 titres de Pierre Daven-Keller, orchestrée à la perfection.

Un premier clip pour illustrer La Fiancée de l’Atome, titre sensuel et rêveur est en ligne, avec Helena Noguerra.

Kino Music, sortie le 27 septembre chez Kwaidan Records
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En collaboration avec Attitude-net

[INTERVIEW] Nikiajnae, princesse du R&B de Houston à Paris

Elle vient de Houston, est inspirante et talentueuse. C’est probablement la relève du R&B. Ayant pour influences les Destiny’s Child ou encore Erykah Badu, Nikiajnae a un avenir prometteur dans la musique.

En juin, son single et clip « 6AM » sont sortis sur internet. Elle, et son travail méritaient d’avoir une petit place sur Musicaléomentvotre.

 

Rencontre avec Nikiajnae, future princesse du R & B.

 

Musicaléomentvotre : Nikiajnae, c’est qui ?
Nikiajnae : Je m’appelle Nikiajnae. Je viens de H Town ! Houston Tx baby ! Je travaille à plein temps et j’ai décidé de poursuivre une carrière musicale, bien sûr.

M : Quelle relation entretiens-tu avec la musique ?
N : Ma relation avec la musique est… très profonde. La musique est vraiment ma meilleure amie, et elle est avec moi dans tout ce que je traverse dans la vie. Je me spécialise en R&B mais j’adore écouter et expérimenter dans différents genres. Les gens sont parfois même étonnés de voir ce que j’écoute.

M : Qu’est-ce que tu écoutais plus jeune ? Quel(le)s sont les artistes qui ont retenu ton attention et qui t’influencent maintenant ?
N : Lorsque j’étais plus jeune, j’écoutais de la musique comme si j’étais née dans les années 70, mais j’étais aussi à jour.
 Ah ! Whitney Houston, Stevie Wonder, The Temptations. Et puis bien sûr, j’étais coincée dans ma chambre à écouter les Destiny’s Child, Ciara, Chris Brown, Fantasia… Certains artistes que je suis en ce moment sont… H.E.R., son authenticité est tellement addictive et elle reste fidèle à elle-même. Egalement Jasmine Sullivan et son ton chaleureux !
Je dirais que tout ce que j’écoute ajoute différents éléments à ce que je créer mais Erykah Badu m’influence le plus. Elle me donne envie d’être le plus ouverte possible dans mon écriture ! Je peux littéralement faire une chanson sur n’importe quoi, que ce soit les céréales que je viens de manger et comment je me sens, ou bien transformer ma dépression en une fleur pour fleurir en quelque chose.

M : Qu’est-ce qui te donne envie d’écrire ?
N : Ecrire, c’est comme une guérison pour moi
. On me dit parfois que je m’exprime mieux lorsque j’écris. Parfois, mon TDAH (ndlr : trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité) peut me faire tourner en rond tout autour de ce que j’essaie de dire parce que je pense à beaucoup de choses en même temps. Quand je prends un stylo ou mes notes dans mon téléphone, c’est tout emballé. Je suis dans une génération qui n’exercera pas souvent de représailles contre ses émotions au lieu de s’asseoir et d’en prendre conscience. Je leur conseillerais d’écrire…peindre…danser. N’importe quoi. Guérir.

M : J’ai vu qu’on peut souvent t’entendre et te voir à Houston. Que t’apportent toutes ces expériences ?
N : C’est sauvage ! Ce que je veux dire par là, c’est que c’est littéralement quelque chose de nouveau à chaque fois. Parfois, j’en sais plus sur moi-même une fois que je suis hors de la scène. Être là-haut est bon pour moi. C’est là que je suis vraiment moi-même. Savoir aussi que les gens me ressentent est une expérience merveilleuse. Même aller à des endroits pour écouter d’autres artistes est quelque chose que j’aime, même si je ne fais pas de performance. J’apprends des autres, tout comme ils peuvent apprendre de moi. J’adore la musique. Point final.

M : Tu as sorti 6AM plus tôt dans l’année, accompagné d’un super clip sensuel. Que peux-tu me dire sur ce titre ? 
N6AM est basé sur une conversation que j’ai eu avec une personne que j’aimais à l’époque. Nous n’avions pas parlé depuis un moment et c’était tellement d’émotions qui sont sorties de cette conversation, qu’il s’agisse de manque ou de désir l’un pour l’autre, de colère, de ressentiment, de tension, de paix. Toutes ces choses différentes étaient liées et ça s’est terminé à 6 heures du matin. Ce que je voulais exprimer tout au long des paroles, c’était la réalité de l’amour et qu’il ne faut pas rester à la surface. Tout le monde parle toujours de la douleur de l’amour, de l’adorable colombe, des papillons, de l’amertume, mais toutes ça arrive littéralement en même temps. Ça devient inconditionnel. À la fin, où je répète « Don’t change », c’est que peu importe ce qui se passe à la suite de cette dernière conversation, j’espère que tout guérit et ne perd pas son identité.

