[CLIP] L’opéra rock de BOPS mis à l’honneur dans le clip de « R.A.V.A.C.H.O.L »

Si les trois personnages ci-dessous semblent avoir des gueules d’anges, ils représentent pourtant bien les enfants terribles de la scène rock actuelle. Le trio vient de Rennes, ils font du rock ou plutôt de l’opéra rock, et sont fins prêts à faire parler d’eux dans la France entière (et plus si affinités).

Après un premier album en 2017, un clip d’une quarantaine de minutes pour présenter les titres de ce dernier et leur dernier single Bouncer, BOPS est de retour avec le clip décalé et rock de R.A.V.A.C.H.O.L.

Ce titre, mis en images par Baptiste Hennequin, sonne comme un hommage au défunt militant et anarchiste François Koënigstein dit Ravachol. La notion d’opéra rock s’est donc installée telle une évidence pour ces rock stars rennais (car en effet, l’opéra rock apparu dans les 60’s use de la musique pour raconter le drama d’une histoire, soit celle de notre cher François). A travers ce clip, le groupe se met dans la peau du célèbre dissident afin de lui donner la parole.

Si ce titre peut nous faire penser à Foxygen ou puise d’influences tout droit venues des années 70, BOPS arrive tout de même à se démarquer de ce qu’on peut entendre de nos jours. En mêlant rythmes tantôt dansants tantôt plus déchaînés, le trio nous offre sa propre perception de la pop-rock contemporaine. Ce mélange de genres sera à découvrir plus amplement dès février 2022, puisque le groupe prépare son second disque, qui portera le nom de Sound of Parade.

[ALBUM] Vitalic fête ses 20 ans avec « Dissidænce épisode 1 »

2005 : Trahison. 2009 : Poison Lips. 2012 : Stamina.

Trois titres parlants, tu me diras. Si c’est derniers ont fait de lui une des figure emblématiques de la French Touch depuis les années 2000, lointaine est l’idée de s’arrêter en cours de route. Après son dernier album Voyager sorti en 2017, le producteur caméléon Vitalic signe son grand retour avec huit nouveaux titres extraits d’un double album, DISSIDÆNCE.

Au cours de cette année, trois singles annonçaient déjà la sortie de cette première partie d’album : Carbonized, un premier extrait qui présageait un retour très attendu, 14AM, un titre plus vaporeux et enfin, Rave Against The System en duo avec Kiddy Smile qui nous rappelait l’énergie inimitable que l’on retrouve en rave. C’est clair, net et précis, Vitalic est bel et bien de retour pour faire danser nos corps et nos âmes.

Au sein de Dissidænce épisode 1, on peut retrouver de la pop, du rock, de la techno et parfois même une once de punk si l’on tend bien l’oreille. Vitalic est un artiste touche-à-touche, et c’est bien pour cela que ce nouvel opus est divisé en deux parties :

En le composant je me suis rendu compte que huit titres me semblaient trop peu pour un album et seize vraiment trop et du coup j’ai décidé de couper le tout en deux ! – Vitalic

Ces premiers huit titres font figure de très belle introduction à ce qui arrive par la suite, à savoir un disque encore plus hardcore, signant un retour aux sources et un condensé de ce que le producteur sait faire de mieux. Entre titres électro-disco, punk-électro, beats martiaux et gimmicks électroniques, on ne peut s’empêcher de penser que la suite nous impressionnera encore, encore et encore plus.

Si Vitalic est connu pour ses titres énergiques et pour ses remixes effrénés pour le grand Etienne Daho ou pour la DJette Louisahhh, n’oublions pas de préciser ses live shows sont tout aussi remarquables.

Et, tu t’en doutais peut-être, mais livrer un album sans scène à la clé n’était pas envisageable. Rendez-vous donc le 12 mars 2022 à l’Accor Hotel Arena (Paris) pour fêter les 20 ans du producteur, tout en laissant nos corps être habités par la musique de ce maestro de la musique électronique.

[CLIP] Kevin Heartbeats signe une ballade pop avec « Overnighto », son second single

Kevin Heartbeats, signature du nouveau label S76, nous livre Overnighto, la chanson idéale pour accompagner tes soirées, tes nuits fraiches ou fiévreuses.
Mis en images par Laurent Ségretier, ce clip nous plonge dans l’univers poétique et novateur de cet artiste à l’esthétique « clair-obscur ».

Overnighto est sorti le 12 novembre, soit en plein milieu de cette période de grand froid que nous traversons. Coïncidence ? Je ne le pense guère.
Cette ballade au son groovy, pop et mélancolique à la fois nous a été livrée sur un plateau d’argent, sous forme d’interlude parfaite pour nous accompagner lors de marches « dehors dans la night » comme le dirait Laylow. C’est avec légèreté et cette habituelle singularité que Kevin Heartbeats aborde ce titre, introspectif et aérien, nous faisant chaud au coeur à chaque écoute, nous faisant giguer à chaque visualisation du clip.

Si Kevin se lance tout juste dans sa carrière, il est à suivre de très près. L’avant-gardisme nous rattrape toujours, et ce serait absurde de le frôler de si peu.

