[CLIP] ¿Who’s The Cuban? appelle le retour des beaux jours avec la session de « Nunca Mataré »

¿Who’s The Cuban? fait partie des rares groupes qu’il fait bon d’écouter à n’importe quel moment de l’année, de la journée ou de la nuit. Formé entre Nancy et Paris en 2017 et ayant déjà réchauffé les cœurs et fait danser les festivals Nancy Jazz Pulsation, Au Fil des Voix ou encore Cubadisco (entre autres), le septet est de retour avec un nouveau titre de neuf minutes, accompagné d’une jolie session.

En 2019 sortait un premier album, Circo Circo, suivi l’année d’après un disque 100% live, Circo Live, enregistré en collaboration avec le festival Nancy Jazz Pulsation, en formation big band : le « ¿Who’s The Cuban? Orchestra ». Si ces disques ont évidemment été des réussites, le meilleur reste (très surement à venir).

Désormais, le groupe tend bien à se réinventer.

C’est après deux tournées à Cuba et une série de concerts au Canada qu’un nouveau single, Nunca Mataré, voit aujourd’hui le jour. Le groupe qui associe musiques cubaines et caribéennes au rock psychédélique nous livre une live session solaire comme à son habitude, et s’empare de l’occasion pour annoncer un nouvel album courant 2022, mélangeant toutes les fusions et diverses influences qui ont conduit le groupe jusqu’ici.
Si nous en avons déjà l’eau à la bouche, il faut savoir que le teasing de l’album ne fait que commencer, et que les prochains mois seront riches en musique, généreux, et sauront apporter un peu de lumière et de chaleur dans un monde qui tombe parfois à la renverse.

[INTERVIEW] JOE, nouvelle signature de Cookie Records, nous parle de son premier EP (et de sa toute première scène)

Paola Frankel est une jeune autrice, compositrice et interprète tout droit venue de Montpellier, ville où il fait bon vivre et qui regorge de nouveaux talents musicaux. Nous en avons d’ailleurs la preuve avec JOE, qui a sorti son premier EP Morphée ce vendredi 11 février chez Cookie Records, et qui s’apprête à monter sur la scène de La Marbrerie ce vendredi, pour nous présenter pour la première fois ses chansons en live.

Rencontre avec une chanteuse sensible et authentique, qui aime par dessus tout allier la musique d’antan à celle d’aujourd’hui.

Musicaléomentvotre : Bonjour Joe, quelques jours après la sortie de ton premier EP Morphée, comment est-ce que tu vas ?

JOE : Je vais très bien merci ! Je suis contente de pouvoir enfin faire écouter le fruit de deux ans de travail. C’est une étape très importante pour moi. Ce premier EP de Joe, c’est la réalisation du rêve de la petite Paola qui voulait être chanteuse.

M : Tu vas pouvoir nous présenter la totalité de tes titres très bientôt, mais avant cela, pourrais-tu nous parler de ton parcours dans la musique ?

J : Je chante depuis que je suis petite. J’ai été élevée avec une famille qui jouait de la guitare tous ensemble alors je me suis mise à chanter avec eux. Parallèlement, j’ai commencé à m’amuser avec le piano et les guitares qui traînaient chez moi. J’ai pris des cours de piano à 9 ans et je suis rentrée dans une chorale. Adolescente, j’ai pris des cours de chant dans plusieurs écoles de musique à Montpellier, en terminant par un orchestre jazz. A côté de ça, à 14 ans, j’ai fait la rencontre d’un musicien / producteur avec qui j’ai fait mes débuts dans la création originale. Même si j’ai toujours écrit dans mon coin, ça m’a appris à mettre mes textes au service de quelque chose. J’ai pu enregistrer en studio, commencer à réfléchir aux arrangements, etc… ça a été instructif.
Après le bac je me suis installée à Paris pour mes études (de Médiation Culturelle) et c’est là que j’ai rencontré Théo Pace puis Noah Poisson avec qui j’ai commencé à collaborer. Ils faisaient déjà de la musique avec leur groupe Later. J’aimais beaucoup ce qu’ils produisaient alors je leur ai envoyé une version guitare voix du Blues et de La Vida, et ils ont beaucoup aimé. Cette rencontre a vraiment marqué un tournant dans ma vie musicale parce que ça n’avait jamais autant matché artistiquement avec des gens. C’est donc avec eux que j’ai créé le concept de Morphée, et on continue de travailler ensemble aujourd’hui.