M : Penses-tu qu’en 2019, l’art de la musique peut changer le monde dans lequel nous vivons ? Comment aimerais-tu voir les choses évoluer ?
N : Je crois que c’est certainement le cas. Mais je pense que ce qui compte aussi, c’est que les artistes qui produisent la musique utilisent leur plateforme pour le faire. Je veux voir la vraie musique revenir ! Le genre de musique qui vous fait ressentir quelque chose, non seulement à cause du rythme mais aussi à cause des paroles, des mélodies. Aujourd’hui, les gens n’écoutent plus les albums, ils écoutent juste un pèle-mêle de singles, et appellent ça un album.

M : Tu excelles dans le milieu R&B. Comment la Femme t’inspire pour écrire tes textes, composer ta musique ?
N : J’essaye d’être la plus franche possible ! Les femmes veulent encore aujourd’hui être « vues et non entendues », mais nous avons tant de connaissances et nous traversons tant de choses, pourquoi ne pas laisser le monde nous entendre rugir ? Si je décris comment une femme se sent quand elle est heureuse, je vais probablement faire monter mes notes, mais j’aurai aussi quelques mélodies basses pour décrire l’amertume derrière elle. Je m’inspire des choses que nous traversons et je les exprime à travers tous les éléments.

M : En tant que femme toi-même, quelle est ton opinion sur la place des femmes dans la musique en général, mais aussi et surtout dans le secteur du R & B ?
N : Nous devons faire dix fois plus, tout le temps. En ce moment, je peux dire que les femmes prennent la relève, de Meg the Stallion, Lizzo, H.E.R., et la liste pourrait continuer. Si nous nous spécifions dans le genre R&B, j’ai l’impression que dans un sens notre identité se perd. Nous sommes passées de sons R&B aux arrangements Pop.

M : Quels conseils pourrais-tu donner à des jeunes femmes qui aimeraient se lancer dans une carrière musicale ?
N : S’il vous plaît : aimez-vous, et assurez-vous que vous savez qui vous êtes.
Si vous ne savez pas qui vous êtes, cherchez-vous dans votre musique. Cependant, comme je l’ai dit, AIMEZ-VOUS !

M : Nous arrivons à la fin de cette interview, et je suis ravie que tu ai pris le temps de répondre à mes quelques questions. Tu veux put-être rajouter quelque-chose ?
N : Wow, que puis-je dire ? De Houston, au Texas, jusqu’à PARIS ! Je te remercie pour m’avoir accueilli. Wow ! Suivez moi sur Instagram (@nikiajnae)… et souvenez vous qu’il faut toujours donner de l’AMOUR !

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[CLIP] Réflexions et introspection de Tomasi

 

Ce n’est pas un mensonge, Tomasi et son peignoir reviennent avec un nouveau clip. Celui de « Menteur Menteur« , extrait de son EP à venir, Somnambule (3/10).

Expert dans la provocation sur fond de musique dite urbaine et électronique, comme on a pu le voir dans son précédent clip « Du S****e sur le Peignoir« , Tomasi revient aujourd’hui sur son parcours et sur sa perception de la réalité, déformée et artificielle, dans un plan séquence entièrement filmé à la pellicule.

Tomasi nous livre donc une bonne leçon de morale avec ce nouveau titre, basé sur sa propre introspection. A retenir : la vérité reprend toujours le dessus sur les mensonges.

Pour venir découvrir Somnambule en exclusivité, rendez-vous le 26 septembre à La Java pour la Kimono Party (-2). Et puisque la fête est plus drôle à plusieurs, Tomasi sera accompagné de toute une poignée d’artistes de qualité. A ne pas louper.

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En concert le 26/08 à La Java ⤑  105, rue du Faubourg du Temple, 75010

[CLIP] Are you ready to TRY, Madison McFerrin ?


Après avoir fait une reprise du célèbre Toxic de Britney Spears, et être passée chez Sofar Sounds ou encore A Colors Show, tu peux désormais découvrir le clip de Try.

Tout droit venue de Brooklyn et seulement accompagnée de sa boîte rythmique, Madison McFerrin trouve sa place en tant que Rock Woman parmi les voix féminines de la soul.

Ses merveilleuses (et impressionnantes) prouesses vocales prouvent qu’il n’y a pas besoin d’artifices pour se frayer une place dans le monde de la musique.

Bien qu’elle fasse partie des « Filles de », Madison fait dans la simplicité et peut déjà se vanter de tout avoir pour elle. Le mot d’ordre : une vibe simple mais efficace, et de l’authenticité.

Attention spoiler : c’est encore une artiste dont on va entendre parler.

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En concert le 17 octobre à Paris (dans le cadre du MaMA Festival et Convention)