[CLIP] TRENTE, un peu de mélancolie heureuse

Hugo Pillard, n.m, définition : réalisateur, monteur de clips, courts-métrages et pubs, musicien. Seulement.

C’est cet artiste sur lequel tu tombes de façon peut-être improbable, et dont il est impossible de te lasser.

Son jardin secret s’appelle TRENTE.
TRENTE et sa mélancolie heureuse, au son des boites à rythmes, des guitares hurlantes, des synthés et des choeurs aériens croisés à la chanson française, un mélange entre pop et grande sensibilité.

C’est seulement depuis l’an 2018 que TRENTE se livre à nous, et pour notre plus grand bien.
Son dernier clip, TREMBLOTE est sorti vendredi, tel le point d’orgue de la semaine. La musique, l’image et la danse pour se libérer.

La sortie de l’EP est prévue le 5 avril, et vu qu’une nouvelle n’arrive jamais seule, tu pourras venir admirer et écouter le talent de TRENTE le 25 avril @ La Java (105, rue du Faubourg du Temple, 75010 PARIS) où il partagera la scène avec Tomasi.

Un premier EP est déjà sur internet :

[INTERVIEW] Solal Roubine et la « feel good » musique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Solal Roubine, c’est qui ?
22 ans, originaire d’Issy-les-Moulineaux et enivré par la musique depuis bien des années, auteur, compositeur et interprète, il nous chante désormais une pop fraiche aux textes français et issus de la « feel good » musique.

22 mars 2019, la sortie de son premier EP, intitulé « Hublot ». Une arrivée simultanée avec le printemps, aux allures quelques fois funk, électro ou indie rock. Tout ce qu’on aime. Coïncidence ? Je ne pense pas.

Rencontre avec Solal Roubine, finaliste du Ricard Live Music 2019, franc, sensible et frais.

Musicaléomentvotre : Solal Roubine, c’est qui ?

Solal Roubine : Difficile de se décrire soi-même, mais une fois on m’a dit que j’avais un sourire de clown et Ricard Live m’avait mis dans une catégorie « Clown sensible » pour un petit article haha, je trouve que c’est ce qui décrypte parfaitement le truc. Un clown ça fait des blagues, ça peut être triste, ou très heureux ou les deux en même temps, bah c’est moi et mes chansons en gros.

M : Depuis quand et comment es-tu tombé dans la musique ? Quelles sont alors tes influences, tes inspirations ?

S. R : La musique c’est depuis toujours pour moi… mon père est chanteur et chef d’orchestre dans un groupe live d’événementiel. Donc je trainais dans les répètes gamin, je cassais des micros hahaha. À 13 ans, un pote de mon père qui sentait bien le truc pour moi, m’a filé une de ses guitares pour mon anniversaire et il m’a dit : « Maintenant fais des chansons ». Et c’est ce que j’ai fais !

M :  Il y avait quoi avant ton projet solo, Solal Roubine ? Qu’est-ce que ces expériences t’ont apporté ?

S. R : Avant Solal Roubine il y avait un groupe de rock, CHUNKYS, que j’ai formé à 14 ans à Issy-les-Moulineaux avec mon meilleur ami d’enfance (qui est toujours à la basse avec moi). On a fait beaucoup de concerts, et notamment un peu par hasard on s’est retrouvé à jouer juste avant le S-CREW de Nekfeu pour le Téléthon. Notre groupe avait des textes très protestataires, mais même avec ça, c’était dur pour un public de rap haha. Bilan : il y a eu quelques chansons très cool avec CHUNKYS, beaucoup de conneries et de souvenirs surtout.
J’ai appris à faire de la scène et du studio un peu avec ce groupe donc ce n’est pas rien, et puis on était 4 très bons potes ; quand j’ai eu 18 ans il me semble, j’ai juste eu envie de faire autre chose, je ne me reconnaissais plus trop dans notre musique. Mais il n’y a pas eu de clash sanglant de fin de groupe haha ! Le batteur joue encore avec moi sur Solal Roubine (on était trop potes pour s’embrouiller). C’est toujours et encore ma famille.