M : Comment caractérises-tu ta musique, d’ailleurs ?

J : Je dirais que ce qui caractérise ma musique c’est l’idée de mélanger le moderne et l’ancien. C’est une identité musicale qui me vient de la pop indie et j’aime beaucoup ce jeu vintage qui frôle parfois le ringard. Ce qui rend ma musique singulière est aussi la volonté de chanter en français. Ça a été un vrai challenge de rendre musicale une langue qui ne l’était pas forcément au premier abord pour moi. (J’ai grandi avec des influences musicales plutôt anglophones).
Au-delà de la musicalité, en ce qui concerne le sens, je veux toujours aller au-delà de l’évidence. J’aime beaucoup l’absurde, les jeux de mots, les allitérations, les doubles sens cachés. J’aime être dans l’évocation, c’est ce qui caractérise un peu mon style aussi je trouve.

M : Est-ce qu’il était important pour toi de commencer ta carrière en étant d’emblée signée dans un label, à savoir Cookie Records ? Pourquoi ?

J : Ce n’est pas tant un choix personnel mais plus stratégique. Cookie Records m’apporte une belle visibilité et un soutien énorme dans mon parcours. Tout ce qui concerne l’envers du décor (la paperasse, la communication, etc…) me dépasse un peu, et je laisse des gens m’aider de ce côté là.
Alexis (Camous) est quelqu’un de très humain, qui croit en ce projet et qui sait le défendre. C’est important pour moi d’être bien accompagnée, de m’entourer de gens pour m’aider et me conseiller car je ne sais pas tout. Deux de mes amis, Paul Negre et Raphael Bonafos (en étude dans le Management des Industries Musicales) m’ont également été d’une grande aide.

Ce sont des gens de l’ombre qui méritent d’être reconnus aussi.

M : Nous avons pu te découvrir à travers une reprise de Ichon sur le titre Miroir. Qu’est-ce que ça fait de chanter ces mots, reprise qui a été directement acceptée par l’auteur en question ?

J : Je me suis découverte à travers les reprises donc c’était tout naturel que j’en intègre une à mon premier EP. J’aime l’idée de reprendre une œuvre et d’y ajouter mon grain de sel, c’est une manière de rendre hommage et de donner une autre dimension à un morceau.
Je trouve que Miroir de Ichon est très bien écrit et je m’y reconnais complètement. Ce monologue schizophrénique, cette guerre introspective qui traduit de la difficulté de se faire face. C’est un thème universel qui me touche et qui est ici, très bien traité. Avec Miroir, mon intérêt était aussi de proposer une version beaucoup plus chantée. Ichon est issu de la culture rap et n’étant pas rappeuse, c’était une sorte de challenge personnel de reprendre un de ses morceaux. Ichon a directement accepté que je fasse une reprise de Miroir, pour mon plus grand plaisir *rires*.

M : Morphée, ton premier disque, ton premier enfant est composé de 8 titres, dont ta reprise. Peux-tu nous en parler ? Qu’est-ce que nous retrouverons dedans ?

J : Dans Morphée, nous retrouvons les élucubrations d’une jeune fille mélancolique qui découvre la vie. Morphée se construit autour de la thématique amoureuse, qu’elle soit niée, déchue, embrassée ou sensualisée. Mais je dirais que ce qui lie tous ces morceaux entre eux c’est la dynamique nocturne avec laquelle je les ai écrits et composés.
C’est un EP fait avec authenticité car il est assez introspectif, spontané et parfois un peu décalé. Dedans, je joue avec les mots et je m’amuse des situations dans lesquelles je me trouve avec nonchalance. Musicalement, il me représente bien : les influences jazz et soul se délient tout le long de l’EP et viennent lier les morceaux entre eux. Le côté un peu électronique (des synthés) ajoute de l’élévation, de l’onirisme.

M : Aimerais-tu dire un mot à tes auditeurs avant que ces derniers découvrent ta musique, ou aimerais-tu qu’ils s’en imprègnent directement d’eux même, à la première écoute ?

J : Je crois que cet EP parle de lui-même. C’est une invitation à découvrir mon univers et je pense que mes mots ne pourront jamais remplacer ce que la musique exprime. Mon Intro/Réveil est d’ailleurs là en guise d’avant-propos de l’EP. C’est le préambule de ma petite bulle musicale.