[SINGLE] Thomas Guerlet, le crooner frenchy est de retour avec « Nobody Knows »

Nul besoin de représenter le crooner du moment. Thomas Guerlet, le français exilé un temps en Angleterre, est de retour avec un nouveau titre, Nobody Knows.

Après trois premiers singles dont une reprise de l’iconique Barbara, Thomas Guerlet nous (re)-fait le plaisir de poser une nouvelle fois sa voix sur quelques notes de guitare. Si certains ont pu avoir le privilège de le voir en octobre sur la scène mythique du Pop Up! du Label, il nous tardait de retrouver ce chanteur de charme dans une balade brute, qui passe désormais sans arrêt dans nos écouteurs.

Thomas Guerlet a ce don de croiser avec aisance la pop et la folk, un brin de Gainsbourg et de King Krule, tout en restant authentique à lui-même, en nous offrant à chaque fois de nouvelles notes de beauté, un soupçon de douceur pour expliquer des choses pas si simples, sans passer par quatre chemins.

Pour les plus fans du chanteur, ce dernier offrira ce jeudi 18 novembre un concert en piano-voix au Consulat, cette salle intimiste qui lui va si bien (et Musicaléomentvotre recommande grandement de passer y jeter un coup d’oeil, une oreille, car ça ne peut qu’être magnifique).

[ET QU’EST-CE QUE ÇA DONNE EN LIVE ?] Ojûn nous présente son carnet de voyage sonore sur la scène du Hasard Ludique

À l’occasion de la sortie de son premier album BAT KARÉ en février 2021, Ojûn nous invitait ce jeudi 4 novembre à vivre un véritable road movie sur la scène mythique du Hasard Ludique (Paris 18). Originaire de l’ouest de la France et plus précisément de Bretagne, Guillaume Chartin de son vrai nom nous a épaté lors de ce concert. Le public tout entier a chanté, dansé et voyagé grâce à ces sonorités d’ici et d’ailleurs, portées par une musique ethno électronique.

Ojûn, ça veut dire « chamane » en Yakoute, et chamane signifie intermédiaire entre les humains et les esprits de la nature. Guillaume porte donc bien son nom, nous proposant alors un album de dix titres planants et envoutants, pouvant nous faire penser à « l’électro chill » de Fakear ou encore à Thylacine.

Sur scène, l’artiste multi-instrumentaliste a une énergie contagieuse. S’il ne joue pas sur des machines, il passe d’un titre porté par une clarinette et ses envolées spirituelles à un morceau plus grave accompagné par des riffs de guitare très rock ; c’est un artiste touche-à-touche, et il nous l’a prouvé tout au long de cette première date parisienne.

Ce jeudi, Ojûn nous a offert non seulement une véritable expérience sonore et musicale, mais également une démonstration visuelle voire même cinématographique. En arrière plan, des images d’archives ainsi que des quotes ethnomusicologiques, nous permettant de réaliser que c’est un projet singulier qu’on ne croise pas tous les jours dans cette grande industrie qu’est celle de la musique. Au premier plan, nous avons un artiste qui donne de sa personne du début à la fin du show en ayant un jeu de lumière des plus variés, colorés et stroboscopiques. Ojûn est souriant, il danse et communique ainsi avec le public, et ce quoi qu’il arrive. Il nous tardait de retrouver cette ambiance sur scène…

Pour résumer, BAT KARÉ est un projet actuel qui dépasse toute sorte de frontière et qui une fois sur scène ne fait plus qu’un avec le public. Ojûn est un artiste qui nous offre un album qui nous vient de l’autre bout du monde et qui mêle sons électroniques et instruments venus d’ailleurs : de La Réunion, du Japon, d’Arménie ou bien d’Afrique. Alors pour conclure, on ne peut que te conseiller de découvrir cet artiste en live ; et ça tombe bien car il prévoit de revenir le 27 janvier pour fêter sa release party, dans cette même salle qui l’accueillait pour la première fois cette semaine, les bras grands ouverts.

[ALBUM] Inner City Basement sort son premier EP, une déclaration au post-punk de nos jours

On dit que le rock est mort, mais tel un phoenix, il renait de ses cendres. En septembre 2021 sortait un premier titre, Colour & Sound, accompagné par un clip réalisé par Louisa Decq et Maxence Robin. À la suite de ce single qui présentait CE groupe dont on va désormais entendre parler à chaque coins de rue, les quatre parisiens ont sorti leur premier EP qui porte le même nom ce 22 octobre, permettant à la scène rock actuelle de bénéficier d’un second souffle.

Inner City Basement est le nouveau groupe à suivre.

Colour & Sound est un disque composé de cinq titres mélangeant dream pop et post-punk, en étant tous singuliers les uns à la suite des autres. C’est une invitation au voyage dans les 80’s, 90’s tout en gardant un pied dans notre époque. Inner City Basement use de ses références pour créer une musique actuelle et déjà intemporelle. On s’autorise à se faufiler entre deux riffs de guitare, à en revouloir après une interlude et à allier l’étrange et la réalité.

Le groupe à l’avenir prometteur s’immisce progressivement dans le paysage de la musique actuelle, et on ose le dire : ça fait du bien d’entendre du bon rock.