M : Quel est ton retour sur  l’expérience du Ricard Live Music 2019 ?

S. R : Le Ricard Live, j’ai testé le prix direct quand mon projet à commencé, mais Solal Roubine ce n’était pas encore très lourd niveau chansons et expérience. J’ai fais TOP 10 la première année et enfin finaliste cette année, c’est plus cool. Très bonne expérience surtout le concert au Café de la Danse pour la finale, c’était mortel !
Je remercie au passage Société Ricard Live Music, qui sont les premiers en quelque sorte à avoir kiffé mon projet.

M : Ton EP, « Hublot« , on est là pour en parler, non ? À quoi ressemble-t-il ? Comment est-ce qu’il se démarque des autres projets qu’on peut entendre ?

S. R : Mon EP est sorti là, le 22 mars, pour le printemps. Et je trouve que ça tombe bien car il est vraiment comme cette saison, il y a des chansons très soleil et d’autres vachement plus froides. C’est un genre de mix de mes états d’esprit.
Je ne sais pas s’il se démarque des autres ! Il y a des trucs vraiment cool en ce moment en français !! En tout cas, c’est mon premier EP et je le trouve bien comme présentation : c’est des textes sincères, je ne cherche pas compliquer car je trouve que c’est rarement bien fait du trop complexe en chanson française, je trouve que ça manque de sincérité souvent dans la chanson. Il y a un intermédiaire entre faire quelque-chose de trop simple, un peu cul-cul et/ou pas original, et quelque chose d’ultra-pointu qui peut vite faire branlette intellectuel haha. Moi, ça ne m’intéresse pas trop. J’aime bien chopper le bon équilibre, cet intermédiaire justement dans une chanson, même si c’est dur et long parfois ! Et j’applique cette règle autant sur la musique que sur les mélodies ou le texte.

M : Comment tu le décrirais en trois mots ?

S. R :  SINCÈRE, POP ET FRAIS.

M : Pourquoi ce choix de chanter uniquement en français (contrairement aux jeunes groupes actuels qui décident de se lancer sur de l’anglais) ? Penses-tu que le fait de chanter en français touche plus le public ?

S. R : Chanter uniquement en français c’est naturel pour moi, je m’exprime mieux et puis je suis plus fort comme ça dans le songwriting à la base, c’est juste ça. Et puis vu comment les Anglais et les Américains défoncent en musique je ne vois pas ce que je peux faire, moi, avec mon niveau d’anglais seulement correct.
La musique en français touche plus le public en France c’est peut être un peu plus logique, non ? Mais bon la musique ça dépasse les mots aussi, et je ne pense pas qu’il y ait de vérité absolue.
Les jeunes artistes qui font de l’anglais en France c’est cool je trouve, tout le monde aime la musique en anglais c’est la base haha ! Seulement, bonne chance parce que les gars de l’autre côté de la Manche ou de l’Atlantique ils sont pas là pour rigoler et c’est leur culture. Pas la notre.
Est-ce qu’un Norvégien cuisine bien le couscous ? Non ! Ou plus rarement haha.

M : On remarque quand-même une petite différence de sonorités si on compare tes titres en studio avec tes titres en live. Y’a-t-il une volonté de faire plus rock, plus punchy sur scène ?

S. R : Les sonorités changent en live surtout sur la batterie, car j’utilise plein de bidouilles électroniques en studio que je n’ai pas encore en live (pas assez d’argent haha).
C’est pas plus rock en live mais c’est plus brut, le studio c’est beaucoup de petits détails qui sont un plaisir de studio uniquement. Mais sur scène, on s’amuse avec les structures des morceaux, etc… c’est tout un autre taf ! Et je suis avec mes quatre musiciens et amis qui m’accompagnent, ça change du studio. (Bises à eux !)