M : On retrouvera notamment dans cet EP un feat avec Bo Parleur. Peux-tu nous parler de cette collaboration ? 

J : J’ai rencontré les Boparleur via Instagram. C’est un duo de Lyon (l’un chante et compose au piano, l’autre est à la guitare). J’ai repris un de leurs morceaux et ils ont voulu me rencontrer. Ils sont vraiment talentueux et très spontanés. Le courant est tout de suite passé !
On s’est vu dans un bar du 5e et au bout de quelques heures on s’est retrouvés dans leur studio jusqu’à 5h du matin à faire de la musique. Et c’est ce soir-là qu’on a créé Faux Semblant. On s’est beaucoup amusés à l’inventer et elle traduit bien cette rencontre.

Ce morceau met en évidence ce qu’on a en commun avec les Boparleur ; la nonchalance et la spontanéité.

M : Pourquoi était-il important que Bo Parleur figure sur un de tes titres ?

J : C’était important qu’ils figurent dans mon EP parce que c’est une rencontre qui m’a beaucoup marquée musicalement. Au-delà du côté cathartique (donc solitaire) que la musique représente pour moi, elle est aussi un échange, un partage avec autrui. Concernant les Boparleur, dès que je les vois, il y a une vraie fusion musicale. On a d’autres projets ensemble, et je vais aussi figurer dans leur premier EP qui, je l’espère pour eux, sortira avant la fin de l’année 2022.

M : Le 18 février est une date à marquer d’une pierre blanche : nous pourrons te retrouver sur la scène du Consulat. Comment est-ce que tu te sens à l’approche de cette date ?

J : Le 18 février est une date importante pour moi car c’est ma première scène. C’est la première fois que je chante mes créations devant des gens avec mon nom sur l’affiche. Et La Marbrerie est une assez grande salle pour commencer donc mon challenge sera d’arriver à incarner ma musique spatialement. C’est un grand pas. Je suis très excitée à l’idée de pouvoir montrer les adaptations lives de mes morceaux et en même temps je stresse beaucoup (mais je crois que c’est normal *rires*). Je pense que la notion de live est ce qui me manquait pour concrétiser et rendre physique ma musique.

Comme je le disais juste avant, la musique c’est du partage, avec les musiciens mais aussi avec un public. Et j’ai vraiment envie de leur offrir le meilleur de ce que je fais, de leur faire ressentir des choses, qu’on passe tous ensemble un moment unique.

M : D’autres artistes t’accompagneront également à l’occasion.

J : Mon live band est composé d’un pianiste / claviériste (avec qui je travaille aussi en studio) Théo Pace et du guitariste Nils Hennig. Nous sommes aussi avec Alexandre Privat à la basse, Marius Faillot notre batteur et Raphaël Bonafos à la trompette. Ce sont tous d’excellents musiciens avec qui le courant est tout de suite passé. Au-delà d’être très carrés sur l’apprentissage des morceaux, ils proposent aussi leurs idées et elles sont souvent bonnes *rires*. C’est important pour moi que dans un groupe chacun puisse proposer des choses et donner son avis, afin que chacun prenne son pied musicalement. Pour certains, on se connait depuis peu de temps mais on aime tous jouer ensemble. Pour moi, les instrumentistes devraient avoir plus de reconnaissance pour le travail qu’ils font.

Sur scène, le show n’existe pas sans eux.

M : Enfin et pour conclure cette interview, je te laisse le mot de la fin (et nous nous revoyons très vite, en dehors des écrans).

J : Et bien merci de m’avoir permis de m’exprimer à travers cette interview et de me laisser l’espace pour développer mes idées. J’espère que mon EP trouvera écho en tes lecteurs et que cette interview a pu les éclairer sur mes intentions artistiques.

JOE jouera Morphée ce vendredi 18 février, à 21h30 sur la scène de La Marbrerie (Montreuil), à l’occasion de la Cookie Records Label Night. Retrouve ici le lien de l’évènement.

[CLIP] Claire Faravarjoo est de retour avec le clip de « Cigarette » (qui parle d’amour)

Cinq ans après la sortie de son tout premier EP Minuit, suivi par un premier album qui nous a conquis en 2020, Claire Faravarjoo est de retour pour célébrer ce 14 février.

