[INTERVIEW] Terrier, le premier chapitre de sa nouvelle vie et le désir de rester ado

Il est de ces artistes dont on ne peut pas décrire le style en seulement quelques mots. Terrier a une voix grave et imposante qui peut parfois te faire penser à celle d’un King Krule à la française. Ses chansons sont tantôt rock, tantôt plus tirées vers le slam voir vers le rap. Il a un parcours qui l’a fait rencontrer les bonnes personnes et aller dans des salles ou des festivals de renommée. Aujourd’hui, il sort Naissance, son premier EP.

Rencontre avec Terrier et sa nouvelle vie.


Musicaléomentvotre : Bonjour Terrier, comment tu vas ? 

Terrier : Ça va bien, je viens de me reveiller, je suis avec mon petit café là. Et toi ? 

M : Ça va bien, merci ! Est-ce que tu pourrais te présenter pour les (quelques) personnes qui ne te connaissent pas encore ?  

T : Je m’appelle Terrier, je suis dans la vingtaine mais j’ai beaucoup de mal à assumer cet âge adulte, parce qu’au fond de moi je suis toujours un gamin. Je fais une sorte de chanson / slam sur de la pop, rock, hip hop et punk sur des sujets tels que l’adolescence, les origines, les potes d’enfances, l’amour…

M : Revenons sur ton parcours : une rencontre avec Rone en 2019, les Inouïs du Printemps de Bourges en 2020, et quatre clips à ton actif… Tu peux nous parler de ton parcours atypique, depuis que tu fais de la musique ? 

T : J’ai commencé la musique très jeune dans l’école de musique de ma commune d’enfance. Puis j’ai eu quelques groupes de rock dans lesquels j’étais guitariste. Je suis monté sur Paris en 2015 pour faire de la musique de film avec mon pote Tim. Puis en 2019 on a changé de studio et on s’est retrouvés à côté de Rone. Moi je montais mes premières chansons en solo sous le nom de Terrier et j’étais dans un cadre de ouf avec un musicien énorme comme voisin… J’ai eu beaucoup de chance, et il m’a beaucoup soutenu. Après, j’ai eu la chance d’avoir de nombreux évènements de développement comme le printemps de Bourges pour faire connaitre mon projet, et surtout le Chantier des Francos qui m’ont beaucoup aidé à me trouver sur la voix. Je ne sais pas si c’est atypique, je pense surtout que c’est un cumule de chance que je prends à bras ouverts héhé.

M : Le 14 mai, tu as sorti ton tout premier disque, Naissance. Comment est-ce que tu te sens ? 

T : Et bien ça va toujours bien, j’ai fini mon café là. Mais sans rire, je suis super content de ce qu’il se passe, il y a plein de relais, beaucoup de presse, j’ai beaucoup de messages de mes potes… Vraiment ça donne envie de continuer et de bosser encore plus fort. 

M : Tu as presque réalisé ce dernier entièrement seul. Pour un premier disque c’est plutôt réussis, non ? 

T : Oula c’est peut être un peu tôt pour savoir haha ! Le souci c’est que j’entends tout ses défauts… alors c’était super de le faire tout seul mais j’aimerais pouvoir prendre plus de plaisir à le réécouter aujourd’hui haha.

M : Naissance est composé de 7 titres, portés par ta voix grave et reconnaissable. Peux-tu nous en parler ?  

T : C’est un premier chapitre de cette vie Terrier, il est composé de sept titres complètement différents musicalement et en terme de sens, aussi. J’avais envie de rassembler dans un premier disque, mes différents traits de personnalité, même s’il en manque encore pas mal… mais ça sera pour l’album.  

M : Avec tes chansons, on arrive un peu plus à « comprendre » le monde dans lequel on vit. Est-ce que la crise sanitaire a joué sur l’écriture de tes textes ? 

T : Alors malheureusement pour la question… toutes ces chansons ont été composées avant la « période Covid ».. Je pense que c’est l’urgence qui s’y dégage qui peut être comparable, ou le besoin de cloisonnement comme dans le titre Demain. Il prend une autre dimension aujourd’hui, mais ce n’était vraiment pas écrit en rapport avec cette période.

M : D’ailleurs, on se rapproche de la fin du tunnel et il me semble que tu as quelques dates de prévues en 2021. Qu’est-ce que cette idée de remonter sur scène te procure ? 

T : Je suis super super super impatient. J’ai monté ce projet pour faire du live et là ça à fait plouf… Du coup j’ai bien hâte de remonter sur scène, je flippe aussi parce que j’ai perdu le rythme et l’aisance… je risque d’être timide quoi, mais ça va revenir !

M : Et en attendant, à quoi peut-on s’attendre ?

T : Des stories de foot pendant l’Euro 2021 sur mon compte Instagram (@jesuisterrier).

M : Enfin, je te laisse le mot de la fin et te souhaite que des belles choses pour la suite. 

T : Merci beaucoup, j’espère qu’on se rencontrera vite dans la vraie vie.
Que l’adolescence nous reste ! 

Merci à Terrier pour le temps accordé