M : En parlant de live : est-ce qu’internet prend le dessus sur la performance scénique, selon toi ? Est-il quand-même nécessaire d’aller voir des groupes en live ?

S. R : La scène et internet, c’est complémentaire ! Mais la scène reste le plus important surtout dans mon style de musique : l’indie-pop, c’est de la musique de live.
C’est comme ça que tu as une fan base plus grande avec le temps. La pop n’est pas autant virale sur le net que le rap par exemple. Sans le live, c’est chaud… Mais je kiffe grave Instagram c’est super plaisant comme truc… (attention à l’addiction)…

M : Et dans le futur, grâce à ta fan base, tu vois quoi ? Un album, des collaborations… quel est l’avenir du groupe ?

S. R : Un album oui mais pas toute suite, un deuxième EP surement avant !
Je suis sur une collaboration avec un DJ / producteur de musique électronique dont le nom est encore secret (c’est pas David Guetta…!), on va voir ce que ça donne dans le studio, avant de sortir un truc.
L’avenir ? Des concerts ! Beaucoup de concerts j’espère ! Et des beaux clips, ce serait cool !

Solal Roubine : Que la force soit avec nous. 

De la force, on lui souhaite. Beaucoup.

L’EP est disponible ci-dessous. À partager sans modération (car Modération n’est pas là). Long live Solal Roubine. Long live Hublot.

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En collaboration avec Boost & Berries

[ALBUM] ¿ Who’s The Cuban ?, CIRCO CIRCO

¿ Who’s The Cuban ? Telle est la question.

Ces garçons franco-cubains ne sortent pas de nulle-part. Après 3 albums et des centaines de concerts sous le nom de Son Del Salón, ils reviennent avec un nouveau nom, ¿ Who’s The Cuban ? et un nouvel album de 12 titres, Circo Circo à paraitre le 29 mars 2019.

La genèse du groupe se raconte dès le printemps 2009, il y a 10 ans, époque où sortent les premières notes d’un combo franco-cubain, dans un salon de Nancy. À ce moment, ce groupe de musique cubaine s’appelle Son Del Salón.
Après 3 albums, plus de 500 concerts, plusieurs passages sur des belles scènes européennes et le prix « Révélation 2016 » à Tempo Latino (le premier festival de musique latine d’Europe), une envie de renouveau se présente à eux. C’est là que ¿ Who’s The Cuban ? prend vie, pour nous livrer un recueil d’histoires tristes ou joyeuses, futiles ou sérieuses,  qui sentent le vécu et un bain de soleil dû à leurs séjours à Cuba où ils se sont imprégnés de la musique traditionnelle cubaine, qu’on retrouve dans chacun de leurs titres.

Circo Circo, c’est alors l’album révolutionnaire de ces 6 compańeros, qui osent maintenant mélanger les musiques qu’ils aiment afin de proposer quelque-chose de plus vivant, dansant et festif. Idéal pour l’arrivée des beaux jours, tu me diras.
Malgré leur revival musical, l’ADN issue de la culture cubaine reste ancrée dans leurs compositions, en y ajoutant guitares électriques, le fameux tres cubano et évidemment, des percussions. En 2019, ils ont souhaité innover et mélanger leurs sonorités cubaines aux musiques actuelles et au rock, avec beaucoup de sens et de gout…

Le premier single du nouvel album est sorti le 8 mars sous le nom de « Buscando Una Forma De Liquidarte » et a déjà (personnellement) conquis mon cœur, et mes petits pas de danse ne jurent que par ce titre.