Si la chanson s’appelle Cigarette, et est extraite de l’album Nightclub, elle n’est aujourd’hui qu’un prétexte pour parler d’amour, et pour mettre ce sentiment en images dans un western moderne, réalisé par Laurie Bisceglia.

Telle une cigarette, l’amour se consume, fait piquer les yeux (parfois) et fait pleurer (souvent). À travers une éternelle musique électro-pop, Claire Faravarjoo arrive à mettre des mots sur cette émotion indépendante de notre volonté, à travers l’histoire d’un amour déchu, qui finit par partir en fumée.

Si la chanteuse et multi-instrumentaliste figure comme une des artistes les plus prometteuses de la scène française actuelle, il nous tarde de la (re)découvrir dans la réédition de Nightclub, à paraitre au printemps ; version deluxe dans laquelle seront ajoutés deux nouveaux titres (que tu connais peut-être déjà si tu as pu écouter Claire sur scène ces dernières années…).

Vivement le retour des beaux jours.

[ALBUM] Futuro Pelo est de retour pour enflammer les dancefloors dès la réouverture des clubs

Il touche à tout.

Tout commence dans les 80’s avec un trio de rockabilly, The Wanderers, d’ailleurs aux côtés d’autres formations comme La Mano Negra ou les Wampas. Puis, l’idée de se lancer en solo sous son propre nom, Sportès et d’enregistrer son album chez Eric Serra a pointé le bout de son nez. Entre ce moment et aujourd’hui, beaucoup de choses ce sont passées : un duo électronique pendant quinze ans (Sporto Kantès) qui aura offert quatre albums, mais également un nouveau projet solo à travers lequel sont nés deux EPs en 2017 et 2018, suivis d’un nouvel album en 2020.

Aujourd’hui musicien et dessinateur avec une vie artistique déjà pleine de vécu, Futuro Pelo est de retour juste à temps pour la réouverture des clubs avec un nouvel EP, Tango.

Signé chez Pain Surprises et Délicieuse Musique, Futuro Pelo appelle se retrouver sur les dancefloors autour de ce nouveau disque. Mêlant pop punk, tango argentin, opéra, rock et hip-hop, Tango est un véritable cocktail de textes chantés, mixés à des samples découverts parfois par hasard, qui marque les premiers instants de 2022.

Abordant en musique les thèmes de la pandémie mondiale, de l’urgence climatique et des élections actuelles, cet EP de six titres s’inscrit dans une dimension autant décalée que dans l’air du temps.
Comme à son habitude, Futuro Pelo nous extrait d’une certaine morosité qui nous colle à la peau depuis un moment grâce à des titres dansants et divers, nous invitant à danser nuits et jours.

[ALBUM] JOKO s’impose en véritable muse de l’électro pop française avec son nouvel EP « I’ve Never Been Good With Words »

Quatre ans après la sortie de son premier projet Loon, l’artiste française et autodidacte JOKO est de retour avec un troisième EP dans lequel elle se livre plus que jamais. I’ve Never Been Good With Words est un projet de cinq titres qui peuvent faire penser tantôt à Lykke Li ou FKA Twigs, tantôt à James Blake ou Aretha Franklin, tout en gardant néanmoins un naturel et une authenticité hors du commun.

C’est en chantant ses faiblesses et ses peines que JOKO s’impose comme la nouvelle muse de l’électro pop française, nous faisant alors voyager à l’intérieur de son esprit, avec une musique et des paroles brutes et sincères.

Ce disque permet à JOKO de se mettre au centre de sa musique sans pour autant quémander que tous les projecteurs soient braqués sur sa propre histoire, dont elle est pourtant « l’héroïne », en parlant tant de ses démons et de la solitude, que de l’ouverture vers le monde qui l’entoure, qu’elle a appris à apprivoiser petit à petit.

Si JOKO préfère mettre en chanson ses pensées plutôt que de trouver les bons mots pour raconter ce qu’il se passe dans sa tête, c’est tout à son honneur. I’ve Never Been Good With Words est un EP qui touche quiconque l’écoutera et qui apporte une lueur d’espoir dans un monde dans lequel il n’est pas toujours facile de trouver sa place.
JOKO nous présentera ses chansons lors de sa release party au Consulat le 17 février, et on a déjà hâte de la voir performer dans ce lieu de beauté.