¿ Who’s The Cuban ? jouera le 29 avril 2019 au New Morning ⤑ 7/9 Rue des Petites Écuries, et j’espère t’y retrouver afin de danser et de voyager toute la soirée sur les plages de sable des Caraïbes. La tournée est en construction, et les autres dates de concert sont à venir.
Je te souhaite également et très fortement de découvrir l’album dès sa sortie. Crois-moi sur parole, ça vaut le coup d’œil…

Merci à Xavier Chezleprêtre – Attitude-net

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[CLIP] Faye Valentine, art-rock et double single

 

 

Faye Valentine, c’est Julien Robinson, Nicolas de Chastenay et William Descamps, basés à Paris.
Ce groupe d’art rock créer un lien entre mélancolie et violence, idylle et drame (comme quoi les opposés s’attirent), et propose à qui veut bien l’écouter une vision du monde à deux faces.

Mais c’est quoi l’art rock ? C’est un sous-genre du rock datant des années 60 et inspiré de la art music, c’est à dire avant-gardiste et classique. Tout ce qu’on trouve chez Faye Valentine, en gros.

Influencés par une multitudes de genres musicaux, du jazz au rock en passant par la funk et même le rap, le trio retiendra surtout les Strokes, Arctic Monkeys, King Krule ou encore Billie Holiday comme influences dominantes.
Et pour preuve, voici « Harbor Frames », leur premier single figurant sur l’EP dont la naissance approche petit à petit…

 

Étonnamment et contrairement à la plupart des groupes, Faye Valentine préfèrent d’abord composer pour du live, avant de s’adapter, « d’ajuster » pour des enregistrements studio. Et en parlant de live, ce moment est considéré comme étant « l’apogée du projet » pour les trois jeunes mi niçois, mi parisiens. Là, « le ressenti compte plus que tout », et la scène leur permet alors d’être authentiques et de donner tout ce qu’ils ont dans le corps (comme tu l’auras peut-être vu lors de leur passage au Bus Palladium, le 16 Février).

 

 

Leur premier EP est à paraitre prochainement et tu verras que Faye Valentine n’est pas le genre de groupe à faire comme les autres. Leur identité leur est propre, leur appartient et même si les influences dans leur musique sont nombreuses, il est impensable de faire quelque-chose d’ordinaire, qui te fera penser à ça, ou encore à truc. Non. Nous ce qu’on veut, c’est du nouveau, de nouvelles idées et un rock qui correspond à notre époque. Comme le dit très bien William, « le rock était une scène bien définie pendant les années 1970. Aujourd’hui, je trouve qu’il y a beaucoup plus de diversité : rock jazz, expérimental…« . Autant s’en servir, non ?

Et je peux donc soulever le fait que c’est grâce à des artistes comme Julien, Nicolas et William que le rock reste le rock. Et qu’il ne mourra pas de suite.

Leur second titre, « Old Jaws » est sorti le 5 mars, et là encore nous retrouvons les influences dont je t’ai parlé plus haut. Mais, je trouve que la nonchalance de la rythmique et de la voix de Nicolas rappellent les (vieux) débuts d’Arctic Monkeys. Pour une grande amoureuse d’Alex Turner et de tout le reste de la bande, c’est un gros point positif pour Faye Valentine. Cependant, encore une fois et comme pour Harbor Frames, le groupe rajoute SA touche personnelle afin de te rappeler qu’ils sont là, qu’ils font leur musique et qu’il faut que tu te souviennes d’eux grâce à leur brin de sel et non grâce à leurs influences.
Dans Old Jaws, tu retrouves encore une mélancolie idyllique, et c’est un peu ça qu’on adore chez Faye Valentine. Les contrastes qui se mélangent ; ouah.

 

En attendant la sortie prochaine de l’EP de Faye Valentine, tu peux commencer par les follow sur tous types de réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Youtube) afin de ne rien louper de leurs actualités.

Crois-moi, tu vas plus rapidement que prévu entendre parler de Julien, Nicolas et de William.
D’ailleurs, ils passent le samedi 9 mars au Supersonic (⤑ 9, rue Biscornet, 75012). L’entrée est gratuite, la salle est tip-top et le groupe est d’enfer. Tu n’as donc aucune raison de ne pas être au rendez-vous.

 

 

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En collaboration avec TOURTOISIE MUSIC